Afrique du Sud : La vitrine se brise, par ACHILLE MBEMBE
Posté dans: Général | Par Alain Mabanckou | le 23 Mai 2008 à 20h20 | Lu 2269 fois
Le Gauteng est la région la plus riche d’Afrique du Sud. C’est ici qu’est située Johannesburg, la plus moderne, la plus puissante et la plus racialement mixte des métropoles africaines. Depuis le début des années quatre-vingt-dix, cette immense ville-région fondée par des migrants venus de diverses parties du monde en 1896 à la suite de la découverte des mines d’or du Witwatersrand est devenue la nouvelle frontière du continent.
Au cours du dernier quart du XXe siècle, l’écroulement de l’apartheid et le passage à la démocratie aidant, de nouvelles vagues de migrants en provenance du reste de l’Afrique sont venues s’ajouter à ce complexe social et urbain déjà fort bariolé. Dans cette mini-New York, mini-Sao Paulo et mini-Los-Angeles à l’échelle de l’Afrique, l’on retrouve aujourd’hui presque toutes les nationalités du monde.
Bouffée xénophobe
Beaucoup sont originaires de pays en guerre, divisés contre eux-mêmes ou en proie à l’incurie et à la gabegie d’élites prédatrices et (ou) séniles. Si certains sont en quête de refuge, d’autres viennent dans l’espoir d’échapper à des situations de misère chronique et de corruption endémique. Nombreux sont ceux qui, entrés illégalement dans le pays, mènent depuis lors une existence précaire et quasi-clandestine, soumis qu’ils sont à un harcèlement permanent des autorités sud-africaines et sans cesse menacés d’arrestation et de déportation.
Cette « immigration de bas de gamme » s’est développée parallèlement à une autre, faite de cadres africains hautement qualifiés et d’élites que l’on retrouve dans des domaines aussi variés que la finance, les médias, télécommunications et nouvelles technologies, les universités, les cabinets internationaux d’expertise et les grandes firmes commerciales.
Il y a moins de dix jours, tout semblait encore, du moins en apparence, indiquer qu’à Johannesburg était en train de naitre, pour la première fois sur le Continent, une forme de fusion culturelle inédite, sous-bassement d’une modernité afropolitaine.
Mais voilà que depuis plus d’une semaine, l’Afrique du Sud vit des scènes de violence et de cruauté que l’on croyait typique des pays arriérés.
On parle d’une bouffée xénophobe. De fait, près d’une cinquantaine de non-nationaux (Zimbabwéens, Mozambicains, Malawites) ont d’ores et déjà été tués, souvent dans des conditions d’une extraordinaire sauvagerie. Chassés des lieux qu’ils occupaient, à peu près vingt mille autres migrants ont perdu le peu qu’ils avaient, et leur vie est désormais plus précaire encore qu’elle ne l’a jamais été.
La vitrine s’est donc brisée et l’image d’un pays qui se voulait jusqu’alors le symbole d’une Afrique debout, non-raciste, cosmopolite et ouverte sur le futur a été irrémédiablement ternie.
Survenant à la suite d’incidents à répétition au cours desquels plusieurs commerçants somaliens avaient déjà trouvé la mort dans la région du Cap et dans le bidonville d’Atteridgeville, non loin de la capitale Prétoria, les attaques criminelles dirigées par des noirs sud-africains contre les gens d’origine africaine ont également mis à nu le mythe de la solidarité raciale dont se revendiquent, depuis le XIXe siècle, les courants dominants du nationalisme noir et du panafricanisme.
De façon tout à fait ironique, l’éruption en cours a commencé dans le bidonville d’Alexandra, haut-lieu de la lutte anti-apartheid, aux portes du célèbre quartier des affaires de Sandton.
Des gens qui, récemment encore, subissaient les affres d’un État raciste qui n’hésitait pas à verser le sang des Noirs ont choisi de passer eux-mêmes à l’acte.
Allant de porte à porte, la horde a procédé à l’éviction brutale de la plupart des non-nationaux. Armés de poignards, de machettes et de gourdins, des jeunes gens pour la plupart ivres et sans travail ont détruit par le feu tout ce sur quoi ils pouvaient mettre la main. Sur fond de chants de l’époque de la lutte de libération, mais aussi de cris, de sarcasmes et de railleries, ils ont contraint les étrangers qui vivaient en leur sein à la fuite, tandis que femmes et enfants, avec ou sans papiers, trouvaient refuge dans le commissariat de police local.
Le mouvement s’est ensuite propagé dans les immenses poches de pauvreté qui ceinturent la ville et menacent de l’étrangler - de l’East Rand à Diepsloot, de Primrose à Ekurhuleni jusqu’aux portes de Hillbrow et de Jeppestown, deux des plus grandes concentrations de non-nationaux dans tout le pays.
Pendant le weekend, l’on a assisté à d’horribles scènes de cruauté rappelant les heures sombres de l’état d’urgence des années quatre-vingt. Ici et là, l’infâme « supplice du collier » a réapparu. Utilisée à l’époque contre les « traitres » et les « informateurs », cette technique consiste à faire incendier, vivant, la victime – n’importe laquelle - au kérosène.
Profitant du désordre et de l’incertitude si caractéristique de la vie sud-africaine aujourd’hui, des bandes de criminels armés sont venues s’ajouter à la meute. Ensemble, les deux groupes ont pillé ce qu’il était possible de piller. Puis, après avoir brutalisé les hommes, ils ont violé un nombre indéterminé de femmes et tiré à bout portant sur des forces de l’ordre dont l’incompétence et la vénalité sont notoires, l’institution policière et les services du ministère de l’intérieur sud-africains constituant au demeurant des rouages essentiels dans le harcèlement quotidien dont les Noirs d’Afrique sont victimes dans ce pays.
Un pays transnational
Les raisons de ce déchainement de violence sont les mêmes que celles que l’on avance partout ailleurs dans les mêmes circonstances : « Ils prennent nos maisons, nous volent nos emplois et nos femmes ». « Ils parlent des langues étranges ». « Ils ne nous respectent pas ». « Ils sont à l’origine de notre pauvreté ». « Ils sont responsables de la hausse de la criminalité ». « Ils ont le teint plus noir que nous autres ».
Or, la présence des étrangers en terre sud-africaine n’est pas nouvelle. Comme dans le reste du Continent avant la colonisation, les migrations étaient la norme. Le brassage des populations à la faveur des guerres, des échanges commerciaux, des transactions d’ordre religieux ou des alliances était la règle. L’essaimage était la forme dominante de la mobilité. « Faire société » consistait essentiellement à « faire réseaux », à tisser des chaines de parenté et à nouer des dettes, que cette parenté et ces dettes soient réelles ou fictives.
C’est la raison pour laquelle loin de constituer des unités closes, les entités ethniques sud-africaines sont si enchevêtrées aussi bien sur le plan culturel, linguistique que territorial puisque des rapports étroits les unissent non seulement entre elles, mais aussi à leurs pairs du Mozambique, du Zimbabwe, du Botswana, du Lesotho ou du Swaziland.
L’immigration européenne à partir du XVIIe siècle, l’importation de la main-d’œuvre servile dans la région du Cap, l’implantation des Indiens dans le Natal au début du boom sucrier, voire des Chinois au début de l’ère industrielle dans le Witwatersrand – tout cela a largement contribué à faire objectivement de l’Afrique du Sud un pays transnational, même si, l’apartheid aidant, il ne s’est jamais reconnu comme tel.
Ce caractère transnational ira s’accentuant au cours de la première moitié du XXe siècle avec l’afflux des Juifs, puis à partir du milieu des années soixante-dix avec l’arrivée des ex-colons portugais fuyant le Mozambique et l’Angola, les ex-colons rhodésiens après l’indépendance du Zimbabwe, et des minorités en provenance d’Europe de l’Est.
Au fond, depuis la découverte des mines d’argent de Kimberley et surtout des mines d’or dans le Witwatersrand à la fin du XIXe siècle, les frontières réelles de l’Afrique du Sud s’étendent du Cap au Katanga, les apports européen et asiatique dilatant davantage encore l’identité de ce pays et lui assignant une dimension transversale, transnationale et pluriculturelle que peuvent revendiquer bien peu de nations modernes.
Race, mobilité et lutte pour la survie
Pour créer et augmenter ses richesses, l’Afrique du Sud a toujours dépendu du travail des étrangers. À l’époque de l’industrialisation, une partie importante de la main-d’œuvre dans les mines était recrutée dans toute l’Afrique australe. À l’intérieur du pays, le travail saisonnier et migrant a lui aussi constitué l’une des technologies-clé du processus de prolétarianisation.
Dépossédés de leurs terres et déchus de leur citoyenneté, les Noirs sud-africains étaient relégués dans les bantustans, sortes de réserves indigènes où la lutte pour la reproduction était des plus sévères. Ils ne pouvaient séjourner que temporairement dans la ville blanche. L’institution du laissez-passer permettait de contrôler leur mobilité au sein d’une économie capitaliste où la race produisait la classe tout en bloquant autant que possible l’émergence de la conscience du même nom.
Le travail saisonnier et migrant d’une part et, de l’autre, la relégation des Noirs sud-africains dans les réserves contribuèrent de façon décisive à l’implosion des structures familiales urbaines. Les liens communautaires furent atrophiés. La culture du petit entreprenariat et de l’initiative individuelle fut brisée lorsque la liberté de faire du petit commerce ne fut pas abolie par la loi.
Mais surtout naquit une culture de la dépendance et de l’assistanat qui, aujourd’hui encore, pèse lourdement sur les conduites, hypothéquant les capacités des Noirs sud-africains à tirer parti des nouvelles conditions dans lesquelles se déroule désormais la lutte pour la survie en milieu urbain.
Pour les Noirs sud-africains, la fin de l’apartheid est donc synonyme d’accession de plein droit à la ville. Le démantèlement des lois racistes rend possible la liberté de mouvement et la liberté de résidence. Mais – fait capital - il est également à l’origine d’un double mouvement migratoire interne et externe dont les conséquences sociales et politiques sont loin d’avoir été mesurées.
Sur le plan interne, le régime d’apartheid commence à s’écrouler dès le début des années quatre-vingt, à un moment précisément où, la crise de production dans les bantustans s’aggravant, l’État raciste n’est plus capable de sceller hermétiquement ses frontières internes, de contrôler la mobilité des Noirs, d’intensifier leur exploitation par le capital tout en affermissant la ségrégation raciale.
C’est alors qu’une masse de gens sans travail, à peine éduqués et sans autre moyen de survie que la petite prédation commence à quitter les campanes et à se déverser dans la périphérie des grands centres urbains, rendant dès lors impossible tout effort de planification urbaine, défigurant au passage le visage des principales villes sud-africaines, provoquant la fuite des classes moyennes blanches et noires dans des quartiers résidentiels (suburbs)ou dans des enclaves protégées par des compagnies privées de sécurité, et ouvrant la voie à des pratiques de survie qui accordent une place privilégiée au crime.
La formidable lutte pour les ressources qui, jusqu’à présent, était difficilement contenue dans les bantustans, se déplace dans le contexte urbain où arrivent, presqu’au même moment, des milliers d’immigrants illégaux en provenance du reste du Continent.
Du coup, les Noirs sud-africains font face, pour la première fois, non plus à leurs oppresseurs d’hier, mais à d’autres migrants (pour la plupart mieux éduqués qu’eux, disposant d’une pratique de la ville et habitués à ne rien attendre de l’État) venus d’autres pays d’Afrique et avec lesquels ils sont immédiatement en compétition, notamment dans le secteur informel, espace privilégié de la lutte pour la survie, ou encore dans le domaine du logement, de l’emploi, voire simplement l’occupation d’un bout d’espace dans des camps de fortune qui ne cessent de s’allonger.
Haine de soi et haine du semblable
Ces camps de la pauvreté s’étendent à perte de vue et ceinturent toutes les grandes métropoles d’Afrique du Sud. Zones où se mêlent le droit et le non-droit, la maladie, la mort prématurée et la lutte sans pitié pour la survie, ils constituent des poudrières et menacent objectivement la stabilité du pays.
C’est dans ces non-lieux que s’est déplacée une bonne partie de la violence sociale caractéristique des années d’apartheid. À plusieurs égards, l’État n’y est présent que par les réseaux de la corruption tissés au détour du système des subsides aux indigents (social grants) mis en place par l’ANC au milieu des années quatre-vingt-dix dans l’espoir de juguler la pauvreté.
Mais la violence des Noirs sud-africains contre des Noirs d’autres pays d’Afrique est le symptôme d’une crise bien plus grave encore, que la fin de l’apartheid n’a fait que cacher. Celle-ci a trait à la profonde haine de soi et du semblable et au profond mépris de la vie si caractéristiques de la conscience blessée et victimaire. Les ressorts historiques de cette haine de soi et de ce mépris de la vie sont à chercher dans les longs siècles de déshumanisation dont l’Afrique du Sud, Noirs et Blancs, ont fait l’expérience et desquels ils sont encore loin d’etre sortis.
Les dommages psychiques et physiques infligés aux Noirs par le pouvoir blanc pendant ces siècles obscènes a laissé des traces vivantes chez les uns comme chez les autres. C’est tout le pays qui est encore jonché de moignons – ce mélange de stupéfiante beauté, de cruauté et de laideur de l’esprit si typique des lieux que le démon humain a, à un moment donné, choisi d’habiter. Littéralement, le pays reste fracturé, couvert des stigmates de la Bête, le dieu-au-cul-de-chèvre que fut, ici, le racisme d’État, et dont on peut encore voir l’effigie dans le paysage, dans l’architecture, dans la manière dont les villes sont construites, les noms des rues et des avenues, les statues, les manières de parler des uns et des autres, l’impossibilité pour les uns et pour les autres de voir en le tiers le visage du semblable, ou simplement d’imaginer ce que cela peut vouloir dire d’avoir, quelque part, quelque chose en commun.
En dépit de taux de croissance économique élevés, l’Afrique du Sud reste confrontée au phénomène corrosif qu’est la pauvreté de masse. Celle-ci touche en majorité les Noirs même si apparaissent de plus en plus, ici et là, des poches de « pauvres blancs ». Plus grave encore, le pays est peuplé d’une classe de gens totalement superflus qui, au regard des besoins actuels de l’économie et de ses transformations prévisibles, ne présentent aucun intérêt puisque, strictement parlant, ils ne sont simplement pas « exploitables », et encore moins producteurs de quelque valeur ajoutée que ce soit. Aujourd’hui, etre « prolétaire » est un luxe que bien peu de gens peuvent s’offrir.
Depuis 1994, le gouvernement a mis en place deux dispositifs extrêmement couteux dont le but est, non d’éradiquer la pauvreté en tant que tel, mais de la soulager. Il s’agit d’une part des subventions sociales pour les indigents (social grants) et d’autre part d’un mécanisme complexe d’accès à des services sociaux minimum tels que le logement. Mais ces mécanismes sont gangrenés par une corruption rampante à laquelle s’ajoute la rareté de cadres compétents.
Une véritable guerre sociale est en cours. Chaque année, environ 18 000 personnes sont victimes d’accidents de circulation. À peu près 50 000 autres perdent leur vie, victimes de crimes de toutes sortes. Le chiffre annuel des morts relatifs à l’épidémie de SIDA s’élève à près de 100 000. Le crime est si rampant et si lourdement présent dans la vie de tous les jours que n’importe qui peut perdre sa vie n’importe quand, n’importe où et pour n’importe quelle raison. Il n’existe de sécurité pour personne, et la violence revêt des formes de plus en plus brutales, de plus en plus prédatrices et de plus en plus sadiques. Le sentiment d’émasculation est si fort chez la plupart des hommes que plus de 50 000 femmes et jeunes filles font l’objet, chaque année, de viols.
Plus que tout autre facteur, la criminalisation rampante de l’ordre social, ajoutée à une croissance exponentielle de la corruption, représente la menace la plus directe contre l’ordre politique sud-africain. Que la transition démocratique soit, pour l’essentiel, bloquée ne fait qu’aggraver cette menace. Depuis 1994, le système politique n’a guère fait l’objet d’une profonde déracialisation. Il n’existe, en ce moment, aucune perspective d’alternance. Bien que déchirée par des luttes intestines, l’ANC est, de facto, le parti hégémonique – ce qui accroit le risque de confusion entre l’Etat et le parti. Progressivement, les intérêts objectifs de la nouvelle classe dirigeante et des classes moyennes noires se distinguent de ceux des classes subalternes – vivier à la disposition des forces populistes tentées par le mirage d’un pouvoir et d’un « homme fort ».
Ceci dit, la violence contre les migrants d’origine africaine a fait l’objet d’une condamnation sans appel de l’ensemble de la société sud-africaine. D’ores et déjà s’organise, dans les universités, parmi les intellectuels et au sein de multiples associations civiques, s’esquisse un contre-mouvement. Ce dernier cherche à réaffirmer la vocation panafricaine de l’Afrique du Sud, son ancrage au reste du Continent et son attachement aux valeurs d’hospitalité sans lesquelles la victoire contre l’apartheid perdrait de son universalité. Plus qu’aucun autre pays, l’Afrique du Sud a largement contribué, au cours des dix dernières années, à la consolidation des institutions interafricaines, à la résolution des conflits dans bien des pays, et à la consolidation d’un agenda et d’une politique africaine des relations internationales. La présence économique de l’Afrique du Sud dans le reste du Continent est considérable même si cette présence relève souvent du mercantilisme pur et simple. Pour l’heure, le pays représente toujours l’unique chance qu’a le Continent de se tenir debout par lui-même.
Achille Mbembe

(48) Commentaires
l’afrique du sud ne saurait rester un ilot de prospérité,au regard du reste de la région, dans un ocean de misére;il lui faudra au plus tot jouer le role de locomotive économique auquel l’appelle sa position,si elle ne veut voir mis à mal son leadership politique continental.pour ce faire elle devra s’inscrire en faux contre toutes les politiques économiques de décroissance qui pullulent dans sa sous région;le cas du zimbabwe,avec le pitoyable mugabe,ne s’avére pas le seul;je constate avec regret que le regime de dos santos,l’alibi de la guerre civile épuisé,se revele à l’instar de ceux de bongo ,obiaguema etc… une banale kleptocratie,une de plus.
le racisme se regenere ! si le père était un taré le fils le sera en somme CQFD.
le probleme est d ordre economique et non ethnique !! ces emeutes concerne avant tout des gens pauvre et dans situation précaire Il faut souvent une “raison” pour raviver des tensions ethniques!
des pauvres qui disent a d autre pauvre de partir parcqu il y a plus rien a manger c est pas du racisme ! Que fais tu de ta théorie sur la solidarité entre pauvres? Les émeutes se passent assez souvent en Chine, rarement le monde en est informé. Les chinois s’attaquent aux édifices publics aux symboles de l’Etat.
pfff !! ca veut rien dire “la haine de soi “ il serait plus question d’estime de soi qui ne dépend pas de la coloration de la peau, mais un plus du rang social.
Membe dit n importe biko il est vrai que tu respectes rien, on aimerait bien comprendre ce que tu veux dire parfois.
Tu t’obstines à ne pas voir la xénophobie quand on s’attaque à un étranger. Je ne serais pas non plus surpris que tu défendes quelqu’un qui à violer une femme parce que ce dernier a la haine de soi.
Post 32
tu as raison. c’est d’ailleurs pour cela que les Africains quoiqu’on en puisse dire sont ataviquement des tarés.
le racisme se regenere ! si le père était un taré le fils le sera en somme CQFD.
ben oué , Bush pere fils , le pen pere fille , ca marche avec les Cromozon X et Y
puis surtout c est comme ca que les religion perdure ti piaf , la transmission ! ... la religion c est un héritage que l on pratique dans la famille et qui renforce en meme temps les structure de la société , ainsi une soicété d escalvagiste devellop et dans la cercle famillial professionnel intellectuel tout une fabrique de petit facho de merde qui a 15 ans on le droit de fouettez le premier escalve !!, la religion est une doctrine comme le racisme , prend par exemple le KKK ou le regime de prétoria !! une tradition de pere en fils !:! le // est la domination des femme ou l on apprend a l enfant a jouer au petit soldat et la fille a la dinette , enfin le truc classik koi !: chui dsl ! ...
”Il faut souvent une “raison” pour raviver des tensions ethniques! “
il faut surtout une intelligence pour construire une tension “ethnique” .. connait tu la difference entre Raison et intelligence petit bonhomme de platre ? je te l enseigne seulement si tu es t agenouille et m insipire le pardon
”il serait plus question d’estime de soi qui ne dépend pas de la coloration de la peau, mais un plus du rang social.”
ha jolie , une fonction entre l estime de soi et son rang social ! c est une grand faiblesse de ne pas saisir que l estime de soi nait d un bilan que l on fait de ses acte de son vecue ! par contre la haine de soi c est souvent lié au rejet d une particularité physiologique :! grosse trop maigre , laid , trop petit trop grand , handicapé , bete ....
de plus la xénophobie n existe pas , c est une construction semantique descriptive non explicative qui tente de cerner ou plutot de nous faire croire que l humain a peur ! ou plutot la pietre tentive d intelectualiser par des mots un sentiment une emotion confuse , entre la peur , l angoisse , la crainte , le doute , le trouble , l attente il y a toute une palette de couleur que l etranger inspire , le probleme de membe de toi et de vous tous qui etes persuader que le negre se hait au fond de lui meme c est que vous raisonnez comme des Grec latinisé par des colon et moi comme une crepe oriental !! on parle pas de la meme planete on sera jamais d accord ton soleil c est ma lune !!
il y a peut etre un fond psychique commun a toute l humanité comme des capacité cognitive , mais vous confonder decrire et expliquer , hypothese et conclusion , ”la science a toujours confondus explication et hypothese” .. la xénophobie est un mythe , le discours de membe est un discours basé sur des théorie raciste ! les etat unis sont un pays raciste leur anthropologie est une anthropologie raciste qui aborde l Homme en fonction de ses probleme particulier avec ses minorité et son génocide oublié etl applique au monde entier comme ces connard d européens avec leur approche des société primitive et sophistique , cette nuance entre civilisation et culture , qui n est qu une nuance entre culture blanche et les autres! une anthropologie qui dans le fond construit un discours politique raciste et impose le darwinisme social !! d ou ces notion de prédation dans son discours , ce culte de l etat le moins présent possible car nul besoin d etat avec darwin tout roule avec les libéraux ou leur nlle table de la connerie !
”Tu t’obstines à ne pas voir la xénophobie quand on s’attaque à un étranger. “
regarde en belgique , tu crois que c est de la xénophobie ? les juif en allemange etait intégrer dans la société ! ils etait allemand , l etranger dans le mot xenophobie c est un leurre pour eliminer et rendre autre quelqu un qui etait deja proche de nous et dont on veut se séparer rendre autre loin ailleur !!
il n y a rien dans l inconscient africain , l inconscient c est une machine qui construit des masque pour se tromper soi meme !! .. c est merveilleux comme machine , imagine que tout les soir sur ta table tu trouve un cadeau : c est toi qui te les fait mais tu te rappelle plus ! en gros tu es legion mais tu ne le sais pas !! amen
“Tu t’obstines à ne pas voir la xénophobie quand on s’attaque à un étranger. “
ben oui sinon fo interdire les combat de boxe et de karaté meme certain match de foot , tu te rend compte Italie Senegal ! une equipe de blanc contre une equipe de noir , c est un scandal !!!! et en plus parcque je sais pas ce que c est un ”etranger” ! la reine des nouilles ignore ce mot , kézako .. etre range Et !!
et qui mieux que nous peut choisir le cadeau qui nous ferait plaisir pour oubier un peu cette souffrance ou feter une date tragique , celle de notre naissance percus comme une chute anal , enfin c est une théorie perso sur l inconscient e’n rapport avec la mere noel et schopenhauer , une caresse avec les mots !!
religion est une doctrine comme le racisme , mais le racisme n’existe pas tu l’as dit c’est une invention des universitaires
le probleme de membe de toi et de vous tous qui etes persuader que le negre se hait au fond de lui meme ah bon! je ne me hais pas, je m’aime trop!
en plus parcque je sais pas ce que c est un ”etranger” ! je ne demande s’il t’arrive de voyager en Afrique, en Europe ou sur Mars. Tu comprendras le sens d’étranger.
c est que vous raisonnez comme des Grec latinisé par des colon Il ne manquait plus que ça. O toi NJ l’être pur, qui sait tout, t’attend quoi pour me peindre tout blanc. Seulement vois tu le “blanc” n’est pas blanc, il est quelque peu rosé.
Je ne suis pas coupable la faute est à mes gènes. Géniale comme défense NJ.
Ce Mbembé appelle haine de soi chez le noir sud africain me semble excessif. On ne peut pas oser de telle généralisation. Fanon lui était psychiatre, il avait quelques arguments.
religion est une doctrine comme le racisme , mais le racisme n’existe pas tu l’as dit c’est une invention des universitaires
et toi tu crois qu adam et sa cotelette on exister ? , toute formation de pouvoir a besoin d un savoir ainsi la religion le racisme aide a renforcer l ordre etabli , (FM) en stéréO et a donf !!! ces docte de l université de tous les Savoir offre une axiomatique du negre et il se reclame de l honestas en vers et contre nous !!
“je ne demande s’il t’arrive de voyager en Afrique, en Europe ou sur Mars. Tu comprendras le sens d’étranger. “
le mot etranger utiliser dans un contexte de voyage n est pas le meme que mot Etranger utiliser dans xénophobie , on parle de touriste et généralement il est le bienvenu lui et son porte monnaie , il y a pas de touristophobie mais une tourista ,Xenophobie c est une construction latine .. xénos et phobie , c est un mot machine construit par des universitaire nostalgique de Rome ! ... le mot prend son sens dans un contexte , l intention dans une structure souvient toi jeune padawan !! la xénophobie n est pas une intuition c est une catégorie fabriquer , un insturment pour approcher une réalité mais pas la réalité elle meme !
”O toi NJ l’être pur, qui sait tout, t’attend quoi pour me peindre tout blanc. Seulement vois tu le “blanc” n’est pas blanc, il est quelque peu rosé. “
ha non je proteste je ne suis pas une Etre Pure je suis un pure phenomene de rubric a brac indescriptible sans parenthese et qui n est pas réductible quoi que ce soit !! un flux continue de blablalogie !! ..
”Ce Mbembé appelle haine de soi chez le noir sud africain me semble excessif. On ne peut pas oser de telle généralisation. Fanon lui était psychiatre, il avait quelques arguments. “
non membé est a l ecole américaine de l antrhopologie culturaliste et impérial , essentialiste dans on approche des culture et porté naturellement depart leur société a devlop des instrument d approche qui vise implictement le racisme et adept de freud mais avec une lecture un peu out fo avouer !! un zest de durkeim et de néo evolutionisme , relecture de hegel a la kojeve et fin du monde pour une gloire eternelle des néocons avec leur choc des culture , Tillon germaine par exemple avait tout de suite saisi la “clochardisation” de paysant du magrheb résultant de de la colonisation elle a pas eu besoin d aller essentieliser les culture des autres elle juste bien cerner le deni des femmes , qui universel a toute les culture et donc du coup ne peut qu etre la démarche inverse des américain qui eux au contraire cherche l irréductible propre a chaque culture , en cela toute ces analyse au final partent d un point qui est de savoir si il faut ou non faire une dijonction entre nature et culture et percevoir l homme comme un animal betement humain
il n y a pas lieu de parler d emeute raciste xénophobe anti ceci tout comme les emeutes de banlieue ne furent pas des emeute raciste mais la rage des pauvre et non la haine de soi !!
la rage pas la haine !! fo pas confondre les apprentit psy
voila j ai l illuminatoin de sainte de diane !! les emeute d afrique du sud c est l expression de la rage de l autre percus comme un colon , celui qui crée la misere pour son profit , a defaut de pouvoir penetrer les quartier riche devenue bunker ... les pauvre s en prenne a celui qui est juste a coté le premier venue en particuler celui venue d ailleur !! peu importe d ou !! et donc tous les etranger son visé donc aucun c est comme le nous somme tous coupable du peuple nazis , qui voulait au final dire “je” suis innocent !! ..
c est le concurrent qui est visé ! les pauvre sont comme des chiens et se battent pour un os , c est l approche de membé je crois ...
Mugabe avait saisi que le peu
oups .. chut
Je ne suis pas coupable la faute est à mes gènes. Géniale comme défense NJ.
c est marrant que tu dise cela a une femme qui a hérité d une société ou la difference naturel est devenu un domination culturel dont l un des fondement biblique est que la Femme est coupable de par le fait d etre femme !! amen
« C’est que l’intellectuel colonisé s’est jeté avec avidité dans la culture occidentale. Semblable aux enfants adoptifs, qui ne cessent leurs investigations du nouveau cadre familial que dans le moment où se cristallise dans son psychisme un noyau sécurisant minimum, l’intellectuel colonisé va tenter de faire sienne la culture européenne. Il ne se contentera pas de connaître Rabelais ou Diderot, Shakespeare ou Edgar Poe, il bandera son cerveau jusqu’à la plus extrême complicité avec ces hommes » .. un baisé tranchant pour qui trouve cé de qui ! cé facile aller !!
sense84
Pour l’heure, le pays représente toujours l’unique chance qu’a le Continent de se tenir debout par lui-même. Je ne comprend pas très bien ce que cela veut dire.
Plus qu’aucun autre pays, l’Afrique du Sud a largement contribué, au cours des dix dernières années, à la consolidation des institutions interafricaines, à la résolution des conflits dans bien des pays, et à la consolidation d’un agenda et d’une politique africaine des relations internationales. Je ne sais pas ce qu’en pense papy WADE, il pourrait prétendre le contraire.
BOYCOTTONS LA COUPE DU MONDE EN RSA. CE PAYS EST INDIGNE D’ORGANISER CETTE FETE. PAS BESOIN D’ETRE POLITOLGUE POUR COMPRENDRE QUE LE POUVOIR MBEKI A TROUVE UN ARGUMENT DE POIDS POUR JUSIFIE SON INCOMPETENCE. IL BASCULE VERS LA DROITE POUR JUSTIFIER LES LACUNES DE SA POLITIQUE DE RELANCE ECONOMIQUE DS LES GHETTOS. LES NOIRS QUI TIENT LES NOIRS, IL N’YA QUE CHEZ LES NOIRS QUON VOIT CA/
LA COUPE DU MONDE EN RSA ETAIT SUPPOSE HONORER LE CONTINENT DES NOIRS. SI ON SE BRULE ENTRE NOUS A JOBURG, JE PENSE QUE CETTE LAISSER LA RSA ORGANISER CETTE COUPE DU MONDE SERAIT CONTRAIRE A L’ESPRIT DU FOOTBALL.
LA COUPE DU MONDE EN RSA ETAIT SUPPOSE HONORER LE CONTINENT DES NOIRS. et des maghrebins. L’Afrique n’est pas la terre des noirs. Celui qui ne veut pas y aller reste chez lui.
La honte!
Vraiment rien d’autre à ce sujet doublement pathétique.
ideas59? Non, pas d’autres idées, navrée.
tu es une des fierte de la culture de notre pays meme si aujourd’hui celui ci est proie a ce que vous savez.vous m’excuserz cher alain ce n’est pas le but de mon commentaire,mais simplement vous dire d’arreter de fumer et surtout que “ o mela ka mua kopo “ le monde de la culture a besoin de toi et les congolais de la litterature en particulier.car, fumer tue evite pour que tu ne sois pas vite emporter par un “concert” (rire) bon sejour au au rwanda.
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