Aimé Césaire, Hommage (1)
Posté dans: Événements | Par Alain Mabanckou | le 18 Avr 2008 à 7h49 | Lu 3887 fois
En attendant la publication dans quelques jours de l’Hommage (2) que rend Achille Mbembe à Aimé Césaire, voici, ci-dessous, celui que j’ai publié dans Le Figaro de ce vendredi 18 mars :
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Alain Mabanckou: « Son chant est allé au- delà des barrières raciales »
Le Prix Renaudot 2006, auteur congolais de langue française, professeur de littérature à l’Ucla ( Los Angeles), salue la mémoire d’Aimé Césaire.
« Césaire est pour moi le poète qui a sans doute le mieux exprimé la “ négritude”, et, dans une certaine mesure, j’ai découvert l’Afrique dans son Cahier d’un retour au pays natal alors que peu d’auteurs africains ont satisfait ma quête intérieure. Pendant longtemps, collégien, j’avais cru qu’il était Africain – mais ne l’est- il pas si on gratte les strates de l’histoire ? Quoi qu’il en soit, il a rendu la fierté aux peuples noirs, mais son chant est allé au- delà des barrières raciales pour devenir une sorte de manifeste des “ damnés de la terre”, comme dirait Frantz Fanon, qui, au passage, fut son élève au lycée, à Fort- de- France ! Je le relis toujours avec la même émotion, celle qui nous habite lorsque nous entendons en nous le crépitement des mots qui disent l’Histoire, l’Histoire qu’il a remuée de fond en comble à travers son oeuvre poétique ou ses pièces de théâtre (La Tragédie du roi Christophe) ou encore des essais (Le Discours sur le colonialisme). Et nous avons existé, et nous existons grâce au “ cri nègre” qu’il avait poussé et aux prophéties contenues dans les “ paroles” qu’il a “ gueulées”. C’était un lion, un lion qui a gardé ses griffes et son rugissement jusqu’au dernier soupir afin de ne pas recevoir le coup de pied de l’âne… »
Le Figaro, 18 mars 2008

(79) Commentaires
Merci à vous, pour ce bel hommage.
A 30 ans, je me sens orpheline d’un grand-père ; mais la force reste et j’attends les étoiles d’août pour finir de m’en convaincre.
Pour autant, j;’aime croire en une singularité antillaise (Ni africaine, ni Européenne, africaine et européenne et américaine – enfin je ne sais pas quelque chose d’autre en somme) j’aime croire aussi que l’autre est nécessaire au même, et c’est cela que je lis chez Césaire : le même et l’autre, l’autre et le même. Nous perdons là un très grand passeur.
(Mais c’est de la même manière que je vous lis vous, et en règle générale – si règle il peut y avoir, que je lis les poètes.)
Allons relire Césaire, et le faire lire aussi !
la mort de césaire est une grande perte pour la littérature. vivement que d’autres esprits aussi humanistes que le sien se lèvent pour nous garder éveillés… merci pour l’hommage !
Une grande figure de la diaspora africaine s’en est allé, mais les mots du poête, le cri de l’essayiste continue de résonner dans nos consciences…
Bel hommage, Alain.
Aimé Césaire s’en est allé,paix à son âme. Avec lui se ferme une page, riche et glorieuse, de l’histoire des peuples Noirs. La page d’une génération d’hommes et de femmes qui avaient pris conscience du défi de leur temps,celui de libérer leurs peuples du carcan colonial, et qui l’ont brillament relevé.
Il ne nous reste plus, de l’Afrique aux Antilles,que des jouisseurs invétérés, des crapules sans morale,des hommes sans envergure aucune, plus inquiets de leur petite situation, que l’avenir des leurs, et en definitive incapables de faire face à leur devoir, qui est d’ancrer definitivement le monde noir à la modernité.
Césaire et ses compagnons nous avaient appris à léver sur le monde un régard plein de fierté et d’ambition, par contre les dirigeants d’aujourd’hui nous contraignent à baisser le régard, plein de honte et de désespoir, sur un monde qui lui ne cesse d’avancer.
Merci à Aimé Césaire d’avoir redonner la fierté et l’espoir aux noirs.
Malheureusement en afrique, les hommes-loups nègres comme nous tiennent toujours nos têtes sous l’eau.
tongo etani
La leçon reçue du Grand Homme que je garde chaque jour dans mon cœur :
« La voie la plus courte pour aller vers l’avenir est toujours celle qui passe par l’approfondissement du passé ».
Aimé Césaire, in Le Nègre Fondamental
Il a rejoint les vaillants ancêtres qui font la gloire de l’Afrique, il est certain qu’ils l’ont bien accueilli.
iCi Git !
Aimé césaire : un monument du passé dans un présent sans avenir…
@ Nietzsche_junior
Arrêtes de te moquer d’un grand homme.
Ta philosophie à deux balles n’a pas sa place, ici.
Lis et ferme -là:
AIMé CESAIRE :(Cahier d’un retour au pays natal 1939)
Partir
Comme il y a des hommes-hyènes et des hommes-panthères, je serais un homme juif
Un homme-caffre
Un homme hindou-de-Calcutta
Un homme-de-Harlem-qui-ne-vote-pas
l’homme-famine, l’homme-insulte, l’homme-torture
on pouvait à n’importe quel moment le saisir le rouer de coups, le tuer -parfaitement le tuer- sans avoir de compte à rendre à personne sans avoir d’excuses à présenter à personne
un homme-juif
un homme-pogrom
un chiot
un mendigot
Aimé Césaire
Cahier d’un retour au pays natal – 1939
AIMé CESAIRE :
“On se sentait nègre ou on ne se sentait pas nègre. Mais il y avait aussi le côté politique. C’était quand même un mouvement de gauche. Je n’ai jamais pensé que l’émancipation venait de la droite. Ce n’est pas possible. Nous considérions, Senghor et moi, que l’émancipation nous situait à gauche, mais nous refusions de voir dans la question nègre, uniquement une question sociale. (...) Je me rappelle fort bien avoir dit aux Communistes de la Martinique que l’homme noir était (...) doublement aliéné : en tant que prolétaire, d’une part, ; et en tant que Noir aussi, parceque c’est quand même la seule race à qui on déniait jusque là la notion d’humanité”.
René DESPESTRE :"Bonjour et adieu à la Négritude”
(Extrait de la Revue Europe, pp. 18-19 (E.D.F. - Paris, avril 1980)
Adieu, Aimé Césaire.
Comme il y a des hommes-hyènes et des hommes-panthères, je serais un homme juif
Un homme-caffre
Un homme hindou-de-Calcutta
Un homme-de-Harlem-qui-ne-vote-pas
l’homme-famine, l’homme-insulte, l’homme-torture
le probleme c est que moi je suis une femme alors je t emmerde ! avec ma filosofie a 2 balle
Nietzsche Junior,
Ce genre de ton ("je t’emmerde") finit pas par etre desagreable pour tout le monde. Je te prie de mesurer tes propos et de nous gratifier comme d’habitude de tes fameuses analyses qui souvent nous epatent.
Bien a toi
AM
Rendons donc tous l’hommage mérité à ce grand Homme qui n’a jamais été le marionnette de qui que ce soit !
« Si vous pensez que les mots “Egalité“ et “Equité“ signifient la même chose, remplacez donc dans la devise de la France “Egalité“ par “Equité“ »
Aimé Césaire à un député de l’Assemblé nationale française qui présentait un texte au sujet de la Sécurité sociale. Il s’amuzè byen à leur korijer leurs fôte de lingua frança… Petit par la taille, immense par le talent. Ce baobab. @+, M82
TONGO ETANI a lu pour NIESTSCZE_JUNIOR (hommage à Aimé Césaire)
L’empreinte du patriarche de la Négritude
Léon-Gontran Damas, le Guyanais, le 22 janvier 1978, puis Léopold Sédar Senghor, le 20 décembre 2001… Aimé Césaire à son tour vient de s’éteindre. Il est le dernier de cette sainte trinité qu’il constitue avec les deux autres pères de la Négritude. L’annonce de la naissance de leur mouvement avait eu l’effet d’un coup de point à la poitrine des intellectuels et des hommes politiques, en France. Elle a fouetté l’imagination, suscité l’espoir et éveillé subitement les consciences au sein du monde noir.
Et comme à son habitude, il a laissé entendre ses colères par-dessus l’océan. Quand les chars soviétiques sont entrés à Budapest, en 1956. Quand le Parti communiste français a refusé de faire son aggiornamento, quelques mois après -ce fut alors la rupture avec cette formation à laquelle il avait adhéré. Il avait sa propre conception de l’engagement. Elle était différente de celle de l’autre grand Martiniquais qu’était Frantz Fanon. Peu importe. Il faut simplement retenir qu’il a su utiliser à sa manière ces « armes miraculeuses » dont il parlait - le titre également d’un de ses recueils de poèmes -, et qu’il s’était forgées à l’école du savoir.
Sous nos cieux, les pourfendeurs de la Négritude eurent la langue moins fielleuse à son égard. Peut-être avaient-ils retenu son fameux vers, « Ma négritude n’est pas une cathédrale », quand, au Sénégal, cette négritude était érigée en idéologie. Peut-être aussi se disaient-il que la Martinique, c’était si loin, qu’il fallait laisser cet homme respectable évoluer vers l’accomplissement de ses desseins politiques sur son île. Et ne voilà-t-il pas, d’ailleurs, que Senghor, au milieu des années 1970, fit le voyage en Martinique et que même une semaine sénégalaise s’y déroula ?
Même si les Martiniquais ont le regard tourné vers le Bénin, l’ancien Dahomey, en raison de ce vaudou, véritable cordon ombilical qui les relie à l’Afrique. Parce que, également, le roi Béhanzin y passa une bonne partie de son exil, avant d’être transféré en Algérie où il mourut.
Dès le premier jour, deux jours après mon arrivée à Paris, j’étais au lycée Louis le Grand. Et qui est devenu mon ami ? Léopold Sédar Senghor. Autrement dit, l’Europe m’a apporté l’Afrique ».
On le connaissait déjà chez nous. Qui n’a eu à apprendre par cœur quelques vers du « Cahier d’un retour au pays natal » ? Qui ne s’est pas dit, parfois, qu’il n’est pas resté à quai pour avoir raté le train de l’Histoire ou pour être de ceux qui « n’ont inventé ni la poudre ni la boussole » ? Qui n’a pas médité certains passages du « Discours sur le colonialisme » ? Et puis il y a cette pièce de théâtre donnée à Dakar pendant le premier Festival mondial des arts nègres, en 1966, dans une mise en scène de Jean-Marie Serreau et recréée longtemps après par le Théâtre national Daniel Sorano : « La Tragédie du roi Christophe ». Césaire y présente ce héros englué dans l’exercice solitaire du pouvoir, dans ce Haïti qui vit la Négritude « debout » pour la première fois. A Paris, puis pour le Festival, une distribution éclatante contribua à assurer le succès de cette oeuvre. Avec la mise en scène de Sorano, on retrouva le regretté Douta Seck, rentré au pays, Lucien et Jacqueline Lemoine. Douta Seck montra qu’il était bien le double de Christophe, tant il sut faire apparaître la complexité du personnage, sa grandeur et ses faiblesses d’homme.
Il y a bientôt trente ans, est apparu en Martinique même un autre mouvement : la “créolité”. Il est animé aussi par des écrivains. Patrick Chamoiseau, le prix Goncourt (avec son « Texaco »), ou encore Raphaël Confiant (« Le Nègre de l’Amiral, Ravines du devant-jour »). L’adieu à la Négritude ? Ils se défendent pourtant d’être des ennemis de cette dernière. Rien à voir non plus avec le « noirisme » lancé par le Dr François Duvalier dit Papa Doc, dictateur d’Haïti. Ils prônent une sorte de défense et illustration de cette langue créole délaissée au cours de trois siècles d’infamie coloniale. Ils entendent l’utiliser dans leurs écrits, avec toute sa saveur et dans toute son expressivité : « Nous redécouvrions la « poétique » de la langue créole, ses beautés cachées, sa force rebelle, son ironie mordante, son allégresse impudique. Notre français cessait peu à peu de faire la révérence à l’Académie et intégrait des vocables nouveaux, interdits jusque-là, des vocables créoles. Peu à peu, cette langue s’autochtonisait, prenait racine dans les îles, commençait à exprimer nos sentiments les plus profonds et ce faisant, elle perdait du même coup sa belle raideur racinienne que l’école nous avait présenté comme son unique parure ».
Par Djib DIEDHIOU
TONGO ETANI a lu pour NIESTSCZE_JUNIOR (hommage à Aimé Césaire)
Lu dans un organe de presse africain:
” Aimé Césaire est donc mort à 94 ans.Déjà la récupération politique veut lui réserver un enterrement “place des grands hommes” au Pantheon. Lui qui est mort , certes avec les honneurs,mais sur une terre assujétie à la France. Car le ventre a des impératifs alimentaires qui ne sustentent pas toujours les élucubrations des intellectuels.Les fiers indépendantistes comoriens de 1976 rallient aujourdhui Mayotte la française à bord d’embarcations de fortune. Les malgaches qui ont compté un grand père trop impulsif en 1960 consultent compulsivement les archives à Nantes pour se raccrocher à une nationalité française malencontreusement reniée dans la flamme d’une indépendance retrouvée.
Si le message d”Aimée Césaire était passé -c’est à dire compris ,assumé et vécu- ses compatriotes et ceux de Frantz Fanon ne devraient pas survivre des subventions de la métropole ,60 ans apres que l’empire colonial français eut été liquidé. Le message de la fierté nègre est resté lettre morte dans le sous développement chronique faute d’avoir trouvé un authentique nationalisme à sa mesure .”
Tandis que Aimé Césaire ,à 30 ans, entrait dans les ors de la République :maire et député (+50 ans d’exercice sans voler ni être corrompu)
AIME CESAIRE:
“Aucune race n’a le monopole de l’intelligence, de la beauté, de la force, et il y a une place pour tous au rendez-vous de la victoire.” Aimé Césaire
“une saison au Congo”, je crois qu’il l’avait écrit après l’assassinat de Lumumba
tongo etani
qui est d’ancrer definitivement le monde noir à la modernité. L’Afrique est définitivement ancrée dans la modernité seulement des esprits intrépides voudraient nager à contre courant.
Il ne nous reste plus, de l’Afrique aux Antilles,que des jouisseurs invétérés, des crapules sans morale,des hommes sans envergure aucune Ce n’est pas en voyant TF1 ou en lisant Fine Croute que cette image grosière changera. C’est parfois embêtant de constater à quel point on parle beaucoup des africains et de constater qu’en fait on ne connait pas ce qu’ils font. Youssou N’Dour s’est lancé dans la microfinance pour satisfaire les sénégalais!
Hommage à celui qui a su donner à la poésie antillaise un ton d’authenticité et de liberté. Au choix d’une parole qui naît non pas de l’imitation stérile du vers métropolitain mais des profondeurs complexes de la terre natale. L’ampleur du public qu’il a touché a sans doute révélé que cette terre était plus vaste qu’il n’y paraît : une terre humaine appelant plus d’humanité.
Hommage à l’homme politique auquel l’affection des Martiniquais est sans doute le meilleur hommage, hommage à une proximité rare là où la politique est souvent une succession de dédits et de palinodies.
Hommage enfin à l’intellectuel qui, même au plus fort de la guerre et des bassesses qu’elle charia, a offert à l’activité intellectuelle et littéraire un haut lieu d’existence et de résistance à la barbarie. Et qui sait si sans Tropiques les pages d’un Fanon ou d’un Glissant seraient telles que nous les apprécions aujourd’hui (cela n’enlevant rien, bien entendu, à la haute estime et valeur dues à ces deux maîtres)?
Que la terre lui soit légère !
A Gnagna,post 18
Cher(e), je ne comprend pas très bien le sens de votre intervention. Vous avez repris mes phrases, sans me citer,et vous semblez vous amusez de ma profonde igorance de l’Afrique.Soit.
Il se peut que nous ne parlions pas de la même Afrique, ni des mêmes Afircains, ou que nous n’ayons pas, vous et moi, le meme sens de la modernité.Il ne serait pas necessaire, non plus, que nous rentrions,ici, dans des débats philosophiques sans fin, sur le sens à donner au concept de modernité.
L’Afrique, du moins celle que je connais, sera ancrée à la modernité le jour où elle produira des Etats-nations aux institutions viables et perennes, des économies produisant des véritables valeur-ajoutées locales,des sociétés où les droits fondamentaux et élémentaires sont réellement garantis,et les besoins primaires (manger, boire,sécurité,éducation,soins,etc...)facilement satisfaits pour tous.
Bref,le jour où tout ce qui est banal et ordinaire partout ailleurs, cessera d’être exceptionnel en Afrique.
Ce qui est loin, très loin, d’être le cas aujourd’hui, dans l’immense majorité des pays d’Afrique.
Que Youssou Ndour se lance dans la micro-finance, est une bonne chose pour lui et les Sénégalais, mais que cela soit, à vos yeux, le symbole de la modernité de l’Afrique et de ce que font les Africains, je vous l’avoue, me laisse très perplexe…
Nous n’avons, manifestement pas, la même ambition pour l’Afrique et les Africains, mais ça c’est une autre histoire…
Paix à Césaire !
Mais Alain un peu de pudeur c’est tout ce que tu adresses a un geant. Ecris quelleques chose de mieux frangin.
La NÉGRITUDE, quelle belle notion qui nous enseigne et nous enseignera toujours la fierté d’être noir. C’est en Afrique dans mon pays le Congo-Bzv que j’ai connu votre œuvre. Vous ne serez jamais un homme du passé car vous êtes là présent, même si l’on dit en Afrique qu’«un vieillard qui meurt c’est une bibliothèque qui brûle». Mes enfants et petits enfants apprendront toujours de vous. Votre mémoire restera intarissable. Respect Aimé Césaire!
La NÉGRITUDE, quelle belle notion qui nous enseigne et nous enseignera toujours la fierté d’être noir.
on va en parler a obama lol ! ... ca fera un super programme politique pour la derniere ligne droite ! ...
soyons fiere d etre noir voté pour moi je suis black obama créole mi figue mi raisin mi ange mi démon mi noir ni blanc !!! voter pour moi je suis aussi né sur les iles perdu entre l afrique et la nlle Inde , je ne suis qu un compratiment de l afrique un résidus d errance a fond de cale seche !!
!!
césaire a idéaliser le noir avec l Afrique comme d autre le blanc avec rome ou ! ... un passé glorieux ! césaire ou le facisme noir en associant le noir et le afrique ,un destin individuel et une chimere contienental , c est tout le contraire qu il fallait faire , singularisé le créole , l afro américain, le neg marron,l africain , avec plusieur identité le noir n est plus simplement réduit a une couleur , sans les créole les afro américain les noirs ne sont que noirs ! il exigeaient des Francais dit blanc ce qu il refusaient au créole dit noir ! .. la difference et la decentralisation de l identité ! le noir n est plus lié a l afrique !
Césaire a été incapable d offrir une posture moderne a l etre noir sauf dans l exaltation poétique d une articulation autour du Mot negre , une chosification ! ..
army86
Pas de polémique, un grand homme est mort. La tradition africaine veut qu’on respecte le défunt. Si tu es africaine tu devrais le savoir NJ.
Alain, si tu n’arretes pas de fumer tôt y aura une autre grande perte pour la litterature.
A Monsieur Hector post 21,
A.M a dit pour lui, pour toi est ou?
Mon frere pardon, si tu ne peux pas arranger, faut pas deranger!!!
L’hommage du peuple de Martinique à Aimé Césaire dit mieux ce que le monde lui doit – toutes races et couleurs confondues - que toutes les funérailles officielles et autres embaumements panthéoniques.
Mais on doit aussi à Césaire de lui rendre hommage en poursuivant ses combats ici et maintenant. Il se trouve que je préparais avec quelques autres une sorte d’hommage aux hommes politiques africains jadis assassinés et particulièrement à Thomas SANKARA qui concluait son discours à l’ONU en 1984 en disant « je me fais le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde ils peuvent se faire entendre. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ». Ils étaient tous deux de la même race : celle de ceux qu’on opprime.
Et Césaire confirmait quand il offrait son « Discours » à Sarko - après avoir d’abord refusé de le recevoir en 2005 - pour lui rappeler que « de la colonisation à la civilisation la distance est infinie, et que de toutes les expéditions coloniales accumulées, de tous les statuts coloniaux élaborés, de toutes les circulaires ministérielles expédiées, on ne saurait réunir une seule valeur humaine… »
Or aujourd’hui après l’esclavage, après la colonisation, il y a ce qu’on appelle « mondialisation ou globalisation » pour ne pas dire « capitalisme mondial généralisé » et à nouveau des peuples sont soumis par l’argent, les armes et les religions. Ce sont toujours les mêmes au Sud du Sahara mais Aminata Traoré fait observer que le mal se répand aussi dans les pays « riches » où l’extrême pauvreté touche de plus en plus de gens comme autant de frères de misère sur la terre. Je n’écris pas cela avec un esprit de victimisation mais au contraire avec la volonté de lutter pour qu’il en soit autrement.
Et Césaire nous montre la voie quand il écrit «La culture, c’est tout ce que l’homme a inventé pour rendre le monde vivable et la mort affrontable». Et d’abord le monde vivable …avant de partir plus tard comme lui à 94 ans !
Alors autorisez-moi à relancer – et cette fois avec les modalités pratiques - l’appel de mon ami breton de Brazza qui vous propose de faire des colis de livres à envoyer là-bas pour les jeunes congolais. La bonne solution est d’envoyer les livres à notre sœur Mère Evé à contacter : mere-eve(at)hotmail.com. Une liste de livres est en préparation.
Ou également des chèques
- au nom de « MIDAF » (l’association co organisatrice des RENCONTRES DU LIVRE VIVANT en juillet 2008)
- ou au nom d’une librairie africaine de votre choix - comme par exemple « Présence Africaine » où on achètera le « Discours » et le « Cahier » de Césaire ou «Le cœur des enfants léopards » de Wilfried N’Sondé qui sera à Brazza avec Léonora Miano en juillet.
Et les jeunes de Brazza pourront rendre un hommage à Césaire en mettant des lectures de son œuvre au programme des RENCONTRES de BRAZZA du 7 au 12 juillet prochain !
Je me permets une citation (sans que j’aie à me prononcer sur la pertinence ou non avec la disparition que nous déplorons). Vous avez sans doute entendu parler d’un certain Richard Millet qui vient de publier un L’opprobre. Essai de démonologie (s’attirant par là-même l’opprobre qu’il a si laborieusement mérité – voir, par exemple, ce qu’en dit )
Or, hier, la note de l’autofictif (le briallant et croustillant blog d’Eric Chevillard) revenait sur un passage qui concerne particulièrement tous ceux qui habitent sous le Sahel (ou qui y ont quelque lien de parenté). Voici le bon mot :
Richard Millet écrit : Si je dis que l’Afrique (à l’exception de la chrétienne Ethiopie) ne m’intéresse pas, que ses langues, ses habitants, ses paysages, ses religions, ses mœurs, ses formes de civilisation me laissent de marbre, que je m’y sens esthétiquement indifférent, si je dis que je n’ai jamais désiré une Africaine, et que je vois ce continent à peu près comme le narrateur du roman de Conrad Au Cœur des ténèbres, cela implique-t-il que je sois “ raciste “ ? Devrai-je cesser de me référer à cette très personnelle échelle de valeurs et de goûts qui font de moi un être désirant, ouvert, frémissant ?
Certes pas, pour la première question. Certes non, pour la seconde. Mais comme l’Afrique va pâtir de cette indifférence ! Car c’est justement ce désir qui fait défaut à l’Afrique, le désir de Richard Millet, qui la redresserait, ce fort et ardent désir, toute cette sève d’un coup, vous pensez, comme elle eût fécondé l’Afrique !
Quelle lumière sur la brousse, à faire pâlir le soleil fixe au-dessus, le désir de Richard Millet ! Voilà le feu qui manque aux reins du mâle africain. Eau qui irrigue et baptise, encre qui instruit, cette semence épandue à longs traits sur les terres stériles eût changé la donne ! L’Afrique pourtant va devoir survivre sans le désir de Richard Millet, sans son frémissement non plus, c’est dire si elle va plutôt dépérir et se lézarder encore, c’est dire aussi si l’ingrate femme africaine continuera longtemps de son geste archaïque, indolent, mais auguste, à piler le millet.
Savoureux!
Correctif pour Passou : http://passouline.blog.lemonde.fr/2008/04/12/moi-contre-le-reste-du-monde/
#25) Posté par la blonde le 19/04/2008 à 5h29
Alain, si tu n’arretes pas de fumer tôt y aura une autre grande perte pour la litterature.
a trop fumer on fini cendre ! ...
Une autre phrase de Césaire qui peut résumer ce combat de tous les jours qui nous fait se sentir utile à l’humanité : “C’est quoi une vie d’homme ? C’est le combat de l’ombre et de la lumière… C’est une lutte entre l’espoir et le désespoir, entre la lucidité et la ferveur… Je suis du côté de l’espérance, mais d’une espérance conquise, lucide, hors de toute naïveté.”
Donc voici, je suis à votre disposition pour collecter les livres d’Africains et Afro-descendants, les chèques et les listes d’auteurs pour mettre à la portée des jeunes Brazzavillois un peu de culture au travers notamment de valises-bibliothèques itinérantes comme l’avait expliqué notre ami TEKITOI dans un autre fil.
Juste un petit souvenir pour illustrer l’utilité de cette collecte. Quand j’étais partie à Brazza à l’été 2006, mes valises étaient remplies de livres (et pas ceux pour les Rencontres organisées), d’ailleurs 3 dictionnaires pour les enfants des amis. Il y avait un jeune qui venait souvent nous rendre visite. Je lui ai d’abord prêté, puis donné “Le viol de l’imaginaire” d’Aminata Traoré. Il en lisait un chapitre chaque jour et le passait à des amis, le bouquin tournait toute la semaine et, le samedi, ils se réunissaient pour débattre de ce qu’ils avaient lu. Spontanément. Voilà cette soif que nous devons nourrir.
A votre bon cœur ! Je suis à votre disposition.
Tiens le sorcier d’anti-spam dit room17, la place ne manque pas pour les livres !
avec vous on a l impression que les Africains sont des analphabete qui manque de livre donc de reflexion !! qu ils ont potentiellement les meme capacité que les blanc mais qu il ne les actualise pas par manque de Culture livresque !!!
alors fo leur ramener des livres bagages pour qu enfin il decouvrent la vrai vérité de la vie vraie !! Aider l Afrique qui manque de tout tellement on lui a tant pris ! ramenez des livre ca va aider les enfants a devenir meilleur !! l afrique n a apparemment rien ramenr lui tout , des penseur des cerveau vous en etes encore a croire que l afrique est au coeur des tenebre et qu il faut lui ramener une lumiere pour l eclaire elle meme !
alors que l afriqe en réalité illumine le monde et vous offre a tous votre part d Ombre !!
N_J, on ne peut pas prendre à l’homme le déroulement de son cerveau, sa capacité de raisonnement. Mais rien ne se crée du néant. Il faut une matière à laquelle on va travailler, de laquelle on va partir pour développer sa réflexion. Lire n’exclut pas d’écouter l’enseignement de son grand-père, l’observation par soi-même de la nature ou la société, c’est simplement un support de réflexion. Ecrire n’est-il pas un partage d’une pensée ou d’un rêve ? Et pourquoi ne pas l’offrir à ceux qui ont en manquent ?
Connais-tu le nombre d’Africains qui réfléchissent et écrivent mais ne peuvent être édités ?
Dis-moi quel penseur ne lit pas ?
Ça devient ridicule, ta provocation. Il y a eu des écritures en Afrique que les Occidentaux ont détruites, connais-tu l’alphabet Bamoun, vaï, yorouba ?
Tiens, le sorcier dit class94, faut y retourner, N_J
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