Hommage (2). Aimé Césaire : Le volcan s’est éteint. Un texte d’ACHILLE MBEMBE
Posté dans: Événements | Par Alain Mabanckou | le 21 Avr 2008 à 21h28 | Lu 3121 fois
Le glas ayant sonné, Césaire est donc parti. Désormais allongé, étendu seul, il est là, ici, partout et nulle part, fiché horizontalement, à la manière de ce qui plus jamais ne se relèvera.
Passé au pays du grand sommeil, le veilleur s’est finalement délivré de soi. Et ayant rejoint le revers du temps, celui-qui-guettait-la-nuit s’est frayé un chemin solitaire dans la nuit, la grande nuit de l’innommé. Mais l’entretien entamé en 1935 en Dalmatie (Croatie), au moment de l’invasion et de l’occupation de l’Éthiopie par les troupes italiennes, au zénith de l’impérialisme européen, de la montée du fascisme, de l’hitlérisme et du racisme, lorsqu’il entreprit d’écrire le Cahier d’un retour au pays natal – cet entretien sera toujours, par essence, infini.
Et c’est donc à le reprendre, chaque fois en des termes nouveaux, sans jamais donner à ses affirmations un sens trop facile, trop frivole, que la présence nue de sa mort désormais nous convie.
Le sort de « l’homme noir » dans le monde
Toute sa vie, Césaire aura lutté avec force et tranchant, énergie et lucidité, mixte de clarté et d’obscurité, avec les armes miraculeuses de la poésie et celles non moins honorables de la politique, les yeux fixés tantôt sur l’impérissable, tantôt sur l’éphémère, ce qui passe et s’en retourne à la poussière.
Il aura obstinément cherché à ménager un lieu de permanence à partir duquel le mensonge puisse être éventé, la vérité ressuscitée et l’indestructible se manifester. C’est la raison pour laquelle sa pensée, volcanique, aura été à la fois celle de l’interruption, du soulèvement, de l’espérance et de la déclosion.
Le socle de cette pensée de la lutte et du soulèvement aura été d’une part l’affirmation de l’irréductible pluralité du monde ou, comme il aimait à le dire, « des civilisations »; et de l’autre la conviction selon laquelle « l’homme où qu’il se trouve a des droits en tant qu’homme ».
Ce dont cette pensée aura porté témoignage, c’est l’espérance d’un rapport humain avec la différence – rapport inconditionnel d’humanité rendu d’autant plus impératif à l’évidence du visage sans nom auxquels on se heurte, et de l’inexorable moment de violence qui nous pousse à dénuder ce visage, à violer ce nom et à en effacer la sonorité.
Ce qu’elle aura mis en procès, c’est le racisme et le colonialisme, deux formes modernes de ce viol et de cet acte d’effacement, deux figures de l’animalité dans l’homme, de l’union de l’humain et de la Bête contre laquelle la république elle-même n’est pas immunisée et de laquelle notre monde est loin d’être entièrement sorti.
Enfin, la terreur qui l’aura habité, c’est celle d’un sommeil sans réveil, d’un sommeil sans jour nouveau, sans soleil ni lendemain.
Et, puisque l’on y est, l’obsession de Césaire, ce ne fut pas seulement les Antilles, ce pays qu’il avait coutume d’appeler non pas « français », mais « caribéen ».
Ce ne fut pas seulement la France qu’il servit avec amour et dévouement et dont il disait de la Révolution qu’elle avait - événement tout à fait inaugural dans son esprit - fait l’impasse sur « le problème colonial », c’est-à-dire la possibilité d’une société sans races.
Ce fut aussi Haïti (une terre qui, disait-il, « avait prétendument conquis sa liberté », mais qui était plus misérable qu’une colonie).
Ce fut le Congo de Lumumba et, à travers lui, l’Afrique (où l’indépendance avait débouché sur « un conflit entre nous-mêmes »).
Ce fut l’Amérique noire (à l’égard de laquelle il n’avait cesse de rappeler et de proclamer la « dette de reconnaissance »).
Ce fut, comme il ne cessa de le répéter lui-même, « le sort de l’homme noir dans le monde moderne ».
Pluralité du monde et partage des singularités
Or, au moment où Césaire s’en va, il nous faut prendre au sérieux ce souci déclaré pour ce qu’il appelle « l’homme noir ».
Il nous faut éviter de neutraliser la charge polémique que portent ce souci et l’inconnu auquel il se rapporte tout en acceptant que tout cela puisse nous déconcerter.
Il nous faut embrasser ce souci non pour enfermer Césaire dans une conception carcérale de l’identité, encore moins pour reléguer sa pensée à une forme de tribalisme racial, mais pour que justement, dans le vacarme des éloges officiels et les tentatives nationalistes de récupération et d’instrumentalisation, nul ne puisse se dérober face aux difficiles questions qu’il fit siennes, qu’il ne cessa de poser à tous, et qui aujourd’hui encore restent, pour l’essentiel, sans réponse, à commencer par la question du colonialisme, de la race et du racisme.
Ne disait-il pas encore, récemment, que « ce qui fait question, c’est le racisme ; c’est la recrudescence du racisme dans le monde entier ; ce sont les foyers de racisme qui, ça et là, se rallument. C’est cela qui fait question. C’est cela qui doit nous préoccuper. Alors, est-ce bien le moment, pour nous, de baisser la garde et de nous désarmer nous-mêmes ? » (Discours sur la négritude, 1987)
Que veut donc dire Césaire lorsqu’il proclame son souci pour le sort fait à « l’homme noir » dans le monde moderne ? Qu’entend-il par « homme noir » ? Pourquoi ne pas dire l’humain tout court ?
Soulignons d’abord qu’en faisant de la race le point de départ de sa critique du politique, de la modernité et de l’idée même de l’universel, Césaire s’inscrit en droite ligne d’une tradition critique intellectuelle noire que l’on retrouve aussi bien chez les Afro-Américains que chez nombre d’autres penseurs caribéens anglophones, voire Africains.
Chez Césaire cependant, la critique de la race ne débouche pas sur la sécession du monde, mais sur l’affirmation de sa pluralité et la nécessité de sa déclosion.
Affirmer que le monde est pluriel, militer pour sa déclosion, c’est dire que l’Europe n’est pas le monde, mais seulement une partie de celui-ci.
C’est donc faire contrepoids à ce que Césaire appelle « le réductionnisme européen » - par quoi il entend « ce système de pensée ou plutôt l’instinctive tendance d’une civilisation éminente et prestigieuse à abuser de son prestige même pour faire le vide autour d’elle en ramenant abusivement la notion d’universel à ses propres dimensions, autrement dit à penser l’universel à partir de ses seuls postulats et à travers ses catégories propres ». Et d’indiquer les conséquences que cela entraine : « couper l’homme de l’humain, et l’isoler, en définitive, dans un orgueil suicidaire sinon dans une forme rationnelle et scientifique de la barbarie ».
D’autre part, affirmer que le monde ne se réduit pas à l’Europe, c’est réhabiliter la singularité et la différence. En cela, et quoi que l’on ait dit, Césaire est très proche de Senghor.
Tous les deux récusent les visions abstraites de l’universel. Ils font valoir que l’universel se décline toujours dans le registre de la singularité. À leurs yeux, l’universel est précisément le lieu d’une multiplicité de singularités dont chacune n’est que ce qu’elle est, c’est-à-dire dans ce qui la relie et la sépare d’autres singularités. Chez l’un comme chez l’autre, il n’y a donc pas d’universel absolu. Il n’y a d’universel qu’en tant que communauté des singularités et des différences, partage qui est à la fois mise en commun et séparation.
On le voit. Ici, la critique de la race n’a de sens que parce qu’elle ouvre la voie à une autre imagination de l’idée humaine et de la communauté universelle.
En cet âge de la guerre sans fin et des multiples retours du colonialisme, une telle critique est loin d’être terminée. Elle est encore indispensable dans les conditions contemporaines, qu’il s’agisse de questions liées à la citoyenneté, à la présence des étrangers et des minorités parmi nous, aux figures non-européennes du devenir humain, au conflit des monothéismes ou encore à la globalisation.
Retours du colonialisme
Sur un autre plan, la critique de la race chez Césaire a toujours été inséparable de la critique du colonialisme et de la pensée qui le portait.
Qu’est-ce en son principe la colonisation, se demande-t-il dans son Discours sur le colonialisme (1955).
Elle n’est, « ni évangélisation, ni entreprise philanthropique, ni volonté de reculer les frontières de l’ignorance, de la maladie, de la tyrannie, ni élargissement de Dieu, ni extension du droit ». Équation malhonnête, elle est fille de l’appétit, des cupidités et de la force – les mensonges, les traités violés, les expéditions punitives, le poison instillé dans les veines de l’Europe, l’ensauvagement, tout ce par quoi le colonisateur se décivilise, plonge dans l’abrutissement, apprend à réveiller les instincts enfouis, la convoitise, la violence, la haine raciale et le relativisme moral.
D’où le fait que « nul ne colonise innocemment, que nul non plus ne colonise impunément ; qu’une nation qui colonise, qu’une civilisation qui justifie la colonisation est déjà une civilisation malade, une civilisation moralement atteinte, qui, irrésistiblement, de conséquence en conséquence, de reniement en reniement, appelle son Hitler ».
Et d’ajouter : « Le colonisateur, qui, pour se donner bonne conscience, s’habitue à voir dans l’autre la bête, s’entraine à le traiter en bete, tend objectivement à se transformer lui-même en bete ».
Prendre au sérieux Césaire, c’est continuer de traquer dans la vie d’aujourd’hui les signes qui indiquent ces retours du colonialisme ou sa reproduction et sa répétition dans les pratiques contemporaines – qu’il s’agisse des pratiques de guerre, des formes de minorisation et de stigmatisation des différences ou, plus directement, des formes de révisionnismes qui, s’appuyant sur l’échec des régimes indépendants, cherchent à justifier ex post ce qui fut avant tout un gouvernement grossier, vénal et arbitraire.
Un testament d’espérance
Finalement, il importe de continuer de s’interroger sur les sens du terme « nègre » que Senghor et Césaire réhabilitèrent au plus fort du racisme impérial. Il est d’ailleurs significatif qu’au soir de sa vie, Césaire s’estime obligé de rappeler récemment à Françoise Vergès : « Nègre je suis et nègre je resterai » (Nègre je suis, & nègre je resterai. Entretiens avec Françoise Vergès, 2004).
La prise de conscience de son être-nègre date du début des années 1930 quand il fait, à Paris, la rencontre de Léopold Sédar Senghor et des écrivains afro-américains Langston Hughes, Claude McKay, Countee Cullen, Sterling Brown et plus tard Richard Wright et bien d’autres.
Cette prise de conscience est provoquée par l’interrogation pressante, angoissante, que se posent, dans l’entre-deux-guerres, une génération de penseurs noirs. Cette question porte sur la condition noire d’une part et les possibilités du temps de l’autre. Césaire la résume de la manière suivante : « Qui sommes-nous dans ce monde blanc ? Que nous est-il permis d’espérer et que devons-nous faire ? ».
À la question « Qui sommes-nous dans ce monde blanc ? », Césaire apporte une réponse dépourvue d’ambigüité : « Nègres nous sommes ». En affirmant de façon aussi péremptoire sa « négritude », il affirme une différence que rien ne doit simplifier, qu’il ne faut pas chercher à réduire et de laquelle il ne faut pas se détourner en la déclarant indicible.
Mais qu’entend-il par « nègre », ce renvoi ou encore ce nom dont Fanon dit, dans Peau noire, masque blancs, qu’il n’est qu’une fiction ? Et que nous faut-il entendre par ce mot aujourd’hui ?
Pour lui, ce nom renvoie non pas à une réalité biologique ou à une couleur de peau, mais à « l’une des formes historiques de la condition faite à l’homme ». Mais ce mot est également synonyme de « lutte opiniâtre pour la liberté et d’indomptable espérance ».
Chez Césaire, le terme « nègre » signifie donc quelque chose d’essentiel, qui ne relève absolument pas du racisme noir ou de l’idolâtrie de race. Parce qu’il est chargé de tant d’épreuves (que Césaire tient absolument à ne jamais oublier) et parce qu’il constitue la métaphore par excellence de la « mise à part », ce nom exprime le mieux, et a contrario, la quête de ce qu’il appelle une « plus large fraternité », ou encore un « humanisme à la mesure du monde ».
Ceci dit, cet humanisme à la mesure du monde, on ne saurait en parler que dans le langage de l’à-venir, de ce qui toujours se situera au-devant de nous et qui, comme tel, sera toujours privé de nom et de mémoire, mais non point de raison – ce qui, comme tel, toujours échappera à la répétition parce que toujours radicalement différent.
Du coup, l’universalité du nom « nègre », il faut la chercher non du coté de la répétition, mais de celui de la différence radicale sans laquelle la déclosion du monde est impossible. C’est au nom de cette différence radicale qu’il faut réimaginer « le nègre » comme la figure de celui qui est en route, qui est prêt à se mettre en route, qui fait l’expérience de l’arrachement et de l’étrangeté.
Mais pour que cette expérience du parcours et de l’exode ait un sens, il faut qu’elle fasse une part essentielle à l’Afrique. Il faut qu’elle nous ramène à l’Afrique, ou du moins qu’elle fasse un détour par l’Afrique, ce double du monde dont nous savons que le temps viendra.
Césaire savait que le temps de l’Afrique viendrait, qu’il nous fallait l’anticiper et nous y préparer. C’est cette réinscription de l’Afrique dans le registre du voisinage et de l’extrême lointain, de la présence autre, de ce qui interdit toute demeure et toute possibilité de résidence autre qu’onirique - c’est cette manière d’habitation de l’Afrique qui lui permit de résister aux sirènes de l’insularité.
Finalement, c’est peut-être l’Afrique qui, lui ayant permis de comprendre qu’il y a des forces profondes en l’homme qui excèdent l’interdit, octroya à sa pensée son caractère volcanique.
Achille MBEMBE
Photo : L’ecrivain franco-djiboutien A. WABERI chez Cesaire en Martinique.

(79) Commentaires
A propos du voyage de Sarko en Tunisie, ce qui m’a paru le plus choquant c’est le fait qu’il ait développé dans son discours, une analyse très binaire sur la coopération dans ce qu’il a appelé, “l’espace méditerrannéen”.
En effet, Sarko entrevoie la coopération franco-tunisienne en terme de conjonction dans un projet “gagnant/gagnant” entre “l’intelligence” qui serait l’apannage de la France et la main d’oeuvre abondante aspirant à être formée que serait la Tunisie.
Il s’agit là d’une vision à la fois simpliste, condescendante et très réductrice appliquée à un modèle de coopération fondée sur une attitude de prestence qui ignore, de fait, les intelligences du Sud.
C’est à croire que la matière grise ne se trouverait en abondance que dans les pays du Nord tandis que les fonctions exécutives (main d’oeuvre) seraient dans les pays du Sud.
Post 53
Merci pour l’info, Molékinzela.
can44
Bon alors, pour une fois que j’ai un peu de temps libre, je vais quelque peu étayer mes avis, et me mêler à la grande causerie des blogueurs. Gangoueus wrote: ”C’est drôle mais je me représente toujours D.O.W avec un grand boubou et une barbichette blanche”. J’en connais quelques-uns que ça va beaucoup faire rire ;o) Suis à la fois très flatté et un peu confus. J’ai bien peur d’être tout à l’opposé de ça mon pote! Tu me verrais avec mes jean’s et ma tignasse pas très sage!! (rires). Non, je suis la bonhomie même, mon cher Gangoueus. On parle Rap ou Décalé-coupé quand tu veux ;o)
Mais oh là, nous nous égarons. Revenons donc à ce débat sur créolité et négritude. Plutôt qu’un argumentaire détail par détail, je vais tenter de donner un avis plus général, qui je pense, répondra tout à la fois à ce qu’ont dit également Lulu et Molékinzela.
En fait, mon cher Gangoueus, si l’entendement que tu as de “la créolité” est donc celui que te suggères le roman d’E. Trouillot, sache que tu ne parles alors que d’une certaine créolité. La créolité aujourd’hui, c’est bien autre chose! De plus vaste, de plus ambitieux, de mieux esquissé. Disons tout de suite que si j’avais compris que tu n’évoquais que cet entendement rabougri de la créolité, dont les maîtres d’oeuvre sont en effet Confiant et quelques autres, je n’aurais rien eu d’autre à rajouter. Mais tu disais “la créolité”. Je vous assure qu’il y a tant d’autres qui ont théorisé le concept, tant d’autres qui l’ont profondément refondé, enrichi, redéfini, que personne ne songe plus immédiatement à Chamoiseau et Confiant en entendant dire “créolité”. Personnellement, j’estime que celui qui propose la conceptualisation la plus étoffée, la plus dense, la plus perspicace et la plus séduisante de ce thème, c’est Edouard Glissant.
Mais avant d’aller plus loin, il faut que je dise par ailleurs, que moi non plus, je n’aime pas trop cette injonction que l’on fait souvent aux Antillais et aux Caribéens, aux Noirs Américains même, de toujours se référer à l’Afrique, de s’y sentir liés par je ne sais quelle obligation. Cela m’évoque trop ce que d’aucuns nomment “la dictature de l’homogène”, ou comme je dirais moi, l’oukase de “l’origine sacrée”. Les diffractions, les scissions historiques de l’Afrique, ont donné naissance à des mondes diffluents, qui ont bien dû cheminer depuis, chacun selon son historicité propre. On ne voit vraiment pas au nom de quoi on devrait aujourd’hui accoupler ces mondes-là, leur édicter des chaînages et des connexions obligatoires. Je crois que c’est N_j qui disait avec justesse, que Américains ou Australiens ne se sentent pas comme un lien mystique avec la vieille Europe d’où ils sont partis originellement pour la plupart (encore que certains Américains d’origine italienne ou irlandaise, ont gardé de puissants rattachements à ces lieux-berceaux). En tout cas pour moi, il ne peut y avoir là, pas plus un devoir qu’un impératif; même si mon avis est que la curiosité généalogique sous quelque forme, est toujours riche d’enseignements.
Maintenant, une fois que j’ai dit cela, je peux donc expliquer avec plus de nuances, que de mon point de vue, dans l’esquisse que font Chamoiseau, Confiant et Bernabé de la créolité, ce n’est pas tant l’indifférence à l’Afrique qui est gênante ou problématique - je viens d’expliquer qu’elle serait tout ce qu’il y a de plus légitime. Mais au-delà, on devine, masquée, la volonté d’en finir avec une origine perçue comme infâmante, maudite. D’où probablement les attaques contre la négritude. Car dans le fond, rien dans la philosophie que Césaire et ses acolytes proposent de la négritude, ne contrecarre en sa nature, le projet conceptuel que dessinent Confiant et autres, autour de la créolité. Jamais Césaire ne propose d’incarcérer l’être-homme du nègre dans la négritude, et de l’y limiter. Mais visiblement, toute la charge négative de ce mot “nègre”, ancrée dans le coeur même de l’Afrique comme nulle part ailleurs, et que le mouvement de la négritude se fait fort d’assumer pour mieux la raturer et l’invalider, apparaît pour les chantres de la créolité façon Confiant, comme un poids trop lourd d’infamie et de flétrissure. Or cette attitude-là est problématique; je dirais moralement fripée, siège d’un mal-être de soi. Moi j’ai vu des Noirs, des hommes des femmes d’horizons lointains se réclamer d’une totale indifférence à l’Afrique, mais ne pas rechigner à aller à la rencontre de ce continent mystérieux, et à s’y trouver éventuellement, quelque affinité non obligatoire. J’ai vu des femmes, des hommes, totalement indifférents à l’Afrique (cette origine lointaine qu’on leur supposait), qui l’ont découverte, et ne l’ont pas aimée du tout, mais pour des raisons temporelles et circonstanciées. Mais tenir en sourdine un lieu du monde pour la néfasteté originelle dont on voudrait absolument se déparier, sous divers prétextes philosophiques, voilà ce qui nous pose problème avec une certaine créolité.
Mais donc, Gangoueus, je me suis laissé aller à divaguer, mais tout cela pour dire, que cette créolité-là, effectivement, n’a d’autre but que de gommer sa négrité. Mais qu’il est un ailleurs, un autrement de la créolité, à qui l’on ne peut faire ce procès. A l’analyse de leur Eloge de la créolité, beaucoup d’éléments montrent bien que ce sont probablement des considérations bien peu nobles, qui motivent le portrait que font ses auteurs de la créolité. Comment peut-on par exemple, esquisser un panorama philosophique, un schéma abstrait d’une telle ampleur - car leur esquisse n’est certainement pas inintéressante -, pour ne lui donner finalement qu’une portée aussi mesquine, que l’on voudrait borner peu ou prou aux seules Antilles?
Glissant - qui dit souvent “nous sommes tous créoles” -, propose un entendement plus noble de la créolité, et des processus de créolisation. La créolité pour lui, est ce que l’on observe aux carrefours où se croisent des civilisations, des univers, des mondes et des historicités différentes. Ces entrelacs débouchant alors souvent sur des magmas culturels synthétiques, extrêmement vivants, puissants de maints enrichissements mutuels. Au point le plus achevé, Glissant dit le “Tout-monde”. Vue ainsi, la créolité n’est ni métissage physiologique ou phénotypique, ni seulement une “esthétique antillaise”, elle déborde tout cela à la fois, elle déborde le cadre des Antilles comme le faisait bien remarquer Lulu. La créolité peut advenir partout. La créolité est déjà le paradigme socio-culturel régissant maints endroits du vaste monde - même si évidemment les insularités sont les lieux privilégiés qu’elle féconde le plus immédiatement.
Et pour finir donc, je disais simplement, que dans la créolité telle que l’esquisse Glissant, l’on ne trouvera rien qui soit hostile à la négritude césairienne. Certes la théorie glissantienne répugne à tout élan essentialiste, mais dans ”Le Tout-monde”, Glissant lui-même dit: ”La créolisation ne conclut pas à la perte d’identité, à la dilution de l’étant. Elle n’infère pas le renoncement à soi. Elle suggère la distance (l’en-aller) d’avec les figements bouleversants de l’Etre”.
La négritude ne s’est jamais vue comme une essence, mais seulement comme une condition de l’être-homme. Compatible de tant d’autres.
“La négritude ne s’est jamais vue comme une essence, mais seulement comme une condition de l’être-homme.”
En quoi cette condition de l’être-homme n’est-elle pas essentialisée si on part du princie que “nègre je resterai”? A moins de considérer alors la négritue et de façon principale comme “un combat d’indomptable espérance”. Ce qui signifierait qu’un caucasien puisse révendiquer légitimement de partager la négritude avec moi. Cette négritude là j’y crois moyen.
le creole(langage) de la reunion n’est pas le même qu’au Antilles, un post affirme que les natifs de ces deux iles se comprendraient ?
Dow, ton avis converge vers mes impressions.
Post 66
Catharsis,
En parlant de “langage” je pense que tu devais plutôt songer à la “langue”, car c’est de celà dont il s’agit ici.
En effet, je fais pour ma part une nette différence entre ces deux concepts car professionnellement il m’arrive de traiter des problèmes de “langages” ou mieux, des “troubles du langage”, lesquels, même s’ils ont un retentissement sur l’expression de la “langue”, ne constituent pas la même chose.
Je confirme effectivement cette curiosité linguistique qui fait qu’un réunionais et un martiniquais ou guadeloupéen, dialogant chaqu’un dans son créole natal se comprennent.
Ce n’est pas une invention de mon cru mais une réelle découverte in vivo avec un couple d’amis martinico-réunionnais que j’ai vu à maintes reprises dialoguer chacun dans son créole et se comprenant bien.
Par la suite, plusieurs amis originaires de ces îles m’ont expliqué qu’ils se comprennaient.
Seuls les spécialistes en linguistiques pourraient nous expliquer cette curieuse similitude entre deux langues développées dans des espaces géographiques très éloignés et ayant chacune une dynamique propre.
Ceci étant, ce sont deux langues différentes mais présentant suffisamment de connexités pour permettre aux personnes qui les pratiquent de se comprendre. peut-être est-ce dû au fait qu’elles sont toute les deux issues un peu du français et de l’anglais…
Seuls les linguistes pourraient nous l’expliquer.
”En quoi cette condition de l’être-homme n’est-elle pas essentialisée si on part du princie que “nègre je resterai”?”. Bien vu OS(de passage), c’est une remarque très pertinente. C’est une question qu’on se pose dans un premier temps. Mais en réalité, essayons ensemble l’exercice suivant: si je dis, ”pacifiste je suis, et pacifiste je resterai”, ou ”européaniste je suis, et européaniste je resterai”, ou alors ”communiste je suis et communiste je resterai” (ce ne sont que des exemples!), est-ce que cela fonde une essence? That’s the question…
Post 27 (D.O.W. [un jeu, que peuvent bien signifier ces initiales ? Dans certains moments perdus, je m’amuse à cela et ça me donne des résultats qui… me surprennent moi-même !]
Tu me rassures, camarade (t’as regardé la spéciale Georges Marchais jeudi soir sur la 2 en 2nde partie de soirée ? Un vrai document historique ! Le genre même d’émissions capable de me réconcilier avec cette machine crétinisante qu’est la TV…).
Tu as écrit d’abord : « Lui seul est à la mesure des espérances que nous fondons, lui seul! (…)Puisque finalement, lui seul sait se révéler à la hauteur de nobles ambitions orphelines » C’est là où je parlai en effet de me désolidariser de toi. Cela n’enlève rien au talent de l’homme. Il m’arrive de le lire. D’ailleurs un homme qui t’a presque fait pleurer en évoquant le Grand Ruben Um Nyobé ne peut avoir qu’un bon, un très bon fond…
Ensuite : « Mbembe c’est pour moi, de loin, de très loin, le plus grand!!! » Ce qui au final sont pour moi 2 choses différentes. Sur le 2ème point, sans être d’accord avec toi, je peux comprendre que tu le considères comme le plus grand. Mais pas que tu le veuilles comme ”interlocuteur unique” L’objectivité n’étant pas de ce monde, pour moi, il y a d’autres grands, que j’ai déjà cités ici, sur ce blog, sur CP et ailleurs. Au salon du livre 2008, juste après avoir rencontré pour la 1ère fois le grand Sami Tchak, j’avais le plaisir de pouvoir papoter avec un autre de ces très grands (ces écrits parlent pour lui) : Doumbi Fakoly. Personne n’en parle sur ce blog, ce qui n’est pas un crime. Quelques minutes de conversation avec lui m’ont convaincu qu’il n’y a aucune différence entre l’homme que j’ai déjà écouté à la radio, que j’ai lu et que j’ai écouté en conférence.
Mbembe est talentueux, je le reconnais, encore une fois, je tiens à le dire.
Un autre sujet évoqué plus loin par un journaliste de TV5 évoque un peu ces questions des Hommes parlent l’Afrique. Qui la parlent pour la sortir de l’abîme dans laquelle elle se trouve. J’ai déjà dit ici que tout le monde ne peut utiliser la même voie pour réussir. Pour aider son pays, pour aider notre Afrique. On n’utilise pas forcément les mêmes mots. On peut penser que c’est le résultat qui parlera. Quand ? J’avoue ne pas le savoir. Bref ! sujet largement abordé ici sur lequel je reviendrai peut-être un jour, mais le temps… Je renverrai, encore une fois, l’auteur de cet article aux lectures de Doumbi Fakoly (pour ne citer que lui, je ne veux pas aujourd’hui polluer le site à citer des noms que j’ai cités, re-cités, ça risque de faire réchauffer…
Concernant le foot, en effet, les Blues et les Red Devils vont aller festoyer sous le ciel de Moscou. C’est aussi ça la vie, savoir perdre je noie mon spleen en ce moment en écoutant Bob Marcel, ce Caribéen d’origine congolaise qui s’appelait à la naissance Mbombo Marcel (it’s a joke ! d’ailleurs, un Bamoun m’avait qu’il était en réalité de chez lui et qu’il s’appelait en réalité Mbombo Njoah Marcelin !), féliciter les vainqueurs qui n’ont pas volé leurs qualifications. Messi a essayé, mais la mayonnaise n’a pas pris. Comme souvent dans ce genre de cas, un grand ménage sera fait en Catalogne. Quant à Liverpool, j’ai eu beaucoup de peine pour Riise avec son csc… Drogba ! Drogba ! Drogba ! Il avait faim, très faim, il la voulait cette finale. N’étant fan d’aucun des deux finalistes, je leur dis « merde ! » et j’espère que ce un beau match. Un très beau. Si Drogba gagne la C1 et Ronaldo rate son Euro 2008, Drogba sera ballon d’or 2008, j’en mets mes ongles à couper.
Post 36 (Gangoueus),
« (...)il semblerait qu’il est l’exclusivité des droits sur le Cahier du retour au pays natal et qu’il n’autorise personne en dehors de lui-même à produire ce texte en France. Cela me paraît inquiétant si l’info est exacte… » C’est-à-dire ? Serait-il aussi éditeur ? Si c’est le cas, cela ne me pose aucun problème… Dans le monde de l’édition, il arrive que les maisons d’éditions aient des exclusivités de ce genre, non ?
@llez, j’y go! M82
Euh...c’est toi qui as le 69 dis-donc! J’espère que cela n’a pas trop influé sur ton imaginaire au jeu des initiales “D.O.W.” ;o)
Evidemment Camarade, que je n’ai pas loupé Marchais. Toute l’émission durant, je me demandais: “ciel, d’où pourrait nous venir aujourd’hui un Marchais?! Pour dynamiter tout ça”.
Alors non, c’était évidemment par excès de lyrisme que je ne m’envisageais plus que Mbembe pour seul interlocuteur. Ma tendance à l’éxagération… Tu vois bien que j’en ai eu quelques autres, d’âpres interlocuteurs, ici même (rires) Et promis, vais m’intéresser davantage à Doumbi Fakoly.
Yes sir, un très grand Drogba l’autre soir! Et ç’aurait pu être plus fort encore. Je me souviens notamment d’un grand pont tenté et réussi à la vitesse de l’éclair en 2ème mi-temps, et qui aurait mérité d’aller jusqu’au bout.
Sûr, on attend en effet le grand ménage en Cataluna… Et aussi de voir si tu ne fais pas un trop gros pari sur Drogba ;o)
@++
”pacifiste je suis, et pacifiste je resterai”, ou ”européaniste je suis, et européaniste je resterai”, ou alors ”communiste je suis et communiste je resterai” (ce ne sont que des exemples!), est-ce que cela fonde une essence? That’s the question…
hoho besoin d une philosophe de pacotille a vot service .. qu est ce que l essence alias esso ssss
de quel essence parlons nous ? l essence lié a une terre qui tel les corse pose un Etre Corse un etre lié a la terre ! , ou l essence lié a une idéologie tel le communiste qui pose un idéal et tente d y parvenir , alors que l etre corse pose une réalité passé et essayer de la maintenir , deux dynamique contraire , et la pacifiste dans tout ca me direz vous , c est un choix moral qui n est pas une idéologie ni lié a une tradition mais un instint religieux ! un fondement , une ame non violente , celle qui tend la joue quoi que l on nous fasse meme le pere , pardon le pire .. cé l essence de l etre-agneau d ou l on tire une fameuse cotelette ... comme l essence precede l existence nous somme donc obliger de poser notre essence avant d exister socialement !! fils de zulu zulu tu saura !! ... hé bé non cé fini tout ca , c est comme l identité sexuel on peut plus réduire cela au sexe quand on parle de rapport de sexe dans une société ... les seul a pouvoir dire que le créole est un compartiement de l afrique sont généticien .. ils peuvent meme dire que les amerindient sont un compartiement de l asie ..
il parait que la plus grand communauté “Negre” hors d Afrique est a bahia au brésil!! .. peut on dire a un brésilien de quelque province qu elle soit qu il est un compartiment de l Afrique ? alors qu ils sont pourtant beaucoup noir !! ...
pkoi est ce surtout les habitant des iles que l on astreint a s accrocher aux continent Africain et pas au noir du brésil par exemple , peut etre parcqu il sont deja sur un continent non ? .. une nouvelle population est né , la synthese d une dialectique qui n est plus ni negre ni africaine ni latinos , cé la resultant d un triangulaire , c est en rapport avec les vecteur , y a un nouveai vecteur qui cumul plus force directrice d axe differente , cé kler ? , un lac n est plus un océan , il a sa vie sa propre vie autonome , cé plus de l eau salé meme si a l origine ce fut une partie d un océan plus vaste qui c est retiré , l antillais n est plus africain , le cordon ombilical est rompu .. le sang ne prouve rien ni la peau , aucune essence sanguine n est viable sur cette terre ou on fini par tomber sur une variante du peuple elue !! ..
Si donc on peut aligner à souhait tous ces “ bidule je suis, bidule je resterai” concluons définitivement qu’il n’y a pas d’essence qui soit “greffable” à l’Humain. ça m’ennuie toujours un peu de dire ces choses faussement savantes mais ki ont déjà été moult fois dites et réitées par la sociologie historique allemande notamment(que MBEMBE lui-même apprécie tant). Négritude est simplement une arme de rhétorique utilisée par Césaire et ses amis dns leur combat, celui de sortir le Noir du mépris où il était. Et là j’utilise à dessein l’imparfait. Car aujourd’hui à part les nostalgiques d’un âge à jamais perdu personne ne pense plus vraiment que le Noir soit plus ceci ou moins cela du fait de sa négrité. J’ai une sainte horreur des gens qui discutent de sujets en voulant absolument être en accord avec tel ou tel “grand savant” qu’ils “fétichisent”. Moi je n’ai pas lu Comte, ni Tonnies, ni même Simmel. Mais je pense que Noir, Jaune, Blanc, Hybride ou n’importe quoi l’être humain n’a pas d’essence mais se construit socialement. Oui je pense qu’il n’y a pas de communauté nègre, ça n’existe pas. Il n’y a même pas de communauté corse; et est corse toute personne qui choisit d’y vivre selon ce qui s’est imposé historiquement comme “l’identité corse”, laquelle est d’ailleurs une parfaite illusion. Mon collègue Bruno Blanc Français se sent plus sénégalais que Français et vient même de prendre la nationalité sénégalaise. Au nom de quoi il serait moins tributaire de la fameuse “négritude” qu’un africain-américain de Manhattan ou NY qui ne sait même pas situer l’Afrique sur une carte? Moi quand je dis que je suis Nègre c’est uniquement pour provoquer. Mais je n’y vois absolument pas un critère de différenciation qui soit autre que la couleur de peau. La déclosion doit commencer par la rejet des intelligences d’enmurement, parce que construire des murs entre les “essences raciales” et/ou “identitaires” c’est marcher vers le passé. C’est en Afrique du Sud qu’ils sont en train de récolter nos ADN pour reconstituer l’arbre généalogique de l’Homme. Je parie qu’on me trouvera des cousins Argentins plus proches de moi que mes compatriotes Douala venus du Congo après le 12ème siècle.
“L’Afrique, ce double monde dont nous savons que le temps viendra”
Merci à Achille Mbembe pour cette note d’espoir. Je me suis tant habitué à son spleen à la tonalité heidegerienne à propos de ce continent...J’ai finalement appris à aimer ses colères!!!
Et puis il est sans cesse débout comme la négraille dont parlait le grand homme qui s’en va…
Oui nous vivrons:!
Que Césaire fasse en paix son chemin!
“"” J’ai une sainte horreur des gens qui discutent de sujets en voulant absolument être en accord avec tel ou tel “grand savant” qu’ils “fétichisent”. Moi je n’ai pas lu Comte, ni Tonnies, ni même Simmel. Mais je pense que Noir, Jaune, Blanc, Hybride ou n’importe quoi l’être humain n’a pas d’essence mais se construit socialement. “”
tout a fait , tout comme le racisme d ailleur ! donc l etre humain tout comme le racisme se construisent tout deux socialement , ce qui en gros s applique a tout donc a rien !! merci pour votre apport qui ajouter au miens nous plonges dans le vague l inutile et l incertain !! au suivant !!
oui mais non petite naine en colere , l homme construit socialement une essence en attribuant a certaine partucularité physioloiguqe tel une substance épidermique ou hormonal une importance social crucial , il créer lui meme ces essences , c est un µArtisant qui pense son chef d oeuvre avant de lui donner vie , corps !! matiere , ainsi en est il de l anti sartrienne que je suis , l essence precede l existence social !! .. voila , c est tout a fait le fin mot de l histoire....
within13 , judas n est pas judas , ceci n est pas une croix ! ...
il n’y a rien dans la Nature et tout est dans la Culture. Les féministes aiment à dire que la Nature n’est pas naturelle. C’est vrai.
Merci à Achille Mbembe pour cette note d’espoir. Je me suis tant habitué à son spleen à la tonalité heidegerienne à propos de ce continent.
C’est un complot pour faire élire MBEMBE président d’afrique du sud ou quoi? L’autre dit qu’il ne veut plus discuter et boire qu’avec MBEMBE, et là toi tu dis qu’il t’a laissé une note d’espoir. Vous allez demader par vouloir épouser sa fillette. Tu as 10 ans ou quoi? La note d’espoir elle existe depuis les Gandhi,les Marcus Garvey, les ML King,les Césaire… pas depuis une semaine coco. C’est chacun de nous qui porte au creux de ses mains les clés de ce monde et qui ouvrent un grand destin. C’est pour cela que chaque parole de paix entre les races est un chemin qui rend meilleur les Hommes qu’on fera demain. C’est pour ça que les mots sont des armes miraculeuses. Arrêtez de faire comme si vous découvrez Jésus Mbembé Christ! C’est quoi ce délire? MBEMBE n’est pas Heideger. Il est lui-même et puis c’est tout. et rien ne dit que Heideger est plus brillant qu’Achille. Arrêtez vos trucs d’intellectuels ou il faut toujours nous sortir les heidegerienne, les sartrienne, les tchakienne et tout. On va s’estasier jusqu’à la saint “bling bling” ou quoi? Non mais oooooh!!!
non mais oh cé vrai quoi arretez de faire les intellectuel , surtout quand on sait qu heidegger fut l anti these d Hegel ....!! que l un pensa l etre en perpetuel mouvement et toujours inachevé hors des catégorie voir meme hors du temps et que l autre en fait un objet fermer sur lui meme , un syteme clos ou les formes les catégoris sont posé définitevement figé distincte l une de l autre , pour heidegger les catégorie sont au fond faite pour etre depasser , traverse , on peut toujours aller de l une a l autre , trouver une faille !!
avec hegel on fini imaquablement par le choc des culture car chaque culture est close sur elle meme tant il est omnibuler par les catégorie et la logique : tandis qu heidegger lui rejette cet esprit catégoriel il tente tjr de poser des connexion entre les catégorie pour les liberer les ouvrir et en quelque sorte les rendre eternellement inachavé !.... pour Hegel la synthese des opposition s accompli dans l Esprit la pensée alors que pour Heidegger la synthese ne peut que s acomplir que dans l action !!
suffit pas de les citer faut aussi savoir les inscrire pour en tirer cette subtance cerebral fondement de tout essence , chui forte hein ?
la negritude ce reductionisme Africain
il est bon de signaler au apprentit economiste que la minorité de colon blanc au zimbabwe participait pour plus de 80 pourcent a la richesse economique du pays , le pnb etant lié a l inflation il est donc normalement de retrouver dans le equation un ecart c est a dire un effondrement , c est lié a mugabe mais au départ des colon blanc !! .. donc y a rien de surprenant a voir que les indicateur economique du pays s effondre quand on leur dit de foutre le camps , la liberté a un prix !! c est ce qui rend l emancipation si difficle , la liberté n apport pas de richesse matériel , c est l erreur des mouvement de décolonisation , d avoir oublié de préciser au peuple que l indépendance n est pas une recoltle mais une semance !!!
voila cé fini vous m avez fatiguée sérieux j ai trop faim !! mo corps me rappelle a l ordre je depose donc mon cogito de coté et vous libere , repos !!
fait comme si vous aviez rien vu me suis gourré , zapper !!!
turned42
D.O.W. (Post 70),
« Euh...c’est toi qui as le 69 dis-donc! J’espère que cela n’a pas trop influé sur ton imaginaire au jeu des initiales “D.O.W.” ;o) » Lol !
Cette émission du Camarade Georges Marchais m’a subjugué. Franchement, si jamais le Breton Jean-Marie Le Pen (avec plus de ridicule dans les propos de ce dernier tout de même) venait à passer de vie à trépas, la classe politique française sera totalement vide de tribuns. Car des comme ça, ça ne court pas les rues. Qu’on soit en phase avec leurs opinions politiques ou pas. Marchais n’a pas accéder au pouvoir tel que nombre de candidats à la présidentielle le visent, mais son humilité m’a toujours frappé. Je ne veux pas être méchant, mais Ségo et Flamby qui disent défendre le peuple, les prolos etc. habitent quand même Boulogne Billancourt, tandis que le Camarade Georges a fini sa vie chez lui, là où il l’a passée, à Champigny sur Marne. Ce n’est certes pas un bidonville, mais c’est loin de Passy, Neuilly/Seine etc.
« Et promis, vais m’intéresser davantage à Doumbi Fakoly. » Si tu es chrétien, juif ou musulman, j’aime autant te prévenir : sur le plan religieux, il ne te fera aucun cadeau. Pour le reste, je n’ai pas encore lu tous ces ouvrages, mais un homme aussi radical que lui, sans concessions, qui traite le dialogue de cultures de leurre, ça vaut en effet le détour de s’intéresser à lui. Enfin, tu jugeras sur pièces. Je dois le revoir en juin afin qu’on aille plus loin dans nos échanges et surtout dans ma quête perpétuelle d’apprentissage.
« Yes sir, un très grand Drogba l’autre soir! Et ç’aurait pu être plus fort encore. Je me souviens notamment d’un grand pont tenté et réussi à la vitesse de l’éclair en 2ème mi-temps, et qui aurait mérité d’aller jusqu’au bout. » Tu l’as dit, Don D.O.W., ce soir-là, le gamin d’Anthony a tutoyé les dieux.
« Sûr, on attend en effet le grand ménage en Cataluna… » Le glas est donné sonné, comme dirait Honoré Ngbanda Nzambo Ko Atumba.
« Et aussi de voir si tu ne fais pas un trop gros pari sur Drogba ;o) » Pari risqué en effet, mais je crois que le ballon d’or de Drogba dépend d’abord et avant tout de… Ch. Ronaldo. La C1 remportée par Chelsea, bon ou mauvais match de Drogba, Euro2008 ratée par le lusophone, et Didier gagne le trophée. Ce n’est pas le cœur qui parle mais une froide réalité. Les années paires, il faut sortir soit du mondial soit de l’euro pour gagner ce prestigieux trophée. Sinon, ce sont les titres qui parlent. Il y a tellement de titres décernés que j’ai trouvées comme injustes (Papin en 91, Ronaldo en 2002, Sheva en 2004, Canavarro en 2006 etc.). Après la compétition estivale, c’est difficile pour un player de rattraper le retard, à moins d’éblouir le monde comme Marcel Van Basten en 1992 qui (à mon humble avis) grâce à ses 4 buts en C1 face à l’IFK Göteborg « terrassa » le pauvre Hristo que tout le « monde » voyait ballon d’or. Cette année, avec la formule élargie, jury du monde entier, peut-être que ce sera moins eurocentré et que d’août à novembre aussi, ça va compter. Enfin, on verra bien. Sinon, raisonnablement, au stade actuel des choses, les yeux fermés, les tympans bouchés, je le donne à Ch. Ronaldo. Sans hésitation.
@+, M82
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