Derrière les livres, par Dany Laferrière
Posté dans: Portraits d’écrivains | Par Alain Mabanckou | le 13 Nov 2007 à 9h16 | Lu 9110 fois
Dans sa célèbre chronique qui paraît chaque semaine dans La Presse (le grand quotidien de Montréal), notre Dany Laferrière a croqué quatre écrivains, une manière de voir ce qu’il y a derrière les livres – et c’est d’ailleurs le titre de sa chronique dont nous reprenons ci-dessous un large extrait, la partie introductive que nous n’avons pas reprise parle du travail de l’écrivain, de cette cuisine longue et délicate qui fait le roman...
Derrière les livres (extraits), par Dany Laferrière
Mistral
Il m’a téléphoné, un soir. Il voulait que je le rejoigne quelque part. Une voix haut perchée, dans un corps d’adolescent qui a grandi trop vite. À l’époque, il était dans sa période Bukowskienne. L’écrivain qui fait corps avec son oeuvre était, pour ceux de la génération d’après-guerre, Louis-Ferdinand Céline. Pour les jeunes écrivains des années 90, ce fut Bukowski. Alors, j’ai retrouvé Mistral dans un bar miteux où il buvait ferme. Je l’avais déjà aperçu, avec son chapeau mou et sa moue de starlette ennuyée, dans les hebdomadaires gratuits. Il a voulu qu’on se rende chez lui, pas trop loin. On a pris la rue Sherbrooke. Il faisait déjà noir quand un type en fauteuil roulant a foncé sous les roues de la voiture. J’ai freiné à temps. Pendant tout le trajet, et des années plus tard, c’est cette histoire qui s’est logée dans la tête de Mistral. Il riait en tapant des mains sur le tableau de bord. Et il revenait sur l’incident durant toute la soirée, le racontant à chaque nouveau venu. C’était la même faune bigarrée qu’on voit dans son dernier roman (Léon, Coco et Mulligan, Boréal, 2007). Ce qui semblait l’intéresser, c’est le fait que le parcours humain soit si imprévisible. Si cet accident avait eu lieu, on se demande quelle influence cela aurait eu sur son écriture, sur sa manière de voir le monde. Mistral donne l’impression d’attendre toujours fébrilement un accident. On n’a qu’à ouvrir son roman pour sentir cette terrible attente qui empoisonne la vie de ses personnages. Pour Mistral, l’inacceptable c’est qu’il n’arrive rien. Mieux vaut se faire casser la gueule, comme Edie, par le premier venu.
Dantzig
Je l’ai croisé à Dublin. Il était, comme moi, invité à parler de Joyce chez Joyce pour le centième anniversaire de naissance de l’auteur d’Ulysse. Des spécialistes de Joyce, venant du monde entier, prenaient place autour de la table. Que peut-on dire dans un pareil cas? J’ai simplement admis que je n’avais jamais lu Joyce. Charles Dantzig prenait part à la discussion. Il semblait complètement désarçonné par mes propos, car mon ignorance ne m’a pas empêché de discourir sur Joyce. Moins on sait, plus on est libre.
À mon retour à Montréal, j’ai trouvé un mot de lui, me disant qu’il est éditeur chez Grasset et qu’il aimerait me publier. On s’est retrouvés, dans un café, toujours le même, à chacun de mes passages à Paris. Comme ses livres, Dantzig est snob sans être mondain, léger sans être bête, sérieux sans être ennuyeux. Il a publié cet étonnant Dictionnaire égoïste de la littérature française (Grasset, 2005) qui a fait de lui le nouveau Bernard Frank en ville. Il semble écrire sans prêter trop attention à l’histoire qu’il raconte. Une manière devenue si rare qu’elle semble inédite dans un monde où on veut tellement que l’autre sache qu’on a sué. Dans son brillant dernier roman (Je m’appelle François, Grasset, 2007), il joue avec les multiples masques d’un homme qui n’a peur que de la solitude. Dois-je rappeler que le contraire de la solitude n’est pas forcément la multitude.
On reste fasciné par une telle agitation identitaire tout en se demandant ce qui peut bien motiver quelqu’un à courir ainsi. C’est en lisant ce roman que j’ai compris l’étonnement de Dantzig à Dublin. François, son personnage, prend toutes les identités, et moi, j’ai abattu mes cartes avant même que la partie ne commence. À ses yeux, c’est la même chose. Ce qui est plus intéressant, c’est que j’ai retrouvé dans le roman la respiration rapide, les gestes secs et le long regard panoramique de Dantzig.
Mabanckou
La première fois que j’ai rencontré Alain Mabanckou, il était un jeune écrivain furieux de devoir attendre son lectorat. On était assis au Salon du livre de Paris, et il regardait passer ses futurs lecteurs sans que ceux-ci ne le repèrent. De temps en temps, il laissait éclater un grand rire pour calmer son angoisse. Le problème, c’est qu’il était le seul à savoir qu’il portait en lui ces romans qui allaient le rendre célèbre. Il était beau, il s’habillait bien, il avait déjà écrit de bons livres, mais ce n’était pas suffisant. Pour devenir connu à Paris, il faut aussi un éditeur connu. Mabanckou rongeait son frein. Il regardait les autres le doubler sur la droite. Je ne sais pas à quel moment, il s’est refugié quelque part pour oublier toute cette mondanité, et il a écrit le livre qui germait dans son ventre depuis si longtemps (Verre Cassé, Seuil, 2005). Il nous racontait ses autres livres, jamais celui-là. Un écrivain sait toujours quand il porte en lui quelque chose de plus grand que lui. Je le revois encore, à Djaména, le regard lointain et nostalgique. Aujourd’hui, on l’invite partout. Et ses lecteurs font la queue pour le voir. Il a sorti, de son ventre, un autre livre: Mémoires de porc-épic (Seuil, 2006). Ce fut le gros lot du Renaudot.
Et là, il veut simplement se faire plaisir avec cet essai sur l’un des plus importants écrivains américains de la fin du XXe siècle: James Baldwin. Lettre à Jimmy (Fayard, 2007), c’est à Los Angeles, où il enseigne, qu’il l’a écrite. Il restitue avec une grande tendresse le parcours de ce jeune Noir de Harlem, maigrichon et homosexuel, qui n’a de cesse d’ouvrir grand ses yeux globuleux sur un monde en feu. Baldwin n’avait pour affronter son époque que ce style (des phrases sifflantes et étourdissantes) qui lui venait des discours apocalyptiques des pasteurs de Harlem. Mabanckou fait monter James Baldwin sur le podium, à côté de lui. Ce même Baldwin qui lui a tenu la main quand il était encore dans la glaciale solitude de l’écriture.
Benyahia
Il y a quelques années, j’ai reçu, à Miami, un paquet de nouvelles intrigantes d’une certaine Sonia Benyahia. Vous ne la connaissez pas encore? Cela ne saurait tarder, car elle vient d’écrire un joli bouquin avec un titre saignant (Les couteaux à pain trouent les seins comme rien, Leméac, 2007). Laissez tomber les couteaux et les seins qui ne font jamais bon ménage, et prenez le pain. C’est du bon pain, je vous le garantis. Pendant que j’y pense, il y a des boulangers qui s’amusent à faire du pain en forme de sein. Comme ces derniers travaillent la nuit, il faut les imaginer en train de fantasmer pendant que les braves gens dorment. C’est écrit au couteau. Un mince bouquin, mais on a l’impression que de nouvelles histoires s’ajoutent au fur et à mesure qu’on avance dans la lecture.
Cela prend un temps avant de comprendre qu’elles viennent de nous. Il y a des trous dans le livre et on les remplit à la place de l’auteur. C’est une astuce, et Benyahia sait écrire si elle danse ainsi avec son lecteur. Si j’étais vous, je laisserais tomber beaucoup de ces gros livres qui tentent de nous en mettre plein la vue pour me précipiter sur ce mince bouquin drôle et désenchanté.
Copyright Dany Laferrière, La Presse, Montreal, Dimanche 11 novembre 2007

(204) Commentaires
“ Partout nous broyons à coups de mitraille les civilisations différentes de la nôtre, que nous dédaignons a priori sans rien y comprendre, parce qu’elles sont moins pratiques, moins utilitaires et moins armées. Et, à notre suite, quand nous avons fini de tuer, toujours nous apportons l’exploitation sans frein”
Pierre Loti ...! 1921 c est pour ca aussi qu on a temps voulu le réduire son oeuvre a celle d’une folle exotique
les oeuvre d art sont fondamentalement contextuel , elle ne sont pas abstraite c est pour cela que les analyse des critique d art sont débile , trop de formalisme et de tentive de catégorisation , alors que les oeuvres d art son inclassable , et si on est incapable de plonger dans l oeuvre alors c est pas la peine d expliquer pkoi on aime pas ! les critique doivent se contenter de deux mode .. j ai aimé parceque .. ou alors je ferme ma gueule parce que j ai pas compris et que j ai été incapble de pouvoir me fondre dans la peau de l Auteur ... !
apres la justification de son incapacité a faire preuve d empathie concerne l etrangeté qui caratérise les esprit borné et etroit qui ne peuvent osrtir de leur coquille qu a la seul condition qu on leur tende une feuille de laitue prémaché ! .. ainsi parle la reine des nouille et vous emmerde si vous etes pas content , c est la greve putain ca fé deux jour que j ai pas été au boulot va me falloir un arrete de travail ..
PS : kidi .. entre 0h55 et 2h c est pas le trou noir mais les yeux rouge : le syndrome du lapin albinos , ma encore bien niké sur ce coup celui la
Moi, il me semble que c’est tellement simple: j’évalue le Céline romancier, mais également le citoyen Céline. Le tout, je crois, est de comprendre que ces deux jugements se font séparément, et que l’un n’influe pas sur l’autre. (Sauf évidemment si la matière romanesque de l’auteur, recèle des relents idéologiques...).
c est etrange ce que tu a ecrit la DOW ... j ai l impression parfois que ce qui lie l idéologie a l art c est surtout la perception que les lecteur ont d une oeuvre , et au final cette distinction que je trouve entre céline romancier et céline citoyen est un peu trop abstraite ...
N-J, je sens que je vais finir par être tout à fait contre toi walaï-faforo! Tu écris: “d ailleur l anedotcte est fameuse , il fut le seul académicien a pouvoir executer un salto arriere lol , c etais pas un sclérosé du cul ni de la cervelle , j adore loti c est meme lui m a donné envie de venir vous faire[...]”
Voilà qui nous donne une image plus dynamique de l’académie française. Je vais demander à Assia si elle peut me faire un salto arrière. Je sais déjà que je ne peut pas compter sur Jean d’Ormesson !
alors autre anedocte fameuse , il aurait envoyé une foto nue a tout ses collegue académicien , c est pas Giscard qui osera !! ..
sinon Dow je crois que tu adorde céline comme un dualiste ; tu l a réduit en deux entité irréductible c est seulement ainis que tu peux porter deux jugement distincte , ou alors plus subtil tu la fé a la manbanckou , en phénoménologue de l Art , tu sais l expérience dans ce qu elle a de plus singuliere , dans son expérience immédiat , la mettre entre parenthese , la réduire en une visé et non plus dans sa totalité ! il parait que les moniste come moi ne peuvent etre critique d Art c est con j ai ratée ma vocation j aurai pu me faire plein de fric , quel type de propriété applique tu a l oeuvre de Céline Dow ?
t es deja tout contre moi BK ; vé te faire la grande roue dans mon monopiece en monokini en et monopoliser ton attention l espace d un instant pour que tu daigne deceler en moi les prémisse d une Désse en gestation ! . ca sera pas par la cuisse de zeus que j emergerai a ce monde !
C’était la belle époque. J’ai retrouvé une collection de photos de cette époque où l’on voit les jeunes Africaines à peine sortie de la pubertée, les nénés qui montrent du doigt le sexe d’en face. Ils en raffolaient nos champions de l’exotisme. ZLoti avait un abonnement au borel chez les signare apparemment, avec la positio du missionnaire pour tout crédo. Le père Allégré s’y était mis aussi paraît-il !
laisse tombé les becasse et vient manger des fraises bk , plonge toi dans le paradoxe de venerer la forme de ceux que tu deteste dans le fond , tu es toujours a t agiter sur la metaphysique des Trou , a quel moment commence le trou , est ce là ? le bord est le debut du trou ou la fin , c est passionnant bk , dommage que tu enseigne a des enfants tes convicition plutot que l envie de lire .. moi a la longue tu es comme ces mauvais vin blanc plein de sulfate , tu vois il y a l expérience esthétique d une oeuvre et puis sa réalité d objet d Art .. pour dérivée sur la politik on comprend pkoi l afrique n arrive pas a poser la stabilité politique , vous etes toujours a chercher la perfection divine ! vous etes comme les juif a attendre le messie ou un roi , c est pour cela que les sioniste ont été une necessité ! prendre son destin en main et ne plus le remettre a la sainte providence en subissant siecle apres siecle ! .. accepte l homme comme il est .. avec sa animalité , ses defaut ses erreurs ses errement ses lutte d instinc et ne pose pas l horreur des que ton esprit de lettré ou Ethique et gout , beau et bien son lié a jamais .. avec des gens comme toi on comprend pkoi la littérature devient chez les enfant un corvé entre les lecon d algebre et les recitation devant un tableau noir ou la tete dit oui mais le coeur non ..
Remarque Dany Laferrière disait très justement à propos d’une conversation autour d’Ulysse de Joyce, que c’est parfois quand on en sait le moins qu’on est le plus créatif dans l’analyse...Mais je ne suis pas certaine que cela marche à tous les coups.
ce qui marche a tous les coups c est de commencer par savoir qu on ne sait pas . c est deja un bon debut kidi , ca t évitera peter plus haut que ton qi ..
bon je file chez toubib ciao !
Si tu savais que c’est à travers les fraises que j’ai goûté les lèvres d’une femme pour la première fois ! Tu ne crois pas si bien dire. C’est tout à fait le contraire, je suis plutôt tonton cristobal de la lecture. Dans le genre à permettre aux gamins d’aiguiser leur curiosité intellectuelle. Je n’ai jamais fait de La Lecture mon crédo. Je crois que Les lectures n’existent et n’exitent que dans l’infinité des possibles qu’elles nous offrent. Je suis pour la quête des SENS et non du SENS. C’est pourquoi, je me sens tout d’un coup tout à fait contre toi, doudou. Pourquoi m’enfermes-tu tout d’un coup dans un cadre ?
“pourquoi ne pas accepter et jouir ici de toutes ces petites touches multicolores” tu demandes un trop ! Dans ce domaine les privilèges ne sont pas encore abolis, suit mon regard Kidi Wanda. Vraiment j’ai une grosse envie d’être contre toi N-J. Peut-être que tu te décoinceras.
Je t’apprends que devant les enfants ce sont des écrivains, des conteurs qui interviennent, je ne suis que celui qui met tout en musique. Alors, si tu as des coups de bâtons à donner, ces aux écrivains qu’il faut le faire. Je peux en toute amitié te fournir la liste de ceux qui ont déjà sévit auprès des enfants. Je le fais bénévolement. Je ne suis pas payé pour ça ! je ne m’appelle pas Bizarre !
B-K, je suis comme toi, je n’ai jamais été payé, je te jure, pas même un zolty, pour faire ce genre de boulot que je respecte. Je n’en ai tout simplement pas les compétences nécessaires. Je patage avec beaucoup d’autres intervenants ici, comme toi, une petite passion pour la lecture. Kidi, derrière les écrivains, il y a surtout l’humain, donc beaucoup de merde aussi. Arte avait diffusé un documentaire sur Tolstoï (ah, il a eu la chance de connaître les débuts de la médiatisation par l’image). Et ce qu’on découvre dans ce documentaire, c’est que ce créateur exceptionnel était aussi un homme odieux surtout à l’égard de son épouse, il l’a été jusqu’à sa mort (presque un suicide dans une petite gare enneigée). L’une des leçons que j’ai retenues, c’est qu’il vaut mieux ne pas trop connaître, directement ou par des spécialistes interposés, la réalité humaine des créateurs, surtout si on les admire. Cela évite qu’à un moment, l’ombre de leur vie ne se projette sur l’éclat de leur oeuvre. On pourrait poser les mêmes questions sur toutes les catégories de personnes qu’on a idéalisées ou même divinisées grâce à l’expression géniale de leur intelligence, de grands scientifiques, philsophes, etc… Je pense que la réponse pourrait être la même: ce sont des humains. C’est Marx mettant son cerveau au service des ouvriers mais faisant un enfant à sa bonne (en ayant en plus honte de le reconnaître: abus du pouvoir, exploitation sexuelle d’une prolétaire) ou s’indignant que sa fille lui annonce qu’elle veut épouser un ouvrier. C’est Sony Labou Tansi dénonçant les dérives de l’État mais qui ne refusait pas la complaisance de cet État à son égard (il désertait par exemple le collège où il enseignait pour ses tournées, mais conservait son salaire, parce que l’État l’avait décidé ainsi), donc il n’était pas un citoyen exemplaire. Les créateurs mis à juste titre sur un piédestal grâce à leur oeuvre retombent généralement au plus bas niveau de l’humain si on les soumet à l’examen de la vie dans sa complexité. Comment cela aurait-il pu en être autrement quand on sait que dans leur ventre, il y a ce qu’il dans notre ventre à tous? Pour les aimer, on fait un effort pour ne pas ouvrir en public leur panse. Il y a comme une petite indulgence à leur égard. et cela aussi c’est normal. On les croit au-dessus et on ne les juge pas comme n’importe qui. C’est Althusser étranglant sa femme: délicieuse folie d’un grand philosophe qui écrit ensuite un livre sur sa propre folie, avec l’exigence rigoureuse de l’esprit de philosophe. Allez, c’est à l’égard de l’humain que nous devons être indulgent. C’est pour ça que l’antisémitisme de Céline par exemple ne m’a jamais empêché d’aimer ce que j’aime de son oeuvre, de moins aimer ce que j’aime moins dans son oeuvre.
y a rien derriere l ecrivain a part son q , c est devant qu il faut regarder ! ce que nous lecteur on recolte kidi , alors m en veut pas de sortir les colt et t offrir une saint valentin sanglante , je suis une pretresse profondemment triste , d une tristesse sans fin jusqu a plus soif je transpire tellement cette tristesse que je prefere etre traitée de sauvage que de primitive , une secrétion acide comme dirait novalis et non la satisifaction d un gout , d un appetit ! ...
garde ta dignité de comptoir de bar qui consiste a prendre le pourobire sans jamais dire merci ...
T’inquiète les bistrots ne sont faits que de cela, des estropiés ou des bancales de la vie, comme dirait Alain,
ben tu dira au dénommé alain qu il confond Bistrot et rue ! et que réduire les bistrot a des lieu ou errent estropié et bancal de la vie c est réduire la littérature a une production de nevrosé ou de psychotique ! .. et qu a mon avis les estropié de la vie n ont meme pas cette chance que de pouvoir entré dans un bar ! aussi sordide soit il , cela reste un lieu de vie au pluriel alors que la solitude est le lot de ceux que la vie a blessé ...
Tu vantes l’écriture impressionniste d’un Loti, pourquoi ne pas accepter et jouir ici de toutes ces petites touches multicolores, pourquoi vouloir systématiquement les passer sous le rouleau compresseur. Tu nous fais parfois rire NJ, mais tu es triste comme le disait avant moi déjà quelqu’un ici.
je prendrai cela comme un compliment ...
l Erreur de Marx c est en premier lieu d avoir considerer a la suite d Hegel que l Histoire pour etre devait etre Ecrite ! .. alors de tite live a odil tobner c est la meme connerie depuis le début ... ce qui a changer dans l altérité je pense kidi c est qu au final a l epok de lit l autre c etais au dela des frontiere et aujourd hui c est celui qui est la limite a l interieure extériorisé de facon urbaine par la banlieu , comme ces camps de rom ou ces hlm , on est obligé pour eviter le racisme de se mettre dans une position evolutioniste et considerer que l hybride , la metamorphose , la chenille c est la seul facon d aborder l autre qui sabode notre propre identité , ... ce qui est regretable avec l hote de ces lieux c est qu il a fait coincider l animalité avec les estropié de la vie et le smet en scene les bar en bordure du centre ville ou dans un village eloigné de la capital ,les bar de banlieue , ceux qui sont au bout d un pays dans ses port loin de la circulation et du bruit de la ville ... un havre de desespoir !
nous les etre triste qui peuplons la nuit somme malade de vos discours ! ...
Mbote Mister Ric the webMASTER, merci d’avoir changé le système de numérotation des commentaires. Maintenant, ce serait génial de pouvoir arriver sur l’intervention récente en question et non sur la première page du sujet quand on clique sur un des “commentaires récents” justement…
Les piliers de bars sont exigeants, n’est-ce pas ?
Kidi tu es bien gentille. Poussons la logique de Bizarre jusque dans ses derniers retranchements : Hitler est écrivain, il a écrit Meinkampf ! Nous devons être indulgent avec lui, ce n’était qu’un homme n’est-ce pas Bizarre ? Vous me faites peur Bizarre !
Bizarre, il faut arrêter de jouer avec le feu Prométhéen, en étant complaisant avec les auteurs !
Bizarre si tu prônes l’indulgence avec les écrivains, les philosophes, les hommes politiques et leurs nègres de service, alors soyons indulgents avec Bruckner, avec le “black,black,black” de Finkielkraut, avec les inepties de Guaino...
tous les homme politique de sont pas des ecrivain et tout les ecrit ne sont pas des oeuvre d Art .. y a juste a nous relire pour bien saisir que parler d ecrivain c est deja partir en couille ...:!
Les meilleurs morceaux de la littérature sont ceux qui savent croquer avec justesse l’humain, jusque dans ses plus bas fonds. L’écrivain lui
en gros tu es en train de donner un role fonctionnel a l acte ecrire .. ? ne doit etre publier que ”ceux qui savent croquer avec justesse l’humain” au final tu adopte la position des intello qui donne de la valeur a ceux qui n en a pas toujours et considere hérétik tout ce qui ne cadre pas avec ta perception de l humain ... si tous le monde avait agit comme toi ls 3/4 des livres n aurait pas été publier ! je pense pas que finkielkraut soit gobineau .. faut arretez de diaboliser a outrance meme si c est dans l air du temps .. ce qui caratérise un Roman par exemple c est pas une valeur intraseque au roman .. tton rapport a un roman de loti se base sur ton expérience esthétique particuliere , alors vois tu , soit tu t acharne a cerner ton expérience de l art quelque soit l objet auquel tu te confronte soit tu saisi l oeuvre d art en elle meme c est a dire en fonction de son environnement qui est le seul a pouvoir lui donner un sens ! .. saisir avec justesse l humain c est un préjugé Scientiste
Kidi tu es bien gentille. Poussons la logique de Bizarre jusque dans ses derniers retranchements : Hitler est écrivain, il a écrit Meinkampf ! Nous devons être indulgent avec lui, ce n’était qu’un homme n’est-ce pas Bizarre ? Vous me faites peur Bizarre !
l exemple classik qui montre que bk mets surtout en scene des conte pour enfant avec son instrument de prédilection .. le pipo
j admire l analyse comparative lol .. de Mein Kampf a loti en passant par celine et finkielkraut bravo !! avec vous on peut considerer que le programme du PS est un Roman , aller donc prefacer le prochain opus d Odile tobner .
N-J, je te laisse le monopole du pipo. Je crois que Kidi a raison de dire que tu cherche la baston et Ko. S’il n’est pas acquis que tu ais la science infuse la connerie infuse personne ne peut t’égaler. Encore un peu tu vas nous sortir le coup du “détail”. Tu disais de Kidi qu’elle pète plus haut que son Q, j’ai bien peur que ce soit toi qui le fait avec beaucoup de talent, en articulant avec les fesses !
avant de m accusez de faire des raccourci je te conseil de suivre l ethymologie de ce mot “ justesse” rien de plus rien de moi ...! ca t evitera d utliser des mot aussi ambigue que justesse ! ...
le propre de le justesse c est de ne pas etre souillé par l erreur ! .. et tu parle littérature pas mathématique ! .. alors modifie tes propos et evite d utiliser le mot justesse comme catégorie pour juger la valeur d une oeuvre d Art a moins que ce soit une sonate .. tu es epr
N-J, tu arrêtes, s’il te plaît tes provocations et tes raccourcis à deux Q. Ok ! Y en a marre de tes conneries !
tu es .. (suite ) tu es comme Bk , prisonnier de vos paradigmes du verbalisme et de la découverte que l homme est la mesure de toute chose et que la justesse n existe pas dans la littérature , c est le domaine des exces de l hybris fille de diké , le conflit la guerre l etincelle des armes qui s entrechoque le rire diabolik d une hyene avec d attention délicate et , puis franchement bk danser avec le q c est un art que peu maitrise et aucun de tes conteur ne pourra allumé les yeux d enfant comme j ai pu le faire ! .. ne racontez pas des conte pour les enfant dans bien des cas ils sont plus intelligent que vous car eux savent que le pere noel est un poivrot
Kidi, ne répond pas. C’est son heure du délire ! Elle va merder à max. Puis passée la crise, elle va se faire doucereuse ! Cette porteuse d’eau de la littérature anti-sémitique et raciste commence par me sortir par les trous du nez !
“ils sont plus intelligent que vous car eux savent que le pere noel est un poivrot”
Merci pour le compliment ! Tu nous donnes enfin la mesure de ce que tu es véritablement : un dictateur de la lecture unique, peintre de merde.
B-k considère que toute personne qui a publié un livre est un écrivain. mais hegel n’est pas un écrivain, aristote et platon ne sont pas des écrivains. ce sont des philosophes. les écrivains, c’est une catégorie au sein des personnes qui publient ou pas des livres. C’est d’abord la catégorie des créateurs réels ou supposés de valeurs esthétiques: romanciers, nouvellistes, etc. Les grands penseurs, les grands philosophes, les grands scientifiques qui publient les résultats de leurs tavaux et réflexions, ne sont pas des écrivains. ils pourraient même prendre ce qualificatif pour une insulte, si, si, si! On entend nombre d’entre eux dire: Mais ce n’est pas un texte d’écrivain, c’est quelque chose de sérieux! Mein kampf est un programme politique qui n’est pas resté lettre morte, il a été mis en pratique. si céline avait été un homme politique pour mettre en pratique Bagatelle pour un massacre et Les beaux draps, nous ne serions pas là à parler d’écrivain, mais juste d’un criminel. Ne confondons donc pas les choses. Sinon, Ségolène, Nicolas, Jacques et toutes les personnes qui publient leur programme politique sont des écrivains, nous dirions cela aux enfants. Kidi, je me fais mal comprendre. je ne suis pas fataliste mais je parle d’un fait établi qui ne m’empêche pas de m’indigner. mais je prends la précaution de savoir que mon indignation d’anonyme meurt là où elle naît: dans mon ventre. Rousseau dort bien au panthéon portant inscription au fronton:
Aux grands hommes, la patrie reconnaissate
Tu penses que même l’Histoire lui tient rigueur de ses propres contradictions? Il a écrit Emile ou de l’éducation pour apprendre aux autres à éduquer leurs enfants, il a écrit noir sur blanc que rien n’excuse un père qui abandonne ses enfants. Rien. cela ne l’a pas empêché de faire pondre à la pauvre Thérèse neuf enfants dont elle n’a au le droit d’éduquer aucun, il les a tous mis aux Enfants trouvés dès leur naissance. il n’avait pas le temps de les éduquer, mais ne renonçait pas à les faire, puisque ce n’était pas lui que ça fatiguait, mais la pauvre thérèse qui n’avait pas son mot à dire. Mais quand on dit Rousseau, on voit le grand philosophe dont les idées ont inspiré la révolution française, en partie au moins. Quand on dit Sony Labou Tansi, tout le monde te parlera de l’écrivain à la langue inventive, au style puissant, l’iconoclaste Sony, on ne te parlera pas de l’enseignant qui n’enseignait presque plus mais conservait son salaire. on te parlera de celui qui avait dénoncé la folie des hommes politiques, la dictature, l’Etat, pas de celui que l’Etat protégeait. De l’homme ordinaire comme moi on ne voit que les défauts, les erreurs, les fautes. c’est ce que je dis. Je ne fais qu’enfoncer une porte ouverte puisque tout le monde le sait.
reconnaissante, pardon
Et puis, Kidi, je concluais par:
Allez, c’est à l’égard de l’humain que nous devons être indulgent.
En d’autres termes, on pourrait de temps en temps être aussi indulgent à l’égard des gens ordinaires au lieu de ne l’être qu’à l’égard des grands hommes que la patrie honore! Parfois quand même, non?
Désolé N-J, j’en avais un peu marre. Je pense que nous pouvons avoir des avis différents tout en restant courtois ! Bizarre, je te laisse lustrer les reliques de tes anti-sémites et autres racistes, auxquels tu donnes de l’indulgence “sans confession”. C’est humain n’est-ce pas ! En parlant de Sony, je ne voudrais pas engager la discussion avec toi là dessus. Il y a tout de même une petite part d’exagération ! Au fond qu’est-ce que la littérature ? Qu’est-ce qu’un écrivain ?
Ajouter un commentaire