JE SUIS UN ECRIVAIN JAPONAIS, le nouveau roman de DANNY LAFERRIERE (EXTRAITS)
Posté dans: Événements | Par Alain Mabanckou | le 03 Mar 2008 à 19h00 | Lu 4813 fois
Resumé :
Montréal, de nos jours… C’est l’histoire d’un homme qui ne fait rien, ou presque. Le narrateur prend des bains. Relit le poète japonais Basho. Ecrit à peine. Fait l’amour avec Midori. Reçoit la visite de Monsieur Mishima. Cet attaché culturel de l’ambassade du Japon lui apprend qu’il est devenu célèbre à Tokyo. Célèbre à Tokyo ? Un jour, dans une interview, il a annoncé qu’il était en train d’écrire un livre intitulé Je suis un écrivain japonais, et le phénomène de la célébrité s’est emballé. Un écrivain japonais est allé jusqu’à écrire Je suis un écrivain noir. L’histoire dérape.
La police s’en mêle. Que va-t-il se passer ?
CHAPITRE PREMIER :
Le plus rapide
Mon éditeur a téléphoné pendant que j’étais parti acheter du saumon frais. Il veut savoir où j’en suis avec ce foutu bouquin. On ferait mieux de parler saumon. Autrefois, je ne supportais pas le saumon. Quand j’en mangeais, je le vomissais dix minutes plus tard. La dernière fois, c’était chez une amie. J’avais mal visé le bol des toilettes. J’ai nettoyé sa salle de bains, me suis lavé le visage avant de retourner au salon. Je m’étais juré que c’était la dernière fois que j’en mangeais. Bon, ce n’était pas la première promesse non tenue. Je n’ai aucune obligation de tenir des promesses que je fais à moi-même - sauf peut-être celle d’écrire ce livre.
La voix de mon éditeur me semblait bien aigre, malgré toute la chaleur qu’il a cru y mettre. Je le comprends un peu. Il ne m’avait pas vraiment tordu le bras pour écrire ce livre. J’étais le premier à hocher vigoureusement la tête quand il m’a dit qu’il fallait absolument que j’écrive un nouveau livre. Le mot “ nouveau “ m’effraie toujours un peu. Pourquoi un nouveau livre ? On devrait savoir, avec le temps, qu’il ne se fait plus rien de nouveau. Mais on s’y accroche. Le client veut toujours du nouveau. Je ne vais pas reprendre ce débat qu’il connaît maintenant par cœur. On en discute à chaque rencontre. Cela se passe dans son minuscule bureau (un jour, on devra le tirer sous les manuscrits bariolés et les bouquins rouges) ou dans un des cafés du coin. C’est un grand jeune homme avec des yeux un peu mappemonde et un sourire désarmant. De temps en temps, il passe ses mains dans ses cheveux, comme pour enlever tous les nuages qui s’y trouvent. On n’était pas encore au café que j’avais déjà trouvé le titre. Je suis bon pour les titres. Kurt Vonnegut Jr. aurait dit à sa femme qui m’a rapporté le propos (je parle comme un journaliste maintenant) que j’étais le plus rapide “ titreur “ d’Amérique. Le plus rapide titreur d’Amérique, bon j’accepte, mais j’aurais voulu savoir dans quel contexte il l’avait dit. Vonnegut était toujours hors contexte. C’était un peu sa spécialité d’ailleurs.
A-t-on vraiment besoin d’un contexte pour être un champion au déjeuner ? Billy le Kid : le plus rapide tireur d’Amérique. Pas besoin de contexte. La phrase est complète et autonome. Il y a quand même le ton. L’avait-il dit sur un ton ironique ? Sa femme n’a pas précisé. Une façon de dire que je ne suis bon qu’à ça, et qu’avec moi nul besoin d’aller au-delà du titre. Après tout, c’est peut-être mieux qu’un mauvais titre qui vous empêche d’aller plus loin. On ne peut pas imaginer le nombre de bons livres qui circulent clandestinement à cause de mauvais titres. Dans les librairies, les rares commentaires que j’entends d’un livre, c’est à 90 % à propos du titre. Les lecteurs me demandent souvent comment tel titre m’est venu à l’esprit. Je ne sais pas, moi. Je reste assis un long moment, et subitement le titre vient. Pas même le temps d’y penser dix secondes, le titre était déjà là. Comme s’il m’attendait au tournant. Tu cherches un titre, toi ? On ne peut rien vous cacher. Alors il me saute à la gorge et se retrouve étalé sur la feuille blanche. Je dois le contempler longtemps, le tourner dans tous les sens. Chaque mot, que dis-je, chaque syllabe, chaque lettre doit être à sa place. Quel que soit le livre, ce sont ces mots qui le représenteront. Ce sont ces mots que l’on verra le plus souvent. Pour les autres, il faudra ouvrir le livre. Alors que ces mots seront toujours là sous nos yeux. Ils contiendront tous les autres mots du livre. Pas besoin de relire le livre de García Márquez, il suffit de dire Cent ans de solitude ou A la recherche du temps perdu s’il s’agit de Proust (on dit encore de Proust ? Ce titre n’est-il pas connu de tout le monde ?) et toutes les images du livre défilent alors devant nos yeux éblouis comme un rideau enluminé qui nous sépare de la déplaisante réalité. Et le temps de la lecture (les jours dans les cafés, les nuits près de la lampe), caché dans les replis de notre mémoire, remonte instantanément à la surface avec son cortège riche de sensations inédites. Un bon titre : quel fabuleux mot de passe !
Quand on avance un titre qu’on aime bien, il faut y aller prudemment. Généralement, l’éditeur veut vous entendre sur le contenu. De quoi s’agit-il ? On pose encore de pareilles questions idiotes. Pas le genre de mon éditeur qui se détache un peu de sa table sans cesser de sourire. J’en profite pour regarder quelques titres autour de moi. Rien de bon. J’ai donc lancé négligemment le mien par-dessus la pile de manuscrits. Quoi ? Je suis un écrivain japonais. Bref silence. Large sourire. Vendu ! On signe le contrat : 10 000 euros pour cinq petits mots. Dans l’euphorie, je raconte à l’éditeur l’anecdote de Vonnegut Jr. On parle déjà d’un bandeau : “ Le plus rapide titreur d’Amérique. “ Mais on a vite laissé tomber, par pudeur. Voilà le problème de l’Europe : une trop grande conscience du ridicule. Ce n’est pas le ridicule qui nous tuera, mais sa peur. Si on a laissé tomber ce bandeau, c’est aussi à cause de l’ambiguïté du mot “ titreur “. La grande majorité des lecteurs auraient lu sûrement “ tireur “, ou pire, “ tueur “. En fait, on a été lâches. Revenons au titre. Il l’a pris dans ses mains comme un briquet dans un espace interdit aux fumeurs. Il l’a retourné dans tous les sens. Mon titre a gardé sa force à chaque fois. Subitement, il se met à l’écrire sur la nappe. C’est assez banal, tout compte fait - sauf le mot japonais. Dans mon cas, ce n’est pas une plaisanterie, car je me considère vraiment comme un écrivain japonais.
Copyright © Éditions Grasset & Fasquelle




(82) Commentaires
Bon, je vais commencer par une digression, mais irrésistible : Sarko n’a pas peur du ridicule !
Et un conseil, si vous voulez lire autre chose qu’un roman : “L’Afrique répond à Sarkozy - Contre le discours de Dakar”.
Mais comme je ne voudrais pas être impolie à l’égard de l’ouvre du Don King de notre hôte, j’arrête là mes propos.
Ah non, au fait, j’ai mangé avec des “Noirs” aujourd’hui, pas écrivains, mais dans un restaurant japonais - un vrai ! Et je vous recommande ce bar à nouilles rue Sainte-Anne à Paris, une vraie cantine pas sexy mais authentique : Higuma.
Conclusion de l’antispam : show78
Et alors, vous aurez bien remarqué que la première phrase de mon commentaire est une citation, mais “quote” ne fonctionne pas, y’a un bug, Ric !
hope24
ce bar à nouilles rue Sainte-Anne à Paris,
non mais j hallucine là ?!!! une nouille a coté de saint anne , c est toute ma vie résumé en quelque mots , tu ma détruit le moral mere évé !!! :-(
nuclear;73 , total destruction !!
Des soins d’excellence et de proximité, des spécialisations reconnues :
EN PSYCHIATRIE
Une psychiatrie de secteur, universitaire et pénitentiaire
Des spécificités reconnues en :
troubles de l’humeur,
trouble du comportement alimentaire,
troubles de l’apprentissage,
toxicomanie et alcoologie,
prise en charge des adolescents et jeunes adultes,
prise en charge des sourds
(premier Pôle Surdité et Santé Mentale),
prise en charge des exclus
(Service d’Appui Santé Mentale et Exclusion Sociale),
prise en charge des personnes âgées
(Unité de psychogériatrie).
EN NEUROSCIENCES
Un centre spécialisé dans les pathologies du cerveau
Des pôles d’excellence développés en :
accidents vasculaires cérébraux (AVC),
tumeurs cérébrales,
épilepsie,
mouvements anormaux et Parkinson,
affections du nerf périphérique et du muscle,
neurostimulation magnétique et chirurgicale,
traitement des anévrismes par implants d’embolisation,
lutte contre la douleur chronique et rebelle. ( pas mal celle la !!)
sont trop fort !! ca c est de l enoncé a la billy le kid !! une phrase se suffit a elle meme !! pauvre wittengstein!
between53
j invente rien cliké ici chui pas folle spa vrai chui normal !! chui comme tous le monde personne me comprend cteu misere sa mere
arms86
prise en charge des exclus
(Service d’Appui Santé Mentale et Exclusion Sociale),
ca cé fort quand meme , appeller un service comme ca ! .. quel excellence ! bientot il vont rééditer les livre d alexis carrel et mediter sur .. L’Homme cet inconnu !
Voilà le problème de l’Europe : une trop grande conscience du ridicule. Ce n’est pas le ridicule qui nous tuera, mais sa peur.
si c est un noir né dans les caraibe vivant au quebec qui dit cela de l Europe sur une fond de méditation japonaise presenter sur un blog d un ecrivain noir francais d origine congolaise enseignant au etats unis d amérique , effectivement le ridicule ne tue pas ni sapeur d ailleur ou d ici les roi de la sap de l excellence et du bon gout ! .. mais bonjour le mal de mer et les mots amers en mal de mere et les maires aux abois en manque de voix et les humiliations les maledictions les felxion et tous avec moi , et 1 et 2 et 1 et 2 vous aller perdre tous ces kilo verbal cette redondance ces morceaux de lard autour de votre langue cette graisse suave qui noircit vos mots !! donne moi ton pantalon et va prendre une douche !!
Extent84
Non coupable, N_J ! Je sais même pas si l’hôpital est sis dans la même rue de le resto… japonais.
En tout cas, j’aime bien ce paragraphe qui se termine par “donne-moi ton pantalon et va prendre une douche”. L’anti-spam sorcier aussi sans doute : corps49…
En attendant de faire connaissance avec cet écrivain japonnais, je vous recommande un livre hilarant et qui donne à réfléchir par un écrivain, disons, américain. Cela s’appelle Foreskin’s Lament. A memoir (pour ceux qui préfèrent lire en français demandez à votre libraire La lamentation du prépuce) et c’est signé Shalom Auslander. C’est le parcours d’un jeune juif à qui on a parlé de la terrifiante toute-puissance divine en termes, euh, trop convaincants ! Mais je vous préviens : vous prenez des risques, l’oeil de Dieu est partout et il vous voit… !
Encore une digression. La France va accorder le droit d’asile à Yorongar ! Non mais ? Il n’a rien demandé, ce monsieur. C’est ça l’immigration choisie ? On réduit l’armée républicaine française en une société de gardiennage des dictatures les plus encroutées. On fait torturer les démocrates qui osent dénoncer ouvertement le pillage des ressources naturelles de leur pays, et quand la communauté internationale s’en emeut on fait semblant de leur offrir le RMI. Quelle honte ! En tout cas tous ceux qui ont voté bling-bling avec l’espoir de voir la rupture tant claironnée pendant la campagne du mentir plus pour endormir plus en son pour leur frais. Ils doivent tous avoir des doigts qui sentent mauvais de se l’être mis où je pense ! Allez walaï-faforo on connaissait super menteur, maintenant il a trouvé plus menteur que lui.
Les dictateurs africains son comme les chiens dans une chasse à cours, ce n’est pas parce qu’il aboient sur le gibier qu’ils auront les meilleurs quartier de viande. Tous les biens qu’ils ont accumulés en Europe ou ailleurs ne leur profiteront pas, et leurs pays n’en verront même pas l’ombre d’une miette. J’en veux pour preuve l’exemple des diamants de Bokassa et du coffre fort ambulant Mobutu, mort avec moins de kilos qu’un colibri qui fait la grève de la faim.
“Voilà le problème de l’Europe : une trop grande conscience du ridicule. Ce n’est pas le ridicule qui nous tuera, mais sa peur.” J’aime bien cette idee. Elle est porteuse d’espoir sur la long et difficile chemin de cette quete de l’estime de soi, dans un monde hostile et sauvage. Mais…
Ce n’est pas si vrai. Un ridicule peut ds certaines circonstances, reellement vous tuer. Au moins symboliquement. Je pense au film “Ridicule”; Je/nous pense/pensons à des anecdotes vecues.
Ne pas sous estimer, sous pretexte de grandeur d’esprits ou d’equilibre psychiq avec une confiance en soi inebranlable, le ridicule.
IL vous ferme les portes, d’opportunites, du coeur d’une fem tendrement convoitée, ou de votre credibilité. Com il vous ouvre grand celles de la honte, du remord, des regrets ou bien encore de l’opprobe.
Mais je reconnais que celui ou celle qui survit(symboliquement) à ses blessures, temperant son OOOOrgueil, ressort grandi.
En fait les blessures infligees par un ridicule sont proprtionnelles à notre composante narcissique.
Apres, la peur du ridicule...est com toute les peurs. Constructiv si bien gerée, paralysante si excessive.
OU bien ?
job43… dis quand sortira tu de ta baleine ?
Dany commence avec une anecdote que j’ai déjà lue dans un autre de ses romans. L’éditeur qui le presse de publier un autre roman.
Je remarque par contre qu’il y a un bon rythme. C’est un de ses multiples points forts. Il y a aussi la dérision. Tout est dans le titre.
Bon, on va lire et on va voir.
Apres, la peur du ridicule...est com toute les peurs. Constructiv si bien gerée, paralysante si excessive.
OU bien ?
non parcque les autre peur surgissent a l improviste tel un fantome et percois ce qu on attendait justement le moins ! d ou gerée une peur revient souvent a vouloir maitriser son environnement ..
la peur du ridicule c est une projection , c est l opposé du fantome .. le revenant ! celui qui revient du passé , le fantome est inconnu et revenant un visage connu , celui de l echec ! ..
l ecrivant japonais c est l angoisse de la page blanche ... ben voila méditation nocture d une nouille a saint anne !! .. snif :( , t as le bénéfice du doute mere eve ! m enfin drole de hasard quand meme ...
believe45 .. d un coté le bot est mystique ,
des fois j ai l impression que la peur du ridicule c est la peur du petit détail qui fait tout foirer ! l effet papillon ils disent !! ... et je pense que c est une grossiere erreur de Croire que l Europe a peur du ridicule faut pas oublier qui a eu l bonne idée de proclamer l egalité des droits universel et d etre esclavagiste au meme moment ! .. d ailleur on revient au fondamentaux de l ecole de jule ferry .; lui l aporte de la civilisation Blanche ! .. non c est l afrique qui a peur du ridicule , l europe elle y a longtemps que plus rien ne lui fé peur ! elle deja enfanter je sé pas combien de monstre !!
un monstre n’est peut etre pas ridicule
un monstre n’est peut etre pas ridicule
celle qui l a enfanter oui ..
coucou Kidi est-ce bien vrai que tu as été déclrée persona non grata ? Walaï-faforo o se croirait à Djamena chez papa Débyl
Oh Mami-wata, ça fait plaisir de furtivement te lire, faut rendre plus souvent visite à tes copains…
B-K, je me souviendrai toujours de l’émotion que j’ai ressenti en entendant le témoignage de Yorongar le jour de l’hommage à feu François-Xavier Verschave le 29 juin 2005. Et je suis sûre que le frangin M82 pourra dire de même tellement c’est lui qui m’avait parlé de ce grand bonhomme. J’espère donc qu’il pourra se remettre sans trop de peine de ses dernières difficultés puisqu’il probablement en ce moment même dans l’avion vers Paris, le 1er ministre Fillon ayant annoncé son droit d’asile politique en France.
N_J, relis bien ce que j’ai dit du bar à nouilles : pas sexy, mais authentique :
Et puis voilà : among84
Mère Evé, j’ai eu l’occasion de rencontrer cet honnête homme, au sens noble. Il fut invité par la communauté Tchadienne. J’ai gardé les photos de cette rencontre. Il est dommage que la France prépare sa propre déchance sociale en faisant de son armée républicaine une société de gardiennage des dictateurs les plus encroutés. Bling bling ait eu pour seule rupture mentir plus pour endormir plus !
Walaï-faforo, Sami Tchak-là ! Il vient de sortir un bouquin exquis chez Mercure de France. C’est à vous couper le souffle. On y voit des filles de joie avec des rondeurs qui rappelle les bonne bouteille de coca cola avec des rondeurs qui pétille, le tout coupé en deux par un string qui partage les deux hémisphères de la boîte à plaisir ! Walaï-faforo si avec ça vous avez encore besoin de viagra ya drap.
Kidi as-tu lu “Tout sur mon maire” ? J’avoue que j’ai trouvé l’écriture et le style très laborieux, manquant de fantaisie, façon encre de faillotte. Au sortir de cette lecture je lui aurais donné nananothomb comme migraine à guérir.
Youre68
Le roman de Sami tchak s’intitule : Filles de Mexico.Paris: Mercure de France.
“Ah fit l’une d’elles, un maricon ! Les trois partirent d’un éclat de rire tout en me tenant solidement comme si j’avais été leur prisonnier. Elles m’entraînèrent vers une rsidence bleue qui se démarquait de ce décor de maisons roses auxquelles le quartier doit son nom de Zona Rosa. Cette résidence avait l’aspect d’un palais colonial, mais je compris que c’était un établissement de plaisir qui proposait des services variés, des massages érotiques [...]” si vous voulez savoir la suite, il y a des positions qui sont pus élaborées que celle un peu redondante du missionnaire. J’ai aimé l’exotisme façon Segalen que l’on y trouve. Walaï ça sent les goyaves et les makondo de papy Gabriel Marquez.
Mère Evé, j’ai eu l’occasion de rencontrer cet honnête homme, au sens noble, il y a 10 ans. il sortait jusement des geoles d’Idriss Débyl ou i fut copieusement torturé, y laissant au passage ses membres inférieurs en piteux état. Il fut invité par la communauté Tchadienne. J’ai gardé les photos de cette rencontre. Il est dommage que la France prépare sa propre déchéance sociale en réduisant son armée républicaine au rôle inique d’une société de gardiennage des dictateurs les plus encroutés. Il devient tout à fait clair que jusqu’à maintenant Bling bling a eu pour seule rupture concrète : mentir plus pour endormir plus ! En définitive combien de montres Rolex coûte une tête de nègre ?
Social92
A propos de Je suis un écrivain Japonais, il nous a bien eu le père Dany, le Bukowski haitien, en nous annonçant en grande fanfare qu’il était fatigué, que ça y est, il allait ranger la plume, et voilà qu’il réapparait déguisé en Basho… je dois avouer qu’il nous a bien eu… il est l’un des rares écrivains (tout court, je sais qu’il y tient), qui dès la sortie d’un ouvrage on se précipite chez le libraire, gonflé d’enthousiasme pour retrouver cette écriture si simple, mais si profonde. Salut Dany, la bombe est pour bientot…
amitiés comoriennes
B-K, tu bégaies, mais j’apprécie quand même de te lire, walaï !
Et puis, j’ai une question pour toi, parce que j’ai demandé à tous mes cousins, tous mes frangins, et ils m’ont tous dit qu’ils se renseigneraient, mais ELOKO TE ! Dis-moi, qu’est-ce que ça veut dire, Kamouleta ? Lemvuaku ! comme on dit dans un certain coin…
wrong31 : euh please, j’aimerais the right answer !
Mère Eve,
Kamouleta Kumbu bichi Bakouanga ku kinsasa. Tala wawa wa ! Banza bo ni ngé wena pemba ? Yenda longé, Ma Eve !
Mé buni banza mère Eve ngombélé mama ! ma banza ma yokélé méno ngombélé mama ! Mere Eve wa toma, wa yoya !
felt
Juste pour rire :
Qu’est ce qui fait de vous un vrai africain?
1. Vous déroulez tous vos cadeaux soigneusement, de sorte à ce que vous puissiez réutiliser l’emballage.
2. Vous appelez une personne que vous n’avez jamais rencontrée avant, tonton ou tantine.
3. Plus de 90% de la musique CD et cassettes dans votre maison sont des copies illégales.
4. Votre garage est toujours plein de bricoles parce que vous ne jetez jamais rien, juste au cas où vous en auriez besoin.
5. Vous avez une collection de bouteille miniature de shampooing de vos séjours dans les hôtels. (Gocool, coeur doux, fierté africaine....)
6. Vous avez presque toujours en voyageant en avion des excédents de bagages à cause des cadeaux à ramener à la famille au pays ou, en partant à l’étranger , à cause des denrées alimentaires locales.
7. Tous les enfants ont des surnoms ennuyants (genre Papou, Papitou,Papi, Mignon , Bijou , etc...).
8. Personne dans votre famille et entourage ne vous informe qu’il vient pour une visite, sauf lorsqu’il est arrivé (oncle, belles soeurs, neveux, cousin, ami, copine ...).
9. Vous faites seulement les appels téléphoniques à un taux meilleur marché la nuit (particulièrement signaleurs).
10. Vous n’avez jamais moins de 20 personnes pour vous accueillir à l’aéroport ou pour vous laisser partir même si c’est un vol local.
11. Vous continuez à changer votre fournisseur de service Internet ou de téléphonie mobile parce que le premier mois du nouveau fournisseur est gratuit.
(j’en connais certains Ohhh!.....)
12. Les fournitures de bureau trouvent mystérieusement leur chemin à votre domicile. (trombones, agrafeuses, goupilles de bureau, poinçonneuse, scotch, etc...)
13. Quand vous êtes jeune, vos parents vous achètent des vêtements et des chaussures au moins une taille trop grande de sorte qu’ils durent plus longtemps.
14. Quand il y a des réceptions au bureau ou chez des amis, nous emportons 90% de la nourriture dans des sachets bleus ou noirs.
15. Nous détestons nos collègues qui sont compétents et rigoureux dans leur travail. Il se prend pour qui celui- là !!! il fatigue les gens, tchrrrrr !!!! On peut même pas être un peu en retard même !!
16. Nos activités principales sont : l’affairage, le commérage, le show
17. Nos jeunes frères et soeurs ou personnes que nous hébergeons ne contribuent jamais aux charges du foyer
18. Nous n’avons pas le sens de l’honneur, ni de la responsabilité
19. Nous sommes prêts à envoyer des déchets toxiques dans nos pays pour tuer nos frères pour quelques billets d’euros [...]
20. A l’approche des élections les carrefours sont bondés de canaris ‘ tombés du ciel’ (personne ne les a mis là généralement)
21. La notion de cousine reste très ambiguë de nos jours (pourvu qu’on ait du plaisir)
22. Malgré toutes les croyances (catholique, musulmans, ...) on reste tout de même attaché au vieux marabout du quartier d’à côté et aux traditions du village.
23. Même si à la maison on ne mange pas, dehors on fait bien le riche et la frime est une marque déposée.
Je constate que tu souris, parce que tu te reconnais dans au moins une de ces caractéristiques. Nous restons toujours des africains, malgré toutes ces années loin ou dans le continent.
Et vous qu’est-ce qui vous rend africain ?
Ndeko B-K, nayokaka kaka lingala, na mwa maloba ya ba ndinga misusu ya mboka, kasi ebele te. Mawa, nayoki te oyo owuti kokomela ngai !
Pour la blague, je n’arrive pas à en rire, ça doit être l’effet de mon nez plongé en ce moment dans la Réponse à Sarko - contre le discours de Dakar. C’était quoi, un vrai africain, avant que l’Occidental décide du Yovodah ?
left64 - bah oui.
Limbissa ngaï Mère Eve,
Kombo ya Kamuleta ewuta na Kin. Na Mboka oyo ba bengui Bakouanga.
Yeba ké yo osépélissaka ngaï mwayeté !
Bakouanga ezali kombo ya mboka ???
Bapesi kombo mosusu na mwana na ngai - “Libumu”, mpo alingaka kolia moyen te ! “Mbwa abotaka niawu te”, nazalaki kokanisa kaka kwanga oyo baliaka, na safu na pili-pili, mmmh !
Kasi oyebisi ngai te soki Kamuleta elingi koloba nini kuna na Kin ?
Ndeko Bahia l’invisible, si tu nous lis, il faut que tu traduises tout ce paragraphe !
natural67
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