Le fardeau de l’homme noir, Chronique d’EUGENE EBODE
Posté dans: Général | Par Alain Mabanckou | le 14 Avr 2008 à 13h00 | Lu 1612 fois
Ouvrez les oreilles, immigrés, Gaston-Paul Effa vous parle! Après son précédent et époustouflant roman A la Vitesse d’un baiser sur la peau, l’écrivain franco-camerounais s’en prend aux traditions qui rapetissent les existences et les transforment en châtiment absurde auquel il convient de s’opposer. Sous la plume alerte et toujours soyeuse de l’auteur, un homme, dévoré par ce passé qui ne passe jamais et que l’on nomme tradition, est précipité hors du foyer familial. «Je voulais payer des factures aujourd’hui et, une fois de plus, il ne reste rien sur notre compte.» Ainsi commence l’histoire d’une double désunion. Celle d’un couple mixte, puis d’une émancipation vis-à-vis du passé.
La première rupture vient de la colère d’Hélène, irritée par la difficulté permanente à faire face aux charges du foyer alors qu’elle gagne bien sa vie et que son ingénieur de mari, Osele, n’a pas à se plaindre de ses revenus. D’où vient le malaise? De cette concubine aux doigts crochus, aux désirs incessants et dont il faut constamment remplir la mangeoire: la tradition africaine. Peut-on s’émanciper d’un serment pris lorsque l’on a été élu, à douze ans, l’aîné du clan et que l’on a sacrifié à un rite tutélaire dans l’Ewoé, la rivière des rires? Non, clamera le narrateur à son épouse qui ne supporte plus de voir ses revenus se perdre dans le «tonneau des Danaïdes» qu’est l’Afrique.
Dans le minable foyer Sonacotra où son mari a échoué, un immigré lui donne ce conseil en forme d’admonestation: «Le séjour d’un tronc d’arbre dans l’eau ne le transforme pas en crocodile.» Cette invitation à rester un enfant de la tradition conduit Osele à résumer laconiquement les malentendus culturels qu’il observe: «Pour l’Europe, j’étais un enfant qui n’arrivait pas à grandir; pour l’Afrique, j’étais l’aîné qui porte la responsabilité de toute sa tribu.» La deuxième partie de Nous, enfants de la tradition est plus méditative. Entre peur de trahir les siens au loin (en Afrique) et nécessité de vivre avec les siens tout près (en Europe), Gaston-Paul Effa poursuit l’interrogation sur le métissage culturel. Un Africain doit-il renoncer à son histoire pour vivre pleinement en Occident? Quelle concession, quelle kabbale ou dissimulation de soi lui faut-il réaliser pour déposer le fardeau de l’homme noir? L’écrivain a cette superbe conclusion: «N’hésite pas à perdre, si tu veux retrouver.»
EUGÈNE ÉBODÉ
GASTON-PAUL EFFA, NOUS, ENFANTS DE LA TRADITION, ÉD. ANNE CARRIÈRE, 2008, 166 PP.
Texte egalement paru dans Le Courrier de Geneve.

(36) Commentaires
Au secour, monsieur Bollé aime l’Afric ! Il veut acheter tous les ports d’Afrique. Tout ce qui transporte, tout ce qui produit des matières précieuse, tous les mienraie noirs, même ceux qui suent ! Acheter un port c’est comme un papa qui vient chez vous qui vous dit. dans un français d’aristochat : cher monsieur, je trouve la porte de votre maison fort belle. J’aimerai vous l’acheter. A combien me la vendez-vous ? Voyez-vous cher monsieur, je suis philantropique, je vais vous soulager de toutes vos misères. Tenez pour vous en convaincre, je me propose de vous bitumer la piste qui mène jusqu’à votre petit champ qui produit vos trois patates à l’ha. Le papa, éternel petit enfant, qui veut être aimé de toute la terre,qu’est-ce qu’il fait ? Il vend sa petite porte qui lui permet d’entrer dans sa case. Le lendemain matin que fait notre gentil philantrope ? Il fait payer l’entrée dans sa maison au gentil petit papa, lui applique la TVA en sus. Oui pour bien le sucer jusqu’à la moelle. les traites se succèdent tant et si bien que le papa finit par crouler sous le poids de la dette !
Ce papa vous l’avez reconnu ? C’est l’Afric de Sassou, de Biya, de Bongo…
Shame ! Shame on you ! Walaï-faforo !
Au secour, monsieur Bolloré aime l’Afric ! Il veut acheter tous les ports d’Afrique. Tout ce qui transporte, tout ce qui produit des matières précieuses, tous les mineraies noirs, même ceux qui suent la condition du Nègre originel ! Acheter un port c’est comme un papa qui vient chez vous qui vous dit dans un français d’aristochat, avec un faux menton qui tombe, avec son siège à porteur moderne, les bagouzes plein les doigts, sa montre de chez Rolex, ses Ray Ban, ses complets veste à rayure, ses chaussures en croco… : cher monsieur, voyez-vous ! Je trouve la porte de votre maison fort belle. J’aimerai vous l’acheter. A combien me la vendez-vous ? Votre prix sera le mien ! Voyez-vous cher monsieur, je suis philantropique, je vais vous soulager de toutes vos misères. Tenez pour vous en convaincre, je me propose de vous bitumer la piste qui mène jusqu’à votre petit champ qui produit vos trois patates à l’ha. Le papa, éternel petit enfant, qui veut être aimé de toute la terre,qu’est-ce qu’il fait ? Il vend sa petite porte qui lui permet d’entrer dans sa case. Le lendemain matin que fait notre gentil philantrope ? Il fait payer l’entrée dans sa maison au gentil petit papa, lui applique la TVA en sus. Oui pour bien le sucer jusqu’à la moelle. Puis les traites se succèdent tant et si bien que le papa finit par crouler sous le poids de la dette !
Ce papa vous l’avez reconnu ? C’est l’Afric de Sassou, de Biya, de Bongo…
Shame ! Shame on you ! Walaï-faforo !
la répétition de geste quotidien n est pas la routine! c’est quoi alors NJ? mais l’ accomplissement cyclique d’une Verité la routine ne signifie pas absence de sens ou de vérité.
tu ne fait que cité des tradition humain nous avons affaire à des êtres humains au cas où tu oublierais. Dis moi si les latinos avec l’habitude de laisser des provisions pour les voyageurs au bord des routes.
Ce n’est pas parce qu’il y a des ressemblances entre certaines pratiques africaines et lations que les africains se sentiront latinos. Le principe peut être le même et l’application différente. L’africain qui joue de la guitare le fait avec des airs qui peuvent être différents, et ne pas faire vibrer le coeur d’un occidental.
chez certain groupe zulu je crois ou pygmé me rapelle plus il est de coutume de faire l amour pendant les regles , c est meme tres apprecier par les deux partenaire!! puis je avoir la source concernant les pygmées stp?
la répétition de geste quotidien n est pas la routine! c’est quoi alors NJ?
disons que tu ne prie pas tout les jours ou tu ne venere pas tes ancetre chaque matin dans un geste qui peut sembler routinier car répétitif comme tu va prendre le metro chaque matin , aller faire les courses c est la routine , tous les jours prépare la table ! mais prier tous les jours c est autre chose ! c est un geste répétitif qui ne doit surtout pas devenir une routine car il doit a chaque fois interogger le pratiquant sur le sens de ce geste !! , c est un peu la difference entre un occidental qui boit du thé a un Japonais ... la tradition exige cela ! car elle implique un collectif et des geste que d autre avant nous on pratiqué , il y a aussi un soucie de répétition avec un modele ! ..., chaque priere est unique et pourtant on prie 5 fois par jour pour certain ! dire a un croyant que sa priere est une routine est une insulte , lui il la vie chaque foi comme un moment unique !!
c est comme un rituel , il y a une répétition de geste mais chaque geste n est pas lié a une routine mais a un ordre que l on repete ... c est des nuance importante ;, enfin pour moi !
Ce n’est pas parce qu’il y a des ressemblances entre certaines pratiques africaines et latinos que les africains se sentiront latinos. ....
c est volontaire le glissement que tu a effectuer entre tradition et pratique ? on voit deja la difficulter des mots ! . difficile de dire a quel moment la Chasse est une tradition local ou une pratique universel .. c est parfois l animal et l environnement qui fera la difference entre un pecheur d Islande et un chasseur Bantoue ! ... et la les tradition seront approché en fonction de facteur géographique et non historique , ainis l esquimo et le bedouin sont tous les deux des nomade !!
chez certain groupe zulu je crois ou pygmé me rapelle plus il est de coutume de faire l amour pendant les regles , c est meme tres apprecier par les deux partenaire!! puis je avoir la source concernant les pygmées stp?
vé te tretrouver ca dans mon bordel ! je crois que c est une ethnie pygmé qui pratique ca , ils ont compris l avantage de la mecanique des fluide lol !! peux meme te trouver une region d afrique ou le mariage entre deux femme fait partis de la tradition tout comme je peux meme te retrouver une loi au “pakistant” qui fut interdite par les colon anglais et qui celebrait l amour entre homme !! et oui cé fou non !
sinon je crois que t a pas saisi mon discours sur le necesstié pour les groupe de se differencier ! cf la théorie des jumeaux pour la version occidental ...
le meme et l identique c est Tabou
es tradition seront approché en fonction de facteur géographique et non historique Tu mets du temps à comprendre que si le tapioca est présent au Cameroun et Côte d’Ivoire il n’est pas consommé de la même façon.
Ou vous êtes français ou vous êtes camerounais?
Après on peut parler de multiples identités!
Mais sur la carte d’identité nationale figure une et une seule nationalité: française ou camerounaise.
Je suis en France, je suis français en France, mon combat est en France comme français.
J’écris sur ces choses sur le blog Rioufol du Figaro, le forum dont tout le monde parle en FRANCE! BVenez vous aussi!
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