Le nouvel espoir du tennis français est Franco-congolais…

Posté dans: Événements | Par Alain Mabanckou  | le 24 Jan 2008 à 14h18 | Lu 3889 fois

Je ne connaissais pas ce Jo-Wilfried Tsonga (photo), le prodige Franco-congolais qui vient de laminer le terrible Nadal au tournoi de Melbourne, se hissant en finale au moment où le tennis français se cherche encore un souffle. 

C’est le romancier et ami Sami Tchak qui, malgré le décalage horaire entre Paris et Los Angeles, m’a « tiré » de mon sommeil en me narrant en direct l’exploit de ce jeune homme qui ressemble au jeune Mohammed Ali de l’époque de Sony Liston dans les années soixante.

Il faut dire qu’avec mon déménagement, le transfert de chaines cablées prévu pour demain dans le nouveau domicile m’aura privé de quelques jours d’images télévisées afin de mesurer avec bonheur la fameuse force physique de ce jeune homme.

Je me suis donc rabattu sur le net… Les medias français sont aux anges - et pour cause ! -, d’autant que dans ce domaine, les victoires sont aussi rares que les miracles à Lourdes. Le quotidien La Meuse s’enflamme d’ailleurs et ne peut se retenir de rappeler l’ombre heureuse de Yannick Noah :

« Le Français Jo-Wilfried Tsonga (22 ans - 38e mondial), s’est donc qualifié pour la première finale de Grand Chelem de sa carrière à l’Open d’Australie en battant l’Espagnol Rafael Nadal en trois sets 6-2, 6-3, 6-2 grâce à un tennis de rêve, jeudi à Melbourne. Il rencontrera dimanche le vainqueur de la seconde demi-finale entre le Suisse Roger Federer, N.1 mondial, et le Serbe Novak Djokovic (N.3), programmé vendredi soir.  Tsonga, 22 ans, est le premier Français à atteindre la finale de l’Open d’Australie, et d’un Grand Chelem, depuis Arnaud Clément en 2001, alors qu’il n’en est qu’à sa cinquième participation.
Le dernier vainqueur tricolore d’un tournoi majeur est Yannick Noah à Roland-Garros en 1983
»

A ce stade l’exploit serait colossal. Mais une victoire ne nous ferait pas du tout de mal, nous la souhaitons, nous la voulons.  Federer et Djokovic ne sont cependant pas des tigres en papier. Remporter dans ces conditions hisserait le jeune espoir au rang de Titan. L’adage est connu : A vaincre sans péril on triomphe sans gloire. Nous avons le péril (Federer ou Djokovic) ; il faudra la victoire, la gloire est déjà en marche pour Jo-Wilfried. Croisons donc les doigts pour notre “petit” Mohamed Ali !

Pour l’heure je retourne dormir… et remercie Tchak pour ces bonnes nouvelles.

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