«Les “minorités” américaines savent maintenant que l’Amérique n’est pas fondamentalement raciste»
Posté dans: Général | Par Alain Mabanckou | le 05 Nov 2008 à 21h55 | Lu 7089 fois
Voici l’intégralité de l’interview parue ce matin sur le site du Nouvel Observateur, BibliObs, (France)
Dans sa «Lettre à Jimmy», le lauréat congolais du Renaudot 2006, qui enseigne depuis plusieurs années à la UCLA, en Californie, s’interrogeait l’an passé sur l’identité des Noirs américains, au regard de celles des Noirs européens et africains. Quelques heures après l’élection de Barack Obama aux Etats-Unis, l’auteur de «Mémoires de porc-épic» et bientôt de «Black bazar» (à paraître) a accepté de répondre aux questions de BibliObs
BibliObs. - Où et comment avez-vous vécu l’élection d’Obama?
Alain Mabanckou. - Je regardais CNN avec des amis, notamment Azouz Begag qui enseigne pour ce semestre dans notre université (UCLA). Nous étions entassés dans l’appartement de mon Chef de département de littérature francophone. La tension montait petit à petit, et lorsque nous avons vu Obama l’emporter dans l’Ohio, en Virginie etc., la clameur s’est accrue. On entendait déjà les automobilistes klaxonner alors qu’on ignorait encore les résultats de la Californie et de la Floride. Un ami républicain a été la cible de nos moqueries. Il espérait toujours la victoire de McCain.
BibliObs. - Considérez-vous Obama comme un noir?
A. Mabanckou. - Je n’ai toujours pas compris jusqu’à présent comment tout le monde le considère comme noir alors qu’il est issu de l’union d’un père noir et d’une mère blanche. C’est aussi une forme de racisme venant des Noirs et des Blancs: tous les métis sont forcément des noirs! Or Obama est le symbole de l’Amérique: un croisement de cultures et de races…
BibliObs. - Pensez-vous, comme le titrait ce matin le New York Times, qu’avec l’élection d’Obama, «les barrières raciales tombent»?
A. Mabanckou. - Je le crois sincèrement. Toutes les «minorités» américaines savent maintenant que l’Amérique n’est pas fondamentalement raciste et dominée par les Blancs. Par ailleurs les Noirs américains ne peuvent plus crier sans cesse à l’injustice, à la discrimination et au verrouillage du pouvoir politique par une race dominante. On a un métis au pouvoir, et ce métis a une femme noire, une afro-américaine. Qui n’a d’ailleurs pas remarqué les larmes de Jessie Jackson ou d’Oprah Winfrey? Assurément un mur vient de tomber. Et c’est bon signe que cela vienne de la première puissance mondiale…
BibliObs. - On parle beaucoup en Europe de l’immense espoir que suscite cette élection. Et chez vous?
A. Mabanckou. - Une chose est certaine, j’ai suivi l’engouement des Africains. Un Sénégalais a même dit sur les ondes de RFI qu’Obama allait résoudre enfin les problèmes de l’Afrique. Je crois qu’il faut en rester au symbole de cette élection historique. Obama ne sera pas le sapeur-pompier des sociétés africaines. Ce ne sont pas les Africains qui l’ont élu, mais les Américains. Restaurer l’image de l’Amérique au yeux du monde est une entreprise de longue haleine qui occupera le nouveau locataire de la Maison Blanche. Tout au plus, s’il veut aider l’Afrique, il devrait mettre la pression sur les dictatures africaines, dire aux présidents africains de s’ouvrir à la démocratie. Il est évident que sur le plan international nous allons découvrir un autre visage de l’Amérique…
BibliObs. - Imaginez-vous que l’élection d’un chef d’état «de couleur» puisse également se produire en Europe, et plus particulièrement en France?
A. Mabanckou. - Là encore, soyons lucides. L’euphorie générale nous fait perdre de vue que nous sommes devant une situation «originale» et très marquée par l’évolution d’une société précise, la société américaine. Les Noirs de France n’ont pas la même histoire que les Noirs d’Amérique qui ont en commun le fait d’avoir été déracinés et catapultés dans un espace de peuplement. Ces Américains de couleur ont alors lutté pendant longtemps et ont donné à l’Histoire des personnages importants: Marcus Garvey, Elijah Mohamed, Malcolm X, Martin Luther King, James Baldwin, etc. Ce n’est pas le cas pour les Noirs de France, chacun est arrivé sur le sol français pour diverses raisons (politiques, économiques, scolaires etc.). Il faut donc une génération qui prenne conscience de son «appartenance» à la France et qui fasse de cette appartenance son histoire commune. Or cela ne se fait pas en un coup de baguette magique…
Propos recueillis par Grégoire Leménager, Le Nouvel Observateur, BibliObs.fr






(79) Commentaires
@ BP,
Personne n’a dit que le racisme en France était plus méchant qu’aux Etats-Unis. L’absurdité, la peur de l’autre sont universelles.
Ma note soulignait l’influence du modèle culturel américain sur les faiseurs d’opinion en France. Cette absence de recul peut-être le fait d’un racisme tû.
@+
Metissons, mais tissons donc ces liens à l’avenir.
lol pas mal :p mais tison quand quand meme une tite binouze pour aider !!!
la canne a riz le canaris le canard ris me khan a ris /
Je pense que l’étendard brandit lors de cette campagne, est celui des noirs. Il n’y a aucun doute à ce sujet. Tout aussi légitime qu’un étendard féministe dans certaines circonstances, homosexuel dans certain pays. Bref. Obama à peut être le droit de s’exprimer en tant que noir. Cela signifie t-il qu’il renonce à être blanc ? Il n’y a pas de raison d’être exclusivement noir ayant reçu une double culture.
On peut bien avoir assimilé sa culture de noir et/ou sa culture de blanc, encore faut-il en faire le bien, mais cela n’a rien avoir.
Henri Lopez est peut être métisse, il parle en tant que noir, il fait le portrait des despotes qu’il connaît dans ces livres, c’est bien, mais il travail pour eux, quand il est ambassadeur du Congo à Paris. Ne l’oublions pas, sa couleur, pour ceux qui ne se fient qu’à ce critère, pourrait légitimer un certain pouvoir autocratique. C’est la raison pour la quelle je me méfie de ce qu’il écrit, au même titre que je me méfie de se que peut écrire Taty Loutard. Il en va de même pour d’autres « écrivains » qui font partie de la nomenclatura congolaise.
L’histoire du métis zaïroise, ministre de Mobutu, est l’histoire de deux hommes véreux.
« Mundele ya kwanga » est une expression péjorative utilisée par des noirs qui pensent que le fromage de chèvre a une meilleure odeur que la tchikwangue.
« Mundele ndombe » si c’est une expression péjorative, c’est que l’homme qui l’emploi fait des complexe par rapport à sa propre peauest complexé de sa propre peau. Mais, à mon sens l’expression est correcte dès qu’on tombe les préjugés de peau, dans la mesure où, je pense que l’on peut être noir et que l’on peut être blanc et que ce n’est qu’une question de culture.
Etant métissé de peau, on peut être blanc et noir, mais cela demande l’esprit. En agissant comme tous les métisses que vous citez, l’on prend le risque d’être l’otage d’une minorité (politiquement incorrecte la plus part du temps). Il faut agir en tant que citoyen du monde, pas en tant que métisse fier d’être métisse, fier d’être, ou fier d’être blanc. J’espère pour Obama qu’il incarne autre chose que la couleur de sa peau.
Mais qu’incarnent nos dirigeants qui se décapent la peau ? Ha… où va-t-on ?
De même que, comme je l’ai déjà entendu dire et je le pense aussi, le pauvre Obama se serait bien passé des hommages que lui ont fait les petits présidents de nos états noirs africains.
Je boude Lopès,
Je disais tantôt sur ce même blog, qu’il vivait au solde d’une poignée de gens qui s’enrichissent illégalement au Congo.
Je ne comprends pas que sa culture (car culture il doit avoir, je suppose) ne lui permette pas d’avoir des fois un sursaut d’engament vis à vis de la cause de ceux qui galèrent chez sa grand mère bantou.
Peut être finalement n’a t-il rien compris à la sagesse d’afrique, ce trésor caché, qui ne s’offre pas aussi facilement que ça au premier parvenu.
Cette sagesse lui aurait sans doûte donné le cran nécessaire pour dire non à ceux qui le mandate. Car il est de par sa position de mundele-ndombe (blanc-noir), entrain de légitimé ce que font ces cousins les bantous au près de l’opinion publique des gaulois et autres blancs intègres (car, il doit encore en rester).
Je serais bien heureux de comprendre le personnage, pour l’instant je considère qu’il fait diversion avec son sarcasme. Sa plume lui donne du crédit au yeux de certaines personnes. Mais moi, il ne me fait plus pleurer que rire.
Merci messieurs mesdames de me faire un peu de lumière à ce sujet si je me trompe.
Mes filles sont métisses et d’elles mêmes se considèrent comme noires ! sont elles racistes à vos yeux parce qu’elles se sentent plus noires que blanches ?
elle sont raciste si elle pense qu elle doivent choisir entre se sentir noir ou se sentir blanc ...
le raciste est celui qui pose une question qui ne laisse que deux option pour le metis .. plutot blanc ou plutot noir ..
les naif vont intervenir l albinos mais ca n a rien a voir en afrique ce n est pas en tant que blanc qu il est stymatiser mais en tant que singularité , pour etre vert se serait pareil .. fo pas melanger ...
il y a un gros probleme entre les noir et les blanc entre les ancien maitre et les anciens esclave . la page n est toujours pas tourner
les eurasien n ont pas autant de probleme pour se definir c est bien le signe que le probleme n est pas tant le metissage en général mais le melange du blanc et du noir en particulier
mé keske chui trop puissante aprs un spif !!!!
Bof, tu découvres en 2008 que la terre est ronde c’est tout.
chai pas si c est la terre qui ronde ou ta tete qui est plate ..
Lopès
n’a jamais dit qu’il voulait sauver le monde ou le Congo. C’est pas lui qui dit aux gens de se couper à la machette ou de violer les femmes et les enfants. Il écrit ce qu’il lui plaît de. Si on n’aime pas, on n’achète pas, on ne lit pas. C’est aussi simple que ça.
La négraille se massacre et voudrait que le monde passe son temps à écrire dessus, à s’apitoyer. Lopès écrira ce que bon lui semble. S’il te fait pleurer tu écoutes Ségolène, c’est une humoriste française mondialement connue et méga drôle. Elle te fera rire, en plus elle est compatissante “aimons-nous les nains les nôtres” qu’elle a dit la Ségo.
La négraille se massacre et voudrait que le monde passe son temps à écrire dessus, à s’apitoyer.
pendant des siecle elle c est fait massacrer dans l indifference général par des blanc et ca n a gener aucun intello si peu .. mais la en réalité vous jouissez de voir des noir se massacrer entre eux comme des ancien maitre jaloux du pouvoir qu il n ont plus .. l europe c est massacré pendant des siecle et meme aujourd hui ca continue , que ce soit en russie en amérique du sud en asie des massacre continue mais vous adorer mettre en avant celui des africain pour au final justifier votre bétise colonial !! l afrique est en gestation quand elle emergera on viendra vous remplir le fion de ces belle lettre que nous nous adresser mr les facho !!
La négraille aux senteurs d’oignon frit retrouve dans son sang répandu le goût amer de la liberté
Et elle est debout la négraille
la négraille assise
inattendument debout
debout dans la cale
debout dans les cabines
debout sur le pont
debout dans le vent
debout sous le soleil
debout dans le sang
debout
et
libre
debout et non point pauvre folle dans sa liberté et son dénuement maritimes girant en la dérive parfaite
et la voici :
plus inattendument debout
debout dans les cordages
debout à la barre
debout à la boussole
debout à la carte
debout dans les étoiles
debout
et
libre
non nous ne jouissons pas de ça, et ce que j’ouis dire là me revolte. C’est un argument terroriste que de dire que des gens se réjouiraient du malheur des Africains. C’est un argument stalinien cette façon de voir le mal partout.je dis juste que les Africains doivent savoir qu’on a autre chose à faire que de parler de fous rwandais qui niquent les gamines congolaises dans les plantations de manioc. On a aussi le droit de parler d’autres choses.
je dis juste que les Africains doivent savoir qu’on a autre chose à faire que de parler de fous rwandais qui niquent les gamines congolaises dans les plantations de manioc.
je dis juste que les Africains doivent savoir qu’on a autre chose à faire que de parler de fous rwandais qui niquent les gamines congolaises ...
je dis juste que les Africains doivent savoir qu’on a autre chose à faire que de parler de fous rwandais ...
je dis juste que les Africains doivent savoir qu’on a autre chose à faire ...
je dis juste que les Africains doivent savoir ...
je dis juste que ...
je ...
On a aussi le droit de parler d’autres choses.
oui parlons d autre choses ...
“...qu’elle a dit la Ségo”, c’est quoi, ce langege, ma chère SO? C’est du plouc?
Qui s’assemble se ressemble, donc Henri Lopès est un plouc.
C’est normal il travaille pour des gens tout aussi avides que lui de pouvoir au point de bafouer notre constitution congolaise pour pérenniser leur passage « aux affaires ».
Je boude Lopès, Tati Loutard, et les autres pseudos intellectuels congolais à solde de ces autocrates qui ne font que se sucrer de nos richesses à en gerber, pendant qu’eux nous divertissent avec leur plume à en pleurer rire avec leur plume.
J’aime Tchicaya U’Tamsi et encore plus Sony Laboutmsi, de par leur attitude, ils ont tout deux exprimé assez bien ce que pense la négraille. J’aime BillKouélani, une écorchée vive, elle aussi dans son attitude exprime assez bien ce que pense la négraille.
Mais ma chère SO, encore faut-il que tu comprennes ce que je veux dire, que tu saches de qui je parle. Bref, il te faut lire. Mais, attention : il faut lire des livres intéressants qui te permettront de comprendre que pour quelqu’un qui pense, il est inconcevable de ne pas défendre les gens malmenés. Pour être plus terre à terre (et là pas de risque de ne pas se faire comprendre):
Ce n’est pas branché d’ignorer le mal des autres. De même qu’il n’est pas branché de se retrouver entre nègres entrain de passer la pommade à Henri Lopès dans un hôtel particulier de Paris au cours d’une soirée mondaine.
Il est de meilleurs ton, intellectuellement parlant, d’aller écouter du jazz en bord de seine dans un local aménagé de façon précaire à cet effet, le tout dans une ambiance cosmopolite.
Il faut suivre ma chère enfant.
Au plaisir de te voir un jour plus solidaire vis-à-vis des petites congolaises qui se font niquer par les soldats du village d’à côté.
MT
A So: “C’est quoi ce langage”
«Les “minorités” américaines savent maintenant que l’Amérique n’est pas fondamentalement raciste» ”
- Quid des minorités françaises?
Faut pas fâché hein? Nous s’amuser!
HOT17… Euh 4°C par chez moi…
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