“Nicolas Sarkozy entre mercantilisme et militarisme”, par ACHILLE MBEMBE
Posté dans: Général | Par Alain Mabanckou | le 06 Avr 2008 à 2h40 | Lu 2072 fois
Achille Mbembe (photo) poursuit ses analyses sur les rapports entre la France et l’Afrique – on l’avait beaucoup entendu et vu monter au créneau au moment du “fameux” discours prononcé par Nicolas Sarkozy à Dakar. Professeur en Afrique du Sud et aux Etats-Unis, celui qui s’est maintenant imposé sur le plan international comme un des meilleurs penseurs de notre continent nous envoie cette fois-ci une tribune sur le mercantilisme et le militarisme de Nicolas Sarkozy qui s’est rendu en février en Afrique du Sud. Cette tribune a été également publiée dans L’Humanité, en France.
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En visite en Afrique du Sud où la France souhaite décrocher de très juteux contrats dans les domaines de l’énergie électrique et nucléaire, Nicolas Sarkozy a prononcé, le 28 février dernier, un discours devant le Parlement sud-africain réuni au Cap.
L’an dernier à Dakar, il s’était fait rabrouer par l’intelligentsia africaine et certains milieux intellectuels français à la suite d’une péroraison sur « l’homme noir » aux relents racistes et colonialistes.
Le handicap français
Le poids des liens commerciaux entre la France et l’Afrique du Sud aidant, le chef de l’État français a cette fois été un invité plus courtois, ce qui lui a valu quelque bienveillance de la part de ses hôtes.
Malgré ces progrès en matière de bienséance, force est de constater que la méfiance, le scepticisme et, dans certains cas, l’opposition à la politique française en Afrique persistent.
Exaspération, gêne et fatigue ont progressivement gagné et les élites intellectuelles et politiques, et les milieux d’affaires, et la jeunesse africaines. Nombreux sont désormais ceux pour qui la manière dont la France se comporte sur le continent depuis l’époque coloniale et le traitement réservé aux Africains en situation irrégulière ont largement érodé le peu de crédit moral dont elle pouvait encore se prévaloir. Il faudra donc sans doute plus que des mots pour convaincre l’opinion africaine qu’un changement radical est en cours.
Malgré l’ampleur de la défection, deux points du discours de Sarkozy valent pourtant la peine que l’on s’y arrête.
Il y a d’abord l’intention proclamée de « refonder » les relations entre la France et l’Afrique par le biais, entre autres, d’une révision des accords militaires signés à la veille des indépendances. Il y a, d’autre part, les considérations sur l’immigration et, entre les deux, l’annonce d’une initiative de deux milliards et demi d’euros en cinq ans comportant la création d’un fonds d’investissement et d’un fonds de garantie dotés chacun de 250 millions d’euros, et le doublement de l’activité de l’Agence Française de Développement en faveur du secteur privé.
À supposer que cette dernière initiative prenne effectivement corps (alors que l’État français est à peu près en faillite), les sommes en jeu sont simplement dérisoires lorsqu’on les compare aux dizaines de milliards d’euros qu’Alsthom et le consortium dirigé par Areva engrangeront d’ici l’an 2025 en Afrique du Sud. Elles sont, en outre, largement inférieures aux ressources financières mobilisées par la Chine en Afrique au cours de la même période.
Les échanges commerciaux entre l’Afrique et la Chine s’élèvent désormais à plus de 50 milliards de dollars par an. Avant la fin de la décennie, cette somme sera multipliée par deux. Dans la nouvelle course vers les richesses de l’Afrique qui marquera les cinquante prochaines années, le handicap français reste donc lourd.
Des réformes en trompe-l’oeil
L’intention de refonder les rapports franco-africains n’est, quant à elle, guère originale. Chaque nouveau chef d’État français, de Pompidou à Giscard d’Estaing, Mitterrand et Chirac, s’est fendu d’une telle proclamation en arrivant au pouvoir. On sait ce qui est arrivé par la suite.
Par ailleurs, sur le plan symbolique, cette proclamation aurait sans doute eu un bien plus puissant éclat si elle avait été faite dans une capitale du « pré carré », royaumes de satrapes nègres que la France n’a eu cesse de soutenir aveuglément depuis la décolonisation. C’est en très grande partie à cause de ce soutien que la plupart de ces pays sont aujourd’hui au bord de la ruine et de la guerre civile, tandis que l’essentiel de leurs jeunesses et de leurs forces vives n’a plus en tete que de s’en aller ailleurs.
À la vérité, en appelant à refonder les relations franco-africaines, Sarkozy cherche surtout à neutraliser une revendication qui risque de servir de cri de ralliement à l’opposition africaine contre la France dans les décennies qui viennent. Il s’inscrit dans la logique des « petites réformes » inaugurée par De Gaulle lors du discours de Brazzaville en 1944.
L’on sait aujourd’hui que la décolonisation à la française a ressemblé, en bien des points, aux traités inégaux que l’on impose aux pays vaincus lors des guerres. Les accords signés par la France et les nouveaux dirigeants africains au moment des indépendances avaient été rédigés dans le secret le plus absolu. Ils ne légalisaient pas seulement le régime de capitations qui avait permis le pillage des richesses africaines par les firmes françaises au milieu du XIXème siècle.
L’un des aspects les plus scandaleux de ces traités est celui qui octroie à des soldats français stationnés dans des bases militaires en Afrique le droit de tirer sur des citoyens africains lors de dissensions internes ou au cas où la France jugerait ses intérêts menacés en Afrique.
Depuis presque 50 ans, les mouvements africains d’émancipation exigent l’abrogation de ces traités de la honte. Nicolas Sarkozy dit maintenant vouloir les « adapter aux réalités du temps présent ». On l’y encourage et on le jugera sur les faits.
Les dangers d’un nouvel interventionnisme
Pour le moment et comme cela a souvent été le cas dans le passé, le contraste entre le discours et la réalité est saisissant. Un nouvel interventionnisme français en Afrique se dessine. Il combine mercantilisme et militarisme tout en sacrifiant verbalement à l’humanitaire, cette vieille piété du XIXème siècle dépoussiérée et remise au gout du jour par les croisés du « droit d’ingérence ».
Le Tchad, où la France est impliquée dans des guerres intestines depuis l’époque coloniale est, pour l’instant, le lieu privilégié d’expérimentation de ce nouvel interventionnisme, et pour cause. Avec la Centrafrique et Djibouti, il n’est pas seulement un immense terrain d’entraînement pour les armées de la république et un dépotoir pour toutes sortes de déchets militaires. Il fait aussi partie du ventre mou de ce cordon pétrolier africain qui va désormais du Golfe de Guinée à l’extrémité orientale du Sahara et jusqu’aux confins nilotiques.
Dans son intervention dans cette région, la France a réussi à s’abriter sous le parapluie européen. Après ce qui est arrivé au Rwanda, elle compte ainsi externaliser les risques, dans cette poudrière où un cycle de massacres est en cours au Darfour. Contrairement à l’hécatombe rwandaise du siècle dernier, le génocide au Darfour n’est pas sans lien avec le nouveau cycle de la prédation des richesses africaines engagé par les puissances externes (Chine, États-Unis) pour le contrôle des ressources pétrolières, sur fonds de guerre contre le terrorisme.
Au demeurant, il n’est pas exclu que d’autres régimes soutenus par la France et faisant partie de cet arc pétrolier soient, dans un avenir pas tout à fait lointain, aspirés par le tourbillon de conflits liés à ce nouveau cycle de la prédation. C’est notamment le cas du Cameroun où l’autocrate local s’efforce de changer la Constitution afin de pouvoir régner à vie. Pour leur reproduction, de tels conflits dépendent généralement de la constitution de véritables marchés militaires liés à, et soutenus par, des réseaux internationaux.
Sarkozy veut également associer le Parlement français aux grandes orientations de la politique de la France en Afrique. Viendrait-elle à se réaliser, cette initiative constituerait sans doute, sous certaines conditions, une belle avancée démocratique. Car sous la Vème République, la politique africaine fait partie du domaine éminent du Prince qui la conçoit, la dirige et la conduit à la manière d’un fief, dans le secret le plus total.
L’opacité qui entoure cette politique, sa quasi-privatisation par les présidents français successifs et l’absence totale de transparence qui la caractérise ont largement contribué à en faire une arme absolue de violence et de corruption.
Immigration et xénophobie d’État
La partie sans doute la plus démagogique du discours de Sarkozy avait trait à l’immigration. Il va de soi que chaque État a le droit de déterminer librement sa politique dans ce domaine. Encore faut-il que cette politique soit en accord avec les droits humains fondamentaux et, pour ce qui nous concerne, qu’elle ne soit le prétexte ni à l’instauration d’une xénophobie d’État, ni à une réactualisation des formes de racisme que la colonisation avait largement utilisé. Or, on sait qu’en France, cette ligne est aujourd’hui des plus ténues.
Sarkozy suggère que la France et l’Afrique ont un même intérêt à une meilleure régulation de la mondialisation. Or, l’une des contradictions de la mondialisation est de favoriser l’ouverture économique et financière tout en durcissant le cloisonnement du marché international du travail. Le résultat est la multiplication des empêchements à la circulation des gens et la normalisation des conditions liminales dans lesquelles sont enfermées les populations jugées indésirables au nom de la raison d’État.
En France en particulier, l’on a assisté au cours des dix dernières années à une formidable expansion et miniaturisation des logiques policières, judiciaires et pénitentiaires ayant trait à la police et l’administration des étrangers. Sarkozy lui-meme a contribué à mettre en place des dispositifs juridiques et réglementaires visant non seulement à produire chaque fois un nombre considérable de « sans-papiers », mais aussi à justifier les pratiques d’entreposage, de rétention, d’incarcération, de cantonnement dans des camps, de rafles et d’expulsions des étrangers en situation irrégulière.
Il en a résulté non seulement une prolifération sans précédent de zones de non droit au coeur de l’État de droit, mais aussi l’institution d’un clivage d’un genre nouveau entre les citoyens auxquels l’on s’efforce d’assurer protection et sécurité d’une part, et d’autre part une somme de gens, pour la plupart des Noirs d’Afrique, littéralement privés de tout droit, livrés à une radicale insécurité et ne jouissant d’aucune existence juridique.
Toutes proportions gardées, l’institutionnalisation, l’extension et le renforcement d’un état permanent d’exception vis-à-vis des étrangers est en passe de devenir pour la France ce que Guantanamo est pour les États-Unis. Dans les deux cas, il s’agit de priver l’étranger ou le présumé terroriste de tout droit, y compris ceux qui leur sont officiellement reconnus par les conventions internationales.
C’est ce racisme d’État qui fait de son discours sur l’immigration un exemple de démagogie. Or, tant que perdure cette xénophobie d’État, il sera difficile de convaincre les Africains qu’une refonte radicale des relations franco-africaines est en cours.
La volonté d’ignorance
Pour le reste, la connaissance que Sarkozy a des dynamiques des sociétés africaines sur le temps long reste très superficielle. L’histoire du continent est réduite à deux moments traumatiques : l’esclavage dont il reconnaît qu’il fut un crime, et la colonisation dont il continue de penser qu’elle ne fut qu’une « faute ».
D’autre part, il continue d’en percevoir les réalités à travers les clichés traditionnels – les paysans, les « chefs » et les « anciens », ces poncifs de l’ethnologie africaine du dimanche. Il a encore beaucoup de peine à ouvrir les yeux sur les dimensions modernes, urbaines, diasporiques et cosmopolites du Continent – l’Afrique des méga-villes, des jeunes éduqués et sans emplois formels, des intellectuels, écrivains, artistes, entrepreneurs, juristes et avocats, des gens qui bougent, inventent, créent, et sont très largement au fait des mutations du monde de notre temps.
Certes, il admet la distension de la relation franco-africaine mais en propose une analyse escamotée. Que les intentions du gouvernement français en Afrique fassent en permanence l’objet de suspicions découle d’une longue tradition de duplicité qui consiste à faire un éloge rhétorique des valeurs universelles tout en soutenant aveuglément des tyrans brutaux et corrompus qui ont causé la ruine de leurs pays.
Par ailleurs, la perception selon laquelle la France se ferme sur elle-même n’est pas une illusion d’optique. Il suffit de se rendre dans n’importe quel consulat de France sur le continent pour se rendre compte de l’indignité à laquelle sont exposés les demandeurs de visas, les professionnels y compris.
Il faut, affirme-t-il, « changer le modèle des relations entre la France et l’Afrique si l’on veut regarder l’avenir ensemble ».
Le point de départ de la refondation des rapports franco-africains ne saurait se limiter, comme l’indique Sarkozy, à la reconnaissance par la France de ses intérêts et au fait de les assumer. Le point de départ, c’est la recherche d’un point d’équilibre entre ses intérets et ceux des peuples africains.
Achille Mbembe est professeur de sciences politique à l’université du Witwatersrand, Johannesbourg, Afrique du Sud.

(42) Commentaires
Ngnagna et ceux que çà interesse : ici vous y trouverai des oeuvres picturales a sujet du Tibet.
Tout à fait raison, mais dans ce texte je ne souhaitais m’adresser que m’adresser à une question de dignité humaineba piétinée dans le pays qui s’en était fait la prince.
Trop de choses sont à déplorer chez nous, l’inventaire est fait, les maux sont connus.
Tiens ceci:
L’Afrique victime de ses dirigeants.
S’interroger sur les problèmes actuels de l’Afrique nous renvoie souvent à ces maux trop bien connus pour l’avoir désorganisée, vidée et enfin soumise à un joug atroce. Ces maux il est vrai ont marqué ce pauvre continent à jamais, mais il est cependant de mauvaise foi de ne laisser peser nos malheurs présents que sur ces pages douloureuses de notre histoire.
Aujourd’hui que les choses ont pris une autre tournure, l’Afrique pilotée par ses propres fils était mal partie, mais les moyens d’arriver à bon port ou même seulement de se remettre sur le rail lui sont connus, rien ne l’empêche d’y accéder. Le Botswana et quelques autres pays dont on ne parle malheureusement pas beaucoup essaient tant bien que mal de les appliquer, et ça semble marcher jusqu’aujourd’hui. C’est preuve que la recette est assez simple, elle s’appelle la bonne gouvernance.
Est-elle simple avons-nous dit? Certains n’arrivent pas à les appliquer pourtant. Ce qui est paradoxal chez ces pays qui n’arrivent pas ou qui ne veulent pas les appliquer (qui sait?), c’est que ce sont des pays richement dotés en matières premières: des populations jeunes et dynamiques, des ressources naturelles abondantes, donc des ressources financières. Voila pourtant des ingrédients qui, sous la férule d’une administration sérieuse et rigoureuse, donnent un plat savoureux appelé développement. Il ne s’agit pas de se hisser aux standards de l’OCDE, mais d’apporter aux populations le minimum de bien être: de l’eau, de l’électricité, des services sociaux et les infrastructures leur permettant de se prendre en charge et attirant des investissements étrangers.
Ces pays qui sont presque tous situés en Afrique centrale ont des dirigeants qui ne sont pas animés de fierté et de piété pour leur pays, ce sont de bien mauvais princes. Ils manquent de noblesse, la pire des rotures ne se comporterait pas comme ils le font avec leur populations. A les voir avec leur air sage et grave lors de sommets et rencontres entre chefs d’Etat, qui ne les connaitrait pas pourrait penser que cet air reflète leur souci permanent d’améliorer la condition le sort de leurs populations. Que nenni! Ces princes sont notoires pour leur incurie, autrement comment pourraient-ils dormir paisiblement autour de tant de misère?
Choisis, que dis-je, placés au pouvoir par leurs parrains occidentaux pour leur talents de cancres, car cancre faut être pour livrer son pays plus que ce qu’attendaient de vous vos parrains. Vous en êtes ainsi la risée, vous qui vous prenez pour leurs amis; ils ne pouvaient pas s’attendre à mieux en terme de suppôts, et je ne serais pas étonné que lors de rencontres entre chefs d’Etats occidentaux ou dans leurs cabinets lorsqu’il leur arrive d’aborder les questions africaines qu’ils se disent « ce sont des supers tarés ces potentats nègres ! ». Ces mercenaires venus faire souffrir leurs peuples se comportent tels des flibustiers ou des soldats d’une armée conquérante avide de viols et de razzias.
Des pachydermes à qui la le moindre effort de réflexion et d’imagination donne la migraine, par paresse on ne gouverne plus, on se contente, tel un malpropre de voler le petit peuple au lieu de s’en prendre aux multinationales. Dépourvus de capacité d’abstraction ils ont trouvé en l’Etat dont ils comprennent très mal les principes, le moyen d’assouvir leurs instincts de bêtes sauvages. Quant aux capacités d’imagination, ce serait trop leur demander, on le sait, c’est du rêve de certains dirigeants que sont sortis les plus beaux édifices d’Orient et d’Occident. Nous on se contente de rêver de châteaux et de voitures de luxe payées avec l’or de notre peuple. Ce sont alors des monstres dont les rêves sont porteurs de destruction, de misère et de mort, et dans tous les domaines ! C’est dommage que Pinocchio ne soit qu’un conte de fée, on verrait beaucoup de nez s’allonger au cours de déclaration d’adhésion aux principes rationnels de gestion d’un Etat.
L’afique victime...(suite)
On reconnaît à ces piètres dirigeants une autorité, mais n’oublions pas que l’autorité, la vraie ne se décrète pas, elle vient des qualités de celui qui se veut se veut chef ; de l’ascendant que lui ont conféré sa distinction quant au savoir, aux qualités militaires, la noblesse de son attitude envers tout ce que la vie lui propose ; celui là est le primus inter pares des Romains. Une telle autorité est reconnue même par les adversaires tellement elle s’impose. La nôtre, du moins celle de nos chefs d’Etats est issue de la crainte inspirée par les armes, c’est de la coercition.
La question serait réglée si de tels comportements n’étaient constatés que chez cette classe d’hommes politique de mauvaise facture. On pourrait considérer qu’il s’agit d’un mauvais songe dont on se réveillera, mais la mauvaise pratique a eu le temps de s’infiltrer dans l’imaginaire de nos sociétés, elle devient référence normative, donc coutume. Il n’est pas rare d’entendre de jeunes congolais, centrafricains ou camerounais, lorsqu’ils se prennent à rêver de pouvoir, de se voir agir selon les mêmes codes que les roitelets actuels. Nombreux sont les jeunes gens qui ont intégré comme norme de comportement leur tentation à la facilité. Voyez donc ce que peut avoir comme résultat d’avoir trop longtemps des gens sans foi ni loi à la tête d’un pays. Ils portent le virus de la déliquescence. Si l’on ne prend conscience ce mode de gouvernement deviendra normal. Aux intellectuels donc de descendre dans l’arène et d’éclairer par leur lumières ce pauvre peuple engourdi et ahuri par tant de souffrances. De ceux-là aussi beaucoup de choses sont à déplorer, nous en reparlerons si Dieu nous prête vie.
B Shady
Très drôle le dessin du militaire donnant un coup de pied à un moine tibétain tout en demandant aux occidentaux de ne pas s’inquiéter vu leur capacité de réincarnation!
Sourire, rire sont des choses bonnes pour la zénitude Thanks Catharsis!
La beauté de certains dessins peut faire oublier ce qui se passe au Tibet. On en parle beaucoup à la télé, et à la radio cependant je ne sais pas trop ce que veulent les tibétains. Indépendance totale? ou plus d’autonomie? Bah si les chinois manquent de place, il y a toujours le Sahara, la Kalahari et etc. C’est une piste à explorer tu ne trouves pas Catharsis?
Les députés camerounais ont fait voter les textes autorisant la non limitation des mandats, et conférant la garantie au Chef d’Etat de ne pas être inquiéter une fois qu’il quitterait le pouvoir. A qui le tour? C’est très malin le principe de non limitation des mandats! Une leçon de démocratie
post 33: ”Voyez donc ce que peut avoir comme résultat d’avoir trop longtemps des gens sans foi ni loi à la tête d’un pays. Ils portent le virus de la déliquescence.” c’est un effet secondaire deplorable et sournois que je ne souhaite pas à ces pays.
Mais ne courrons pas vers la deresponsabilisation facile. Ce virus ne ferait qu’exprimer un trait que nous avons tous en nous. C’est pas affaire de couleur. L’appel de la facilité, de nos sombres penchants. Maitre Yoda dirait “plus facile, plus rapide, mais pas plus puissant.
La facilité, quelle sournoise tentatrice. C’est mon combat de tous les jours… Peu souvent je sort vainqueur.
Mais qu’ils continuent donc ces dictateurs de pacotille, ces oiseaux de mauvaises augures, à considerer le peuple comme un ramassis d’abrutis, à le pietiner comme un vulgaire paillasson. Viendra le jour où çà va leur péter à la gueule !!
home 28 ..homme sweet homme
Ngnagna, tu proposes une nouvelle terre promise ???
Tenez, à propos de ces ambassadeurs de la mesquinerie petit text:
Ode aux fermés
Il nous faut de ce soupçon d’ouverture, et les poussière d’une remise en question.
Tans pis pour ceux dont la petitesse est la nature, qu’ils crèvent dans l’étroitesse de leur propre prison. Qu’ils suffoquent, dans l’exigüité de leur pensées, pourrissant bien à l’aise sur leur socle. Qu’ils croupissent dans ce micro monde, où ils se font rois. En fait, bouffons bouffis d’orgueil, ils vitupèrent, et vomissent leur foi.
Artisans de la ruine, ces chiens n’ont de cesse que de nous remplir les narines, de leur haleine en putréfaction.
Qu’ils prennent garde… Notre mécontentement est une bruine, précédant l’orage d’une saine et juste colère, mère de la dévastation.
Le problème c’est que certains sont à des post décisionnels, sous le coude une armée de drones. Et que malgré notre révolte d’agneaux sacrificiels, l’on subit les exhalaisons fétides de la merde qu’ils ont entre les neurones.
bed75 tu crois pas si bien dire mon bot
si des musulman avait fait a peine 10 pourcent de ce que les pseudo bobo supporter du dalai lama on fait a paris ou a new york c etait direct guantanamo !
en plus y a pas d immigré tibetain en france on se demande bien qui organise cela ??
c est a vomir sont fort pour defendre une portion de bonze en poncho qui vivent a 5000 km pour un leader qui a pour seul programme la meme vie d y a 5000 ans avec toute les tradition débile hérité de l Inde comme le role de la femme ou tibet par exemple qui serait tres interessant de mettre un peu en avant ou l embrigadement d enfant ders ecole religieuse qui rende les madrass plus humaine finalement ! mais pour defendre les sans papier sont ou tout ces grand defenseur du tibet ?? ... ils choissiissent leur cause comme leur appart ... !
merci pour ce pur son de cloche N-J ,
à contre courant de ce que j’entend ici et là. Je ne sais pas si tu es dans le vrai, mais çà me fait m’interroger. Et rien que çà çà vaut de l’or.
le principe du Boycott ..
.. ce qui etait contre le boycotte du salon du livre sont en général pour celui des jo de pekin .. va comprendre charles !! ...
Le dalaï-lama a une nouvelle fois menacé de quitter ses fonctions, aujourd’hui à Seattle, si les violences au Tibet échappaient à tout contrôle, tout en démentant vouloir la séparation de la région himalayenne d’avec la Chine.
ca c est typique des esprit pragmatique qui entre ce dilemme de se faire enculer jusqu a la garde ou pas du tout preferent quand meme se la faire a moitier !! c est pas zen du tout mr le clown orange
la tu commence a voir une distinction entre ces manifestant ultra violent avec des femme dans leur rang et les moines stérile qui médite en haut de leur montagne eternelle ...
le premier mensonges a mon avis c est de nous faire croire que la resistance tibétaine est un tout hommgene qui venere un exilé qui vit ma foi dans l opulence et le confort ! ..
ca me fait penser a une femme a rangoone qui preferent vivre enfermé chez elle mais pres de son peuple plutot que dans les palace de new york en buvant avec les stars d hoolywood !!
vive la resistance tibétaine mais la vrai celle qui est rouge de rage et qui rend vert de colere le clown en orange !!
au final il veut quoi le dalai, surtout pas l indépendance car la le peuple aura vite fait de le foutre dehors a coup de pied dans le cul ? il veut la mise sous tutelle sous condition , qui sera bien sur d etre le seul interlocuteur et le maitre de son royaume Religeux ! ...et cette declaration le confirme !! c est un jouet le dalai .. un petit jouet qui a pas de poil !! c est bon pour les enfant bulle !
our en finir avec ma colere ...
voila quelque signature pourl appelle a la solidiratié avec le peuple tibétain
”André Glucksman, Raphael Glucksman, Bernard Henri Levy, Cai Chongguo, Jane Birkin, Lou Doillon, Noëlle Chatelet, Sylvie Testud, Pierre Arditi, Bernard Murat, Jean-Paul Dollé, Yves Simon, Daniel Picouly, Vincent Ravalec, Olivier Nora, Christine Orban, Jean-Etienne Cohen Seat, Camille de Toledo, Olivier Rolin, Justine Levy, Pascal Brukner, Peter Sloterdijk, Gérard Fromanger, Alain Finkielkraut, Max Lagarrigue, Pierre-André Taguieff”
voila ... voyer les nom en gras j invente rien on retrouve toujours les meme .. c est sur qu israel vis a vis des palestinien fait preuve d autant de retenue que les Chinois vis des tibétain !! ... mais la force du préjugé comme dirait taguieff
anti93
NJ c’est vraiment curieux de voir à quel point la bonne conscience mondiale se dechaîne sur la Chine.
J’aimerais bien la voir défendre avec tant d’énergie la Palestine, ta terre chérie NJ. Voilà un acte courageux!
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