Obama, Clinton, McCain, Sassou, Bongo, Tchak et “la litterature constipée”
Posté dans: Général | Par Alain Mabanckou | le 01 Avr 2008 à 21h47 | Lu 4318 fois
Retour aux Etats-Unis où je retrouve l’éternel duel Clinton-Obama tandis que John McCain s’ennuie tellement de courir seul qu’il lance des campagnes à la telé qui rappellent qu’il est un bon patriote, que depuis tout petit il était un combattant. Certains Démocrates demandent à Hillary Clinton de déposer les armes, mais son mari monte au créneau et lance à ces détracteurs : « Chill out ! » (Détendez-vous !), et tout laisse à penser que nous sommes bien partis pour une longue course…
Parallèlement, dans l’avion, j’ai beaucoup ri en apprenant que finalement ce sont les présidents africains qui composent les gouverments français. En effet Bongo et Sassou – qui sont parents par alliance – ont fait virer le Ministre français de la coopération qui avait eu l’inélégance de déclarer la fin de la françafrique et celle des dessous de tables et autres monopoles. Quel crime ! Les menaces des ces deux Africains ? Bongo a menacé de livrer les secrets cabalistiques des relations de la France avec son pays tandis que notre Sassou a agité discrètement le spectre de l’annulation des contrats que Bolloré – l’homme d’affaires proche de Sarkozy – tente de signer au Congo, plus précisément à Pointe-Noire (le port maritime est l’objet de toutes les convoitises).
Beaucoup de livres sortent depuis janvier. Que lire ? Apres Laferriere, je vous signalerai surtout Filles de Mexico du Togolais Sami Tchak . De livre en livre, il s’est installé désormais comme une des voix importantes de notre génération. Il est vrai que j’ai pendant longtemps hissé son roman Place des fêtes au sommet de toute sa production romanesque, mais c’est mal appréhender l’univers aussi tentaculaire de cet auteur – et même plus, de ce grand lecteur – lui qui survole les continents, vous parle des auteurs du monde avec l’aisance et la précision d’un entomologiste. Si Tchak nous embarque cette fois-ci à Mexico, dans le bruit et la fureur des quartiers populaires, ce n’est pas par cabotinage ou pour une promotion des plages de l’Amérique latine. Il a bénéficié de la fameuse Bourse Stendhal du Centre National des Lettres et a vécu sur place – on le ressent dans cette écriture qui laisse les personnages mener la trame eux-mêmes – ce qui n’est pas le cas de certains romans qui nous agacent ces derniers temps à cause de la tendance des auteurs à aligner des phrases ampoulées, le plus souvent poussiéreuses et soporifiques – suivez mon regard – ces auteurs qui parlent à la place de leurs protagonistes et nous livrent en fait des crottes de moineaux diarrhéiques à notre plus grande déception. C’est ce qu’il faudra maintenant qualifier de « littérature constipée », cette magnifique expression est de Tchak…
Nous reviendrons longuement sur son roman dans les prochains posts.






(65) Commentaires
Je songe souvent avec regret au temps où tu nous faisais, cher Sami, l’amitié de venir échanger ici avec nous. Si ce site a acquis une réputation si modeste soit-elle, il le doit sans aucun doute à l’époque où Sami Tchak nous gratifiait d’avis et d’éclairages intelligents; ou nous recommandait tel ou tel ouvrage passionnant. Un grand lecteur comme disait tantôt Mabanckou. Et donc, une très grande culture.
Bon, on n’était pas toujours d’accord sur tout, et y avait souvent palabre ,-) Mais avec toi, le débat avait une tout autre tenue. Et bien peu de gens m’ont enrichi ici comme toi. Chapeau bas Monsieur Tchak! ,-) Et on lira plus tard ta prose )
c’est un véritable régal que ce nouveau roman de Sami Tchak que je viens de terminer. Sex, alcool, misère noire le tout avec plein de clins d’oeil à Sony et Gabriel. Si ce n’est pas toucher le fond. J’avoue que je me suis pris de sympathie pour tous ces personnages : Djibo, Deliz, Nelo, Winnie… Mais que de poésie cette peinture de la misère noire.
Jugez-en vous même sur pièce : “Une seule personne vous manque et tout est dépeuplé, mais des milliers de nègres crèvent et vous continuez à péter tout doux avec des trous de cul carrés [...] La Race est sous la botte, La Race crève à plat ventre. La Race en est toujours à porter ses fers et à faire le gros rire banania du supplicié qui ne rêve plus d’une nouvelle aube.” Alors, vous doutez encore ?
Walaï-faforo Tchak-là il nous maraboute façon Màrquez ou Sony-là waï !
Merci B-K pour l’extrait.
”[...] des milliers de nègres crèvent [...] La Race est sous la botte, La Race crève à plat ventre. La Race en est toujours à porter ses fers”.
Avec ça, y en a qui trouvent le courage de répondre à Sarkozy que l’Afrique est ceci, l’Afrique est cela, l’Afrique est fière, l’Afrique est au top. L’Afrique fait l’Histoire, et blablabla et blablabla. L’ami Sami ne va peut-être pas aimer l’usage que je fais de son propos, mais ayez donc comme lui, le courage de reconnaître que l’Afrique est une cuvette qui se meurt; aphone et muette dans la marche du monde. Ayons le courage de reconnaître que le sort que l’on fait à nos peuples, en fait les peuples les moins bien lotis de ce monde. Et que tant qu’il en sera ainsi, Sarkozy et d’autres, pourront se permettre à notre endroit, tout type de jugements lapidaires - hélas, pas forcément tous immérités. Ce n’est pas Sarkozy qui nous insulte, c’est nous qui faisons injure à ce que nous sommes. Regardez donc un peu ce qu’est l’Afrique, avant de vous lancer à grands cris, à “répondre à Sarkozy”. Changeons le sort de l’Afrique. Changeons le sort de chaque Africain. Donnons un peu de hauteur à notre destin. Et plus aucun Sarkozy ne hasardera nulle offense à l’encontre de notre continent.
Merci D.O.W. de votre post 76 hier dans le « voyage en Inde » et pour les questions qu’il pose et qui se retrouvent encore ici : quel combat ou plutôt quels combats pour l’Afrique ou plutôt les africains…si l’on ne veut pas désespérer de la vie et de l’avenir.
Ils sont multiples, divers et tous nécessaires que ce soit ce travail d’historien et d’intellectuels réveillés par la stupidité du tandem Guaino-Sarko, que ce soit ce travail de création des écrivains qui remuent nos têtes ici mais pas là-bas, hélas! où il faut un travail de fourmi pour nourrir les « petits » qui ne peuvent, qui ne savent plus lire, faute d’avoir des livres à lire. Important pour l’écriture aussi quand on sait qu’avant d’être écrivain, il faut d’abord avoir été lecteur. Alors ne pas laisser tarir la source des Tchikaya, Sony, Dieudonné…oh ! j’oubliais : Alain (rires).
Sans doute mon appel lancé hier n’était pas clair parce que je ne sais pas quémander et que j’attendais en effet une réaction comme la vôtre pour ouvrir la chaîne de solidarité dont je parlais. Je vais écrire à l’ami Blaise – peut-être pourra-t-il à nouveau être au cœur de l’affaire. Et quelqu’un d’autre peut prendre la relève ?
Mais d’abord une assurance : ce petit fonds africain en gestation à la Bibli de Ouenzé n’est pas pillé et circule actuellement dans six lycées. Et avec des Poches à 7 – 8 € comme ceux de la collection « Motifs » les valises qui passent de lycées en lycées seraient plus lourdes.
Enfin le mini festival RENCONTRES DU LIVRE VIVANT de Brazza en juillet prochain porte un titre tellement emblématique qu’il n’est pas nécessaire de le commenter – sauf à dire que c’est un espace de « complicité » entre les gens du Nord et ceux du Sud comme dit Aminata TRAORE. Et je viens de recevoir une lettre de Mère Evé de Paris qui se félicite de la relance des RENCONTRES et de l’énergie développée pour ce faire par quelques-uns, si peu ! Difficile, compliqué de bosser là-bas mais faut y aller, faut le faire.
Et pour finir provisoirement, de l’Inde au Mexique sans oublier l’Amérique latine on voit bien que les peuples les plus exploités peuvent revivre et créer leur avenir (quoiqu’en dise Nietzsche_junior). Il faut un début et continuer le combat (mai 68).
Encore une chose : la chaîne de solidarité est faite pour les hommes et les femmes de « bonne volonté » au sens où l’entendait Jules Romain.
Encore : Il faut plusieurs exemplaires à Brazza du « discours » et du « retour » d’Aimé Césaire qui ne coûtent pas cher chez Maman Diop et qui ne prennent pas beaucoup de place dans les valises.
Je souscris totalement à ton propos D.O.W. la vraie question d’ordre existentielle qui se pose à l’Homme africain est celle de sa vocation humaine. De quelle manière nous investissons notre vocation humaine ? Sommes-nous sur terre pour servir d’objet à penser ou sommes-nous des hommes pensant ? J’ai bien peur qu’avec le cerveau qui est plus près de l’estomac, il y a fort à parier que nous soyons plus en clin à fabriquer des dictateurs que de mettre à l’epreuve des fait la pensée de Cheik Anta Diop ou le rêve utopique de Boganda. Sommes-nous prêt à “jouer le jeu” auquel nous enjoignait Félix Eboué ?
La france n’a jamais expulsé un citoyen américain avec des menottes aux pignets. Quand on refuse on dit non walaï-faforo !
Je pense, walaï-faforo, que l’HUMANITE a mal à sa RACE NOIRE, elle a très très mal à son africanité. C’est la pire des caries que le GENRE HUMAIN n’ai jamais connu. Croyez moi ça fait mal par le manque d’eau, d’électricité, d’école, la saleté, le manque de routes, les mauvaises odeurs de nos villes,la corruption, les dictatures, le mensonge politique, le viol mental et physique…
La Race pue et gerbe toutes les misères du monde sur les belles toilettes du GENRE HUMAIN.
Le rire banania du supplicié dont on entend encore l’écho sonore jusqu’au fond de nos restos cinq étoiles, ne nous coupe même pas l’appetit !
Si Alain pouvait être plus précis dans ses insinuations, il mettrait plus à l’aise les lecteurs de son blog. Ecrivaillon dernièrement
et : “ ce qui n’est pas le cas de certains romans qui nous agacent ces derniers temps à cause de la tendance des auteurs à aligner des phrases ampoulées, le plus souvent poussiéreuses et soporifiques – suivez mon regard – ces auteurs qui parlent à la place de leurs protagonistes et nous livrent en fait des crottes de moineaux diarrhéiques à notre plus grande déception. ”
Voici un jugement sévère qui ne vous élève pas.
On pourrait comprendre ta frustration si on avais quelque référence.
Alain, lèche la terre et donne nous ta liste. Je connaissais l’encre de faillotte, mais là tu me fais le coup de crotte de moineaux diarrhéiques [...]. Je n’ai pas encore lu de la litérature écrite sous allogène truffée de phrases ampoulées. Je te donne ma virginité, walaï-faforo fait moi mâle et défait moi et fait moi sentir cette littérature encroté. Des noms, des noms, des noms !!!!
Qu’est-ce que j’ai chaud.
Salut le nganda !
Eh bien Tekitoi, comme je crois que tu n’es pas à Paname, je suis volontaire (mais piétonne !) pour participer logistiquement à la collecte des livres. Je bosserai volontiers avec un adjoint volontaire ( mere-eve(chez)hotmail.com ).
Mister D.O.W., arrête de me chercher des poux dans la tête, hein
C’est pas parce qu’on répond à Sarko qu’on ne se bat pas pour faire autre chose en tant que contribution pour le continent ! Et bien entendu, les discours ne suffisent pas. Mais toi, je voudrais bien que te voir t’efforcer à lire ce livre et me donner ENSUITE ton avis, pas sans l’avoir lu.
Pour faire se mettre debout les hommes accablés ou aliénés, il faut leur fournir l’espoir, l’alternative au refuge dans les églises de réveil ou la bière, les idées réalisables d’entreprises possibles, réellement possibles et concrètes ! Et bien entendu, il faut lutter contre la corruption installée sur le continent, qui est tellement intégrée qu’elle est un système dont on se demande comment on peut sortir.
Je me souviens, un jour, je me trouvais dans un aéroport africain pour rentrer en France, et dans “l’escorte” qui m’accompagnait se trouvait un parent d’un ami qui était un gradé de l’Immigration. Il a insisté pour me faire couper la file des formalités, j’étais très réticente et gênée, alors il m’a dit : ”Ne t’inquiète pas, tout le monde a une relation qui lui sert de passe-droit quelque-part, il se trouve que pour toi c’est ici, personne ne sera choqué…”
Bien sûr, des systèmes comme ceux-là seront longs à démonter…
Heads82, on en aura besoin !
Je souscris totalement à ton propos D.O.W. la vraie question d’ordre existentielle qui se pose à l’Homme africain est celle de sa vocation humaine. De quelle manière nous investissons notre vocation humaine ?
je pense que les africains sont parfaitement conscients de vivre dans une “cuvette existentiel “! ils sont lucide donc pessimiste et adepte de la migration pour cause economique ou autre cataclysme non naturel et non pour une transe existentiel .. parler d ordre exitentiel a des africain c est un peu les prendre pour des cons , sont pas aveugle savent tres bien dans quel situation ils sont , vous croyez qu un illegal Alien fait ca pour le fun ? on sait que l afrique c est la misere mais faut pas la réduire a une grimace tragique ! la misere n est pas le seul masque de l afrique , meme le desert et le vent font naitre des roses ! Amen !
pour etre plus explicite
mugabe est ce geste necessaire a toute releve de l Africain !!
l Africain doit s inscrire dans un ordre citoyen , bruler toute les amabassade occidental d afrique en prenant bien soin d eviter d abimer les ferrero roche d or et autre précieuse ridicule qui hante c est etat majors Civils ... en profiterz pour detruire les aspirateur de matiere premiere quitte a ne rien avoir autant que personne puissent se servir gratos , mais attention pronez la non violence et trouvez un gandhi en toc pour faire style sinon en cette période vous seriez vite mis sous l egifie d el’kaidi el’kaida qui apres tout est l exemple que l afrique noir doit suivre !! par les urnes ou les armes
c est le préambule a toute démocratie qu eradiquer l ingérence etrangere , on va appeller cela la phase Napo-leons , apres ca exclus pas les merde interne mais fo bien commencer !!
gardez vos livre c est pas la peine de faire des collect de papier alors qu ici meme y en qui sont sans papier envoyer du bois a la rigueur c est plus efficace pour le feu !! ..
une recolte de bois de chauffe pour l afrik une recolte de patate de forain pour les africain !! une bonne recolte enflammer !!
herself69 .. ca cé pour les adepte de l autofellation !!
L’Afrique avance lentement dans des domaines variés. C’est quelque chose qu’on ne dit pas assez. L’espoir ne viendra pas en se lovant dans la mélancolie.
Ce n’est pas Sarkozy qui nous insulte, c’est nous qui faisons injure à ce que nous sommes.
nous qui? je ne me sens pas du tout concerné, je ne répresente pas l’Afrique.
pour etre plus explicite
mugabe est ce geste necessaire a toute releve de l Africain !! est ce pour nous rappeler que des excréments d’origine humaine ou animale sont à l’origine de délicieux fruits?
bruler toute les amabassade occidental d afrique en prenant comme si cela resoudrait les problèmes de famine, de santé et d’éducation!
Il y a plusieurs façons de tuer le mythe de l’homme blanc. La violence physique est la dernière, peut être un aveu d’impuissance.
Rien n’empêche la consommation de produits locaux fabriqués sur place en Afrique. Les cours de la farine de blé affectent le continent par le biais des marchés mondiaux non par les ambassades!
Il y a plusieurs façons de tuer le mythe de l’homme blanc. La violence physique est la dernière, peut être un aveu d’impuissance.
il n y en qu une seule lorsque le mythe de l homme blanc coincident avec celui du colonisateur génocidaire !! ...
”La violence physique est la dernière, peut être un aveu d’impuissance. “
quand il n y pas de loi c est la seul et l unique et la premiere etape , les chaine physiquement et pas simplement dans des roman pour naif idéaliste ou autre moines zen , et l africain est un etre sans droit alors il n a d autre choix que de brandir son poing ! i Said !!
Cost45
non pardon je délire a l italienne chui dsl , faut pas dire ca , la violence cé tabou cé pas pas bien faut pas etre violent , on va dire au africain de sortir avec des brin de paille dans la rue de s habiller de blanc avec de beaux habit de priere le petit jesus et d aller dans les soirée de mr l amabassadeur servir les ptit four et faire le ménage comme a l ancienne quand nous etions tous a moitié ivre et toujours un peu plus con qu hier
fo voir les ambassade occidental en Afrique comme des centre admnistratif coloniaux
D.O.W, ton premier post m’a fait, moi aussi, penser à la bonne vieille époque de notre village...L’époque des Minga, Zik, Bakima, Mayombé, Binetou Fall et Blaise Kibonzi, Mère rÊvé, l’inénarrable Boris, Sami et bien sûr toi...C’est vrai que nos discussions étaient d’une densité et d’une intensité jusqu’à présent inégalées.
Cette émotion étant partagée, passons à ton deuxième post qui a réussi à me faire sortir de mon mutisme… Dis, c’est quoi cet afro pessimisme-là...L’Afrique se meurt? Seulement, a-t-elle déjà vécu? Elle est aphone et muette, dis-tu? Non, elle balbutie et bégaie...et si ce n’est pas suffisant, ce n’est déjà pas rien. Regardes bien, mon cher Dow, l’étoile que tu vois s’éteindre; regarde bien et tu verras, en fait, une étoile qui s’allume; un continent en voie d’apparition plutôt qu’un continent en voie de disparition...Tu nous invite plus loin à changer notre destin...N’était-ce donc pas là l’objectifs des “répondeurs”: inviter, en répondant à Sarkozy, l’Afrique à prendre son destin en main? D’ailleurs, leur livre s’est appelé, avant parution “L’Afrique répond à Sarkozy” Le livre t’aurait peut-être moins “dérangé” si l’éditeur avait gardé ce titre pas très commercial...D’ailleurs, as-tu pris la peine de le lire?
Bon, je tiendrai compte de ton post lors de ma prochaine interview avec BBDiop…
Edwige H.
Regardes bien, mon cher Dow, l’étoile que tu vois s’éteindre; regarde bien et tu verras, en fait, une étoile qui s’allume; un continent en voie d’apparition plutôt qu’un continent en voie de disparition...
comme dirait l autre on a rien entendu d aussi beau depuis la rencontre de Brock et schnok ..
l afrique s eteint encore plus cette decennie que les autres , c est le grand G , la descente royal avec prochain arret en Enfer si ca continue !! la géante rouge devient une naine noir , l etoile s effondre en son centre et la seul apparition est celle d une lueur spectral , apparaitre quoi ? des artifice et autre artiste de renommer international des footbaleur au pied d or des pro de la raquette tordus , des petit initative local sponsorisé par des la bourgeoisie local , des nom comme epoux-ventail pour donner a certain l illusion d un ailleur ou ils pourront etre enfin eux meme ...
non africain des campagnes ne les ecoutez pas n allez pas en ville c est le piege a con ! ne vous civilisez pas !! sortez les crocs .. quand personne vous ecoute a part la violence que reste t il ?
Friend46 , je suis la pour vous aider , je suis votre amie faite moi confiance confiez vous a moi a moi , help me !!!
J’ai honte de certains propos que tiennent les gens ici. Nous sommes sur un site qui se voit partout dans le monde. Les propos d’auto flagellation me font honte. On dirait que certains africains ici vont bientôt vouloir effacer ce continent de la planète.
J’imagine ces gens africains en Europe ou ailleurs avec une sécurité sociale inventée par les autres dires : moi au moins j’ai une femme blanche et en plus mes enfants ne seront plus jamais africains car l’Afrique n’évoluera plus. L’Afrique est sale, il n’y a même pas de démocratie, les gens y sont corrompus pauvres et malades nous ferons mieux de le faire disparaître. DOW et Cie sont ils africains?
Ah beno! N’a-t-on pas dis que : « un arbre dans l’eau malgré son long séjour ne pourra jamais se transformer en poisson» ?
L’Afrique est ce qu’elle est, elle vaut ce qu’elle vaut. L’Afrique évolue à sa façon par rapport à son histoire et à sa culture. Considérez ce continent comme tel! Ça, il faut le dire et au moins l’écrire aux gens comme Sarkozy qui ignore la tradition orale sacrée en Afrique.
Vous qui avez honte de l’Afrique, vous qui tapez sur les africains par vos critiques sans lumière qu’aviez vous fait pour ce continent où des gens comme Nelson Mandela ce sont sacrifiés et continuent à lutter en Afrique. À quoi cela sert de marquer contre son camp si on ne veut pas perdre?
Vous là Africains qui me faites honte, vous n’êtes que des «LOSERS» vous ne construirez rien «en tirant sur l’ambulance».Je suis Africain malgré tout, je suis fier de l’être. Rien ne m’est souverain en dépit de la honte que vous me faites jusqu’au sombre plaisir d’un cœur mélancolique. J’aime l’Afrique avec toutes ses difficultés et je le défendrais toujours face à vous expatriés du continent qui joués toujours contre votre camps.
Qui se sent morveux ici qu’il se mouche.
ça va les gens? Y en a qui sont un peu énervés non? ,-) Je vous réponds ce soir les gens! ....enfin, si j’ai un peu de temps -)
@++
L’Afrique est ce qu’elle est, elle vaut ce qu’elle vaut. L’Afrique évolue à sa façon par rapport à son histoire et à sa culture. Considérez ce continent comme tel!
l afrique n est pas celle quu elle est , l Afrique est devenue ce qu “on” voulue qu elle soient et on” rime avec colon et néocons ! , c est l héritage colonial et les instance monnaitaire qu ont fait ce qu elle est actuellement pour une grande part ! ...
l Afrique n evolue pas” a sa facon” fpo arretez la fumette mon pote mais l afrique evolue en fonction des sursaut des place boursiere autre aspiration pecuniere d elite , ce dont on parle c est comment l Afrique doit Ré-agir , qu elle forme doit prendtre la lutte car si la déconolisation a apporter la liberté il reste encore beaucoup de chemin pour l egalité ..
Amen , chui a la bourre priez pour moi !!
tien ke croise un un Dow du matin comme d autre le rere de 8h24 que j ai ratée evidemment
Alain MABANCKOU, dommage que la chute soit si mauvaise dans un article où tu sembles subblimer notre ami Sami TCHACK (un coup de poignard dans le dos ? ça ne m’étonnerait pas).
Au contraire, ce que nous aimons en Sammy TCHAK c’est qu’il n’est pas du genre à porter ce genre de jugement sur ses pairs. A l’inverse de toi Alain MABANCKOU qui semble en faire ton pain quotidien. Ta lettre de “félicitation” à Wilfried NSONDE était tout simplement pathétique. Tu y qualifiait tes pairs (et peut-etre même aînés) d’écrivain du dimanche. Drôle de lettre de félicitation qui ressemblait plutôt à une tribune de règlement de compte personnel. Et tu avais pris le pauvre et débutant (dans le domaine) Wilfried NSONDE en otage.
De grâce n’entraîne pas Sammy TCHAK dans vos histoires (de congolais je suppose). Nous aimons Samy TCHAK jusqtement parce qu’il ne mange pas de ce pain. Il sait transcender tout ça. “Grand lecteur” vous l’avez tous dit. Pour un écrivain ça veut dire beaucoup. C’est une façon de respecter aussi tout ce que les autres écrivent.
Ses éclairages sans rancunes ni aigreurs illuminaient en effet ton blog. Il y a énormément contribuer à nos cotés et en toute modestie. ce qui prouve la grandeur de ce garçon qui ne court pas derrière on ne sait quel type de triomphe en marchant, écrasant, insultant ses pairs.
Salut Edwihe H.
Salut Gangoueues. Je partage ton incompréhesion des sous entendus de notre Alain MABANCKOU national. Que dis-je ? International.
Blaise
Ah, le grand blaise en forme, en pleine forme même! comment tu vas? je viens juste pour te dire que la chute d’alain n’a rien d’un poignard dans le dos. entre auteurs, nous échangeons beaucoup. parfois, allez, il nous arrive de nous écrire, alain et moi, d’autres et moi, pas moins de vingt mails dans une seule journée. nous ne refaisons pas le monde mais tentons de nous juger, nous personnellement, notre génération, celle à laquelle nous appartenons, avec beaucoup de sévérité. parce que si écrire suppose aussi lire, cela entraîne chacun dans sa lucidité silencieuse à reconnaître ses limites au-delà des postures et des bluffs. cela n’a strictement rien à voir avec “mon livre a marché” ou “mon livre n’a pas marché”. lorsqu’on se relit après avoir lu et relu les auteurs qui nous ont marqués, ce n’est qu’un minimum que de reconnaître qu’il y a encore du chemin à parcourir. le pire danger qui menace un écrivain, c’est surtout la facilité avec laquelle il pourrait se remplir de lui-même au point de devenir aveugle aux bouillonnements du monde. dans nos échanges, j’utilisais cette expression de littérature constipée pour parler de l’absence d’une ampleur réellement romanesque au profit de la belle langue. nous savons que ce n’est pas ce qui nous a rendu immortel L’aventure ambiguë. que cette écriture puisse plaire à certains, cela va sans dire. mais quand elle se pose comme modèle et que les auteurs qui en sont très friands partent de là pour jeter sur les autres un regard de maîtres, cela pose problème. je reviens, dans tous mes échanges avec alain, à l’idée que notre génération n’a pas encore donné des auteurs capables de se mettre à la hauteur de la complexité de nos pays et de notre continent, contrairement à ce qui s’est passé et se passe encore en Amérique latine. Un certain jean-michel nzikou peut témoigner ici des propos que je tenais quand il me raccompagnait à la gare sncf de besançon. à l’admiration qu’il semblait nous vouer, en citant des noms, je lui opposais des exemples évidents pour qu’il relativise ses jugements généreux sur les autres, sur moi. blaise, en réalité, et tout le monde le sait dans le petit milieu, j’ai toujours été très très critique à l’égard des autres, mais j’ai surtout toujours soutenu que l’écrivain critique ne me semble pas crédible quand il ne se met pas au coeur de sa propre critique, quand il n’a pas le courage de l’autocritique. l’expression rapportée ici par alain était venue dans ce contexte où un écrivain s’est montré très critique à l’égard de tout le monde sauf de lui-même. sa lucidité n’est pas allée jusqu’à l’interrogation de sa propre prose. mais donner des noms ici, là ce serait calomnier, alors que dans un débat, on peut mieux situer les choses dans leur contexte, surtout que nous nous disons les choses en face pas dans une sorte de bagarre, mais dans ce climat d’échanges où les affinités et les “animosités” devraient passer au second plan au profit d’une certaine sincérité. tout ce bavardage pour te dire que si cette expression te choque, alors, c’est moi qui mériterais ta gifle verbale, pas alain qui ne fait que me citer. Cher DOW: un petit bonjour amical.
Walaï-faforo, si ce n’est pas une leçon d’humilité doublée d’une impayable lucidité !
Sami Tchak-là il nous met tous nus-waï !
Bonjour Sami,
Ta note donne un autre éclairage au commentaire d’Alain. Si on nous laisse des bribes de conversation sans explication il y a de quoi perdre le sud.
Si tu t’attardes au village avant de prendre le prochain bus, j’aimerai savoir si tu n’as pas trop souffert de la pollution à Mexico… La réponse se trouve sûrement dans ton ouvrage :o)
@+
Alain, je n’aime pas le livre de Sami sans sa jacket. C’est étrange, il y a un coté pôlar sur cette jacket. les gars achetez le livre. Lisez-le après nous allons discuter de l’écriture. très honnêtement, j’ai lu tout sur mon maire. Je n’ai pas beaucoup accroché. Parce qu’il y a là dedans un voyeurisme qui ne me sied pas. je ne sais pas pourquoi, il y a un je ne sais quoi qui m’a pas fait bander comme avec le fouettateur ou silicani.
Je n’ai pas eu une vraie rencontre avec les personnages du livre qui me semblaient des gens de passage et sans âme véritable. En dépit de la grande maîtrise de la langue qui caractérise Eugène. J’avoue n’avoir pas léché ses ratures sur ce coup !
Cher Gangoueus, le Smog, on ne peut y échapper. Cependant, je ne peux dire en avoir réellement souffert, même si j’ai une légère préférence pour Bogota où se passe la deuxième partie du roman (c’est plutôt à Bogota que m’avait conduit la bourse dont parle Alain; Mexico, c’était pour une tout autre raison).
Voilà. L’ami Blaise Kibonzi est de retour.
Cher ami, j’ai plutôt bien aimé la chute du papier de Alain Mab qui met non seulement du “piment” à son papier mais invite, sans qu’il n’y parait, nos écrivains à s’interroger… Par ailleurs, il permet, comme tu as du le constater, de lancer un débat à la hauteur de ceux que Sami sait si bien mener et qui nous ont tant manqué.
Dommage que parlant de Sami Tchak, personne n’a encore évoqué Le paradis des chiots, que je mets , moi au dessus de la place des fêtes. Bon, des goûts et des couleurs…
Autre chose: j’avais pas remarqué hier, l’amusant jeu de mots d’Alain mab “Crotte de moineaux diarrhéique = littérature constipée”
DOW, “les gens” t’attendent!
Edwige H.
Cher Blaise,
Il ne faut pas voir le Diable partout. Un jour il faudra bien qu’on apprenne à bien lire avant de prêter des intentions. Les règlements de comptes dont tu parles ne sont-ils pas simplement des analyses hâtives ? Sami vient d’expliquer avec justesse cette chute de la chronique alors que tu tentais de nous pousser dans un syllogisme dangereux. Nous devons aussi apprendre à nous parler – mais pour cela, d’abord à nous lire, à bien nous lire. Je ne revendique aucune appartenance à un espace littéraire dans la mesure où j’essaie de me créer un univers personnel, un univers qui ressemble au royaume de mon enfance – et à cette époque nous étions tous des petits rois, nous courions en culottes courtes avec des sandales raccommodées, je n’oublie pas aussi les cerceaux, les miroirs jetés sous les jupes des filles pour voir la couleur de…
Bon, j’arrête là. C’est une autre histoire – que tu dois bien connaître toi aussi.
Bien à toi.
Qui n’a donc pas connu cette époque que tu évoques Alain, celle des camons ou l’on allait faire les nguembo chez dady bar…
C’est aussi l’époque où nous savions rspecter les clases d’âge et les liens qui en découlaient.
Blaise ne cherche à pas te faire les dents avec autant de hargne sur ton frère. La lècheture n’existe pas Blaise ! Si tu as un problème avec ton frère, chez les bantu, on le règle pas en public. On s’asseoit, on boit un verre d’eau pour apaiser son coeur ensuite on discute. la compréhension est un cas particulier du malentendu. Avant de dire formuler tes critiques assure toi que ce que tu dis du dit de l’autre est bien ce qu’il a dit. Les pygmée bambara-là disent que les personnes de la personnes sont multiple dans la personne. dans ce cas tu attaques qui ? L’écrit ? L’écrivain ? Mabanckou ?
Walaï-faforo, comme dirait le vieux Mboukou : repose ton coeur dans l’eau froide mon frère !
Pour vous Baboyabalinga, voila ce que je repondais a BP ds une colonne anterieure:
”je ne conseillerai jamais à aucun jeune Africain de “rester au bled”.Jamais. En France je suis, et en France je reste.”
Par BP post 315
Et j’ajoute, touchez pas a:
- ma CMU
- mes allocations
- mon medecin de famille
- mon TGV
- mon metro, mon tram
- mes couloirs de bus
- mon Roissy terminaux 1 et 2
- mes autoroutes
- mon boulot et mes RTT
- mon parc pour mes enfants
- mes ecoles publiques
- ma Citroen, Renault, Peugeot
- mes Champs-Elysees
- mes avenues, rues, rond-points et impasses CDG
- mes Flunch, Hippopotamus
- ma semaine du vin et mon beaujolais nouveau
- mon Auchan, Leclerc, Leader Price et Lidl
- mon kiri, babel, bonbel, babybel, fromage de chevre
- ma charcuterie
- mes boulangeries et patisseries
- mes cafes, mes tabacs et coins presse
- mon P.E.L
- mes comptes a la Poste, SG, CL, et mes credits
- mes soldes en janvier et aout
- mon Paris-plage, Velo-lib, Paris-lib
- ma SNCF et ses gares: Lyon, Lazare, Nord,
- mon Millenium
- mon canal + en clair avec ou sans decodeur
- mon journal televise 13h puis 20h
- mon canard enchaine, marianne, express, nouvel obs, parisien, 20minutes, P.A.P
- mes chateaux medievaux
- mon chateau...rouge
- mon Keur Samba, Tropicana, Nelson…
- ma France, mon Tout!
(liste non exhaustive bien sur)
Vraiment Pathetique le ”je ne conseillerai jamais à aucun jeune Africain de “rester au bled”.Jamais. En France je suis, et en France je reste.”
Facile de nager dans le sens du courant…
Moi aussi j’aime la France pour toutes ces raisons, mais je l’ai quittee...pour L’Afrique
Je viens de me rendre compte en lisant D.O.W et a mon plus disappointment qu’il epouse les vues de BP.
L’Afrique est au fond du puits, c’est l’apocalypse!
Je fais quoi moi? prendre les triple nationalites ca et la, je change de nom…
Si ta mere est misereuse, folle, cancereuse ou prostituee ce n’est plus ta mere?!!!
Te voila debout dans la rue avec les passants entrain de l’accabler de quolibets et d’insultes!
Fils ou Fille indigne…
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