Retour au Village.
Posté dans: Général | Par Alain Mabanckou | le 10 Sep 2008 à 0h17 | Lu 2102 fois
Je sais, je sais, je n’ai pas donné de nouvelles depuis un certain temps, mais je constate avec plaisir que je peux toujours compter sur vous pour animer le Village. C’est le signe que cet espace vous appartient. Quelques explications quant à cette « désertion ». Je terminais l’écriture de mon prochain roman. Le roman est à présent achevé, il sort en janvier 2009 aux Editions du Seuil. Pendant une telle période d’écriture il est souvent utile de prendre de la distance, sans pour autant concurrencer Robinson Crusoé. Entre deux chapitres j’ai tout de même effectué des voyages pour la parution de Verre Cassé et Mémoires de porc-épic en langues étrangères (notamment en Suède – et le mois prochain en Israël)…
Je regarde à présent les parutions de cette rentrée de septembre. On en dit du bien - et c’est toujours réjouissant d’autant qu’on a tendance à se plaindre du trop-plein de parutions au détriment de la qualité. Après la lecture de la presse littéraire j’ai acheté quelques livres que je découvre au fur et à mesure : Inassouvies, nos vies de Fatou Diome chez Flammarion, Zone de Mathias Enard (Actes Sud), Le cas Sonderberg d’Elie Wiesel (Grasset), La meilleure part des hommes de Tristan Garcia (Gallimard), Le soldat et le gramophone de Sasa Stanisic (Stock) et Une éducation libertine de Jean-Baptiste Del Amo (Gallimard).
J’apprends avec bonheur que notre ami Salim Bachi ( Le Silence de Mahomet, Gallimard) est dans la première liste (15 sélectionnés) pour le Goncourt qui se décernera en novembre. De même qu’Olivier Rolin dont la presse ne tarit pas d’éloges sur son Chasseur de lions (Seuil).
Point n’est besoin de signaler que la rentrée négro-africaine est très « maigre », mais il faut saluer le retour sur la scène littéraire du Togolais Kossi Efoui (photo) avec Solo d’un revenant (Seuil).
Il ne nous reste plus qu’à les lire.
La prochaine chronique sera consacrée au livre de Fatou Diome, Inassouvies, nos vies.






(30) Commentaires
As-tu reçu mes mels?
Bon en tout cas pour l’instant on est débarrassé du père verre. Bonne idée de parler de Fatou Diome!
bjr! bonne rentrée je pense que le silence de mahomet serais interessant a lire.
Que veux tu nous dire Alain? lis tu tous ces bouquins? Ne nous trompes pas frangin.
pervers , tin je vient de capter !!
level82 ..
oui mé pkoi a 90pourcent c est des litres de livre ivre de mr et pkoi y a une foto de femme just pour donner le change , y a tromperie sur la marchandise !! . on nous fé croire que ca va etre un spécial rentré littéraire , place au femmes mais non !! halte a la femmophobie !!!
d autant que les photo de femme c est surtout quand elle sont belle , enconre une volonté de réduire femme et apparence standardisé selon Mosseigneur léonard hifi alias la pince génie a ses heure perdues !!
halte aux sexisme Littéraire !! en cet rentré 2008
c est pas un yaourt ou une creme douche pas besoin de femme pour faire la promo !!! non de dieu pardonnez leur il ne savent pas
within17
Bon, si tu travaillais sur ton roman, tu es pardonné. Avec Mémoires de porc-épic, tu t’occupais bien du village non? ça ne t’a pas empêché d’avoir le Renaudeau.
Pour les auteurs africains de la rentrée, on pourrait citerMamadou Mahmoud NDongo qui a publié El Hadj aux éditions du Serpent à plumes.
@+
Sympa de pouvoir lui donner un visage à Fatou
Et cette couleur parme, que j’adore, lui va à ravir
person53
Bonjour la compagnie ! Après deux mois de silences (je rattrapais un trop long boycottage des vacances !), je suis heureux de retrouver le chemin du Creditavoyage !
Puisque A. Mabanckou évoque une “maigre” rentrée négro-africaine, je voudrais signaler la parution du roman La mesure du temps de Helon Habila. Il y a des chances que ceux des villageois qui lisent l’anglais le connaissent sans doute déjà sour le titre Measuring Time… Ce jeune nigérian, -dont le premier roman, En attendant un ange, annonçait le grand talent- est de ceux grâce à qui l’avenir de la littérature africaine s’annonce radieux. Un régal à ne pas rater.
Et Kossi en train de faire un mudra : “toi et moi”, très belle photo.
Pour les auteurs africains de la rentrée, on pourrait citerMamadou Mahmoud NDongo qui a publié El Hadj aux éditions du Serpent à plumes.
heu , franchement ce livre est a jeter a la poubelle ... El Hadj de mahmoud Ndongo un livre ecrit au Karcher !
Welcome back, man. You were seriously missed. serve us those old good articles. leaders of this place “ grand prêtres” are fiending reactions. You sure have to set a contest or a challenge. Why not askin’ the big attendants to write articles to be displayed on further issues?
Drop the book, we here to get it ‘cause we’re waitin’.
B Shady, seriously from the underground.
C’est ton point de vue NJ, il y a une construction intéressante, des points de vue discutables, des personnages consistants.
Encore une fois, je ne comprend qu’on puisse avoir vis-à-vis du travail d’un auteur. Le minimum que tu puisses dans ce contexte, c’est d’expliquer tes réserves sur l’ouvrage.
je ne comprends pas qu’on puisse avoir un propos si méprisant et complêtement gratuit vis à vis du travail d’auteur.
je sais pas qui est le plus méprisant , celle qui jette un livre a la poubelle ou celui qui participe a cet collectif qui consiste a réduire systematiquemebt Banlieue et racaille truand mafieux violeur voleur et/ou terreau de l islam"isme" ...
la recette magik .. les mauvais garcon avec leur panoplie hérité des discours du FN des années 80 90
et les sage soeur qui elle sont evidement des Anges et l incarnation du Bien ... elle refusent la violence , ainsi depuis 2000 ans le meme cliché sur les bonnes-soeurs!
cé bon ca fé 15 ans qu on nous la sort cette dualité Fille/garcon des cité Bien/mal .. banlieue/centreville . c est meme les garcon qui les voile les brule les viol et elles sont soumise a ce cercle hérité des tradition africaine comme par hasard , c est les arguement des facho ... le poid des tradition africaine qui oppresse ces “jeunes” ... blabla
evidemment certain oublie que les viol collectif dans les cité c etait avant tout une affaire de blouson noir , james dean hallyday et compagnie etait leur idole .. des francais pur souches blanc blond au yeux bleu ! que la mafia la french connection et autre messrine etait francais de souche ..
je vois pas pkoi a chaque fois qu on doit parler du grand banditisme des mafia de violence entre fille/garcon doit toujours avoir pour cadre la banlieue et sa population si “exotik”
et puis surtout parcque Drancy j y suis née alors va dire a ton auteur qu il arrete de fumer je sais pas d ou il a tiré son “oeuvre” mais il aurait du sortir un peu plus dehors , fo qu il arrete de délirer une banlieue entre les 4 mur de sa chambre , chui sur qu il a deja sa carte de NPNS
NJ, j’ai toujours du mal à te saisir.
Je sens en te lisant que tu n’as eu que des échos du bouquin car tu aurais hurler ta rage sur un point bien précis si tu l’avais lu, et je t’aurai sûrement prêté ma voix. Tu parles de viol collectif? je pige que dalle car il n’y a pas une scène la-dessus.
Les filles sont loin d’être des anges sous la plume de N’Dongo et les mecs jouent leur rôle de “bads boys” avec leurs contradictions. Ce n’est pas cette description qui est discutable. C’est pourquoi, je trouve extrêmement méprisant de jeter à la poubelle un bouquin qu’on n’a pas pris le soin de lire.
les années passent et se ressemblent…
Les filles sont loin d’être des anges sous la plume de N’Dongo et les mecs jouent leur rôle de “bads boys” avec leurs contradictions.
c est exactement ca .. les mec en banlieue on deja un role préetablie , bad boys , avec ou sans contradiction c est pas l essentiel , le fait est que l on fait toujours coincider le mec de banlieue avec le bad boys
pkoi choisir toujours la banlieue me 93 en plus comme par hasard des qu il faut trouver un lien entre Africain et gangster ? c est pas abuser serieux , il est ou le nouvel angle d approche ? et super le titre .. el hadj
tu crois pas qu en a marre a chaque fois qu un livre sur la banlieue sort c est necessairement lié aux brigand voir a l islam et si c est les deux c est encore mieux on sait que ca va vendre , tout le monde n attend que ca , ecrit par un africain c est encore mieux qui oserait le taxer de racisme .... la moindre des qualité d un romancier c est au moins d avoir de l imagination . pas de nous faire le remak des affranchis avec les tonton du bled .. pfff
Hélas, N_J, dans ce roman, il n’est nulle part question d’islam. Le titre El Hadj te trompe. Et ça se passe aussi bien dans Paris qu’à Nice et en Espagne. Tu ne l’aimerais pas, peut-être, mais si tu le lisais, tu verras que ton jugement est parti d’un a priori. Mais, après avoir lu un bouquin, on a bien le droit de le mettre à la poubelle si c’est ce qu’on estime qu’il mérite. Ne le jette surtout pas avant de l’avoir acheté, là ce serait injuste de ta part.
Alain, j’attends mon Olivier avant que tu ne partes, j’aimerais lire son lion, quitte à le mettre à la poubelle après.
Salut le village !
Comme on parle de rentrée littéraire, je vous signale ce soir la première édition de cette saison des cafés littéraires de Caya Makhélé et sa maison Acoria au Lavoir Moderne Parisien. Ses auteurs-invités de ce soir sont : la Gabonaise Nadia Origo avec son roman ”J’ai résolu de…” et le Togolais Rodrigue Norman pour ”Tobbie frère et sœur ont la douleur”.
Rendez-vous à 20h30 au LAVOIR MODERNE PARISIEN
35 rue Léon - 75018 Paris - Métro : Château Rouge
Tél. : 01 42 52 42 63
Et ce sorcier d’anti-spam a toujours le mot juste : points87
Hélas, N_J, dans ce roman, il n’est nulle part question d’islam. Le titre El Hadj te trompe
ben oui evidemment c est un pur hasard que le titre de roman face reference a un des pilier de l Islam , d ailleur la vrai question serait alors .; pkoi trouver un titre pareil , apres le silence de mahomet , el hadj on se demande pkoi ..
c est encore plus honteux si ca ne parle nul par d islam comme tu dit ...
soviet15 : yes !!! tin de bot je t aime
Je suis d’accord avec toi que je n’aurais pas donné ce titre-là puisqu’il oriente le lecteur vers l’idée qu’il s’agit d’un ènième roman sur l’islam. Mais la 4e de couverture permet de se rendre compte tout de suite qu’on se trompe. Pour cela il faut avoir eu le livre sous les yeux au moins dans une librairie. El Hadj, c’est le petit nom du jeune homme qui est le héros de ce roman foisonnant. Allez, lis-le, ne serait-ce que pour le descendre avec des arguments concrets. Au moins que tu sois un(e) des client(e)s et lecteurs/lectrices de mon ami Mamadou.
Hey Angie, je ne te pensais pas de si mauvaise foi.
Helas a tout dit. J’ai personnellement produit sur mon blog un article sur ce roman et j’ai émis quelques réserves sur des points très discutables de ce roman. Après, il y a des aspects très intéressants comme les tensions culturelles que gèrent les jeunes des cités, la difficulté de sortir de certains réseaux, etc.
Lis-le, toi qui est de Drancy, et on en discute après si tu estimes que ça en vaut la peine.
Il y a aussi dans ton propos, un aspect qui me gêne : “encore un livre sur la banlieue!” Ben oui et alors? Sur les 500 livres français de la rentrée littéraire, j’aimerai bien connaître le pourcentage d’auteurs qui traitent les cités. Et quand, il y a quelques uns, ça rale. Bon, je pense que Fatou Diome va te réjouir avec une approche moins racaille que N’Dongo ;o)
Il y a aussi dans ton propos, un aspect qui me gêne : “encore un livre sur la banlieue!” Ben oui et alors? Sur les 500 livres français de la rentrée littéraire, j’aimerai bien connaître le pourcentage d’auteurs qui traitent les cités.
““encore un livre sur la banlieue!” “
non sur les rapport entre banlieue parsiennne et violence urbaine banlieue parisienne et la mafiaK1free !!
ce n est pas “encore “ un livre sur la banlieue mais encore un livre qui traite de la criminalité avec comme decor la banlieue
la remarque d Helas est sans rapport sur mon propos principal qui fut celui là ! Amen
par contre on peut s interroger sur un livre qui ne traite pas d Islam l interet de mettre un Titre faisant une reference clair et sans ambiguité a L Islam dan sun contexte post2001 dans une France si perturbé par l intrusion musulmane qui fait couler tant d encre donc de pub .. .. si le propos de l auteur n ont aucun rapport avec l islam pkoi ce titre ?
pkoi afficher le premier contact avec un roman a travers un Nom Si EvocaTeur !!? hein au nom d Orion pkoi §?
ps! je suis de mauvaise foi uniquement la nuit et les période papal ! la ou je perd toute cette feraille qui rouille au fond de mon ame !!
j avais pas lu le 22 qui me donne raison en partis donc j ai Raison !!!
Mais la 4e de couverture permet de se rendre compte tout de suite qu’on se trompe
j ai pas la patience d attendre la 4eme couvertur moi mossieur !! j ai pas la patience d attendre d arrivé a la 4eme couverture pour rélaiser qu on se fou de ma gueule et qu m on vent des poire pour des pommes !! j ai un travail moi mossieur j ai pas que ca a foutre que de jouer au chat et a la sourit avec mamadou !!
je sais qu el Hadj (merci google) ..c est un prenom courant surtout chez les fils de monarque !! mais ca empeche pas que le roman c est un gros saumon rose sur la banlieure , quand on a du talent on perd pas son temps a tiré sur les ambulance meme si on vise juste !enfin visé juste facon de parler ! Amen la reine des nouilles a exprimer son avis prenez acte !
On attendra avec impatience la sortie du prochain roman de Mabanckou comme annoncée, en janvier 2009. Comme on ne peut rien dire pour l’instant, souhaitons simplement que celui-ci ait la verve ou la truculence de “Verre cassé”, le meilleur roman de l’auteur, car très imaginatif, teinté d’humours jubilatoires.
Vous n’avez pas encore enlevé votre chapeau?
c’est un plaisir d’avoir de vos nouvelles. Vivement le mois de Janvier. http://lepercussionniste.over-blog.com/
vous avez tort ce n est pas un marteaux , c est une cascade
comment on fait pour avoir internet au senegal si on habite pas une grande villes ? et svp pas de reponse du genre .. on prend le bus
”Point n’est besoin de signaler que la rentrée négro-africaine est très « maigre »”
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Spam says STAY12. Ok, je reste à ma place…
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