SITUATIONS DE LA DÉMOCRATIE EN AFRIQUE, Achille Mbembe s’exprime au “Courrier International”
Posté dans: Général | Par Alain Mabanckou | le 28 Jun 2008 à 15h03 | Lu 3007 fois
Au début des années 90, l’Afrique semblait etre à son tour atteint par la grande vague de démocratisation du dernier quart du vingtième siècle. Celle-ci avait commencé avec la fin des dictatures du Sud de l’Europe (Espagne, Portugal) avant d’atteindre l’Amérique du Sud. La chute du Mur de Berlin, la fin de l’Union soviétique et le démantèlement de l’apartheid en Afrique du Sud avaient accéléré ce processus. Près de quinze ans plus tard, quelle est la situation de la démocratie en Afrique ? Quel sens faudrait-il accorder au regain de violence politique au Kenya, au Zimbabwe et dans d’autres pays du continent ? Dans cet entretien accordé au Courrier International, Achille Mbembe brosse un tableau contrasté de la situation et esquisse des perspectives inédites.
Dans l’une de ses éditions récentes, le Wall Street Journal consacrait une grande enquête à la progression de la démocratie en Afrique. Est-ce une réalité ou un fantasme ?
Le paysage est très contrasté. Restauration autoritaire par-ci, multipartisme administratif par là, ailleurs maigres avancées au demeurant réversibles et, à peu près partout, niveaux très élevés de violence sociale, voire situations d’enkystement, de conflit larvé ou de guerre ouverte, sur fonds d’une économie d’extraction qui, dans le droit fil de la logique mercantiliste coloniale, continue de faire la part belle à la prédation – voilà, je dirais, le paysage d’ensemble.
Dans la plupart des cas, les Africains ne sont toujours pas à même de choisir librement leurs dirigeants. Trop de pays sont toujours à la merci de satrapes dont l’objectif unique est de rester au pouvoir à vie. Du coup, la plupart des élections sont truquées. On sacrifie aux aspects procéduraux les plus élémentaires de la concurrence, mais l’on garde le contrôle sur les principaux leviers de la bureaucratie, de l’économie, et surtout de l’armée. La possibilité de renverser le gouvernement par la voie des urnes n’existant pratiquement pas, seul l’assassinat, la rébellion ou le soulèvement armé peuvent contredire le principe de la continuation indéfinie au pouvoir. Globalement, les choses sont donc plutôt bloquées, y compris en Afrique du Sud où, le système électoral aidant, l’on peut dire que le pays vit, de facto, sous un régime de parti unique.
Quatre tendances lourdes me frappent par contre. La première est l’absence d’un réel projet démocratique, d’une pensée de la démocratie qui constituerait une véritable alternative au modèle prédateur en vigueur dans la plupart des pays. La deuxième est le recul de toute perspective de révolution sociale radicale sur le continent. La troisième est la sénilité croissante des pouvoirs nègres – le fait que plus ils sont vieillissants, plus ils deviennent hystériques et carnassiers. La quatrième, c’est l’enkystement que l’on voit à l’œuvre y compris là où une certaine alternance a effectivement eu lieu. À ces dynamiques structurelles vient s’ajouter une autre – l’émergence d’une culture du racket, de l’émeute sanglante et sans lendemain et qui, à l’occasion, tourne carrémment à la guerre de pillage. Cette sorte de lumpen-radicalisme, à la vérité violence sans projet politique alternatif, est porté par les « cadets sociaux ». Et « l’enfant-soldat » et le « sans-travail » des bidonvilles en sont les tragiques symboles.
Il faut craindre que cette violence sans projet politique alternatif ne se généralise. Elle provoquerait en retour le raidissement d’un État qui, bien qu’illégitime, bénéficie du soutien d’une classe qui en a fait l’instrument de son enrichissement personnel ou, simplement, une ressource privée ou encore une source de rackets, dans le contexte de la lutte quotidienne pour la survie. Quitte à détruire l’État, l’économie et les institutions, cette classe est prête à tout pour conserver le pouvoir, la politique n’étant d’ailleurs à ses yeux qu’une manière de conduire la guerre civile ou la guerre ethnique par d’autres moyens.
Plutôt que de pérorer sur les avancées de la démocratie en Afrique, la réflexion devrait donc, à mon avis, porter sur ces tendances lourdes, nourries qu’elles sont par les structures historiques de la violence et de la prédation que favorisent désormais les politiques néolibérales, voire les pieuses injonctions sur « la bonne gouvernance », pour ne pas parler des effets pervers du Bon Samaritanisme et de l’humanitaire.
Pourquoi cet ancrage de la démocratie en Afrique ?
Il s’agit justement de tout sauf d’ancrage de la démocratie en Afrique. Il y a, certes, un désir manifeste de liberté et de bien-être. Mais ce désir peine à trouver un langage, des pratiques effectives, et surtout une traduction dans une culture politique neuve, où le pouvoir n’est plus un jeu à somme nulle.
Pour que la démocratie puisse s’enraciner en Afrique, il faudrait qu’elle soit portée par une Idée dont elle serait la métaphore vivante et absolue. Ainsi, en réarticulant par exemple le politique et le pouvoir autour de la critique des formes de vie, ou plus précisément de l’impératif du « laisser vivre », on ouvrirait la voie à une nouvelle pensée de la démocratie dans un continent où le pouvoir de tuer reste plus ou moins illimité. Pour etre crédible, cette nouvelle pensée de la démocratie devrait cependant se situer au-delà des catéchismes qui ont colonisé notre regard sur l’Afrique – qu’il s’agisse de la « bonne gouvernance », de la rhétorique des « droits de l’homme » ou encore du Bon Samaritanisme qui se cache derrière les oripeaux de l’humanitaire.
Au fond, une telle pensée devrait etre, de nécessité, une pensée de l’émergence et du soulèvement. Mais ce soulèvement devrait aller bien au-delà de l’héritage anti-colonialiste et anti-impérialiste dont les limites, dans le contexte de la mondialisation et au regard de ce qui s’est passé depuis les indépendances, sont désormais flagrantes.
Quels sont les freins à une démocratisation plus rapide du Continent ?
Deux facteurs parmi plusieurs autres. D’abord une certaine économie politique. Ensuite un certain imaginaire du pouvoir, de la culture et de la vie.
D’une part, la brutalité des contraintes économiques dont les pays africains ont fait l’expérience au cours du dernier quart du XXe siècle - et qui se poursuit sous la férule du néo-libéralisme – a contribué à la fabrication d’une multitude de « gens sans-part » dont l’apparition sur la scène publique s’effectue de plus en plus sur le mode de la tuerie lors de bouffées xénophobes ou à l’occasion de luttes ethniques, surtout au lendemain d’élections truquées ou encore dans le contexte des protestations contre la vie chère.
Ce sont des gens qui n’ont strictement rien à perdre, qui de surcroit sont totalement livrés à l’abandon – condition de laquelle ils ne peuvent souvent échapper que par la migration, la criminalité et toutes sortes d’illégalismes. C’est une classe de « superflus » dont l’État (là où il existe), voire le marché lui-meme, ne savent que faire. Ce sont des gens que l’on ne peut guère vendre en esclavage comme aux débuts du capitalisme moderne, ni réduire aux travaux forcés comme à l’époque coloniale et sous l’apartheid. Du point de vue du capitalisme tel qu’il fonctionne dans ces régions du monde, ils sont complètement inutiles - des rebuts humains livrés à la violence, à la maladie, à l’évangélisme nord-américain, aux croisés de l’Islam et à toutes sortes de phénomènes d’illumination.
D’autre part, la brutalité des contraintes économiques a aussi vidé de tout contenu le projet démocratique en réduisant celui-ci à une simple formalité – un rituel sans contenu ni symbolique, et plus grave encore sans conséquence réelle sur la vie quotidienne des gens ordinaires. Puis, comme je le suggérais à l’instant, l’incapacité à sortir du cycle de l’extraction et de la prédation dont l’histoire, d’ailleurs, prédate la colonisation – cette incapacité pèse énormément sur les formes que prend le politique dans nos pays.
À ces données fondamentales s’ajoute l’événement qu’aura été la grande diffraction sociale commencée au milieu des années 80. Cette diffraction de la société a conduit à peu près partout à une informalisation des rapports sociaux et économiques, à une fragmentation sans précédent du champ des règles et des normes, et à un processus de dés-institutionalisation qui n’a pas épargné l’État lui-même.
Cette diffraction a également provoqué un grand mouvement de défection de la part de nombreux acteurs sociaux, ouvrant dès lors la voie à de nouvelles formes formes de la lutte sociale – une lutte sans pitié pour la survie centrée autour de l’accès aux ressources. Aujourd’hui, le bidonville est devenu le lieu névralgique de ces nouvelles formes d’affrontements souvent sans tete apparente. Il s’agit d’affrontements de type moléculaire et cellulaire qui combinent des éléments de la lutte des classes, de la luttes des races, de la lutte ethnique, des millénarismes religieux et des luttes en sorcellerie.
Pour le reste, la faiblesse des oppositions est connue. Pouvoir et opposition opèrent en fonction d’un temps court marqué par l’improvisation, les arrangements ponctuels et informels, les compromis et compromissions diverses, les impératifs de conquête immédiate du pouvoir ou la nécessité de le conserver à tout prix. Les alliances se nouent et se dénouent constamment. Mais surtout, l’imaginaire du pouvoir ne s’est guère transformée. L’imaginaire structurant de la politique en Afrique reste celui de la guerre civile permanente. Et tant que l’on ne découplera pas la politique et la guerre, le potentiel de violence restera explosif.
La France accepte-t-elle cette démocratisation ou est-elle encore un frein à ce processus ?
Elle ne l’accepte que du bout des lèvres. Dans son pré-carré, elle s’y oppose farouchement et avec ténacité depuis 1960, n’hésitant pas, le cas échéant, à recourir à l’assassinat et à la corruption.
La France est connue pour son soutien le plus retors et le plus indéfectible aux satrapies les plus corrompues du continent et aux régimes qui, justement, ont tourné le dos à la cause africaine.
Il y a une raison simple à tout cela – les conditions historiques dans lesquelles s’est effectuée la décolonisation et le régime des capitations qu’ont cimenté les accords inégaux « de coopération et de défense » signés dans les années 1960.
On ne le sait peut-etre pas assez, l’objet de ces accords secrets, ce fut non pas de liquider le rapport colonial, mais justement de le contractualiser. C’est au nom de cette contractualisation des vieux rapports coloniaux que la France continue, de facto, d’exercer un droit de propriété sur le sol, le sous-sol et l’espace aérien de ses anciennes colonies. C’est également en son nom qu’elle protège les régimes corrompus de l’Afrique francophone.
Voilà pourquoi près de 50 ans après qu’ils aient été signés, il faut continuer de dénoncer ces accords, d’exiger qu’ils soient rendus publics et d’appeler à ce qu’ils soient résiliés. Tant qu’ils ne le seront pas, les pays africains liés par ces accords ne seront jamais souverains, et encore moins des démocraties.
L’influence croissante de la Chine sur le continent noir risque-t-elle d’empêcher cette démocratisation ?
La présence de la Chine en Afrique est un contrepoids à l’échange inégal si caractéristique des relations que le Continent entretient avec les puissances occidentales et les institutions financières internationales. Il est vrai que pour le moment, la relation avec la Chine ne sort pas du modèle de l’économie d’extraction. Or, je viens de suggérer que cette économie d’extraction, ajoutée à la prédation, constitue la base matérielle des tyrannies nègres.
Et celle de l’Inde ?
L’influence indienne en Afrique est, pour l’instant, marginale.
Considérez-vous que l’Afrique du Sud joue un rôle suffisant pour la promotion de la démocratie, notamment au Zimbabwe ?
L’Afrique du Sud n’est pas responsable de la crise zimbabwéenne. Les responsables de la crise zimbabwéenne, ce sont les Zimbabwéens et, dans une certaine mesure, leur ancien maitre colonial, le Royaume-Uni.
L’Afrique du Sud ne peut pas, à elle toute seule, promouvoir la démocratie en Afrique. Elle n’en a ni les moyens, ni la volonté. Du reste, elle doit d’abord approfondir la démocratie chez elle avant de penser à la promouvoir chez d’autres. Il est dommage que des forces externes continuent de faire pression sur elle pour qu’elle exerce sur le Continent un role de gendarme qui ne lui convient pas du tout et pour lequel elle est si mal équipée.
Ce à quoi il faudrait arriver, c’est à une sorte de « New Deal » continental, librement et collectivement négocié par les différents États africains – un « New Deal » en faveur de la démocratie qui viendrait compléter et clore une fois pour toutes le chapitre de la décolonisation.
Survenant plus d’un siècle après la fameuse Conférence de Berlin qui inaugura la partition de l’Afrique, ce « New Deal » pourrait faire l’objet de garanties par les grandes puissances mondiales. Ces garanties seraient assorties d’une prime économique sous des formes qu’il faudrait imaginer – une sorte de « Plan Marshall » pour la reconstruction du continent par exemple. Mais elles comporteraient également un volet pénal, des mécanismes de sanction, voire de mise au ban, dont la mise en oeuvre serait nécessairement multilatérale. Ceci impliquerait qu’à l’occasion, des régimes coupables de crimes et d’atrocités contre leurs peuples pourraient légitimement etre déposés par la force.
C’est à ce niveau de profondeur historique qu’il importe désormais d’envisager la question de la démocratisation du continent. Celle-ci doit est d’abord une question africaine, certes. Mais elle a aussi des dimensions internationales qui exigent des garanties internationales, des accords qui ne sauraient relever d’une seule puissance.
Quel rôle peuvent jouer les sociétés civiles africaines dans la démocratisation ?
Leur rôle est crucial, là où elles existent – ce qui n’est guère le cas partout. Une partie de leur role serait justement d’aider à « internationaliser » la question de la démocratisation de l’Afrique, dans le droit fil des efforts des dernières années visant à mutualiser le droit international et qui ont vu l’apparition d’instances juridictionnelles supra-étatiques.
Je crois que s’agissant de l’Afrique, il faut aller au-delà de la conception traditionnelle de la société civile, celle qui est étroitement dérivée de l’histoire des démocraties capitalistes. D’une part, il faut tenir compte du facteur objectif qu’est la multiplicité sociale – multiplicité des identités, des allégeances, des autorités et des normes – et, à partir d’elle, imaginer de nouvelles formes de mobilisation et de leadership.
D’autre part, le besoin de création d’une plus-value intellectuelle n’a jamais été aussi pressant. Cette plus-value doit etre réinvestie dans un projet de transformation radicale du continent. La création de cette plus-value ne sera pas l’oeuvre de l’État. Elle est, à mes yeux, la nouvelle tache des sociétés civiles africaines. Pour y parvenir, il faudra à tout prix sortir de la logique de l’urgence et de la logique des besoins immédiats qui a, jusqu’à présent, colonisé le débat sur l’Afrique.
Les pays qui possèdent d’importantes ressources en matières premières – notamment le pétrole – sont-ils condamnés à rester à la traine de la démocratisation ?
Oui, tant que la logique de l’extraction et de la prédation qui caractérise l’économie politique des matières premières en Afrique n’est pas brisée. D’ailleurs, dans la plupart des cas, ces pays ne sont pas seulement à la traine de la démocratisation. Ils font également l’expérience de conflits meurtriers liés, en partie, à un mode d’exploitation des richesses du sous-sol africain qui allie fort bien mercantilisme, désordres politiques et militarisme. Cette sorte de capitalisme, on en voit déjà les prémisses à l’époque coloniale, avec le régime des sociétés concessionnaires. Tout ce dont il a besoin pour fonctionner, ce sont des enclaves fortifiées, des complicités au coeur de l’État local, et un minimum de garanties juridiques internationales.
Les grandes puissances font-elles tout leur possible pour empêcher la démocratisation de l’Afrique ?
La France, oui. Elle est un vrai facteur de nuisance et il faut souhaiter que faute de réformer radicalement sa politique africaine, elle se désengage véritablement du Continent.
Les autres (les États-Unis notamment) ne s’y opposent peut-être pas activement. Cynisme et hypocrisie suffisent largement – encore que de nombreuses institutions privées américaines apportent une aide multiforme à la consolidation des sociétés civiles africaines. C’est par exemple le cas des nombreuses fondations américaines.
Ceci dit, si les Africains veulent la démocratie, c’est à eux d’en payer le prix. Personne ne le paiera à leur place. Ils ne l’obtiendront pas non plus à crédit. Ils auront néanmoins besoin de s’appuyer sur de nouveaux réseaux de solidarité internationale, une grande coalition morale en dehors des États - pas la coalition des faiseurs de charité, mais celle de tous ceux qui croient que sans sa part africaine, notre monde décidément sera plus pauvre encore en esprit et en humanité.
Achille Mbembe interviewé par Pierre Cherruau du Courrier International




(72) Commentaires
Il s’agit justement de tout sauf d’ancrage de la démocratie en Afrique. Il y a, certes, un désir manifeste de liberté et de bien-être.
mais la démocratie n est pas synonyme de liberté et de bien etre .. l afrique n a pas besoin de democratie nul n en a besoin
le communisme est la seul issus !
Chapeau bas monsieur bembé ! tout est dit walaï-faforo !
Pour etre crédible, cette nouvelle pensée de la démocratie devrait cependant se situer au-delà des catéchismes qui ont colonisé notre regard sur l’Afrique – qu’il s’agisse de la « bonne gouvernance », de la rhétorique des « droits de l’homme » ou encore du Bon Samaritanisme qui se cache derrière les oripeaux de l’humanitaire.
Où va-t-on trouver cet au-delà et qui en sera le garant? Les pouvoirs corrompus des pays africains n’ont certainement pas envie de laisser se développer et encore moins d’encourager une pensée qui viserait leur chute. Telle qu’elle est présentée, la communauté internationale n’a pas non plus intérêt à l’émergence d’une telle pensée qui nuirait à ce que A. Mbembe appelle « l’économie d’exctraction ». La tâche revient ainsi aux « Africains », mais lesquels? Les sociétés civiles, de l’aveu même de l’auteur, sont quasi inexistantes en Afrique, et là où elles existent (comme en Afrique du Sud) elles s’attèlent plutôt à des questions d’ordre nationale et ne font pas preuve d’une véritable conscience Africaine. (Et cela n’est pas forcément signe de manque de démocratie interne, puisque même dans les démocraties ationales patentées, comme celles d’Europe, il n’est pas sûr qu’on puisse affirmer sans hésiter l’existence d’une société civile européenne.)
Pour revenir à l’Afrique du Sud, je trouve que c’est un peu injuste de ne pas lui accorder le crédit démocratique qui lui est dû sous pretexte que « le système électoral aidant » le pays vivrait « de facto, sous un régime de parti unique ». Le fait que l’ANC soit promis à un long avenir au pouvoir n’en fait pas le semblable des Partis Uniques que l’on a connus (et que l’on connaît toujours) ailleurs sur le continent. Il y a en effet une différence radicale : ailleurs, les partis uniques ne permettent aucune possibilité même théorique d’être renversé alors qu’en Afrique du Sud rien n’empêche le peuple de voter pour un autre parti, rien si ce n’est que les autres partis n’ont pas encore réussi à convaincre la majorité noire non seulement que l’ère de l’Apartheid est révolu (ce n’est pas la faute de l’ANC si les mémoires sont encore fraîches...) et qu’il est désormais possible de mettre en oeuvre un programme politique qui répare les dégâts de l’histoire sans balkaniser le pays (les faiblesses de l’Inkatha FP par exemple ne sont principalement attribuables qu’à lui même). Bien entendu, l’ANC est consient de l’avantage historique qui lui est offert et il a été maintes fois tenté d’en abuser (on peut même dire qu’il a parfois succombé à la tentation), mais jamais au point d’abaisser l’Afrique à un niveau comparable à celui des dictatures de maint pays africain.
Je reviens donc à mon inquiétude du début : qui va être garant de la nouvelle pensée du « laisser vivre » que Mbembe appelle de ses voeux? Il semble que ce soit les Etats africains (par quoi, il me semble qu’il faut entendre les dirigeants) :
Ce à quoi il faudrait arriver, c’est à une sorte de « New Deal » continental, librement et collectivement négocié par les différents États africains – un « New Deal » en faveur de la démocratie qui viendrait compléter et clore une fois pour toutes le chapitre de la décolonisation.
Comment les Etats africains pourront être négocier un New Deal qui signera la fin des dictatures qui composeront, pour moitié (et encore je suis optimiste) de ces mêmes Etats? Où trouveront-ils-une telle volonté politique qui frise l’héroïsme? Il me semble pour part qu’une des solutions écartées par l’auteur n’est peut-être pas si déraisonnable que cela :
L’Afrique du Sud [...]doit d’abord approfondir la démocratie chez elle avant de penser à la promouvoir chez d’autres.
A mon humble avis, il ne faut pas attendre d’avoir parcouru tout le chemin pour y appeler ses voisins. Au contraire, si l’Afrique du Sud et les autres démocraties plus ou moins stables (Namibie, Sénégal, Mali, etc.) prenaient l’initiative d’aiguillonner leurs pairs, ils se trouveraient eux-mêmes dans la nécessité de pousser plus loin l’effort auxquels ils convient les autres. L’idée d’une solution trouvée unanimement ou d’un compromis convenant à tous a peu de chances d’être réalisable. C’est cette idée qui est à la base de l’AU dont l’impéritie éclate chaque jour davantage aux yeux de tous. Il faudrait que, sous l’instigation des quelques démocraties africaines, l’espace de l’AU soit un espace de confrontation et non d’un consensualisme inopérant.
Quant aux peuples africains, il leur faudra sans doute de faire émerger une opinion publique critique et constructrice. Elle devra avoir quelque courage si elle doit changer la situation actuelle, et peut-être que l’une des équations qu’elle aura à résoudre et de trouver le moyen de faire profiter économiquement et plitiquement à l’Afrique ce nouvel arrivant dont on dit qu’il lui est hostile : la mondialisation sous toutes ses formes.
Les grandes puissances font-elles tout leur possible pour empêcher la démocratisation de l’Afrique ?
La France, oui. Elle est un vrai facteur de nuisance et il faut souhaiter que faute de réformer radicalement sa politique africaine, elle se désengage véritablement du Continent.
Les autres (les États-Unis notamment) ne s’y opposent peut-être pas activement. Cynisme et hypocrisie suffisent largement – encore que de nombreuses institutions privées américaines apportent une aide multiforme à la consolidation des sociétés civiles africaines. C’est par exemple le cas des nombreuses fondations américaines.
...???? la colere rend aveugle , les apotre de l oncle sam qui voyait en l afrique du sud le petit leche cul de l amérique impérialiste etre le gouvernail de l afrique ouvrent leur yeux depuis quelque temps mais reste toujours fidele a leur petit maitre hélas .... que vous faut il pour arreter de croire que les américain sont un moindre mal face au Francais ? des association américaine civils mdrrr .. dont la plupart ne bouge que sur les ordres de Paul Wolfowiz et de son « American Africa Command » alias l « AFRICOM ». encore une invention recente qui démontrer qu apres l amérique du sud l amérique aspire toujours a voir ses interet vitaux placé entre les mains de démocrate lol ..
quand membé place les usa au dessus de la france on a du mal a le saisir le fondement de l analyse , je resterai polie .. mais la franchement fo arretez de faire des lechouilles a un pays qui a démontrer depuis 20ans que l europe colonial etait des enfants de coeurs !!
chapeaux membé , un bel analyse juste pour nous offrir une alliance avec les société civil ex ong Américaines , genre RSF lol ..
Washington - Le président Bush a choisi le général de l’armée de terre William Ward pour diriger le Commandement de l’armée des États-Unis en Afrique (Africom) récemment créé.
Le général Ward est actuellement chef adjoint du Commandement des États-Unis en Europe, où il supervise les opérations des forces américaines et veille aux intérêts militaires des États-Unis dans 92 pays, dont la majorité des pays africains. M. Bush a annoncé cette nomination le 10 juillet.
Il a annoncé la création de l’Africom en février dernier. Il ne s’agira pas d’un commandement militaire traditionnel. Il sera plutôt chargé de coordonner avec les pays africains concernés les opérations de sécurité en cours tout en consolidant l’aide du gouvernement des États-Unis aux États amis.
L’Africom offrira notamment un appui militaire aux programmes humanitaires, sanitaires et de développement. Son quartier général devrait être doté de deux commandants adjoints : un représentant du département d’État servira d’adjoint pour les activités civilo-militaires, et un officier supérieur sera adjoint aux opérations militaires. Le Q.G. comprendra également des spécialistes du département d’État, de l’Agence des États-Unis pour le développement international et d’autres agences fédérales qui coopèrent à l’heure actuelle avec des partenaires africains.
PS .. aller voir sur google la Tete du Général Ward .. et on comprend que l effet colin powel c est un peu comme les généraux kabyle algérien ou les comissaire ou ministre corse dans la police francaise , rien de tel qu un bon ennemis bien dresser pour faire le sale boulot ! ..
Africain du Sud vous etes dans une merde noire dite merci au Américain qui n ont toujours pas retirer l ANC de la Liste des Groupe terroriste .. un oubli sans doute mais qui en dit long sur qui a soutenu les Facho de Prétoria pendant des decennie !!
L’Africom offrira notamment un appui militaire aux programmes humanitaires, sanitaires et de développement.
ca c est une oeuvre d Art littéraire suréaliste ! ceci n est pas une prison
c est le maroc qui va heberger le commandement militaire , le parfait leche boule au nord le parfait leche boule au sud apres pour le rapport est ouest , on a d un coté l ethiopie , un classik in folio . , et de l autre ? qui sera l heureuse élue a donner sa rondelle a l oncle Sam ??? I need You!! y want you , mais spa marvin gay dsl !!
Yankee Go Home !!
Walaï-faforo ! Les congolais de Brazzaville quand ils s’y mettent, ils savent faire rire à vous tordre les côtes de douleur.
Figurez-vous qu’ils viennent de faire à leur Mungabé de Mpila une farces sans pareil. Le Mungabe de Mpila ou le cambrioleur permanent qui gendarme les libertés publiques et saigne le pays a acheté les urnes déjà pleines pour organiser l’élection à vie des maires qui mangent dans sa main. Tout était en place, bureau de vote, personne, etc.
Comme les électeurs ont compris qu’ils étaient là pour diriger à vie et que les urnes étaient bourrées d’avance, ils ne se sont pas déplacés pour ne pas gèner son pouvoir à vie. Moralité, les élections ont eu lieu à Nkayi seul le maire et sa femme sont allés voter. A Pointe-Noire l’épouse du candidat, fils du président à vie himself, n’a pas voté. son bulletin était déjà dans l’urne l’avant veille.
Le père de la nation, notre papa national n’est pas content. il dit que le peuple nest ingrat, il aurait pu l’aider compter ses bulletins en témoignage d’amour éternel.
Mère Eve, info pour toi :
Bureau de vote n°3 à Ouenzé (résultats affichés au siège de l’arrondissement):
Inscrit : 681
Votants : 32
Mère Evé politique ekomi liséki !
Résultats publiés à l’école MOUSSAKANDA de la base
Bureau n°4 quartier la base: inscrit 308
votants: 6
liste RMP: 0
Liste UPADS: 0
indépendants: 6
les autres: 0
que vous faut il pour arreter de croire que les américain sont un moindre mal face au Francais ?
Qu’ils fournissent les armes à Déby.
le communisme est la seul issus !
Non merci NJ, le slogan des communistes est tous ensemble pour la pauvreté de tous.
Ils auront néanmoins besoin de s’appuyer sur de nouveaux réseaux de solidarité internationale, une grande coalition morale en dehors des États
En somme les africains auront besoin d’une assistance non étatique pour instaurer la démocratie. La démocratie n’est pas une affaire de standard, il y a les principes d’un côté et leur application. Montesquieu paix à son ame disait Le gouvernement le plus conforme à la nature est celui dont la disposition particulière se rapporte mieux à la disposition du peuple pour lequel il est établi.
Il faudrait déjà lire la Constitution des pays dit démocratiques pour apprendre comment défendre les libertés individuelles.
Ils font également l’expérience de conflits meurtriers liés, en partie, à un mode d’exploitation des richesses du sous-sol africain qui allie fort bien mercantilisme, désordres politiques et militarisme.
Le mode d’exploitation des richesses du sous sol africain semble avoir un rôle marginal dans la responsabilité des conflits meurtriers. Le mode de redistribution des richesses et le maintien au pouvoir coûte que coûte oui!
D’autre part, le besoin de création d’une plus-value intellectuelle n’a jamais été aussi pressant. Cette plus-value doit etre réinvestie dans un projet de transformation radicale du continent.
C’est quoi cette plus value intellectuelle ? encore des diplômés ? Le problème n’est pas la création mais l’utilisation ressources humaines qui peuplent les universités et écoles et la la protection de l’individu. Quand on se tue au quotidien pour gagner de quoi vivre, on a peu de temps à se consacrer en apesanteur à la méditation philosophique. La protection de l’individu est capitale et le pré-requis pour une telle entreprise. A quoi sert la connaissance quand on a en face la gueule froide du canon d’un béréta?
une sorte de « Plan Marshall » pour la reconstruction du continent par exemple.
On ne fabrique pas ces ennemis dit-on très souvent. Chirac l’africain n’a pas augmenté la part de la contribution de la France à l’aide au développement, le père du co-développement idem. Pas besoin d’un Plan Marshall, il faudrait déjà renogocier les contrats d’exploitation des matières premières, lutter activement contre la corruption et consommer ce qui est fabriqué sur le continent.
L’imaginaire structurant de la politique en Afrique reste celui de la guerre civile permanente.
Et en Asie ? Amérique latine ? la pauvreté n’est-elle pas le substrat commun ?
La mentalité du chef est le premier frein à la démocratisation en Afrique noire. Le modèle de pouvoir connu et “africain” est celui de la chefferie. Le chef a toujours raison, et ne gère pas mais commande. La démocratie c’est dire à un chef qu’il peut se tromper, et que d’ailleurs il se trompe. C’est dire à un vieux que la sagesse et l’intelligence n’ont rien à voir avec la longueur ni le nombre de poil blanc de la barbe. La démocratie c’est choisir entre l’individu et le village l’individu. Pour passer un examen, être admis le sésame serait la compétence. Fini les postes pour remercier tel village pour son soutien.
BK pourquoi le papa organise t-il encore les élections? l’argent là peut servir à construire un monument pour De Gaule le père la communauté francoafricaine.
Ngnagna le papa-là depuis qu’il ne dort plus la maman avec la même efficacité du matin de ses vingt ans, il commence à dépenser. Avant, avant-là, walaï-faforo, il avait la suite dans les idées en achetant les kalachnikovs rutilantes qu’il exhibait le 15 août pour taire toute tentative de soulèvement. Depuis qu’il a fait cocu tous ses ministres. Il tourne en rond. il n’a plus d’adversaire à sa taille, lui le commandeur des zizis.
Il se démène pour sortir de la routine et du surcroît de travail. il est obligé de tout faire lui même : voter pour le peuple pour être sûr qu’il sera choisi lui,
compter les bulletins qu’il a acheter lui même chez son fournisseur habituel. Des bulletins en papier doré, s’il te plaît, avec son symbole, la trompe de l’éléphant en érection, mis dans ses belles urnes neuves. Oui, oui, la trompe de l’éléphant à glisser dans la fente de l’urne. ça te rappelle rien ça ?
Il est obligé, avec un peuple fainéant, de tout faire par lui-même le papa-là. Un peuple ingrat par dessus tout.
Regarde toi-même, il a importé les nonos de Di Brazza pour que le peuple voit les nonos d’un homme blanc, les nègres n’ont même pas su apprécier le luxe qu’ils leur offrait. Je te promets, comme il souhaite enrichir sa collection, il est capable d’importer les nonos de papy De Gaulle. D’aileurs lors de son passage à Colombey les deux cases à gris-gris il avait caressé l’idée de l’emener dormir dans la case De Gaulle en face du fleuve. Il avait trouvé que papa avait très chaud près du mûr.
Il a même dit que les blanc-là ils ne savent pas pleurer leurs morts. il allait ouvrir une école où leur apprendre à pleurer. Il a beaucoup d’argent. il a décidé de s’élancer dans l’humanitaire. C’est pourquoi, il a donné un dn à la Chine pour les sortir de leurs inondations. Il a même promis que la prchaine fois s’il y a la canicule en France-là, il récupérera tous les papis et les mamies pour les mettre à l’abri chez lui sous les palmiers.
En Afrique, le vrai problème, c’est le fatalisme. Tout arrive par la grâce de Dieu, par le pouvoir de Satan, par les esprits malfaisants, par la faute de l’Occident. Je ne suis pas responsable de mon destin, c’est Dieu, le grand frère, mon employeur, le pasteur, la France, mon voisin, l’oncle au village
Nos chefs ? ils sont mal entourés. Les ministres corrompus ? pris en otage par leur famille.
La famille ? elle a faim, elle va manger l’avenir du pays ???
Et La pensée ? Si tu n’es pas d’accord avec moi, tu es mon ennemi. C’est l’agression assurée.
Nous sommes tous frères. Comment condamner Sassou, Bongo et autres Mugabe, partout la même hypocrisie, le même scandale, moi qui ait fêté la fin de règne de Mobutu, comme le jour où nos parents retrouvaient leur dignité… quelle ironie
les prédateurs sont encore plus puissants. Avec la complicité de tous.
La malhonnêteté intellectuelle règne en maître
L’union Africaine ? une association de malfaiteurs
Ce qu’il faut faire, M. Achille ? un plan Marshall pour l’éducation, revenir aux fondamentaux , recommencer à zéro : le bien, le mal
mes droits, me devoirs. les conditions du développement expliqué aux tout petits: pour nous, c’est trop tard
Ah ndeko B-K, merci de t’être donné la peine de me dédicacer à moi ces résultats ! Oui, c’est malheureux, faut espérer que c’est pas la répétition pour 2009 ! Indépendants… Hum !
Dans l’édition de Courrier International dans laquelle est publiée l’article de Mbembe, il y a une jolie UNE qui titre : Malgré la crise au Zimbabwe AFRIQUE La démocratie avance ; on voit la photo d’une visage de femme africaine tenant devant elle un passeport portant comme mention “Identity Book” au-dessus d’une carte de l’Afrique.
A l’intérieur, dans le dossier “démocratie”, une carte du continent (Wall Street Journal) Et on découvre cette fameuse démocratie qui avance : les pays libres sont en vert, ils sont au nombre de 11, je ne résiste pas à vous communiquer la liste : Sénégal, Mali, Ghana, Bénin, Namibie, Botswana, Afrique du Sud, Lesotho, Ile Maurice, Cap-Vert, São Tomé et Principe. On entend par libre : élections démocratiques, respect des droits de l’homme et liberté de la presse.
Bah oui, ça avance, cette démocratie, puisque selon ce système de comptage, on est passé de 3 états en 1977 à 11 en 2008.
feed53 - oui, ils gens ont faim. De nourriture, d’énergie, de routes, de santé, d’éducation, de liberté !
les cubain n ont rien d extraordinaire , si les africain echoue c est qu il y a une raison et la misere la faim le manque d energie l education n explique pas tout , au contraire parfois ils ne servent qu a trouver des excuse pour jeter les tort sur l etat voir un seul homme , comme si Mugabe avait un pouvoir pour controler les esprit et obliger les gens a l ecouter !
la majorité du peuple de l etat des fonctionnaire sont derriere lui sinon il serait deja dehors ou mort en exil voir au tpi
fo arretez de nous la faire a la tibétaine a chaque vois qu on agite un drapeau orange
”feed53 - oui, ils gens ont faim. De nourriture, d’énergie, de routes, de santé, d’éducation, de liberté ! “
cela c est apres qu on le recolte , il faut pas mettre les charrue avant les boeufs ! avant fo deja le vouloir
Voici la plus belle réussite du Congo Brazzaville. :http://www.dailymotion.com/djmolia75/video/x5whl0_the-message_news
merci qui ?
Merci encore mère Eve, avénir ya mboka ézali na maboko ya ba mama ya kilo.
Les femmes sont l’avenir du Congo.
Alors, je ne vois pas pourquoi tes mercis, ndeko B-K, mais c’est un mot qu’on refuse difficilement, c’est un des premiers qu’on enseigne à nos enfants, n’est-ce pas ? Donc quand on le dit, on doit savoir pourquoi.
En effet, cette vidéo que tu nous as proposée est bouleversante. Voir un type ivre de chanvre et de bière en soi n’est pas spécialement impressionnant, mais comme ça, avec ces révélations sur les armes, ce désespoir que fuient ces pauvres garçons qui n’ont peut-être plus les forces de regarder en face leur passé et les actes qu’ils ont pu commettre…
A ce propos, je vous invite à vous précipiter avant qu’on ne le projette plus pour aller voir EZRA, du nigérian Newton Aduaka. Un film magnifique sur les enfants-soldats tourné au Rwanda qui figure la Sierra Leone. Et ne pensez pas à Blood Diamond, qui fait figure de série Z à côté - il n’y a pas le beau Blanc Leonardo et le beau Noir Djimon pour faire rêver les filles avec chacune son goût ; là ce n’est pas de la super-production US où l’Afrique et la guerre sont fantasmés (même si c’est bien documenté), on s’y trouve, on y vit, on y respire, on y halète même. La douleur de la guerre, comment on maintient les enfants avec le chanvre, comment ils ne peuvent plus réfléchir, l’ivresse, le chef incarné par Abossolo Mbo plus que vrai, l’incendie de la maison des parents qu’on ne reconnait plus, la sœur sans voix, tout est réaliste, tout est plausible, tout est terrible. Pour les Parisiens, c’est encore en salles à l’Espace Saint-Michel.
Et le sorcier dit corps71, un pauvre corps misérable, meurtri par une existence qui ne peut s’appeler vie, mais il n’y a pas de mot… voilà où se loge la misère si installée dans ce continent cher à notre cœur.
Mère
Na pesiyo méléci po na ézaléli na yo na bomoto na yo.
Nos chefs ? ils sont mal entourés. ils doivent le savoir non? le fait qu’ils se soignent à l’étranger est un aveu. Quand quelqu’un a une petite autorité il voudrait être traité comme un chef de village.
si les africain echoue c est qu il y a une raison et la misere la faim le manque d energie l education n explique pas tout c’est quoi cette mystérieuse cause NJ?
Sénégal est ce le premier pays du hit parade des pays démocratiques en Afrique? l’actualité nous offre autre chose comme spectacle en matière de liberté de la presse.
un plan Marshall pour l’éducation, revenir aux fondamentaux , recommencer à zéro encore tendre la main c’est une cycle infernal.
ministres corrompus ? pris en otage par leur famille. Ils ne sont pas pris en otage par leur famille, ils acceptent ce jeu pour jouer les mecs qui assurent, et avoir du soutien. C’est important en démocratie tribale.
La corruption est parfois voulue, tu voles je ne dis rien, mais gare à toi si tu ne me rends pas service quand il faut bourrer les urnes. Un tel système n’accepte pas les hommes “droits”.
le bien, le mal, mes droits, me devoirs. les conditions du développement expliqué aux tout petits: pour nous, c’est trop tard Il n’est pas tard pour faire du bien!
N-j voici comment les militaire aime les femmes.
C’est un véritable festin que je t’invites à découvrir sur congopage.com à l’article : Lutte anti SIDA ?
Alors elle n’est pas belle, la ripaille de mes cousins en plein cannibalisme.
bien sur c est les militaire , sinon c est les policier apres c est les fonctionnaire et puis tout sera de la fote de mugabe mais c est jamais vous c est toujours les autres les sauvages , parfois l etat n est que la representation des contradiction que le peuple porte en lui ...
avant d etre militaire ce sont surtout une bande d homme , un groupe de con koi ...
dis leur quand meme a congopage de laisser au moins le nom de la personne qui a subit cela , le contexte , a ton les nom des militaire que l on voit ? il pourrai faire un article avec la foto des type “ Reconnaissez vous ces hommes ?” au lieu de confondre viol et prostitution et ses consequence sur la prevalence au maladie sex. trans . , nous donner le present de cette femme pour savoir comment a t elle survécu a cela est elle simplement en vie , de quel village venait elle , enfin ne pas utiliser la souffrance pour agrmentez un article de merde fait par des inculte qui prefere rire des bonne intention des ministre africain ou d un esprit propre au militaire africain plutot que de donner la parole a ceux qui subissent vraiment des injustice dans leur chair ...
en attendant combien de pays en afrique donne acces gratuitement au retroviraux ?
quel impact sur les don de sang parmis les militaire
et surtout comme survivent ceux qui ont le vih en 2008 en afrique , certain disent qu en afrique 1 personne sur 5 une sur 3 a le vih .. on dit tout et n importe quoi des que c est en rapport avec l Afrique !! c est un floue volontaire on a besoin de polisseur de vers pas de journaliste qui perde leur temps a remplir des blanc , sinon fo se contenter comme nous de rubrique commentaire
Tout le monde critique Mugabe: un Africain répond
Dr. Shungu M. Tundanonga-Dikunda
Qui se rappelle encore de Moktar Bow?
Moktar Bow était le secrétaire général honoraire de l’Unesco. A son époque, la Grande-Bretagne et les USA se sont retirés de l’Unesco pendant que la France, l’Allemagne et l’Italie suspendaient leur participation financière. Pourquoi?
Parce que Moktar Bow avait voulu casser le monopole de l’information tenu par les agences de presse et les médias. occidentaux.
21 juin 2008
Aujourd’hui, ce monopole se fait sentir cruellement. L’Afrique (surtout les Congolais de la RDC) gobent les infos des médias occidentaux sans aucun esprit critique.
Des pogroms ayant causé la mort d’une soixantaine de personnes de nationalités différentes et la destruction de biens dont les Sud Africains, comme les Occidentaux, refusent de donner une estimation, n’ont conduit à aucune protestation, aucune manifestation, aucune crise diplomatique, que ce soit en occident ou Afrique.
Qui peut imaginer quelle aurait été la réaction occidentale, si, en temps de paix, les Congolais avaient agi de la même façon contre “Ceux-d’à-côté”?
Ou si cela avait eu lieu au Zimbabwe?
Ce qui se trame contre le Zimbabwe, le Zanu-PF et Mugabe ne s’est produit précédemment que contre Lumumba.
Et si Mugabe arrive à tenir tête, c’est parce que l’armée, la police et les différentes forces de sécurité n’ont pas été formées en Occident, mais dans les pays communistes (Cuba, Corée du Nord) et que son armée n’a aucune tradition coloniale.
cours extraint d une autre approche du journalisme ! ...
friend71
Qui se rappelle que N’Krumah avait unilatéralement retiré le Ghana du Commonweath?
Qui se rappelle aussi que Modibo Keita, N’Krumah, Sékou Touré, Massamba-Débat ne se laissaient pas chatouiller les orteils par les Occidentaux?
Qui se rappelle encore que Charles David Ganao, ministre des affaires étrangères de la RP du Congo avait défendu la cause de l’Afrique aux Nations Unies dans un discours de plus de 2 heures?
Ce que disait le professeur Buakasa sur le Congo (Zaïre) vaut aujourd’hui pour l’Afrique: l’Afrique ne peut même pas s’arrêter de reculer.
L’occident, les nantis et les dirigeants africains se réjouissent.
L’Afrique profonde, l’Afrique de laissés-pour-compte et des souffre-douleur est en train de dépérir.
Dr. Shungu M. Tundanonga-Dikunda
Public & Policy Affairs Consultant
la démocratie… la loi au, ou par le peuple. Une utopie non ? Une folie peut être même. Le concept est erroné à la base.
La démocratie à l’africaine a pris ce visage mutilé. Elle est bafouée, violée depuis sa naissance, en tout temps, en tout lieu. Bof elle a l’habitude.
On s’demande même pfs pkoi les satrapes en question se donnent la peine de ces simulacres d’élections… Ces vieux présidents à défaut d’être de bons gérants sont d’excellent metteurs en scène. Remarque, même pas finalement puisq ‘ils n’abusent personne ou presque. Ils abusent du peupe oui ! Ils utilisent sa passivité sa peur, ses faiblesses. L’égoisme, l’individualisme… Tous ces défauts qui font de nous des êtres humains à part entière.
Un fait est important je pense. C’est la jeunesse relative de ces tentatives de démocratie. Il faut peut être du temps. Cet insupportable “ il faut du temps”
Le peuple doit se tenir prêt, vu qu’il ne peut prendre le pouvoir par la force. L’armée, les ingérences étrangères sournoises, sont du côté des dinosaures présidentiels. Lors du départ pour l’au delà de ceux ci, il faut qu’il soit là à revendiquer ses droits, ses exigences. Si ce vieil adage “un con chasse l’autre” ne se vérifie pas.
Kkun a posé la question: Peut être qu’il ne faut pas une démocratie en Afrique. Pas d’une démocratie à l’occidentale en tous cas. Se tromperait on en essayant d’ appliquer encore une fois un modèle occidental en Afrique ?
C’est probablement là que l’imagination manque cruellement. Trouver un système de gouvernance adaptée à L’Afrique et à ses habitants.
Enfin j’dis çà, j’dis rien
head18 me dit le bot… cé bien çà l’problem. qui est à la tête ?
Pasq en Afrik com en France les hom d’état appelés à gerer nos destinées, ne sont pas choisis en fonction de leur probité. Non. Cà devrait être une évidence pourtant.
Croyez vous qu’ils apprennent à l’Ena ou autres moules faisandés à politiciens, l’amour, le respect les droits de l’hom ? Que nenni. La filière génitale qui leur fait voir le jour est empuantie par l’envie, l’appât du gain, l’air y est vicié par leur incommensurable gout du pouvoir.
Ils sont élus, soit disant, mais en filigrannes grossiers on peut lire les manipuations de grands groupes financiers, leur mise en place par des puissance financières, par des puissances étrangères…
La politique est une vaste farce. Tragique.
alors là cé l’bouquet...nation22
J’appelle çà le Complexe, complexe, du pion. Nous sommes pauvres petits pions jouets d’un pion un peu plus puissant, lui même pion de ces nouveaux rois du monde, sur “l’échéquier du mal”
every66 tien, il manque un 6
Ca me fait toujours rigoler quand les gens parlent d’un plan Marshall pour l’Afrique. Qui vous dit que l’Afrique est pauvre?
Si l’Afrique était pauvre, elle n’aurait pas été colonisée. Si l’Afrique était pauvre, on n’aurait pas les Elf/Total, les Areva, les Shell, les Exxon chez nous.
Si l’Afrique était pauvre, on ne lui “prêterait” même pas un kopek- oui je sais, ca n’a de prêt que le nom - bon mais même l’illusion de prêt là, on ne l’aurait pas, si l’Afrique était pauvre.
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