Tchicaya U Tam’si nous regarde
Posté dans: Général | Par Alain Mabanckou | le 22 Mar 2009 à 2h42 | Lu 2326 fois
Hommage à l’un des plus grands poètes d’expression française
Je n’ai jamais rencontré Tchicaya U Tam’si. J’ai vu ses photos en noir et blanc. Ce visage à la fois serein et rebelle. Cette chevelure enracinée jusqu’à la naissance du front. Ces lèvres bien dessinées et qui susurrent les ultimes paroles d’une vie et demie, d’un rêve « échoué dans la gueule de l’engoulevent ».
Que nous serions-nous dit si nous avions été l’un en face de l’autre ? Il m’arrive d’y songer, de m’imaginer en train de l’écouter me lire sa poésie – ceux qui l’ont connu rapportent qu’il affectionnait cet exercice.
J’ai gardé en moi l’écho d’une voix qui n’est sans doute pas la sienne. Ce sont des voix que j’ai cru entendre en regardant de plus près les photos. Ce sont des voix que j’ai associées à la « colère » du poète. Ainsi je ne peux mettre de sons précis à ses vers. Je ne peux penser un seul instant que le grand poète congolais me murmure ses vers. Tant mieux. C’est ainsi que je conçois une rencontre avec un auteur. Je me suis inventé la voix d’une petite feuille qui chante pour son pays. Une petite feuille qui s’est détachée de l’arbre et qui espère atteindre l’horizon. Peu importe que la voix que j’entends sonne faux, qu’elle n’ait pas les accents de Mpili et que je joue à triche-cœur…
Un jour il faudra se prendre
Marcher haut des vents
Comme les feuilles des arbres
Pour un fumier pour un feu…
Tchicaya U Tam’si est en moi parce que je sais de quel arbre je descends, parce que je me nourris de la cendre et du pain, parce que je j’aime les sonorités de l’arc musical, parce que j’ai goûté aux fruits si doux de l’arbre à pain, parce que j’ai senti une horde de cancrelats et de phalènes effleurer ma peau, parce que j’ai vu une colonie de méduses échouer sur la grève de la Côte sauvage de Pointe-Noire à l’époque où nous guettions les pêcheurs béninois qui revenaient de leur besogne nocturne, et parce que j’ai toujours entendu crépiter le feu de brousse qui m’incite à écrire, à écrire encore et encore, à dessiner un Congo qui n’est pas toujours à cheval sur l’Equateur, un Congo dont le Nord est au Sud et dont le Sud est au Nord. Qui trouvera la direction de l’est et de l’Ouest ?…
Tchicaya U Tam’si ? Poète difficile, arguait-on. Poète cérébral, rajoutait-on. Il fallait donc une clé afin d’entrer dans son univers. Un univers bien verrouillé. Et nous cherchions sans relâche ce sésame. Parce que nous espérions que ces mots jetés, beuglés, catapultés dans une structure à la fois déconstruite et juste ne pouvaient que nous pénétrer « dans la chair, jusqu’au cœur », pour reprendre la célèbre formule de Léopold Sédar Senghor qui saluait alors la naissance d’un des plus grands poètes francophones de notre temps.
Tchicaya aura ainsi libérer notre poésie de l’emprise d’une négritude devenue le fonds de commerce de plusieurs épigones de l’époque. C’est grâce à lui – et bien plus tard à Tati Loutard – que nous avons échappé, nous autres Congolais, à une littérature de troupeau, à une scansion insipide, aveugle et militante. Nous n’avions pas crié notre tigritude, nous avions bondi sur la proie et nous l’avions dévorée !
Le grand poète de Mpili nous regarde depuis son purgatoire. Nous l’avons injustement oublié. Comment soutenir ce regard qui perce les ténèbres, cette voix qui s’ajoute à la symphonie universelle ?
Notre tort ? Oui.
Et voici l’acte d’accusation de Tchicaya :
J’habitais un pays de musique
inaccessible à toute oreille…
Alain Mabanckou






(30) Commentaires
Oui Alain les clés sont sur la porte. Pour entrer dans l’univers tchicayien, il faut dérouler la généalogie, de Lufwa Lumbu à Thom’ Ndundu… Le plaisir s’accroît quand on caresse Tchilolo délicatement avec ses doigts.
Ce que j’aime chez tchicaya U Tum’Si par dessus tout c’est ce paysage de désolation où “des pétales de fleurs de cocotier et de bougainvillier, gaulés par l’orage, crottaient le sol picoré par les gouttes de pluie.”
Vois-tu Alain
La terre a tout vu
Mais la terre se tait
Mais la pierre a tout senti
Elle en a perdu le nez
La nuit remet toujours le deuil au dos de l’homme
j’allai la vie au bras
donnant mon coeur à la mort ! “
Maintenant, il y a la solitude du tam tam sous l’auvent !
Walaï-faforo Tchicaya-là qelle belle mort !
Où qu’elle est passée?
Bien par là je crois
la feuille qui chante
et qui danse la poésie
Hermétique vitriole
ô doux baiser de braise
Essore l’obscure clarté lapidifique
Hirsutes nuages bouillonnants
Borborygmes fous au fond
des limbes lactescents Des feuilles lubriques mal courues
Par le mauvais sang empuanti
Hideuse vase échaudée
Eclaboussée sur la plaine stellaire
Vermeil tout vermeil le ciel
Vermeil comme le feu de brousse
épiphyse
Crépitant détonnant craquetant craquelant
Avalant à triche- cœur
les os sinistres
les buissons des pupilles
la mare triste de pailles douées de langueur massue
la constellation coruscante
des fruits rustiques allumés
Envolée de cendre en tenture
de rêves révoltés. Se voûte
la fumée à l’empyrée
Calfeutre la porte du paradis
Clé et lumière sur terre
Et l’édenté feu luxant
Eveille l’empyreume figé
Des ossements
Des bois calcinés
pavoisant
la glaise opaque
Spectre méticuleux d’un Epitomé planté
-tombe en trombe
Dans le Ventre sanglant de la terre aux boyaux roucoulant
De la nitescence des légendes africaines
de caresses voraces
de famine
de caresses froufroutant
des cœurs de femmes
Sur les fibres rieurs et crieurs
de l’arc musical
Doux palliatif de la veste intérieure
de l’homme jamais ému
ni par l’ennemi ni par le sang
Chaka le Zulu remue sang et feu terre et nuage. Tous et tout
éberluant
Même le destin glorieux du Maréchal Nnikon Nniku
Prince qu’on sort
revoit-on la main sèche
sa forte main sèche
Perçoit-on la fête des mots la fête de ses mots ?
« Etre lucide » vociférer
« Essayer d’être sérieux » souffler
Ces vocables
ruches de soufre
Tracer
Les courbures de la vie
A la langue de flamme réelle et truculente
D’humeur – caméléon et d’humour enivrant
Dédire ses déboires
Sur les Cancrelats en mal de récompense
Là à la queue leu-leu
Derrière les Méduses ou les orties de mer
Les phalènes et les fruits si doux de l’arbre de pain
Chrystom
Vous habitez le Congo
Moi le Congo m’habite
Qu’il beuglait!
Et ça,je crois qu’Alain tu dois te le murmurer aussi, toi dont l’oeuvre fait tantôt un retour au pays natal!…
Bel hommage Alain !...Mais...est-il toujours publié...Combien sont-ils à le lire à ce jour?…
On est fauché
Et les kakis tiraillés
Ils ont des yeux pochés
Pour avoir touché
A l’infernal feu de plomb
Mal élevé dans les camps
Le feu de plomb
Qui les a bien couchés
Comme des pauv’ cons
Le feu de camp
Qui nous a donc accouché
Comme des pauv’ cons
Dans la virulente douleur
D’un poignard planté au cœur
Virulente et sombre douleur
Qui nous a généré
Dans la sombre pâleur
Des sombres larmes qu’on pleure
Nous bande de dégénérés
Qui avons mal digéré
Les patatraaaaaaa indigestes
Et les bum bum bum incorrectes
L’étau s’est resserré
Pour pas mal du tout crever
Et la corde a la gorge serré
Et les pieds en l’air flottent
Et les yeux au ciel partent
En triste ultime prière
D’un buveur de bière
De cette fade bière
De cette fade mort
Qui nous court derrière le corps
Et buterait au cri sorcier
Du violet cor
D’un astre carnassier
!…
Chrystom
On ignore l’occasion, mais l’hommage est beau. Mais peut-être que, précisément, on en devrait pas attendre d’occasion pour lire les poètes de cette carrure. Merci Alain pour cette acte d’accusation…
Bonjour Alain !
Bel hommage à un Grand Écrivain africain, que Tchicaya U Tam’si. J’avais 17 ans quand j’ai l’ai découvert en allant à l’Alliance Franco-Zaïroise de Mbandaka, dans l’Equateur, où j’avais rejoint mes parents en attendant d’aller commencer mon droit à l’Université de Kinshasa. Nous sommes en 1991. J’avais emprunté à plusieurs reprises “Les phallènes” et “Ces fruits si doux de l’arbre à pain”. J’avoue que le style n’était pas à la portée du premier adolescent venu, mais je n’oublierai jamais que c’est au contact de Tchicaya, puis de Sony Labou Tansi, que j’ai dit à mes proches que je voulais devenir Écrivain. Certes, cela n’est pas arrivé (vu que j’écris jusqu’à présent pour le plaisir et garde mes textes pour moi et quelques intimes), mais il reste, avec Sony et quelques autres que je ne vais pas citer de peur d’en oublier, un de mes Écrivains de coeur sur le continent.
Je me suis fait rare depuis quelques temps dans le “village”, aussi j’aimerais saisir l’occasion pour vous glisser deux mots sur “Black Bazar” que je viens de finir après qu’une amie me l’ait envoyé de Bruxelles (je n’ai pas trouvé dans les librairies francophones d’Ottawa). Si j’ai “adoré” “Verre Cassé” au point de l’avoir relu au moins 5 fois, d’être allé le voir 4 fois des suites au Théâtre de Poche à Bruxelles en décembre 2006, je trouve un peu dommage que vous ayez choisi de le “rééditer” sous un autre titre. Car, avouez-le Alain, entre les deux héros, il faut beaucoup de bonne foi pour trouver de vraies dissemblances : l’un et l’autre écrivent à la suite d’un chagrin d’amour (comme Diabolique, Couleur d’origine est partie avec un quidam), l’un et l’autre boivent et fréquentent assidûment un “nganda”, l’un et l’autre traîneront dans le lit une femme si dégoûtante qu’ils devront affronter une “panne” en bonne et due forme, puis l’ire de la belle de nuit, etc. Même tempo, mêmes trames ou presque, même humour décapant, les références aux oeuvres littéraires d’anthologie sont subtilement glissées cà et là, dans l’un comme dans l’autre…
J’admets que quiconque aura lu un seul des deux romans saluera immanquablement votre plume si “délicieuse” avec ce côté Sony Labu Tansi que je vous trouve parfois, à titre purement personnel. Mais si on lit les deux en suivant leur ordre de parution, on peut se demander si vous vous êtes un tant soit peu préoccupé d’originalité. Vous me répondrez que vous ne calculez pas, que vous racontez simplement la vie selon ce qui à “X” moment, vient frapper à la porte de votre inspiration. Et vous aurez peut-être raison, présenté comme cela.
Mais mon avis (et j’ai l’audace de croire que mon mabanckoumanie me qualifie pour le donner sans qu’on me le demande) est que quand on a produit une oeuvre aussi originale et “unanime” que “Verre Cassé”, il est toujours préférable de s’en détourner ensuite, d’aller errer vers ces rivages où le lecteur ne vous attend pas. Vous voyez, moi qui “cache” mes manuscrits, c’est tellement facile de venir ici vous donner des lecons… Mais c’est la rancon du talent et de la célébrité, vous le savez, Alain
!
Allez, je vous laisse sur une note plutôt rigolote, dans la droite ligne de notre cher Fessologue. Décidément, ils sont trop “forts”, ces Congolais :
http://www.youtube.com/watch?v=plNi1QkfKyU&feature=related
C’est vraiment étonnant ! Est-ce qu’on ne comprend pas que le Jugement dernier est proche ? M. Mabanckou écrit les livres par la bénédiction de Dieu, donc c’est Dieu qui l’inspire. Les livres sont donc à l’image de M. Mabanckou parce que Dieu a voulu qu’il propage le message secret que vous ne comprendrez que le jour du Jugement dernier. Or moi j’ai tout compris, et je dis : Merci M. Mabanckou pour ces messages codés ! Tant pour les aveugles alors que Dieu a dit qu’il y aura plusieurs signes avant l’arrivée du Jugement dernier, le jugement des Jugements ! Qui sera sauvé ?
BHL déclare : “Ce qui me choque le plus c’est le nombre des musulmans” :
http://frenchcarcan.com/2009/02/11/bhl-les-musulmans-les-chinois-et-les-autres/
Bonjour à tous.
C’est une belle initiative que de rendre hommage à cet illustre poète, malheureusement inconnu ou peu connu de la jeune génération, y compris Jeune Afrique qui a fauté dans le guide Ecofinance proposé avec le numéro du 1er au 7 Mars en écrivant qu’il est mort en 1998.
On l’a tué une deuxième fois.
Vous trouverez sur mon blog la mise au point que j’ai faite à propos et qu’il n’ont pas eu le courage de publier.
Je compte initier une plainte, jusqu’à ce qu’il publie cette vérité car, Tchicaya est mort en 1988, dans la nuit du 21 au 22 Avril !
http://www.vanmanchette.unblog.fr
C’est une belle initiative que de rendre hommage à cet illustre poète, malheureusement inconnu ou peu connu de la jeune génération, y compris Jeune Afrique qui a fauté dans le guide Ecofinance sur le Congo proposé avec le numéro du 1er au 7 Mars en écrivant qu’il est mort en 1998.
On l’a tué une deuxième fois !
Vous trouverez sur mon blog la mise au point que j’ai faite à propos et qu’ils n’ont pas eu le courage de publier.
Je compte initier une plainte, jusqu’à ce qu’ils publient cette vérité car, Tchicaya est mort en 1988, dans la nuit du 21 au 22 Avril !
http://www.vanmanchette.unblog.fr
Le tragique dans l’œuvre poétique de Tchikaya U Tam’si
La question, la grande question que se pose Tchikaya U Tam’si est celle que, de tout temps, se sont posé les esprits éveillés au vif de la vie : comment vivre ? Kant, Nietzsche, Kierkegaard, Miguel de Unamuno, et tant d’autres. Tchikaya Utam’si avait choisi de vivre tragiquement, en conformité avec son œuvre. Ayant tôt pris conscience de notre condition humaine problématique et terrible. La sagesse, pour lui, fut d’accueillir en toute lucidité le réel comme il vient ; l’accepter tout entier. Avec la joie dehors, avec la souffrance dedans ; tout en faisant un pied de nez au destin coincé de l’homme.
L’œuvre poétique de Tchikaya Utam’si se noue autour d’une vision apocalyptique d’un monde désarticulé et excessif ou le poète étouffe ; car il aime l’ordre. « C’est au feu, écrit-il, que je me suis lié, car j’aime l’ordre ». Or désaccordé, déréglé, le monde dans lequel il naît est frappé d’absurdité essentielle qui appelle en vain un sens. Le poète amoureux de l’ordre est alors voué à l’insatisfaction et au combat. Sans relâche, sans espoir ; cependant n’abdiquant jamais. Il a assez d’orgueil pour cela « je ne sais pas courber la tête » écrit-il dans Epitomé. La révolte permanente donc, élevée au rang d’une esthétique de la création et enveloppée de cet humour noir caractéristique, lui aussi de la poétique Utam’sienne. Cet humour noir sert de bouclier au poète qui affronte le destin. Nicolas Martin Granel a consacré de belles pages à cet humour (Rires noirs).
Cette situation d’inconfort moral a fait de Tchikaya Utam’si, le poète à la gueule désolée à force de tristesse et de déréliction. Le comte de Lautréamont l’eût aimé. Tchikaya Utam’si, c’est le prince d’Aquitaine à la tour abolie.
Il en eut tout le temps pleuré, si pour affronter son terrible destin, il n’avait disposé d’une arme tout aussi terrible : son rire sarcastique qui chasse les mauvais sangs et qui tue, comme il l’affirme lui-même. On comprend que ce poète amer soit aussi, par voie de conséquence, une manière de chevalier servant, redresseur de torts, un peu dans le style de Don Quichotte. Voila pourquoi il a revêtu le destin de l’Afrique et de tous les mal-aimés du monde. Voila qu’il se sent Juif aussi. Il en porte la souffrance, parallèle au christ qui porte la souffrance du monde.
Epine pour Epine, il est le portrait du Christ souffrant. Une différence radicale cependant sépare les deux crucifiés. Face au Christ, doux, humble, patient et qui se tait, Tchikaya Utam’si, sans cesse piaffant d’impatience devant le désordre du monde, et tout le temps éclatant en remontrances, en apostrophes et en imprécations terribles.
[...]Ce monde dans lequel l’homme est voué à l’insatisfaction et au combat, Tchikaya Utam’si eut voulu en trouver consolation dans la religion chrétienne et le Christ avec lequel il se découvre un singulier rapport de similitude, presque d’identité de destin. L’élan de sympathie vers le crucifié se fige et tourne à la dérision et à la récusation violente lorsque le poète découvre que le Christ ne joue pas le jeu, et qu’il est au fond celui par qui tant de malheurs sont arrivés à l’Afrique et aux nègres dont il revêtu le destin tragique.
Si le tragique peut se définir comme le sentiment d’inconfort moral et insoutenable que l’homme éprouve en prenant conscience de sa condition d’homme voué à la finitude, alors qu’une part de lui se rebelle qui aspire à l’éternité, alors le tragique est au cœur de la poésie de Tchikaya Utam’si ; et ni le divertissement pascalien, ni son humour noir ne peuvent le délivrer.
Pas même l’amour. « Aimer, écrit-il, me fut amer. C’est cela l’amour, presque un caillou au coup ». Effrayant ! Pas même l’amitié. On peut se demander quelle conception de l’amitié, celui qui a pu écrire : « l’ami sera le traître, l’aimée, la polissonne », « la fraternité fut un mot, j’en fis un os de plus à joindre à mon squelette » !
Il lui reste d’avoir le courage d’accueillir la vie comme elle vient, comme elle s’offre à lui. Même si c’est une vie sans justification, sans providence. Pas facile ; l’esprit regimbe au point que, dans l’espoir d’un peu de réconciliation, Tchikaya Utam’si dans l’œuvre duquel la religion chrétienne est le thème obsessionnel, est tenté de se convertir au Christ dans le destin est semblable au sien. Mais il se ravise bientôt de la différence radicale qu’il y a entre de l’idéologie de ce Christ qui le séduit et son projet à lui du monde. A partir de ce moment là, tout en se défendant contre la séduction que, malgré tout il continue à exercer sur lui, le poète prend ses distances avec ce Christ sale pour retourner à son cauchemar et à rire protecteur « le seul uniforme, écrit-il, que je n’ai jamais porté en haillons dans les orgies, il gardait mon cœur/ contre mes appétits d’ogre » (Le vent, 1964).
Publié par Dominique NGOÏE NGALLA sur http://reflexions-actuelles-dnn.blogspot.com
EH OH, LES AMIS !
Est-ce que vous aussi vous rencontrez des difficultés à accéder au creditavoyage.com, avec une page qui ne s’affiche pas ?
Cher Tango,
Il y a eu en effet quelques difficultés techniques ces derniers jours. Nous sommes, avec Richard Songo le webmaster, en train de chercher une solution (technique) qui arrangerait les choses.
Nos excuses pour ce désagrément.
A
La question, la grande question que se pose Tchikaya U Tam’si est celle que, de tout temps, se sont posé les esprits éveillés au vif de la vie : comment vivre ?
non pas comment mais pkoi ... ou plutot a quoi sert de vivre ! le comment c est pour le vivre ensemble , comment vivre veut dire comment vivre avec l autre , un autre quelqu il soit puisque l homme ne peut vivre qu en meute ... et puis cé pas tres malin de cité Nietzsche et Kierkegaard car eux ne se sont pas posé la question de comment vivre mais on posé le constat du non sens de la vie de l impossiblité , pour kierkegaard l impossibilité d etre chretien par exemple , quand a kant on se demande pkoi le cité ou es le rapport avec le boudin !,?.. cé pour faire style ..
”Si le tragique peut se définir comme le sentiment d’inconfort moral et insoutenable que l’homme éprouve en prenant conscience de sa condition d’homme voué à la finitude, alors qu’une part de lui se rebelle qui aspire à l’éternité,”
ca cé valable pour les dérivé du monothéisme , qu un penseur qui se dit africain disent cela prouve que le colonialisme n a pas fini de faire des ravage dans le cerveau de certain ... ! pathétique Dominique NGOÏE NGALLA
”L’œuvre poétique de Tchikaya Utam’si se noue autour d’une vision apocalyptique d’un monde désarticulé et excessif ou le poète étouffe ; car il aime l’ordre.”
le poete aime l ordre ? ha .. le poete a besoin du désordre du chaos !!! , le poete a besoin de sens pas d ordre .. tsss débutant au lit
na je rigole cé meme pas vrai ... je savais meme pas qui il existait le gars , cé comme l autre paul ela , cé une rubrique negrologique qui finalement a l avantage de nous apprendre quelque chose de neuf lol
la grd mere d un pote qu est dead ce soir ,cé la série de mars . cé soit un anniversaire soit une dead cé top on s amuse comme on peu dans ce putain de monde
Merci Alain,
Je commençais à me demander si c’était mon ordinateur qui déclinait…
la claudication de Tchicaya en fut vraissemblablement pour quelleque chose.S’il n’eut point alors que enfant ete frappe par cette viroulente fievre qui le rendit claudiquant.Si durant son adolescence troublee son celebriscime de pere n’en fut point lasse de de ses escarpades. Notre hero n’en serait point arrivee la,surtout que ses resultats scolaires n’ont furent guerent des plus remarquables.Tchicaya comme tous ceux qui savent ecrire detenait une force, une vitalite interieur qui lui permit de nous offrir le breuvage poetique qui nous assouvi a ce jour.Comme Madeleine chapsal, la poesie a permis a tchicaya d’etre en possession de lui meme. Lui que au passage se gavait de belles et trendre femmes.Il en fut mort pour et desus.Repos eternel Zorro.
Bel hommage Alain,
On parle d’une réédition de ses oeuvres romanesques chez Ndzé. Es-tu au courant?
Tchicaya U Tam’si
dite donc les cousin africain ca vous gene pas de vénérer un type qui vantait dans son oeuvre l apport positif du “fait colonial ?
“
Tchicaya comme tous ceux qui savent ecrire detenait une force,?? blablabla ... le breuvage ... blabla assouvi a ce jour”
il savait surtout ecrire en francais ... et les analphabete detiennent aussi une force , savoir ecrire n apporte rien du tout .. a part quelque zillusion sur soi ..
sound59
J’ai été ému de trouver ici la présence de Tchicaya U Tam’si : je l’ai rencontré en 1987 au Salon du Livre ; il m’a dédicacé son livre, Ces Fruits si doux de l’arbre à pain ; je lui ai dit que j’avais lu, étant plus jeune, un de ses recueils chez Pierre-Jean Oswald, peut-être Le Mauvais Sang, et nous avons pas mal discuté. Il m’a dit qu’il sentait venir la mort, et nous avons discuté encore un peu. C’était un géant aux yeux clairs.
Les hommes ne naissent pas ensemble mais ont parfois une vision commune, en lisant votre témoignage sur ce grand classique de la littéraure afrciane j’ai appri beaucoup de choses sur l’importance de l’origine de l’individu. je vous rappelle également je suis un passionné de vos ouvrages. Merci beaucoup Alain et du courage!!!
Sympa cet article, j’aime bien ce blog
! Continuez comme ça surtout !
Voici un de mes blogs ou sites principaux : valentin10.blogspot.com
Vous êtes tous les bienvenus quand vous le voulez
C’est un vrai plaisir de parcourir ce blog très enrichissant j’apprends plein de choses grâce à vous et on a qu’une idée c’est de venir le consulter plus souvent.
Chers villageois,
Pour ceux qui sont natifs du Congo ou simplement ceux qui manifestent un intérêt pour la ville de Brazzaville, je me propose de vous faire partager cette trouvaille faite sur le net concernant un portrait historique assez détaillé de la capitale du Congo.
Je ne peux me prononcer sur la qualité du contenu rédactionnel car je l’ai à peine survolé.
Toutefois, vous y trouverez des images d’archives inédites et intéressantes et quelques extraits de textes anciens.
Pour le natif de Poto-Poto que je suis, j’ai trouvé très marrantes des images de la cathédrale Ste Anne (en chantier) ou une vue aérienne du quartier de poto-poto dans les années 50.
Il y est fait allusion également à l’oeuvre littéraire de Tchikaya. Certains de ses poèmes y sont reproduits.
Il s’agit en réalité d’un véritable petit ouvrage mis sous la toile.
Je vous laisse le soins de le découvrir:
http://www.presidence.cg/files/my_files/Brazza2007.pdf
“ J’habitais un pays de musique
inaccessible à toute oreille… “
Quelle fulgurance en effet, d’autant, n’est-ce pas, que depuis Rimbaud chacun sait bien que “la musique savante manque à notre désir.”
En tout cas, merci beaucoup, cher monsieur, pour la découverte Tchicaya.
A t-il écrit un ou des poèmes sur sa ville dont nous pouvons publié des extraits sur http://www.unevilleunpoeme
Merci de vouloir nous en informer ou nous en faire part.
Molékinzela, merci de ce présent en ce jour de fête.
30 ans que je l’ai quitté La Verte.
Le CHU, Ounzé, Mougali, les plateaux, Mbé…
Mais elle est et reste présente, La Verte de mon enfance
La Côte Sauvage, quelques souvenirs lointains, peu si peu…
J’avais 3 ans et me souviens encore des contes sur les
Mamiwata, la mer, les esprits, les interdits….
Ce voyage aérien de 200 Km de rêves a été une évasion totale.
Merci
post 27
On peut regretter l’absence d’une documentation plus consistante du Brazza populaire, surtout en ce qui concerne les images.
On aurait pu parler des fontaines publiques des années 60 que les parents appelaient “Pompes” et qui étaient un lieu de rassemblement et de communication important pour nos mamans.
Ces lieux faisaient également office de “lavoirs publiques”. Ils ont disparu au début des années 70.
On pourrait également parler de l’arrivée de la télé et des cinémas des quartiers populaires…
On a tout de même une documentation intéressante en ce qui concerne l’architecture de la Ville et le monde des arts.
Excuses pour le .com
http://www.unevilleunpoeme.com
bien sûr!
Les poèmes sur les villes sont les bienvenus.
En tout cas, voilà un physique super inspirant, plein de nuances, d’ombre et de lumière. Merci pour la découverte A. Mabanckou.
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