Vous ne connaissez donc pas Jean-Marie Adiaffi ?
Posté dans: Général | Par Alain Mabanckou | le 25 Oct 2007 à 7h30 | Lu 2016 fois
À l’époque, vers les années quatre-vingt dix, j’avais croisé un des écrivains africains les plus sulfureux : Jean-Marie Adiaffi qui nous a quittés depuis. J’avais lu de lui La carte d’identité, un roman publié aux éditions Hatier, dans la collection Monde noir dirigée par Jacques Chevrier. En fait, ce jour-là, c’est le poète et éditeur Paul Dakeyo qui me présenta à ce personnage, le seul qui pouvait débarquer en France, en plein hiver, avec ses boubous adaptés plutôt à la canicule de sa Côte d’Ivoire natale.
La rencontre eut lieu à l’Université de Paris XII, à Saint-Maur. Deux comédiens allaient lire quelques uns de mes poèmes. Adiaffi, engoncé dans ses boubous blancs, la barbichette longue et ébourriffée, amusait un ampithéâtre plein à craquer. Son éclat de rire obligeait le technicien à régler sans cesse le micro que l’écrivain saisissait comme un cornet de “Mont-Blanc”.
- Je peux parler sans micro ! Je vous dis que je n’aime pas les micros, les Blancs ont inventé ça pour les paresseux !
Et il posa le micro sur la table, se leva, parla en s’égosillant…
À la fin de la rencontre, nous nous retrouvâmes dans le réfectoire de l’université. L’écrivain ivoirien s’assit à mes côtés, me demanda de quel pays j’étais originaire. Je lui dis que j’étais du Congo Brazzaville.
- Ah, le Congo de Sony Labou Tansi, mon grand ami ! fit-il.
Il avala une boulette de viande, s’essuya les doigts avec le revers de son boubou, puis se tourna vers moi :
- Au fait, donc toi aussi tu es écrivain ?
- Disons que je…
- N’aie pas honte, petit ! me coupa-t-il. Pourquoi vous vous recroquevillez tous lorsqu’il faut assumer ce statut, hein ? Faut pas écrire quand on n’a pas les couilles, Ah ! Ah! Ah!
Puis il se lanca dans un long monologue qu’on pouvait écouter même du dehors. Lorsqu’il se fut calmé, j’embrayai sur une proposition qui me tenait à coeur :
- J’ai terminé un recueil de poèmes et…
- Ah bon, c’est quoi le titre alors ?
- La légende de l’errance…
- Humm, on ne pouvait pas faire plus compliqué ! Et alors il sort quand, ce livre ?
- En fait, je serais enchanté et honoré si vous le préfaciez !
Il me fusilla du regard, faillit avaler l’osselet de la cuisse de poulet qui lui donnait du fil à retordre.
- Vous les jeunes, vous êtes vraiment culottés, hein ? Est-ce que tu sais que la préface est une affaire grave, hein ? Je suis quand même Jean-Marie Adiaffi, Grand prix littéraire de l’Afrique noire ! Alors, je ne peux pas préfacer les gens à tout bout de champ ! C’est pas parce que j’ai pris deux verres de vin que tu veux m’embobiner ! En plus, que je sois sincère avec toi, mes préfaces sont toujours payantes ! Si on est d’accord, j’écrirais quelque chose de puissant, je te désignerais comme l’héritier du grand poète Tchicaya U Tamsi. J’écrirais aussi que tu es le poète le plus doué de ta génération, crois-moi, petit, tu vas pouvoir bien décoller…
Je dissimulai mon choc intérieur. Le personage me parut tout d’un coup exécrable. Je n’avais jamais entendu que les préfaces étaient payantes.
Adiaffi triompha de la cuisse de poulet, se leva, lança à la cantonnade :
- Ou est mon très cher ami blanc Jacques Chevrier ?
Chevrier se rapprocha de nous, et Adiaffi tonna :
- Jacques, écoute-moi ce petit, il veut une préface de Jean- Marie Adiaffi ! Ah ! Ah ! Ah !
Jacques Chevrier semblait gêné.
- Je crois que vous pouvez vous arranger, sa demande me semble légitime, c’est un petit-frère qui sollicite un grand-frère…
Mais j’étais loin dans les pensées. La confusion me saisit. Profitant d’un remue-ménage général, je m’éclipsai. Je pris le RER à la station Saint-Maur pour regagner Paris. Les ricanements d’Adiaffi résonnaient dans ma tête…
Une année après, nous nous croisâmes de nouveau, mais cette fois-ci chez Paul Dakeyo, à Ivry-sur-Seine.
Adiaffi me toisa des pieds à la tête et soupira :
- Encore un Congolais ! Je trouve qu’il y a trop d’écrivains congolais ! C’est peut-être à cause du fleuve et de la mer ! Ah ! Ah ! Ah !
Après une longue discussion, l’écrivain ivoirien apercut sur la table de Paul Dakeyo mon recueil de poèmes, La légende de l’errance, qui venait de paraître chez l’Harmattan. Il piqua une colère rouge :
- Mais c’est quoi ça, hein, c’est quoi ça petit, c’est moi qui devais préfacer ce truc, et tu l’as donné à Pius Ngandu Nkashama ! Voila ce que je déplore avec ces jeunes, ce sont des hypocrites, ils n’ont pas de parole ! C’est ça, ils n’ont aucune parole ! Et alors, où est mon exemplaire même si tu n’as pas voulu que je préface le livre, hein ?
Je n’avais aucun autre exemplaire avec moi. Il prit celui de Paul Dakeyo, l’ouvrit, lut la dédicace et, tout d’un coup, arracha la page et me tendit le livre :
- Recommence-moi cette dédicace, mais tu mets mon nom et pas celui de Dakeyo !
Dakeyo me fit signe de le faire. Adiaffi fit disparaître le livre dans son boubou et dit :
- Bon, je dois partir. J’ai un billet d’avion à modifier à Air Afrique, vers les Champs Elysées…
Silence.
- Pourquoi vous me regardez tous les deux ? C’est la première fois que quelqu’un change un billet d’avion ? Allez, petit, tu m’accompagnes, je n’aime pas prendre le metro seul…
Le métro parisien.
C’était l’heure de pointe. Les regards des usagers tombaient sur les boubous d’Adiaffi. Des couleurs étincellantes. Une odeur très marquée de la naphtaline. J’étais à ses côtés, on m’aurait pris pour son fils.
Comme toujours, il parlait à haute voix et ricanait comme s’il n’y avait personne d’autre dans le compartiment.
- Les Blancs ! Les Blancs ! Mais qu’est-ce qu’ils sont vraiment tristes, les Blancs ! Regarde-les, petit ! Mais regarde-les ! Tu ne trouves pas qu’ils sont bizarres, hein ? Pourquoi ils se coltinent des gueules d’enterrement comme ca ! Ah ! Ah ! Ah !
Une vieille dame le défia du regard. Adiaffi poursuivit ses remarques.
A la station Etienne Marcel, une jeune métisse entra, se mit devant nous. Elle était grande, mince, les cheveux tirés en arrière. Elle portait de fines lunettes de vue. Un pantaloon jean déchiré à la hauteur des genoux moulait son derrière cambré.
Adjaffi, devenu tout d’un coup silencieux, la fixait, la dévorait presque du regard. Revenu sur terre, il me pinca le bras gauche et me murmurra à l’oreille :
- Tu as vu son derrière ? Ne fais pas semblant, petit, je sais que tu as vu son derrière ! Pas mal, hein ? Cette fille doit être Ivoirienne, je suis sûr à cent pour cent…
La fille se retourna vers nous. Elle avait entendu les propos de l’écrivain :
- Comment vous savez que je suis Ivoirienne, monsieur ? Je ne vous connais pas, vous ne me connaissez pas !
- Quoi, vous prétendez, mademoiselle, que vous ne me connaissez pas, hein ?
- Non, je ne vous connais pas.
- Mon dieu, s’écria Adiaffi ! Dans quel monde nous sommes? Je vous dis que vous me connaissez. Si je vous dis mon nom, vous allez regretter ce que vous venez de dire ! Retirez vos propos mademoiselle. Retirez-les avant qu’il ne soit trop tard !
- Je ne vous connais pas, monsieur. Ni d’Adam ni d’Eve !
- Dis donc Alain, tu entends ca ou bien je rêve ? Mais dévoile-lui donc qui je suis !
Comme je ne bronchai pas, il dit à haute voix :
- Je suis Jean-Marie Adiaffi, Grand Prix littéraire de l’Afrique noire, auteur de La carte d’identé, et surtout de Silence, on developpe, le plus gros pavé de la littérature africaine à ce jour, et peut-être même pour toujours…
La fille resta de marbre.
- Enchanté, monsieur. Hélas, je ne vous connais pas, je ne lis pas trop la littérature africaine, le seul livre que j’ai lu c’est Le Petit prince de Belleville de Calixthe Beyala…
- Merde alors, je vous parle de littérature et vous me parlez des romans de gare ! Et vous êtes Ivoirienne ?
- Je ne vois pas où est le problème !
- Vous êtes Ivoirienne, oui ou non ?
- Et vous, vous êtes du FBI ?
- Pour l’amour du ciel, je vous repose la question : êtes-vous Ivoirienne oui ou non ?
- Mon père est Ivoirien. Ma mere est française et…
- Je vous coupe la parole tout de suite, mademoiselle ! C’est inadmissible ! Votre père doit sûrement avoir lu un de mes livres !
Le métro s’était arrêté à la station Chatelet les Halles.
La fille sortit, nous lui emboitâmes le pas. Adiaffi ne battait pas en retraite. Il dompta ses boubous qui balayaient le sol, rattrapa la fille en un quart de tour.
- Venez avec nous, fit-il d’une voix autoritaire. Venez avec nous, vous n’avez pas le choix !
- Oh, monsieur, mais pour qui vous prenez-vous ?
- Je vous dis de venir avec nous ! Respectez au moins mes cheveux gris. Je pourrais avoir l’âge de votre grand-père…
A ma grande surprise, la fille capitula. Elle nous suivit, et nous arrivâmes à la Fnac Forum du Forum des Halles. Une fois devant le comptoir du rayon Littérature, Adjaffi demanda ses deux romans. On les lui apporta.
- Suivez-nous, dit-il de nouveau à la fille.
Nous étions à présent devant la caisse. Adiaffi paya les deux livres et les remit à la fille.
- Lisez-les et écrivez-moi à cette adresse, dit-il en lui tendant sa carte de visite. Si vous passez par Abidjan un jour, n’hésitez pas à me rendre visite. J’ai un grand musée chez moi. Vous connaitrez la culture Agni… parce que je sais que vous êtes Agni comme moi !
En s’éloignant, la fille se retournait, incrédule. Elle nous salua de loin et se fondit dans la foule.
- Voilà encore une fille qui ne sait rien de ses racines, soupira l’écrivain…

(24) Commentaires
Beau texte et joli rencontre… Sacré bonhomme que cet Adiaffi, aussi insupportable qu’attachant, et si réel. Je ne l’ai jamais lu non plus, faudra-t-il que je répare ce tord ? sans doute.
SylvainD.
Pas mal, notre nouveau blog… Pas mal, les couleurs sont belles, quant aux dessins… hum !!!!
Juste avec deux verres de vin, le regretté Jean-Marie Adiaffi était aussi dangereux comme ça ? Et quand il prenait toute une barrique, ça donnait quoi ?
Je suis estomaqué par le respect d’Alain M. vis-à-vis de son aîné de 15 ans ! Vraiment frappé. Quel homme poli, patient! Quelle… bref! A sa place, à la 2ème rencontre, je ne crois pas que j’aurais été au-delà du salut après « l’affront » de la demande de la préface avant parution du recueil de poèmes…
Quand on a lu La carte d’identité comme moi, on ne peut pas être surpris par les quasi-monologues que relate ici notre chef du village. C’était vraiment un sacré personnage et je ne peux qu’inviter tous les bloggers de ce village à dépasser l’immodestie dont fait preuve feu Adiaffi et à se plonger rapidement dans ce roman que j’ai lu, aimé et apprécié.
« En CI, il y a 24% de musulmans, 14% de chrétiens et 100% d’animistes ». Le jour où j’ai entendu cela, j’étais mort de rire ! La discussion avait porté sur le bossonisme, une religion inventée par… Jean-Marie Adiaffi. Cet homme truculent n’était pas que romancier, enseignant et poète, il était aussi très spirituel. A coup sur, la région d’Abengourou a perdu un sacré personnage en 1999.
Il arrive qu’un me baladant dans Paris ou en banlieue que je reconnaisse un Comorien au 1er coup d’œil. Un Djiboutien. Un (e) Peul (e). Mais comment diable a-t-il deviné qu’elle était Agni comme lui ? Quant à sa nationalité, si c’est juste le tassaba (à M’foa, on dirait ndzenga) qui a été le critère déterminant, alors là, je peux moi aussi devenir expert.
Sacré Adiaffi… @+, M82
PS : Question, à partir de quel poste on viendra nous parler d’un sujet qui n’a rien à voir avec le post d’alain ?
Loool cher(e?) Mayombe82,
je suis au regret de te dire que c’est à partir du 2e post, puisque ton post-scritum n’a rien à voir avec le post. CQFD!
Merci qui?!
Non ne me remercie pas, sers-moi plutôt un verre, on a quand même demenagé pour “Le crédit a voyagé!”.
Non A.M je connaissais pas Jean-Marie Adiaffi et je suis bien au regret d’apprendre qu’il a deja traverse l’autre rive. Mais alors quel personnage!, quelle authenticite! quelle unicite(?)! Mais juste une suggestion pour vous A.M, aux personnes que vous aimez et appreciez, dites-le leur quand ils peuvent encore l’entendre...Cela vous epargnera bien des regrets et des hommages posthumes. C’est valable pour nous tous.
“Elle était grande, mince, les cheveux tirés en arrière. Elle portait de fines lunettes de vue. Un pantalon jean déchiré à la hauteur des genoux moulait son derrière cambré”.Hummm, Alain!
Cher Alain,
Le blog grandit: Félicitations !
La page d’accueil me rappelle une fresque à la porte de Namur (Matongué) à Bruxelles. Pourquoi le choix de cette image de “bons viveurs” ? A la place des verres sur les tables,j’aurais préféré des livres.
Illustration du “crédit a voyagé” ou clin d’oeil aux amis qui y figurent?
A+
Les animistes voyagent aussi en Sibérie!
Huuuuum ! Poulet-bicyclette walaï-faforo kidikoi tu m’as marché sur la langue-là ! Lèche la terre kidikoi et dit moi que tu n’aimes pas le poulet-bicyclette avec aloko et le piment ! Lèche la terre !!!
Quelle coïncidence! Il etait en ballotage avec l’Immeuble Yacoubian d’Alaa El Aswany dans le cadre de ma prochaine lecture . Comme, il faut que je rende l’ouvrage de l’auteur égyptien à mon collègue, Adiaffi a perdu, mais promis ce sera ma prochaine lecture.
@+
C’est pour toi kidikoi
C’est l’homme qui a peur sinon y a rien ! Y a koi même ? Walaï faforo !
Voici les bribes extraits de Moleskine
A l’automne de mes nuits
Blanche
vois-tu mes feuilles
d’illusion
tomber
mêmes les mots
à leur chute
tombent
en pluie
où seul
un saule
pleure
En mèches fines
Compasionne
sur moi Laminé
restes d’un pain
râpure d’ivoire
jetée après
la sainte cène
Libation à l’eau de boudin
sauré délicatement
et vous aurez
ce qui reste
de l’écho des matines
La tête de nègre
ne trouvant plus
guimpe à son cou
la guirlande de Julie
ne fait plus recette.
je n’y ai pas encore mis de l’ordre tu comprends !
Kidikoi,
il y a plein de choses qui m’intriguent dans ce bistrot :
- pourquoi le blanc-là il boit tout seul dans son coin ?
- pourquoi le mec avec les nana regarde à travers la fenêtre ?
Dans toute la tribu-là y a pas une qui ressemble à la fille agni dont parle Alain ou quoi ?
Pourquoi l’autre noir-là il regarde le blanc-là dans le dos hein ?
Le bistrot-là il va y avoir drap walaï-faforo !
Alain pourquoi y a pas de livres, même pas un coin pour lire dans ce bistrot-là hein !
juste une précision, Alain as-tu mis une pancarte indiquant que le bistrot est ouvert même aux enfants ! la littérature enfance ça existe non ? Hein !
kidikoi
frigide frigide toi
que l’écrin
de ma bandaison
s’allonge
sur la raie
pour je coule
sur ta généalogie
récule
tes faits
ce plaisir
dégoulinat après
l’étreinte
désolé
j’ai marché sur ma langue
frigide frigide toi
que l’écrin
de ma bandaison
s’allonge
sur la raie
pour que roucoule
ta généalogie
récule
tes faits
ce plaisir
dégoulinant après
l’étreinte
appelle
Mois
encore et
encore
dans neuf
mois
l’oeuf
éclos
nous
aurons fait des petits
après
la niques
aux creux
de la rime
Le bistrot
sera
plein de vers
jusqu’au cou
quand
naîtra
la belle
sérénade
d’un espace
disponibles
pour un océan de libations
Et nous ferons
perdre sa foi
à Dieu
l’Ave Maria
de ses certitudes
Nos lèvres sur les verres
à pleindre
du bistrot
sera la seule
prière
admise
en guise de tournée
Nous pourrons
ainsi dire
le petit jésus
a voyagé
le sac plein de crédits
amitié te voilà
serre moi
la pogne
et tu seras
ivre mort
de notre rencontre !
ça c’ est vraiment adiaffi, défenseur de la culture africaine et de la littérature africaine, il n’ y a pas de différence entre l’ homme et son écriture.Merci alain de nous faire partager c’ est moments magnifique et inoubliable passé aux côtés d’ adiaffi l’ un des plus grands écrivains africains.Je me souvient avoir connu son écriture en 1997 j’ étais en classe de troisième son roman la carte d’identité m’ avait fait couler des larmes.
Poto mitan, je prends
pourvu
que nous soyons
les maîtres de livre[sse]
Nous y mettrons
le pipi de tante Mauny
avec des zestes de citron
pour toute libation
Encanailler les pupilles
de la lecture
Le doigt mouillé
Faire tourner
la page
de leur viginité lectorale
Nous les prendrons
sur le contoire
Une à une
jusqu’à la bandaison finale
adieu la bibliothèque
Les romans de gare
nous servirons
de couchage
Pour le septième ciel
les personnages nous servirons
de courte échelle
Le patron
nous paiera la tournée
Le crédit
nous fera faire voyage
jusqu’aux fruits
du cyclone
qu’importe les pluies
et vents
nous croirons encore
à tous les mémiracles
Si d’aventure
Simone
nous affiche
ses dessous
Nous ferons
sa fête
au son des banjos
La mazuke
sera notre
tempo
A lui tendre
la peau du gros ka
oh ! oh ! oh !
j’entends monter
d’ici
nos plaisir et délire
Ce soir c’est nos les maître
de la soirée boukoussou
Encore ! Encore ! Ecrit !
et crac
nous avons pris le pieds de la lettre
Quelle fille doutera de la virilité
de notre zobel ?
Nous leur mettrons
Notre beau Joseph
Au fond
de leur soutien
en effeuillant leur plaisir
pour que vive la lecheture
Je savais bien que Alain M. est un bon conteur mais là, je me suis bien marré !Ah, comme j’aimerai encore écouter la suite de l’histoire que j’aurai voulu interminable...Je sors de ce bistrot du Crédit a voyagé vite fait avant de me faire expulser. Parce que le patron veut encore que je consomme pour continuer à écouter le grand Mabanckou qui n’arrête pas de raconter ses histoires marrantes. Au fait, il paraît que Nicolas est revenu dans le bistrot. On l’a vu siroter un aloko avec Alain. Je me sauve vite fait, man.
Partez en paix, oh vieux JM Adiafi. On ne vous oubliera jamais !
Je signe mon poste, moi ! ALAIN SERBIN !!!
L’ancien blog c’était bien, le nouveau c’est encore mieux! Couleurs accueillantes, nouvelles rubriques comme ces “Lectures recommandées” et je crois mêmes rencontrer de nouveaux villageois! Villageois? L’image en haut de la page me fait penser que le village n’est plus ce qu’il était: c’est maintenant un hall virtuel où l’on échange entre complices, un peu comme les clients du bar Le crédit a voyagé! Ah, mais, comme je suis lent à comprendre! c’est donc de là que vient le nom de ce nouveau blog? Merci à Escargot entêté.
Pour le reste, Mignonne allons voir si Adiaffi écrit aussi bien qu’il le dit!
Si je ne connaissais pas Adiaffi, j’aurais parié que c’est un personnage sorti tout droit de l’imagination d’Alain Mab. Adiaffi aurait pu faire l’objet d’un chapitre de Verre Cassé!Coté truculence, il n’a rien a envié à un L’escargot entêté, le type au pampers, Robinette et consorts…
je suis frappé par l’honneteté et léhumilité de Alain qui transparaît à travers ce truculent souvenir. J’y tire une leçon,en tant que jeune écrivain : même si on a beau devenir écrivain notable, on a un passé qu’on ne doit pas oublier. Et donc faire preuve d’humilité.
Merci grand frère Alain ! J’espère que tu accepteras un jour de lire tout au moins mes navets ! je l’espère bien !
Bon vent à toi !
Vraiment Pathetique ton recit.Merci encore une fois de nous l’avoir fait partagé.
Pour celui qui a lu au moins une de ces oeuvres il ne sera pas etonné de l’attitude ce grand Homme de la litterature Africaine.
Encore une fois merci mon chère Alain…
- Voilà encore une fille qui ne sait rien de ses racines, soupira l’écrivain…
ca laisse songeuse ce genre de commentaire ... surtout a la Fnac Forum des Halles a droite en sortant apres le rayon Littérature , juste avant de rentrer a la gare Rer ... comment parler de Racisme quand un type devine l origine ethnique d une femme rien que la scrutant avec les yeux et avant meme d avoir ouvert la bouche ! .. ca sert a ca la littérature parfois .
allons zenfant chercher les mots zoo bout du monde et les mots mise a l index et les molosses livides et l’émoi qui s ingere , mime les 1dice et geste en cet heure tardive en cet art hatif en ces vague tourment qui la hante ; voie celle qui file épie et se défile a chaque amant a chaque arc de cercle et je plonge dans l encrier cette langue acerbe qui rempli le cat-alogue de mes nuit ou le voile fut levée une foi !
passe le temps au reflets argenté et ce doux pays amer ou le bruit et le poussiere fouette son ame , je suis la vie le désir et le roman d une enfant estropié , je suis celle qui chevauche le beton et ce fil d acier tranchant , l impossible barreau ou siege la délivrance , cette justice !…
je t en prie laisse l encens troubler ce metier a tisser laisse mes mains d enfant te serrer contre mes mot ..
tout contre moi ...
a toi l inexistant ...
keep42
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