DE LIVRES ET D’EAU FRAÎCHE ? Lettre ouverte à Frédéric Mitterrand
Posté dans: Général | Par Alain Mabanckou | le 16 Nov 2009 à 3h50 | Lu 1080 fois
DE LIVRES ET D’EAU FRAÎCHE ? Lettre ouverte à Frédéric Mitterrand. Par Xavier Houssin, Renaud Meyer et Laurence Tardieu*
Être écrivain et pouvoir continuer à l’être. Depuis combien de temps, Monsieur le Ministre, parle-t-on de notre statut ? Un problème
rebattu, penseront certains. Hélas, surtout peu débattu… La mise en place de la mission « Création et Internet », que vous avez confiée à Patrick Zelnik, Jacques Toubon et Guillaume Cerutti, et qui doit rendre ses conclusions le 15 novembre prochain, nous apparaît l’occasion de rouvrir le débat avec vous. Nous avons besoin de vous, Monsieur le Ministre. Pour vivre. La plupart des acteurs du monde artistique sont représentés par des instances corporatives et bénéficient d’un statut social protecteur. C’est le cas des professionnels de la télévision, du cinéma, du théâtre et de la danse. Pour exemples, le créateur d’une oeuvre audiovisuelle perçoit une rémunération en sa qualité d’auteur et un salaire pour son travail technique durant le tournage et sa préparation. Lorsqu’il ne travaille pas, il est pris en charge par l’assurance-chômage. Un acteur de cinéma touche un salaire, peut percevoir des indemnités de chômage et reçoit une rémunération supplémentaire si le film dans lequel il a joué est diffusé à la télévision. Les écrivains mettent un, deux ans, ou plus, pour écrire un livre. Les moins mal lotis perçoivent une avance sur leurs droits d’auteur qui, la plupart du temps, se situe aux alentours de 1500 euros et touchent de 5 à 15 % des ventes une fois cet à-valoir remboursé à l’éditeur.
L’absence de statut social protecteur et la précarité financière qui en découle génèrent la multiplication des petits boulots de l’écrit, allant de la pige à la rédaction publicitaire, qui diluent l’oeuvre dans la grande marmite des occupations économiquement nécessaires. Considérez-vous, Monsieur le Ministre, qu’écrivain est un métier et qu’il faut que les gens qui l’exercent puissent en vivre ? Et pensez-vous, en la matière, que cela devrait participer de cette fameuse « exception culturelle française » à laquelle nous sommes si attachés ?
Certes, l’écrivain n’est pas l’unique acteur du livre, mais il en est l’intention première. Et il serait juste qu’il ne demeure pas le seul à ne
pouvoir en vivre, tandis que d’autres acteurs de la chaîne du livre (diffuseurs, éditeurs, libraires) y ont leur statut social et y trouvent, pour certains, une réelle pérennité financière. Le rapport rédigé par Sophie Barluet en 2007 et la mission Gaymard sur la situation du livre de mars 2009 ont insisté, chacun, sur la nécessité de maintenir le prix unique du livre et aussi de soutenir les différents acteurs de sa chaîne afin de préserver, toujours, cette « exception française ».
Qu’en est-il dans la réalité ? Le rapport Gaymard estime à quelque 55 000 les auteurs de livres
en France, qu’il s’agisse des écrivains, des illustrateurs ou encore des traducteurs. Sur ce nombre, seuls 2500 dépendent de l’AGESSA
(Association pour la gestion de la sécurité sociale des auteurs à laquelle l’affiliation n’est possible qu’à partir de 7500 euros de revenus annuels),
et vivent donc majoritairement avec les droits perçus au titre de la propriété littéraire et artistique. Les autres doivent exercer une activité
différente à titre principal. Les 7500 euros nécessaires pour être pris en compte par l’AGESSA peuvent, certes, être atteints sous conditions
grâce à des revenus annexes comme des interventions en milieu scolaire ou l’animation de débats. S’agit-il du même métier ?
Les bourses d’aide à l’écriture, les résidences d’écrivains restent gouttes d’eau dans l’océan des Lettres. N’est-il pas temps de repenser vraiment
la place des écrivains dans l’environnement culturel et de leur assurer ainsi des moyens financiers pour avancer dans leur travail ? En 1927, Edouard Herriot déposait un projet de loi visant à créer une Caisse nationale des lettres alimentée par une taxe sur les oeuvres
entrant dans le domaine public. Financer la création des auteurs vivants par le succès des auteurs disparus ? Belle idée. Quelles avancées
depuis ?
La Société des auteurs et compositeurs dramatiques vient de faire 10 propositions dans le cadre de la mission « création et Internet ».
Parmi celles-ci figurent la création d’un compte de soutien aux auteurs d’oeuvres audiovisuelles auprès du Centre national du cinéma, ainsi que
la contribution à un fond de soutien à la création des recettes publicitaires générées par Internet. Ces propositions, qui ne concernent
que les auteurs dramatiques et le monde audiovisuel, sont l’exemple d’un véritable engagement. Mais qu’en est-il des auteurs de l’écrit dans
ce débat sur l’économie numérique ? Serait-il aberrant d’imaginer par exemple, en demeurant au coeur de cette question, que l’on puisse réfléchir autour du « droit de suite », comme il existe sur les ventes successives des oeuvres d’arts plastiques ? Un auteur doit-il être exclu des bénéfices de la revente de son livre sur Internet ? Au moment où cette revente des ouvrages via un certain nombre de réseaux de distribution devient un élément à part entière de la chaîne de diffusion du livre, est-il possible de se passer d’une régulation qui intègre ces nouveaux acteurs ? La condamnation des pratiques de numérisation sauvage des livres par Google montre d’ailleurs combien cet attachement à l’écrit et au droit d’auteur n’a pas disparu malgré les avancées technologiques. Toutes ces questions, vous le savez, font partie intégrante de
l’avenir du livre. Les auteurs désirent votre écoute, Monsieur le Ministre. Et ils attendent de participer activement à ce débat, convaincus que
leurs propositions peuvent contribuer à construire l’avenir
• Xavier Houssin est écrivain et journaliste. Dernier titre paru : La
mort de ma mère. Buchet-Chastel, 2009.
• Renaud Meyer est écrivain et comédien. Dernier titre paru :
Tabloïds. Le Mercure de France, 2006.
• Laurence Tardieu est écrivain. Dernier titre paru : Un temps fou.
Stock, 2009.






(24) Commentaires
Il est vrai que le métier d’écrivain est en soi un métier ingrat: il demande beaucoup de boulot et, s’avère dans la plupart des cas très peu rémunérateur. Peu d’entre eux, comme nous le dit l’article, peuvent se permettre de vivre de leur art.les propositions énoncées dans l’article ne verront le jour qu’à partir du moment où il existera un organisme recensant les écrivains, et encore il faudra que ces écrivains cotisent suffisamment à une sorte de caisse de prévoyance. Mais combien pourront se permettre de telles cotisations.Beaucoup tireraient le diable par la queue s’il ne vivaient que de leurs livres.
La liberté essentielle à la production de l’écrivain est bien trop entravée. Dépendant de l’industrie du livre, comme les autres en quête de profits,La quantité de travail, la qualité de la production de l’écrivain ne garantissent pas le succès en librairie. La presse, les copinages et les diners dans le milieu font et défont les écrivains de notre temps. La nonchalance contribuant à émousser la curiosité du public, le pousse à confier le soin de son opinion à des faiseurs d’opinion attitrés. Point besoin d’exemples, nous savons tous de quoi il s’agit!Ainsi pour peu qu’un livre, quand bien même peu digne d’éloges à la vérité, fasse l’objet d’un commentaire ou d’une recommandation favorable de ces gurus des masses, le voila bien parti pour le succès en librairie. A 15% de 130 000 exemplaires, il y a déja de quoi ne pas se plainndre, n’est ce pas? Ensuite vient le problème de la critique littéraire, laquelle s’est réduite en France à une revue de lecture et non plus à une analyse de l’oeuvre et de sa portée dans la littérature de son temps.C’est ainsi que certains grands écrivains de nos jours, bien lotis financièrement ne sont en fait que des professionels d’histoires pour des adultes non pas en quête de sens de leur immédiateté, mais des post-adolescents qu’il faut sans cesse nourrir de mièvre et de fantastique. L’interrogation sur le tragique de notre temps ne fait pas des écrivains à 7500 Euros annuels.
Très belle lettre.
Quand on vit comme on veut, on gagne comme on peut… Ceci dit, je soutiens sans réserve la lutte pour le droit à la culture prise dans une démarche d’éducation populaire et libertaire.
L’absence de statut social protecteur et la précarité financière qui en découle génèrent la multiplication des petits boulots de l’écrit, allant de la pige à la rédaction publicitaire, qui diluent l’oeuvre dans la grande marmite des occupations économiquement nécessaires.
oyé braves gens et gente dame revoilou la noble bourgeoisie lettré d antan qui a tant besoin de temps pour occuper leur oisiveté legendaire !!
au boulot comme tout le monde, et puis quoi encore ?? nan mais cé koi ces privilege de monarque , ces lettré veulent quoi ? du temps ?
nan mais vous rigolez ou koi ?.? on a deja assez des politique on va se taper les ecrivain en plus , oh ca va en bas on supporte plus de payer pour des type qui savent pas koi faire de leur dix doigt !!
vous voulez etre ecrivain alors assumer ou alors quand vous recolter partager !!
trop facile ...
vous voulez etre ecrivain assumer , le ventre vide l inspiration est parait il plus feconde .. on peut pas tout avoir dans la vie , etre artiste c est prendre des risk :!!.. a bas les ecrivain professionnel vive la nanarchie :!!
La liberté essentielle à la production de l’écrivain est bien trop entravée.
non mais de quoi on parle la ?? ici je crois qu on confond ecrire et publier ,
et puis cé absurde dans le fond cette histoire et vicieux car au final qui va définir le statut d ecrivain ? comment on fait ?
a partir de quand on est ecrivian remplissant les condition du dit statut reclamé ?
”Le rapport Gaymard estime à quelque 55 000 les auteurs de livres “
c est donc une profession , une corporation d auteur ... il ont une chambre de commerce , un syndicat ..
mais comment on fait pour rentrer dans le club ?? on trouve un editeur ,
et tout ces gens qui ne sont pas publier mais qui ont quand meme passé du temps a ecrire eux ils ont quoi ??
et moi qui me paye pour tout ces commentaire !!!?? hein ki ???? ki va regler la douloureuse !!!
mother73
les type ecrivent apres des que cest le succes il se casse pour pas payer d impote et ils osent reclamer un statut privilegier , non mais serieux arretez la .. vous n aurez pas la cremiere elle en a deja plein le pot !!!
Considérez-vous, Monsieur le Ministre, qu’écrivain est un métier et qu’il faut que les gens qui l’exercent puissent en vivre ?
meme si il ecrivent des connerie ? non parcqu un mauvais boulanger qui fait un pain pourrie ben il ferme boutique il se reconvertie ..
c est pas un metier ecrivains .. chanteur c est un metier ? donner des cours du chant oui .. donner des coure de littérature oui mais ecrire un roman nan .. nan ..
quand meme soyons serieux , un ecrivian professionnel ca ne peut pas exister .. c est impossible .. c est un cauchemard je reve la !! reveillez mmoi !!!!!pitié
si vous voulez faire les troubadour ben aller zou prenez la route .. aller gambader dans les champs , faite comme les hippies , prenez un combi et cubi de villageoise et aller rock n roll !!!
soyez des artiste des vrai ..pas des fonctionnaire des artes zé des lettres !! amen ..
trough68
en plus les type sont comedien et ecrivain , cumul deux statut trop malin , veulent pas bosser et faire les zouave et en plus fo les entretenir packe c est “etre sensible “ on besoin de calme et doivent se tenir loin des petit boulot qui “dilue l oeuvre” , dire ca pendant que des gars se suicide au taf parcqu il pete un plomb cé un peu limite kan meme .. fo relativiez la vie est belle pour vous da&ns;le fond ..
Mon cher Alain, je suis heureuse qu’enfin un des écrivains qui ont la voix assez haute invoque le problème…
Et je me joins à votre voix pour que d’autres s’élèvent, en France et au Québec où, là aussi la façon dont on rémunère les écrivain(e)s est un vrai scandale si on compare avec n’importe quel autre corps de métier…
@monsieur Minh (post 3), si je comprends bien votre raisonnement, les oeuvres culturelles doivent être données gracieusement par les auteurs sans égard à leurs besoins et au temps passé pour rendre une oeuvre publique!
Étrange raisonnement… Savez-vous qu’un écrivain s’impose une discipline sans doute bien supérieure à celle de la plupart de travailleurs bien rémunérés??? Selon votre raisonnement, voici la mort de la culture.
Tel Sam Spade, je réfléchis ET agis en même temps (rire)…
Mon Snoopy (qui lit mes ouvrages de psyko vulgarisé en cachette) dirait que Nadine projette ses propres angoisses… ‘fin, ce ne sont que propos d’animaux savants ...
Passons sur la discipline supérieure etc. etc....
Bonne journée quand même,
Il fait ce matin 14° au Sahel.
si le problème se pose avec acuité chez les écrivains français, chez nous les africains, c’est encore une autre affaire, comme toujours. cependant, comme tous les autres arts, l’écriture coûte énormément du temps et de la concentration; ce n’est que de ces sacrifices que nous souhaitons profiter à tous les niveaux !
« “il serait juste quil (l’écrivain) ne demeure pas le seul à ne pouvoir en vivre, tandis que d’autres acteurs de la chaîne du livre (diffuseurs, éditeurs, libraires) y ont leur statut social et y trouvent, pour certains, une réelle pérennité financière.”. Voilà un fait clairement énoncé et qui m’a toujours sidérée. Sans auteur, pas de chaîne de l’édition, ni de plaisir pour le lecteur. Or l’auteur est traité comme la dernière roue du carosse. Il n’a aucune visibilité sur ses ventes, donc sur l’argent qu’il a fait “gagner”. Les éditeurs ne se sentent tenus à aucune obligation d’information et l’auteur, n’ayant pas les moyens de vérifier, encore moins de prendre un avocat pour accéder à ses comptes, semble se satisfaire simplement du fait d’être publié par un éditeur “normal” (je veux dire qui ne serait pas à compte d’auteur). Comment expliquer que cette “fascination” pour les auteurs, pour le livre, ce fantasme ancré en chaque Français (ou presque) de se dire “écrivain” (à tel point que bcp publient à leurs frais dans des maisons qui veulent leur “bien” mais pas leur bien...), ne débouche sur aucune valorisation financière pour 99% des auteurs ? Voilà une question à laquelle j’aimerais bien connaître la réponse. Manque d’organisation et de solidarité du côté des auteurs, qui ne se regroupent pas en une vraie force ou lobby. Métier pour le moins individualiste pour ne pas dire plaisir solitaire…
Fascination du public et mépris de la chaîne de l’édition, voire du public qui, de plus en plus nombreux estime que 6 mois, un an ou plus de travail, ne méritent pas salaire. L’artiste (l’écrivain est un artiste) doit “offrir” son oeuvre et mourir dans la misère donc… Jalousie d’improductifs, d’artistes ratés ou médiocres, de salariés aigris par un métier qu’ils détestent ? J’oubliais qu’en France, l’argent sent le soufre… Si, en plus de s’épanouir dans sa passion, l’écrivain en vie, où va-t-on ? Non, il doit exercer un “vrai” métier pour vivre et nous offrir ses créations qui appartiennent à l’humanité ; non mais, il ne manquerait plus qu’il vive de son plaisir en plus… »
Savez-vous qu’un écrivain s’impose une discipline sans doute bien supérieure à celle de la plupart de travailleurs bien rémunérés???
toi ta jamais bosser de ta vie c est clair
merci d insulter les million de salarié qui se ruine la santé au boulot ,
*si vous voulez parlons maladie professionnel et accident du travail apres on pourra savoir enfin de quoi on parle .. btp et mettalugrie sont en france les deux corps de metier ou il y a le plus de mort et de maladie professionnel ..
c est quoi la maladie professionnel de ce metier qu est ecrivain ?? une crampe du doigt ?
Et toi qui brailles comme un moineau agité tu bosses où ? Sur les sites web comme d’habitude à cracher ton vénin ? C’est quoi d’aiilleurs ta “maladie professionnelle” en dehors de l’hystérie et de l’épilepsie dues au clavier ?
moi c est pas le boulot qui me rend malade c est toi , toi tu me donne mal a la tete et le boulot ca me donne un salaire tu saisi la nuance ? j echange mon corps contre de l argent tu comprend shaka zulu ? 8h par jour 4 jour par semaine , 11 mois dans l années pendants 42 ans ... peut etre plus .. tu comprendre petit bonhomme ? de quoi on parle là ?
moi aussi je demande un statut privilegié au ministre de la santé des pov mec pervers , on veut des subvention pour faire de la prevention pour apprendre a nos consoeur a reconnaitre les taré ..
nous aussi on veut des maison close de preference
les mec demande a un ministre de l ump de faire un effort pour les lettre , vous etes trop drole les gars , en plus avec ce ministre vous avez tiré vraiment le top du top .. !
...
mais vous avez le sens des réalité ?
vous etes au courant quand meme qu un jour de foot gagne 60 millions d euro pour taper sur un ballon et qu un trader fou fais disparaitre 5milliard juste avec le meme clavier que le votre ?
hystérik je suis epiléptik sans doute une folle de la salpetriere yess !!
que disait malbranche deja ? .. ha oui , saisir la folie est pur imagination …
si je souffre du mal de la nuit !! nuit apres nuit
boah… avec les zicos c’est pareil. Id pour les intermittents du pestacles, les peintre, les acteurs ... Lapalisse ne parlerait pas différemment. C’est dur de vivre de son art un point c’est tout
Quelques élus sortiront du lots, pas forcement les meilleurs d’ailleurs, et jouiront du fruits de leur art. Jouiront, financièrement parlant j’entends.
Quelques spécificités certes, selon la discipline pratiquée. Mais spa demain la veille, que l’Art rimera avec l’Or.
Enfin, pour la majeur partie… On sait qu’il ya 1 bizness de l’art.
De tout façon tout se vend. Ce vent fétide qui souffle ds nos têtes, si vicié chassant de nos être nos particules d’humanité
D’ailleurs N-J soutiens tu que l’Art doit etre desinteressé ? Que l’art gent le corrompt ?
le bot dit thought65 ..Amen
l art ne sous entend pas une economie de marché l or .. l artiste n est pas l artisant ! .. ce vieux duel entre les cénobyte et les anachorete
c est pas l argent qui corrompt l art c est le fait d en faire en activité professionnel .. un metier .. ou alors c est le signe que l ere des lettre decline .. et qu aujourd hui a l heure ou les moyen de communication sont les plus repandue est paradoxalement l ere ou les auteur n ont plus vraiment leur place car nous le sommes tous maintenant quelque part ...
l art n est plus dans le livre mais dans la vie , cé fini pour vous , au 18eme ils n avait pas besoin de l aide d un ministre pour exister les grand auteurs .. dans des condidition terrible l art survit toujours nul besoin d un ministre de la culture pour venir a votre secoure , ou alors vous etes tombé bien bas pour reclamer l aide de l Etat ..
qu en est il de la littérature_monde et de son, emanciation de l axe de rota&tion;si vous venez pleurer a ses pied , mendiant !!!
Je rebondi sur ton post 13 N-J pour un ti aparté certains seront peut etre interessés:
il existe peut etre une relle “maladie professionnelle” des auteurs:
la crampe de l’écrivain est réellement une pathologie. De la famille des dystonies neuro musculaire, entrainant une perturbation du mouvement fin de l’écriture. Exclusivement. Pour manger, coudre, faire un toucher vaginal, pani problème, mais l’écriture n’est plus possible.
Dés que la personne veut écrire, ses doigts tenant le stylo se tétanisent,sursautent voire tremblent. Le graphisme est modifié voire impossible.
Pour simplifier, c’est comme s’il y avait conflit dans la commande cognitive et exécutrice des unités neuro musculaire impliquées dans l’écriture !!
Spa un truc de ouf çà ?
Ya des exemple historiq connu, que je devrai pouvoir retrouver.
Malgré leur effervescence (!) les propos de NJ sentent la vie, ("en graine ! “, mais la vie), pendant que la lettre académique sent un peu la prébande…
Bien sur qu’on aimerait palper un peu du magôt en voie d’extinction des éditeurs… oui un lobbying plus efficient des auteurs ne ferait pas de mal. Mais on devine trop ce qui adviendrait… question d’habitude et de voir passer les trains dans lesquels on ne monte pas…
Après l’avoir pendant des années porté comme un fardeau, je me dis que mon boulot alimentaire me permet d’être lié au monde, un monde dans lequel j’écris comme on entre en résistance. De ce point de vue clandestin, une écriture “assistée” serait une pantalonnade.
La liberté des écrivains ne se négocie pas. peu importe qu’elle ne soit pas “marketable” ou “foncionnarisée”. Si vous voulez manger votre pain de phrases, aimez le pain dur ! Ou faites des best-seller-couillonnades à l’eau de rose !
ps : et le job-manger, ça endurcie pour négocier plus fermement avec son éditeur ! hé ! hé !
salutations, bandes de plumes sympatiques !
N’importe qui peut se déclarer artiste et ne vouloir vivre que de son art. Si les artistes touchent des indemnités car ils ne sont pas dans le marché, est-ce bien juste que la majorité des contribuables paient alors des impôts pour entretenir ces artistes? Quelqu’un qui est à son compte et vit de la vente, ne touche pas non plus de subsides de l’état, quand il ne fait pas d’affaires. Idem pour les entrepreneurs. En Hollande, il y eut dans les années 70, une loi qui autorisait les plasticiens sortis des écoles d’arts nationales, avec un brevet de fin d’études, de recevoir des subsides ou les municipalités se voyaient obligé d’acheter leurs oeuvres, en majorité des tableaux sans aucune valeur sur le marché. Le résultat, les contribuables payaient pour que des artistes sans talent puisse vivre de leurs travaux. Est-ce bien raisonnable?
Qu’un employé de l’industrie soitt payé quand il devient chômeur, cela me parait juste, la cause de sa situation est rarement due à sa propre mauvaise gestion de l’entreprise pour laquelle il travaillait.
Les indémnités de chômage ne sont pas non plus ad eternam. Alors pour les artistes, quelle serait la durée d’une période indemnisé: Un temps limité aprés la formation?
Les écrivains seraient-ils à votre point de vue des exceptions par rapport aux autres disciplines? Ne seraient rétribués que les gens ayant une maîtrise en Lettres? Je ne comprends pas.
Votre lettre Monsieur Alain Mabanckou est sympathique, mais vos voeux sont utopiques.
N’oublions pas que de faire d’un artiste un fonctionnaire, ne peut être que mauvais pour l’art, un fonctionnaire des Lettres se doit alors ce que le député Français Raoult désire: L’autocensure.
J’ai vécue deux années dans une dictature, en Asie du Sud-Est, les poètes et les dramaturges ne sont pas trop censurés, leur clientèle est minuscule, les romanciers sont dans ce pays pratiquement inexistant.
J’imagine cher Alain Mabanckou, que cette lettre est un texte pour provoquer nos réactions. Seul votre talent littéraire vous a mis là où vous êtes, peut-être aussi de la chance, il en faut toujours pour réussir même à talents égaux.
Walaï faforo ! je viens de lire le papier d’Amadou Lamine Sall sur Papa rufin-là c’est un régal !
Discours de réception à l’académie française : Les Leçons de Jean Christophe Rufin
Par Amadou Lamine Sall, Poète, lauréat des Grands Prix de l’Académie française
Alain, le grand sapeur-là tu ne peux pas nous reproduire ce texte s’il te plaît !
Lu pour vous
Appel mIs en ligne sur le site du journal Le Monde le 16 novembre 2009:
“ En réaction à la phrase de Marie NDiaye, qui dit que la polémique Raoult-devoir de réserve “force chacun à préciser ses positions”, nous tenons à apporter à Marie NDiaye notre soutien en tant qu’écrivains et en tant que citoyens. Nous sommes choqués qu’elle ait à se défendre et à justifier ses propos. Nous sommes choqués que le député Raoult considère que Marie NDiaye ne respecte pas “la cohésion nationale et l’image de notre pays” alors qu’elle fait usage de sa liberté d’expression. Nous sommes choqués que la cohésion nationale tienne donc à l’absence de critique des intellectuels sur le pouvoir. Nous sommes choqués de la prudence ponce-pilatienne du ministre de la culture qui qualifie de “ridicule” et d‘“anecdotique" cette polémique pour mieux s’en savonner les mains. Nous sommes choqués de son impuissance et de sa façon de reléguer cette affaire à la sphère privée et de la réduire à une controverse hystérique. Et nous tenions à ne pas nous indigner en silence, étranglés par notre devoir de réserve.”
The next item of concern in this combination is obviously the Uggs. Are you an Eskimo? Has the climate of Athens suddenly changed to one that requires footwear that protects from extreme cold but offers no protection against rain or snow? Last time I checked, the coldest it gets in Athens is about 20 degrees in the early morning hours of winter days, and this temperature is certainly not one that requires the use of such footwear. The most important question I can ask is, “Why do you feel that this type of shoe makes it acceptable for you to go out in public without proper pants on?” I truly do not understand what power Uggs have that allows them to cancel out the need for a decent covering of the female undercarriage.
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