Derrière les livres, par Dany Laferrière
Posté dans: Portraits d’écrivains | Par Alain Mabanckou | le 13 Nov 2007 à 9h16 | Lu 9421 fois
Dans sa célèbre chronique qui paraît chaque semaine dans La Presse (le grand quotidien de Montréal), notre Dany Laferrière a croqué quatre écrivains, une manière de voir ce qu’il y a derrière les livres – et c’est d’ailleurs le titre de sa chronique dont nous reprenons ci-dessous un large extrait, la partie introductive que nous n’avons pas reprise parle du travail de l’écrivain, de cette cuisine longue et délicate qui fait le roman...
Derrière les livres (extraits), par Dany Laferrière
Mistral
Il m’a téléphoné, un soir. Il voulait que je le rejoigne quelque part. Une voix haut perchée, dans un corps d’adolescent qui a grandi trop vite. À l’époque, il était dans sa période Bukowskienne. L’écrivain qui fait corps avec son oeuvre était, pour ceux de la génération d’après-guerre, Louis-Ferdinand Céline. Pour les jeunes écrivains des années 90, ce fut Bukowski. Alors, j’ai retrouvé Mistral dans un bar miteux où il buvait ferme. Je l’avais déjà aperçu, avec son chapeau mou et sa moue de starlette ennuyée, dans les hebdomadaires gratuits. Il a voulu qu’on se rende chez lui, pas trop loin. On a pris la rue Sherbrooke. Il faisait déjà noir quand un type en fauteuil roulant a foncé sous les roues de la voiture. J’ai freiné à temps. Pendant tout le trajet, et des années plus tard, c’est cette histoire qui s’est logée dans la tête de Mistral. Il riait en tapant des mains sur le tableau de bord. Et il revenait sur l’incident durant toute la soirée, le racontant à chaque nouveau venu. C’était la même faune bigarrée qu’on voit dans son dernier roman (Léon, Coco et Mulligan, Boréal, 2007). Ce qui semblait l’intéresser, c’est le fait que le parcours humain soit si imprévisible. Si cet accident avait eu lieu, on se demande quelle influence cela aurait eu sur son écriture, sur sa manière de voir le monde. Mistral donne l’impression d’attendre toujours fébrilement un accident. On n’a qu’à ouvrir son roman pour sentir cette terrible attente qui empoisonne la vie de ses personnages. Pour Mistral, l’inacceptable c’est qu’il n’arrive rien. Mieux vaut se faire casser la gueule, comme Edie, par le premier venu.
Dantzig
Je l’ai croisé à Dublin. Il était, comme moi, invité à parler de Joyce chez Joyce pour le centième anniversaire de naissance de l’auteur d’Ulysse. Des spécialistes de Joyce, venant du monde entier, prenaient place autour de la table. Que peut-on dire dans un pareil cas? J’ai simplement admis que je n’avais jamais lu Joyce. Charles Dantzig prenait part à la discussion. Il semblait complètement désarçonné par mes propos, car mon ignorance ne m’a pas empêché de discourir sur Joyce. Moins on sait, plus on est libre.
À mon retour à Montréal, j’ai trouvé un mot de lui, me disant qu’il est éditeur chez Grasset et qu’il aimerait me publier. On s’est retrouvés, dans un café, toujours le même, à chacun de mes passages à Paris. Comme ses livres, Dantzig est snob sans être mondain, léger sans être bête, sérieux sans être ennuyeux. Il a publié cet étonnant Dictionnaire égoïste de la littérature française (Grasset, 2005) qui a fait de lui le nouveau Bernard Frank en ville. Il semble écrire sans prêter trop attention à l’histoire qu’il raconte. Une manière devenue si rare qu’elle semble inédite dans un monde où on veut tellement que l’autre sache qu’on a sué. Dans son brillant dernier roman (Je m’appelle François, Grasset, 2007), il joue avec les multiples masques d’un homme qui n’a peur que de la solitude. Dois-je rappeler que le contraire de la solitude n’est pas forcément la multitude.
On reste fasciné par une telle agitation identitaire tout en se demandant ce qui peut bien motiver quelqu’un à courir ainsi. C’est en lisant ce roman que j’ai compris l’étonnement de Dantzig à Dublin. François, son personnage, prend toutes les identités, et moi, j’ai abattu mes cartes avant même que la partie ne commence. À ses yeux, c’est la même chose. Ce qui est plus intéressant, c’est que j’ai retrouvé dans le roman la respiration rapide, les gestes secs et le long regard panoramique de Dantzig.
Mabanckou
La première fois que j’ai rencontré Alain Mabanckou, il était un jeune écrivain furieux de devoir attendre son lectorat. On était assis au Salon du livre de Paris, et il regardait passer ses futurs lecteurs sans que ceux-ci ne le repèrent. De temps en temps, il laissait éclater un grand rire pour calmer son angoisse. Le problème, c’est qu’il était le seul à savoir qu’il portait en lui ces romans qui allaient le rendre célèbre. Il était beau, il s’habillait bien, il avait déjà écrit de bons livres, mais ce n’était pas suffisant. Pour devenir connu à Paris, il faut aussi un éditeur connu. Mabanckou rongeait son frein. Il regardait les autres le doubler sur la droite. Je ne sais pas à quel moment, il s’est refugié quelque part pour oublier toute cette mondanité, et il a écrit le livre qui germait dans son ventre depuis si longtemps (Verre Cassé, Seuil, 2005). Il nous racontait ses autres livres, jamais celui-là. Un écrivain sait toujours quand il porte en lui quelque chose de plus grand que lui. Je le revois encore, à Djaména, le regard lointain et nostalgique. Aujourd’hui, on l’invite partout. Et ses lecteurs font la queue pour le voir. Il a sorti, de son ventre, un autre livre: Mémoires de porc-épic (Seuil, 2006). Ce fut le gros lot du Renaudot.
Et là, il veut simplement se faire plaisir avec cet essai sur l’un des plus importants écrivains américains de la fin du XXe siècle: James Baldwin. Lettre à Jimmy (Fayard, 2007), c’est à Los Angeles, où il enseigne, qu’il l’a écrite. Il restitue avec une grande tendresse le parcours de ce jeune Noir de Harlem, maigrichon et homosexuel, qui n’a de cesse d’ouvrir grand ses yeux globuleux sur un monde en feu. Baldwin n’avait pour affronter son époque que ce style (des phrases sifflantes et étourdissantes) qui lui venait des discours apocalyptiques des pasteurs de Harlem. Mabanckou fait monter James Baldwin sur le podium, à côté de lui. Ce même Baldwin qui lui a tenu la main quand il était encore dans la glaciale solitude de l’écriture.
Benyahia
Il y a quelques années, j’ai reçu, à Miami, un paquet de nouvelles intrigantes d’une certaine Sonia Benyahia. Vous ne la connaissez pas encore? Cela ne saurait tarder, car elle vient d’écrire un joli bouquin avec un titre saignant (Les couteaux à pain trouent les seins comme rien, Leméac, 2007). Laissez tomber les couteaux et les seins qui ne font jamais bon ménage, et prenez le pain. C’est du bon pain, je vous le garantis. Pendant que j’y pense, il y a des boulangers qui s’amusent à faire du pain en forme de sein. Comme ces derniers travaillent la nuit, il faut les imaginer en train de fantasmer pendant que les braves gens dorment. C’est écrit au couteau. Un mince bouquin, mais on a l’impression que de nouvelles histoires s’ajoutent au fur et à mesure qu’on avance dans la lecture.
Cela prend un temps avant de comprendre qu’elles viennent de nous. Il y a des trous dans le livre et on les remplit à la place de l’auteur. C’est une astuce, et Benyahia sait écrire si elle danse ainsi avec son lecteur. Si j’étais vous, je laisserais tomber beaucoup de ces gros livres qui tentent de nous en mettre plein la vue pour me précipiter sur ce mince bouquin drôle et désenchanté.
Copyright Dany Laferrière, La Presse, Montreal, Dimanche 11 novembre 2007




(204) Commentaires
“ être reconnu “, pour exister auprès d’un public.
pour etre reconnu il faut que les gens puissent s identifier aux Reves de l auteur qui a la prétention de nous dévoiler son cosmos ! ou le notre , deja la les etre reconnu peuventt poser probleme a certain si leur oeuvre nous renvoi en pleine face notre laideur ! ..
L Ecole nous oblige a lire des Auteurs ! des Cas d Ecole :! ces illustre centenaire a la pensée wagabonde pour l enfant que nous sommes , j adore ces Phrases .. ”Quand mon fils s’interroge sur le sens de la vie, me demande “ c’est quoi être adulte ? “ , je lui réponds le plus souvent, en substance, la même chose: c’est essayer de réaliser les rêves que l’on a eu enfant et tenter de tout faire pour que l’enfant que l’on fut n’ai pas honte de l’adulte que l’on est devenu. ...
l enfance est cruel ! les reves d enfant sont des cauchemard pour les adultes ! ! .. ce n est pas les reves d enfant qui importe mais l attitude qui precede ses reves , l ouverture indéfinie au monde que l on sent infini et eternel ! Amen !
Erratum: je préfère “ continuer à puiser FIDELEMENT dans le vestiaire de l’enfance “ .
NDLR .... la fidelité c est l ame du chien ! je confirme c est bien le bestiaire de l enfance
voila les majuscule qui souligne le principe de la Tradition , ”continuer à puiser FIDELEMENT dans le vestiaire de l’enfance ” ou l on dépose génération apres génération un sens au passé , un ordre ! ... les epoques morte ou sont enfouie des eclats de pensées des Etincelles ! .. au final c est le probleme de la Vérité et de son devoilement par la langue ! , l acte d etre reconnu pour qu il existe au fait qu il y a une volonté d Etre Percus ! ..
Kidi j’ai suivi ce docu. j’ai été pris à la gorge de dépi en pensant qu’elles auraient pu être mes enfants. Je me demande comment on peut toucher le fond de l’animosité sans nom comme c’est le cas au Kivu. une région qui fut jadis le grenier du Zaïre !
Laissons les enfants rêver et puiser dans leur imagination, qu’il serait monstrueux de tarir par des propos si nihilistes
mais cé ca les Enfants , des nihilistes , il brisent avec leur main d enfant les jouet que les adulte leur offrent !
sinon garde tes lecon de moral et arrete de regarder des doc pour larme a l oeil , apres d autre s etonne de voir la france prendre des anxiolitique lol .... ! genre wandan me sort .. “La souffrance ce n’est pas une abstraction. Regarde-toi plutôt l’interview de “
mdrrr , t a raison vé allé m installer devant la télé pour comprendre que la souffrance c est pas une abstraction lol .. tu sais que té génial toi .??
allé t a raisoin m en vé me promener sur la national a coté de la maison pour voir si je rencontre une souffrance existentiel a ma mesure ! .. La Reine des Nouilles !
c est pas avec un baton de pelerin qu on les aidera ces enfants ! mais avec des projet politique , la souffrance n est pas la douleur , l angoisse n est pas la peur ! .. tout souffrance est une representation , un pathos ! la mise en scene de Résus par Judas ! ..
Alain, tu aurais vu ton copain, Michel-Edouard à Esprit libre ! Oh la la ! Il a sorti les dents, mais il a sorti les deeents ! Il croquait sur tout ce qui bouge. On aurait dit crocodile dandy. C’était hilarant à souhait. Un coup je mords les jarrets de Nicolas,… un coup je rappelle le discours de Dakar… ce qui est sûr ils n’iront pas pousser les caddies ensemble.
Mais qu’est-ce que j’ai eu froid au dos en regardant Réné Bousquet. Cette verve, cette belle rhétorique, on dirait l’esthétique. Comme quoi il n’y a pas que Céline qui l’avait ! C’est terrible comme un monstre peut être froid et petitement humain !
J’ai moi aussi vu ce documentaire intitulé Le viol, une arme de guerre au Congo, dans le sud Kivu (post 2, page 7).
Mais, c’est plus que du viol, Kidi Wanda, certaines n’ont plus d’organes génitaux après avoir été violées et “massacrées” à l’intérieur par plusieurs hommes avec divers objets dont des bouts de verre. Elles doivent passer par la chirurgie réparatrice puis retourner dans leur village (l’hôpital ne pouvant pas les garder longtemps) sachant qu’à tout moment, “ils” peuvent revenir et recommencer leurs exactions. Par ailleurs, les femmes violées sont mises en quarantaine par le reste du village et les plus jeunes savent qu’elles n’auront jamais de mari en plus de ne jamais pouvoir avoir d’enfants. Quel cauchemar ! Une vie à peine commencée et déjà brisée.
Justement, une petite fille extrêmement touchante racontait que depuis qu’elle a été violée, “elle ne fait plus pipi normalement”.
C’est dur de regarder, d’assister à toutes ces souffrances, ces visages en larmes, c’est dur d’admettre qu’on est impuissant face à toute cette barbarie, c’est dur d’admettre que savoir n’est pas toujours utile. Maintenant qu’on sait, que peut-on faire concrètement ? Si quelqu’un a la réponse ou une réponse…
C’est ce que dénonçait, il y a déjà deux ans, le Congolais Bolya dans son essai La profanation des vagins, le viol comme arme de guerre et de destruction massive en Afrique et ailleurs dans le monde comme il était précisé dans le documentaire (Chine, Tchétchénie, Colombie,...).
Terrible, effrayant, complètement éprouvant ! Un documentaire dont on ne sort pas indemne.
http://www.afrik.com/article8271.html
http://www.afrik.com/article6784.html
On peut encore suivre ce reportage intégralement sur le net:
http://plus7.arte.tv/fr/detailPage/1697660,CmC=1737476,scheduleId=1728576.html
Sans commentaire!
Merci pour l’info.
J’avais raté les 15 premières minutes.
le viol n est pas une arme de guerre ! ... au usa une femme est violée toute les minutes et en france toute les deux heures , c est le genre de doc qui exclut que la majorité des femme violée le sont dans la cellule familliale et sans le bruit des armes et des bottes , dans un silence total ! , le viol n est pas une arme de guerre c est un debat biaisé , car on associé toujours a la guerre la folie des masse et ainsi un deculpabilise implicitement les violeur en mettant en avant des circonstance exceptionnel qui ont forcé un comprotement, d ailleur ce genre de doc ne parle que des Victime , car le violeur c est l acte d une armé , la responsabilité individuel est noyé dans un Groupe ...
alors on fait des doc a ne plus finir ou seul les visage des victime apparaissent , Victime qui sont rejeté par leur famille , alors elle pour les aider faudrait deja que les mentalité de débile d afrique et d ailleur cesse de croire que la femme est une possession et qu une fois souillé elle n est plus bonne a rien , ca rejoint la virginité et l endogamie ... c est pas le viol de guerre mais le viol par tradition et que ce soit au congo ou au usa ... par son mari ou un inconnue , d ailleur la majeur partie des viol sont commis par un proche ! ...
la prise en charge de la vicitme dependent de la conception qu on a des rapport homme/femme dans une société , alors pour les aider faut aller a la source ! il faudrait deja que leur famille ne les abandonne pas ou ne les stygmatise pas !, d ou l interet de changer certaine mentalité de troglodythe ... car le meilleur complice du violeur c est le silence qui s abat autour de la victime et son rejet , ainsi il sait qu il ne cours aucun danger ...
la guerre ne provoque pas des comportement elle les dévoile ! les rationalise ! ...
j’aime bien les interventions de N_J parce que souvent, elles balaient d’un coup magistral ce qui semble évident et cela donne toujours à réfléchir. c’est vrai que ce reportage a gommé les visages des violeurs pour les noyer dans le contexte: les hutus, les bandits, les milices. Bon, peut-être parce pour un reportage basé sur des témoignages il aurait été difficile de faire parler des violeurs. je suppose. même si on leur avait promis l’anonymat, je ne crois pas qu’ils auraient accepté de se laisser filmer. cependant, l’indignation reste là, intacte.
N-J, I love you, kiss !
te quiero mucho
QUIEN BIEN AMA....
Borriquito como tu como tu , Que no sabes ni la U ni la U ....
http://fr.youtube.com/watch?v=XoLwO2ECvX8
son pas terrible
spécial dédicass pour kidi
http://fr.youtube.com/watch?v=j2MnCzMduqg&NR;=1
http://fr.youtube.com/watch?v=j2MnCzMduqg&NR;=1
si vous parlez de votre commentaire post 14 2ème paragraphe, alors je suis d’accord avec vous sinon franchement je ne vois pas de quoi vous parlez
ou dites nous franchement ce qui vous gênes dans le post 9
ou laissez NOUS nous exprimer merci
Kidi Wanda, c’est bizarre que tu dises des actes humains qu’ils sont contre notre humanité. De quelle humanité tu parles? de l’abstraction à laquelle beaucoup de personnes s’accrochent pour confondre humanité avec bonté? mais l’humanité ce sont les humains, il n’y a rien au-delà. c’est toi, c’est moi, ce sont les violées que tu as vues, et les violeurs qu’on n’a pas montrés. c’est nous tous qui formons l’humanité. dire de ce qu’on a vu que c’est contre notre humanité c’est refuser d’admettre que notre humanité c’est aussi cela. ce documentaire n’en est qu’un petit morceau des infinies facettes de notre humanité. dans ce même pays, comme ailleurs, on a ouvert le ventre de femmes enceintes, on a fracassé la tête des bébés contre des murs. dans certains pays, peut-être pas si loin de là, des mamans ont été obligées de piler leur bébé. notre indignation est nécessaire, mais elle rend aussi nécessaire la réflexion. c’est ce que les philosophes ont fait en pensant la violence. la réflexion est toujours nécessaire pour comprendre qu’un fait qu’on nous offre dans sa brutalité appartient à une vieille logique, que cela se répétéra encore et toujours, qu’ailleurs, au même moment, les mêmes actes sont commis. il y a des gens qui réfléchissent pour nous permettre de comprendre cela. mais leurs réflexions ne nous mettent pas à l’abri de nos émotions et indignations. l’erreur, ce serait d’opposer les émotions immédiates aux pensées distanciées. les deux sont humaines et indispensables. j’adhère totalement à tes réactions et je trouve absoluement intéressantes les réflexions de N_J.
Kidi Wanda, je te reçois 100%. Et pour ma part, je ne conteste pas le caractère des viols collectifs comme arme de guerre. Il s’agit bien d’arme de guerre, cela renvoie aux responsabilités collectives et aux culpabilités individuelles en même temps. un crime commis en temps de guerre n’est pas excusable, mais il n’est pas puni, du moins pas sur le moment, quand les “criminels” sont aussi les vainqueurs. c’est en cela que les viols commis en temps de guerre ne peuvent être comparés avec les crimes fréquents en France, aux USA, en Afrique du sud et ailleurs dans le monde.
un crime commis en temps de guerre n’est pas excusable, mais il n’est pas puni, du moins pas sur le moment, quand les “criminels” sont aussi les vainqueurs. c’est en cela que les viols commis en temps de guerre ne peuvent être comparés avec les crimes fréquents en France, aux USA, en Afrique du sud et ailleurs dans le monde.
Mais même en France et en temps de paix les criminels qui ont violé des femmes en bande ou en solo vivent en toute tranquillité des années apres leur acte ! ils partagent meme la meme couche , C est pas avec le statut du juridique du criminel qu’on peut poser la comparaison ou n on d un acte qui est le viol, la mutilation génital ne sont pas propre à la guerre, ou au viol ... ...
Et pour la personne victime cela fait il une différence de savoir que son bourreaux afit en temps de guerre ou en temps de “paix “ ??
l inconvénient de l approche judiciaire c est qu’ elle se contente de parler a un Témoin et non a une victime , on entre dans une institution dont la rigidité légal n est pas assez souple pour des cas ou la personne est avant tout atteinte dans son intimité profonde , souvent les femme violé sont “violé une 2eme fois” par le médecin légal qui doit constater techniquement du viol a l aide d instrument glacé dans une chambre au couleur froide , une femme masqué avec une blouse blanche des question vexante où on doit revivre la scène encore et encore devant chaque recueillera de “plainte”, la prise en charge médical des lésion qui suivent le viol c est une chose , mais l essentiel est le regard des proche sur la victimes ! Le rejet qu’elle subit, pkoi certaines errent t elle de long des route des jour avant de revenir comme si elles avaient peur d être à nouveau humilié au sein de leur propre famille ?? Pkoi la majeur partie d entre elle garde le silence car ces femmes pour la plupart préfèrent ne pas que ca se sache. J ai bien peur que la majeur partie des femmes elles aussi ne désirent pas témoigner, elles ont honte se sentent coupable alors oui le violeur éviteront l interview mais la victime aussi ... il n y aura pas de revendication des victimes car on préférera une fois la paix revenue oublié pour reconstruire , on leur demandera de se taire et on votera une loi d amnistie ! on prendra un charle taylor au tpi qui se pendra dans sa cellule un des ces 4 matin et l affaire sera réglée ! …
Il y a une vie apres un viol et a défaut de pouvoir nommer un coupable il faut les aider à retrouver leur place, beaucoup de femme violé sont rejette et ne trouve refuge que dans des centre dont la survie dépend du financement de société bénévole basé en occident ! ...
C est pas des hôpitaux qu’il faut mais songer à poser le discours auprès des proche, car le plus dur c est de se reconstruire, de retourner sa dignité ! Et cela aucun médicament ne peut le faire et c est pas dans l enceinte d un hôpital mais dehors dans la vie de tous les jours, c est a la société de aider pas seulement les hommes politique mais leur proche, la société ou la structure social auteur des victimes : la famille généralement, les voisins !
Gengis khan disait déjà que le viol doit être puni sauf en temps de guerre ou il est en quelque sorte humain trop humain fit l echo bizarre ! , le viol comme arme de guerre c est hélas vieux comme le monde, c est la loi de Hammourabi qui nous régit toujours ! L innovations en temps de guerre c est la prison d abougri et cette femme Gi’s tenant en laisse un homme, en temps de guerre les hommes sont violé aussi ! penetré et humilié , Ce qu’on ne compare pas entre viol en temps de guerre et en temps de “paix” ou guerre social c est la difficulté de mettre en place une prise en charge , mais cette prise en charge et le suivie qui est l essentiel dépend aussi et surtout de l entourage des victimes , qui parfois a trop tendance a animer et agiter sans cesse au dessus des Femmes le Malleus Maleficarum ! , bon chui calmée m en vé enflammer une clope !
parler d hopital et utliser le langage medical vis a vis des femmes violé donne l impression que leur mal est endogene , qu il est en eux et qu il se regle dans une institution medicalisé ,asceptisé , hors de la ville et du quotidien , dans une sorte de bulle , ou alors on rejette les responsabilité dans les haute sphere de l etat et personne ne ose dire que apres le violeur la réaction de l entourage est la deuxieme lame qui penetre en profondeur l ame ! .et là l homme politique n ose pas faire grand chose car il sait qu electoralement la cause des femmes n a jamais été rentable et que parfois le poids des tradition est lourd , et cela en france comme au congo ! ...
Alabama song
et les enfant né de ces viols massif de femmes , ces enfant isssus de viol , ces enfant nos désiré et qui rappelleront tous les jour un souvenir douloureux , elle traineront leur viol toute leur vie , quel sera leur avenir a ses mere et ses enfants lié par un secret terrible et par le silence dans la plupart des cas ...
Et si on revenait au sujet qui nous a été proposé ? A chaque fois c’est la même rengaine. N-J fait un gros caca et tout le monde sent mauvais ! De grâce revenons à la littérature.
Je te suis Kidi.
oué revenons a la littérzture , cessons c est son discordant sur le champs et bataillons a boulet rouge pour chasser la ptite bulle d oxygenes coincé entre deux Art-Taire eviter la rupture d’ Anévrisme et l etalge d un conflit de canard ou les ennarque et zenuk l ont toujours bien pendue a defaut de l avoir bien raide ! ..parlons doucement , chuchautons et prenons garde , les maitre de la Litterature veille sur leur précieuse semence tel des chat qui veille au grain , ils ajustes nos longue nuit d hiver en de scintillante veillé nocturne ou chacun illumine nos doux visage et ce jardin de lettre suspendu a nos vies et qui tel une feuille d automne , est morte bien avant d avoir toucher sol.....
plus que une arme de guerre c est une torture le viol .. et les consequence ne s arrete pas a l acte , elles sont a long terme , bon j arrete , parlons littérature ! ... en attendant “ j’irai cracher sur vos tombes “ oups pardon danser . n est pas sorciere qui veut !
B-K, va sur n’importe quel blog et tu verras que cela a toujours été ainsi. le sujet initial est abandonné au bout d’un moment et un autre sujet naît. c’est ça qui fait la beauté des blogs, les imprévus. rien n’est jamais figé. donc, inutile de rappeler qu’il faut revenir au sujet dans la mesure où si quelqu’un a un truc à dire sur le sujet, il n’aura pas besoin de l’autorisation de qui que ce soit pour le faire, il ignorera le “hors-sujet” pour dire ce qu’il a à dire. n_j ne chie pas plus que toi ni plus que moi. tu chies mêmes assez souvent, comme elle. mais tu pues seul de ton caca comme elle du sien. chacun pue déjà suffisamment de son propre caca, inutile d’aller prendre sur soi la puanteur des autres. ta maman ne t’a pas fait une soupe d’agouti ce matin ou quoi? passe chez moi, à midi et quart, pas de retard stp, et on va manger un bon kédjénou d’éléphant, tu verras que ça aussi, c’est de la littérature et la littérature, ça pue toujours.
Bizarre-là ta maman elle ta pas fait causerie ou quoi ? Ton pétit kédjénou-là c’est ça je vais manger, hein ! Walaï-faforo ! Quand N-J elle rit parce que les pétites filles du Kivu-là elles ont été violées, c’est ça que tu es content avec elle ou quoi ? Hein ! Dit moi pourquoi tu me marches sur ma langue ? Tu me cherches ou quoi ? Tu n’as jamais mangé chez quelqu’un? C’est comme ça que tu parles à ton ancêtre, hein ? Ta maman ta pas appris la famille humaine ou quoi ? Walaï-faforo elle ta pas dis que même éléphant-là c’est notre frère ? Ton bangala-là il a été coupé ou pas ? Toi c’est avec couteau de cuisine ou quoi ? Hein ! Walaï-faforo la prochaine fois je dije vais dire à ta maman de te mettre les piments qu’il ya dans ton kédjenou-là aux yeux pour que tu respectes la dignité des gens !
Kidila littérature, celle produite par les littérateurs qui ne npas usage de l’encre de fayotte de Chine, cet exotisme à deux balles, hérité de Pierre [Pi]Lotis, puise dans le vaste corpus du déjà dit. Tels des abeilles, ils bitunent de fleur en fleur pour faire leur propre miel. J’entends Glissant dire de toute les langue tu batiras ton langage. Proust dit la même chose dans sa lettre à madame Strauss.
Kidi Wanda la littérature, celle produite par les littérateurs qui ne font pas usage de l’encre de fayotte de Chine, cet exotisme à deux balles, hérité de Pierre [Pi]Lotis, puise dans le vaste corpus du déjà dit. Tels des abeilles, ils bitunent de fleur en fleur pour faire leur propre miel. J’entends Glissant dire de toute les langue tu batiras ton langage. Proust dit la même chose dans sa lettre à madame Strauss.
je ne sais plus quel écrivain disait: Tel auteur se croit original qui singe en fait un classique dont il ignore l’existence. heureux le petit poisson qui plonge dans un océan avec l’espoir de se mouiller d’une eau vierge! si les lecteurs trouvent de l’originalité dans certains textes, c’est que, comme les écrivains, ils n’ont pu lire tout ce qui existe déjà. la littérature est dans une perpétuelle reprise et souvent les repreneurs sont en deçà des originaux.
Bizarre, nous y sommes. Tu nous ramène enfin au coeur du sujet. encore merci, t’es sympa !
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