JE SUIS UN ECRIVAIN JAPONAIS, le nouveau roman de DANNY LAFERRIERE (EXTRAITS)
Posté dans: Événements | Par Alain Mabanckou | le 03 Mar 2008 à 19h00 | Lu 4812 fois
Resumé :
Montréal, de nos jours… C’est l’histoire d’un homme qui ne fait rien, ou presque. Le narrateur prend des bains. Relit le poète japonais Basho. Ecrit à peine. Fait l’amour avec Midori. Reçoit la visite de Monsieur Mishima. Cet attaché culturel de l’ambassade du Japon lui apprend qu’il est devenu célèbre à Tokyo. Célèbre à Tokyo ? Un jour, dans une interview, il a annoncé qu’il était en train d’écrire un livre intitulé Je suis un écrivain japonais, et le phénomène de la célébrité s’est emballé. Un écrivain japonais est allé jusqu’à écrire Je suis un écrivain noir. L’histoire dérape.
La police s’en mêle. Que va-t-il se passer ?
CHAPITRE PREMIER :
Le plus rapide
Mon éditeur a téléphoné pendant que j’étais parti acheter du saumon frais. Il veut savoir où j’en suis avec ce foutu bouquin. On ferait mieux de parler saumon. Autrefois, je ne supportais pas le saumon. Quand j’en mangeais, je le vomissais dix minutes plus tard. La dernière fois, c’était chez une amie. J’avais mal visé le bol des toilettes. J’ai nettoyé sa salle de bains, me suis lavé le visage avant de retourner au salon. Je m’étais juré que c’était la dernière fois que j’en mangeais. Bon, ce n’était pas la première promesse non tenue. Je n’ai aucune obligation de tenir des promesses que je fais à moi-même - sauf peut-être celle d’écrire ce livre.
La voix de mon éditeur me semblait bien aigre, malgré toute la chaleur qu’il a cru y mettre. Je le comprends un peu. Il ne m’avait pas vraiment tordu le bras pour écrire ce livre. J’étais le premier à hocher vigoureusement la tête quand il m’a dit qu’il fallait absolument que j’écrive un nouveau livre. Le mot “ nouveau “ m’effraie toujours un peu. Pourquoi un nouveau livre ? On devrait savoir, avec le temps, qu’il ne se fait plus rien de nouveau. Mais on s’y accroche. Le client veut toujours du nouveau. Je ne vais pas reprendre ce débat qu’il connaît maintenant par cœur. On en discute à chaque rencontre. Cela se passe dans son minuscule bureau (un jour, on devra le tirer sous les manuscrits bariolés et les bouquins rouges) ou dans un des cafés du coin. C’est un grand jeune homme avec des yeux un peu mappemonde et un sourire désarmant. De temps en temps, il passe ses mains dans ses cheveux, comme pour enlever tous les nuages qui s’y trouvent. On n’était pas encore au café que j’avais déjà trouvé le titre. Je suis bon pour les titres. Kurt Vonnegut Jr. aurait dit à sa femme qui m’a rapporté le propos (je parle comme un journaliste maintenant) que j’étais le plus rapide “ titreur “ d’Amérique. Le plus rapide titreur d’Amérique, bon j’accepte, mais j’aurais voulu savoir dans quel contexte il l’avait dit. Vonnegut était toujours hors contexte. C’était un peu sa spécialité d’ailleurs.
A-t-on vraiment besoin d’un contexte pour être un champion au déjeuner ? Billy le Kid : le plus rapide tireur d’Amérique. Pas besoin de contexte. La phrase est complète et autonome. Il y a quand même le ton. L’avait-il dit sur un ton ironique ? Sa femme n’a pas précisé. Une façon de dire que je ne suis bon qu’à ça, et qu’avec moi nul besoin d’aller au-delà du titre. Après tout, c’est peut-être mieux qu’un mauvais titre qui vous empêche d’aller plus loin. On ne peut pas imaginer le nombre de bons livres qui circulent clandestinement à cause de mauvais titres. Dans les librairies, les rares commentaires que j’entends d’un livre, c’est à 90 % à propos du titre. Les lecteurs me demandent souvent comment tel titre m’est venu à l’esprit. Je ne sais pas, moi. Je reste assis un long moment, et subitement le titre vient. Pas même le temps d’y penser dix secondes, le titre était déjà là. Comme s’il m’attendait au tournant. Tu cherches un titre, toi ? On ne peut rien vous cacher. Alors il me saute à la gorge et se retrouve étalé sur la feuille blanche. Je dois le contempler longtemps, le tourner dans tous les sens. Chaque mot, que dis-je, chaque syllabe, chaque lettre doit être à sa place. Quel que soit le livre, ce sont ces mots qui le représenteront. Ce sont ces mots que l’on verra le plus souvent. Pour les autres, il faudra ouvrir le livre. Alors que ces mots seront toujours là sous nos yeux. Ils contiendront tous les autres mots du livre. Pas besoin de relire le livre de García Márquez, il suffit de dire Cent ans de solitude ou A la recherche du temps perdu s’il s’agit de Proust (on dit encore de Proust ? Ce titre n’est-il pas connu de tout le monde ?) et toutes les images du livre défilent alors devant nos yeux éblouis comme un rideau enluminé qui nous sépare de la déplaisante réalité. Et le temps de la lecture (les jours dans les cafés, les nuits près de la lampe), caché dans les replis de notre mémoire, remonte instantanément à la surface avec son cortège riche de sensations inédites. Un bon titre : quel fabuleux mot de passe !
Quand on avance un titre qu’on aime bien, il faut y aller prudemment. Généralement, l’éditeur veut vous entendre sur le contenu. De quoi s’agit-il ? On pose encore de pareilles questions idiotes. Pas le genre de mon éditeur qui se détache un peu de sa table sans cesser de sourire. J’en profite pour regarder quelques titres autour de moi. Rien de bon. J’ai donc lancé négligemment le mien par-dessus la pile de manuscrits. Quoi ? Je suis un écrivain japonais. Bref silence. Large sourire. Vendu ! On signe le contrat : 10 000 euros pour cinq petits mots. Dans l’euphorie, je raconte à l’éditeur l’anecdote de Vonnegut Jr. On parle déjà d’un bandeau : “ Le plus rapide titreur d’Amérique. “ Mais on a vite laissé tomber, par pudeur. Voilà le problème de l’Europe : une trop grande conscience du ridicule. Ce n’est pas le ridicule qui nous tuera, mais sa peur. Si on a laissé tomber ce bandeau, c’est aussi à cause de l’ambiguïté du mot “ titreur “. La grande majorité des lecteurs auraient lu sûrement “ tireur “, ou pire, “ tueur “. En fait, on a été lâches. Revenons au titre. Il l’a pris dans ses mains comme un briquet dans un espace interdit aux fumeurs. Il l’a retourné dans tous les sens. Mon titre a gardé sa force à chaque fois. Subitement, il se met à l’écrire sur la nappe. C’est assez banal, tout compte fait - sauf le mot japonais. Dans mon cas, ce n’est pas une plaisanterie, car je me considère vraiment comme un écrivain japonais.
Copyright © Éditions Grasset & Fasquelle




(82) Commentaires
Le japonais est la langue du Japon, bien qu’aucune loi ne lui donne le statut de langue officielle. Elle est en revanche la langue des documents officiels et de l’éducation. Le japonais est également utilisé par la diaspora nippone (notamment au Brésil et au Pérou) ainsi que sur l’île de Anguar dans les Palaos.
En japonais, langue japonaise se dit Nihongo (日本語). Le kanji 日 désigne le soleil, et 本, ici, l’origine. Le terme sino-japonais 日本 (nihon ou nippon) désigne le Japon vu de la Chine (Cipangu), en raison de la position géographique relative des deux pays : le Japon est le pays où se lève le soleil et la Chine celui où il se couche. C’est de là que vient l’expression « pays du soleil levant ». Le dernier kanji, 語, signifie langue.
Le japonais appartient à la famille des langues japoniques (comme les langues ryukyu).
La tapette se met maintenant aux langues exotiques. On aura tout vu avec lui.
essayer pas de passer par derriere ou je lache les chiens !! ca va saigner , zete wanted !! cé ballo vous etes vraiment pas doué fo avouer !! faut vraiment avoir rien d autre a foutre pour se faire bannir du blog d un romancier lol .. sérieux c est d un héroisme ,pkoi zallé pas sur le blog de l ump vous faire bannir !!?? cé deja plus fun !! tu parle d un exploit , Nestor Radio Londre c est dans 10mnm affole toi ma grande , “ Même si ton IP est fiché, continue de détourner le truc. On entendra ta voix “ chuuut tu es fou ?? ne parle pas comme ca il vont te tuer , fait attention et mefie toi de tous le monde , surtout ne repond pas au telephone , te baisse pas et refuse tout bruit suspect venu sonner a ta porte ! ne ramasse aucun prospectus , Fucks n est pas Fucks ..!!!
non mais spa grave vous savez y a d autre blog y en a plein partout !! meme les charogne sont des oiseau migratoire , ils vont de champs de bataille en champs de bataille , toujours en retard d une guerre mais qu importe , un os est un os alors faite pas vos pleureuse , si vous etes bannis c est que vous l avez merité lol !! cé bien fé , vous avez un peu la haine j espere ? un peu quand meme sinon vous viendrez pas etaler vot pathos comme des veille aigrie par le temps qui passe
toi tapette tafiole vé te reserver Secateur , c est mon doberman , celui qui a venger Brume ma petit poupée de chiffon !
La tapette fait son intéressante? Au moins les autres ils assument de parler leur langue. Tu ferais mieux d’assumer toi aussi ta tapette-tafiolité.
La tapette fait son intéressante? Au moins les autres ils assument de parler leur langue. Tu ferais mieux d’assumer toi aussi ta tapette-tafiolité.
tafiolité , mdrrrr
elle est bonne celle la !! .. la tafiolité ou la quete de cet autre soi meme !! ..
Tapette tafiole fo voir ca comme un concept ! une sorte de cloporte solidement accroché a mes fesse qui blaspheme sur ma chair et qui travail dans l obscurité d une moisissure a ma perte vaginal a ma porte peu m importe koi je fassie il est toujours présent tel un désir d avril :!!:
A part çà , mi j’aime bcps la pochette de ce bouquin.
Le croco en une lascive pause, ds sa baignoire, d’un blanc virginal. Qui n’est pas s’en rappeler l’oeuf dont ce saurien est issu.
J’adhere
Lapsus ! Regardez l’url de cette page sur laquelle nous sommes : http://www.lecreditavoyage.com/article/je-ne-suis-pas-un-ecrivain-japonais LOL !
A part ça, puisque le comptoir est si peu fréquenté : move13
bien vu mere eve !
Belle prestation de Don king hier sur FR3. Je l’ai trouvé très tonique, mais un peu amaigri !
Acheter les livres les gars. N’oubliez pas la sortie du nouveau roman de Sami Tchak intitulé Les filles de rio, paru chez Mercure. Il est tout aussi frais que celui de Don King. J’ai commencé la lecture de ce roman, j’avoue qu’il est délicieux. C’est du Tchak dans toute sa splendeur buvant aux sources esthétiques de Glissant, Sony, Marquez,Fuentes, Paz, Volpi, Amado…
Walaï-faforo achetez les livres et vous apprendrez d’autres positions que celle éculée et moins bandante que celle du missionnaire !
Et allez au cinéma, “les gars” pour te reprendre, B-K. Hier soir, à la Cinémathèque Française dans le cadre d’Africamania, avait lieu l’avant-première de Juju Factory du Congolais (RDC) Balufu Bakupa-Kanyinda. Un chef-d’œuvre - et j’emploie rarement le terme. Avec Dieudonné Kabongo qui campe le rôle de Kongo Congo, un écrivain intransigeant mais fauché qui se trouve face à un éditeur délégué, Joseph Désiré (Katik Bakomba), qui l’adore jusqu’à ce qu’il révèle dans le manuscrit que Matonge à Bruxelles (cadre du film et cœur du sujet) est né à Tervuren (périphérie bruxelloise où se trouve le Musée Royal d’Afrique Centrale) où sont les tombes de Congolais qui avaient été amenés dans le cadre d’un zoo humain… Drôle, qui vous prend aussi aux tripes, rythmé, une belle bande musicale qui va des rumbas les plus classiques au hip-hop congolais, de très bons acteurs (Emile Abossolo Mbo excellent en méchant huissier), tous les ingrédients sont là pour découvrir l’écriture d’un roman dont certains extraits sont narrés dans le film d’une manière magnifique. C’est d’ailleurs cet aspect dont a parlé Balufu présent juste avant la projection, le difficile exercice de narration en images de l’écriture d’un roman - et il en a fait un film à voir absolument.
Le cycle Africamania est bientôt terminé, le 17 mars, il ne reste plus beaucoup de temps…
Ce soir, rendez-vous avec Sembene et Guelwaar après le film du nigérien Mustapha Alassane : Femme, Ville, Voiture, Argent qui pourrait annoncer un clip bling-bling avec Snoop Dog ou Koffi dedans, mais c’est pas tout à fait ça…
D’ici là, s’il faut parler politique, il y en a qui votent pour élire leur maire, c’est pas les élections présidentielles US, mais ça occupe bien les médias quand même…
reason47 et après aperçu : waiting84
Walaï-faforo,
achetez les livres ! Sami Tchak sera au stand du Mercure de France aujourd’hui de 18h à 19h. Pour ceux qui veulent échanger avec cet auteur, profitez-en. Pas de lècheture sans les livres achetez et faites acheter les livres, offrez les livres pour que vive la lècheture !
Non, désolé, BK, pas pour moi.
Entre aller à la rencontre de Sami Tchak ce soir et découvrir un nouveau film africain à la Cinémathèque, en l’occurrence Notre fille du Camerounais Daniel Kamwa (1980), je n’hésite pas une seule seconde.
Il n’y a pas non plus de cinéma sans spectateur, cher BK, et je déplore fortement la non visibilité de tous ces Africains qui soi disant s’intéressent à l’Afrique et ne sont même pas fichus de se déplacer, ne serait-ce que pour soutenir tous ces cinéastes dont le métier est tout sauf facile. Je leur dis “Bravo” à tous car un film, c’est une longue, très longue aventure semée de 1001 obstacles (plus facile d’écrire un livre que de réaliser un film): il faut vraiment y croire !
Merci chère Mère Rêvée de rappeler que notre Bonheur touche hélas déjà à sa fin (post 41) : 2 mois de bonheur total, une réjouissance sans pareil.
RDV dans 50 ans peut-être pour la prochaine rétrospective, va savoir !
Oui, Juju Factory est plus qu’un bijou : Bravo pour l’excellente présentation que tu en as faite.
Vois-tu, Sista, moi ce n’est pas l’élection des maires et conseillers généraux qui m’animent en ce moment (encore moins celle des States) mais plutôt celle des plus beaux bijoux du cinéma africain que j’ai eu à découvrir lors de ce festival inédit, des images qui me resteront à jamais gravées dans la mémoire.
Et franchement, le choix est plus difficile mais une chose est sûre, Désiré Ecaré, avec Visages de femmes notamment, y aura sa place.
Encore une semaine, juste une semaine, une toute petite semaine !
Quelle tristesse !!!
Même le temps nous comprend, c’est pour dire…
Il pleure dans mon coeur comme il pleut sur la ville...
Visages de Femmes ! Ah oui, Sista Bahia, j’ai vraiment aimé ! Et j’ai eu le bonheur de le regarder avec un ami ivoirien qui était juste trop jeune pour avoir le droit d’aller le voir à sa sortie en Côte d’Ivoire. Il m’a raconté comment tous ses grands frères le faisaient baver en décrivant à qui mieux mieux la fameuse scène érotique dans la rivière et le talent de Sidiki Bakaba qui “faisait tout” ! L’ami découvrait 20 ans après avec émotion ce film qui l’avait fait rêver si longtemps…
Je ne sais pas si je pourrais faire un palmarès d’un seul film, et il y a encore une courte semaine, comme tu le dis. Mais j’ai eu un grand coup de cœur pour Un Héro, de Zézé Gamboa, pour Zulu Love Letter, Juju Factory indéniablement, Et, et et… je ne sais pas, je ne sais plus…
A signaler, la sortie mercredi passé dans les salles de Andalucia d’Alain Gomis, le réalisateur de l’Afrance. A suivre bientôt, celle d’Ezra de Newton Aduaka, allez au cinéma ! Soutenez la culture africaine ailleurs que sur le Net, b…d…l !!!
lost23 : c’est vrai ?
Post 44
Mboté na yo Mère Evé,
Je me souviens effectivement de cette scène érotique du film “visage de femme” dont la scène se déroulait dans une rivière.
C’était assez “osé” pour l’époque mais en tout cas, sans vulgarité. Je m’étais toujours posé la question de savoir comment celà avait pu echapper aux ciseaux de la censure?
S’agissant des films africains, il est très difficile de s’en procurer en DVD car la distribution est très mal assurée.
J’ai entrepris de faire la collection de films africains mais pour le moment ma ridicule filmothèque africaine se limite à 3 longs métrages:
“Bal poussière” et “La vie est belle” dont j’ai beaucup apprécié l’humour typiquement africaine, puis “Lumumba” de Raoul Peck.
S’agissant du réalisateur d’origine haïtienne, Raoul Peck, il faut dire qu’il a passé l’essentiel de son enfance au “Congo Belge” où sa mère a travaillé et même cotoyé l’élite politique de l’époque. C’est ce qui explique qu’il connait bien l’histoire de notre région d’Afrique Centrale à laquelle il est très attachée et au sujet de laquelle il a réalisé beaucoup de documentaires concernant particulièrement l’histoire politique du Zaïre ou la dictature de Mobutu.
De ce point de vue, il est un peu des nôtres même s’il a été ministre de la culture éphémère d’Haïti, son pays, qu’il a très peu connu, en définitive.
Le cinéma africain est fait également de films réalisés par de non africains comme la cinéaste Guadeloupéenne Sarah Maldoror qui réalisa dans les années 70 à Brazzaville le film “Sabizanga”, en hommage à la lutte de libération de l’Angola d’où était originaire son mari.
Tous ces films sont introuvables de nos jours.
J’aurais tant aimmé trouver les films de Sébène Ousmane mais je ne désespère pas… Il y a quelques années, j’avais entrepris de collectionner les plus grands combats de boxe, je suis surpris de constater que j’en ai déjà pas mal concernant Mohammad Ali et les autres grands champions.
Cher Molékinzéla,
Ce matin, en passant devant la boutique des trois mondes
http://www.cine3mondes.com/default.lasso
Voilà ce que j’ai découvert dans la vitrine :
Un coffret sur les cinéastes africains produit par Arte
http://www.rfi.fr/pressefr/articles/098/article_505.asp
Un dictionnaire des cinéastes africains de long métrage (Roy Armes)
Par ailleurs dans le catalogue des ciné3mondes, tu trouveras un certain choix et en tout cas des films de Sembène Ousmane(mais attention aux prix, on trouve souvent moins cher)
Mbote Molékinzela !
Alors, je vais faire ton bonheur ! Voici, si tu n’es pas géographiquement au bon endroit avec les pieds :
d’abord, il y a ce coffret qui a été édité par Arte pour Africamania : La noire de de Sembène Ousmane (1966) - Le Mandat de Sembène Ousmane (1968) - Cabascabo de Oumarou Ganda (1968) - Le Wazzou Polygame de Oumarou Ganda (1970) - Le retour d’un aventurier de Mustapha Allassane (1967) - Muna Moto de J.Pierre Dikongué-Pipa (1974) ; et il y a en outre un CD de musique de films dedans.
Puis, pour acheter en VOD ou en DVD, tu peux trouver pas mal de choses chez L’Harmattan Vidéo.
J’ai raté sur Arte une fiction récemment, de Raoul Peck, Quelques jours en avril. Je ne sais pas comment rattraper ça, mais je te tiendrai au courant si tu veux :
Ah tiens, c’est joli, ça : human72
Ah, Mila, je n’avais pas vu ton message, j’ai mis du temps à zigzaguer en pondant le mien !
wrote32 - un vrai sorcier cet anti-spam !!!!!
Ah j’oubliais Mère Rêvée et Molékinzéla, Daratt saison sèche est sorti en DVD, un bijou ce film, cotcotcodok…
Très bon film, en effet, Daratt, projeté dans Africamania, tout comme Abouna, du même réalisateur, Mahamat-Saleh Haroun, toujours lié au père, cette fois non assassiné, mais parti chercher quelque chose sans doute en Europe, et l’on vit la souffrance de sa femme et ses deux fils qui la vivent chacun d’une façon différente.
Cotcotcodok pourquoi, Mila, le Tchad est ta terre natale et tu remplaces le chant du coq français par celui de la poule tchadienne ?
C’est un sujet famille, ce sorcier d’anti-spam m’impose maintenant le nom de la ville natale de ma mère ! : york54
Coucou Mère rêvée, non non ne t’inquiète pas, c’était un clin d’oeil à ton zizag dans lequel je me suis reconnue!
Souvent d’ailleurs j’ai la sensation d’avoir une mémoire de grenouille, bonheur malheur qui sait ? ran74
Sinon pour en revenir à ce dit N-J sur quelques jours en avril, je suis tombée dessus sur Arte : facture plutôt lourde, très mauvais doublages, j’ai très vite éteint la télé.
fais tu un art martial Mila ?
Posts 46 et 47,
Merci à Mère Evé et Mila pour les précieux renseignements.
Il ne me reste plus qu’à casser ma tire-lire et composer avec la Sarko-crise.
De toutes les façons, je suis le parfait gogo de la FNAC et de toutes les autres enseignes du même genre.
Continuez toujours à nous faire profiter de vos trouvailles en matière d’actualité culturelle africaine.
Amusante ta question grand sorcier, pourquoi? tu donnes des cours?
Amusante ta question grand sorcier, pourquoi? tu donnes des cours?
Kill The Kat sans Abuser
1.05 minute ! ...
un chef d oeuvre ce film , dsl c est aux antipode de l afrik
Les corbeaux sont noirs, le chat est blanc…
et le sorcier dit green86, N_J, lol
Je croyais que c’était moi qui avait parlé de “Quelques jours en Avril”, Mila. Tes commentaires m’attristent, mais je vais essayer quand même de le trouver…
hard54 - euh, j’vais pas tenter aussi fort que ça.
Oui Mère Evée c’est toi qui en a parlé puis
N-J...difficile de porter un regard critique sur quelques jours en avril puisque je n’ai pas eu envie de le regarder, j’ai eu la sensation d’un téléfilm américain, encore une fois c’est peut être la faute du doublage…
j’ai eu la sensation d’un téléfilm américain
voila merci je trouvais pas ;c est le sentiment que j ai eu aussi ! moi j ai coupé le son d abord et apres les images ! puis j ai fermé les yeux et me suis endormie pret du lac avant qu une violente claque ne me tire de mon sommeil et me hisse au sommet d une falaise et j avais dans le bec une vers sous le cul un oeuf et au dessus de ma tete un aigle noir qui surgit des nuages et fonce droit sur moi ! , voila
romm39
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