Le Nobel de la paix d’Obama. Analyses du journaliste et intellectuel Christian Eboulé
Posté dans: Général | Par Alain Mabanckou | le 26 Oct 2009 à 1h46 | Lu 1292 fois
Tandis que certains applaudissaient à tout rompre, d’autres, notamment au sein des milieux les plus conservateurs des Etats-Unis et d’ailleurs, maudissaient sans doute tous les Dieux possibles et imaginables. Pour ces derniers, Barack Obama, prix Nobel de la paix, c’était probablement un mauvais coup du sort ; ou une de ces conjurations, ourdie par tous ces « imbéciles », et ils sont nombreux, qui n’ont toujours pas compris qu’Obama est au mieux un usurpateur, un mystificateur, qui ne devrait pas tarder à tomber le masque.
Par quel gri-gri avait-il donc pu obtenir une telle distinction ? Alors qu’il continuait de se prendre les pieds dans le tapis de son projet de réforme de la santé, et que, le CIO venait de lui infliger un sérieux revers, en préférant Rio à sa belle ville de Chicago, pour l’organisation des Jeux olympiques d’été de 2016. Pour tous ces contempteurs, c’était à ne rien y comprendre.
Hélas, pour ces esprits chagrins, il est à craindre que les obstacles à la compréhension d’un tel fait social, ne se situent bien au-delà de leurs volontés, contrairement à ce que pensait Pierre Bourdieu. Car en effet, l’essentiel de ce qui fonde cette surdité, doublée d’une grave cécité, c’est notamment l’impossibilité ontologique de vivre avec soi-même, et donc de pouvoir ne serait-ce qu’envisager ce que peut être l’altérité. Ce qui, à bien des égards, constitue d’abord une chance, avant que d’être un mérite quelconque.
D’ailleurs, lorsque j’ai appris que le prix Nobel de la paix avait été attribué à Barack Obama, j’ai immédiatement repensé à l’une des convictions que je m’étais forgées au soir de son élection, à savoir que cet homme s’était déjà hissé non loin de quelques-uns des phares de l’humanité ; et quoi qu’il advienne désormais, il incarnera à jamais, une page importante de l’histoire. Effectivement, au-delà de l’écume euphorisante liée à l’obamania, encore prégnante dans bien des milieux, une évidence s’impose : désormais, Barack Obama marche sur les traces de Nelson Mandela, et, il nous fait inévitablement penser à Martin Luther King, voire, au Mahatma Gandhi.
La seule interrogation, à cet aune, étant de savoir s’il parviendra à se hisser au niveau de ces illustres prédécesseurs, ou si, à plus de vingt siècles de distance, et surtout, à l’épreuve de l’exercice du pouvoir, il arrivera à faire aussi bien que l’empereur romain Marc Aurèle, « l’un des rares humains à avoir détenu pouvoir temporel et sagesse innée ».
Barack Obama au pied du mur
En lui attribuant cette prestigieuse distinction, le comité Nobel conforte ma conviction ; mais surtout, il met Barack Obama au pied du mur, et lui « impose » par la même occasion, un devoir d’exemplarité. Une exemplarité qui va bien au-delà du temps de ses fonctions présidentielles, et qu’il devra cultiver tout au long de sa vie, afin de mieux exercer ce que le philosophe Alexandre Jollien appelle très justement « Le métier d’homme ».
Et de ce point de vue, Nelson Mandela incarne, à mes yeux, un modèle quasiment indépassable. S’adressant à lui, Thabo Mbeki a écrit : « Après un long chemin, nous sommes arrivés au point de départ d’un nouveau voyage. Nous t’avons, toi Madiba, comme l’étoile la plus proche et la plus brillante pour nous guider. Nous ne pouvons pas nous perdre ».
Malheureusement, Thabo Mbeki ne s’est pas appliqué à lui-même, cette injonction qu’il avait si justement énoncée. Cette dernière résonne aujourd’hui comme une sentence, que Barack Obama pourrait très bien reprendre à son compte. La teneur de la courte allocution qu’il a prononcée devant la Maison Blanche, quelques heures après cette décoration, ne permet pas vraiment d’en douter.
Pourtant, dans l’avalanche de réactions qui a suivi l’attribution de ce prix, j’ai perçu beaucoup d’incompréhension, ou plutôt, une grande difficulté pour certains, à mettre en œuvre ce que Edgard Morin appelle la pensée complexe. L’objectif étant bien sûr de « dissoudre » les interrogations, les incertitudes et les ambiguïtés qui pourraient entourer cette « nobelisation ». A travers des perceptions réductrices et simplificatrices, qui se veulent pourtant rationnelles, beaucoup jugent cette distinction prématurée, voire injustifiée, car les Etats-Unis sont notamment à l’origine de nombreux conflits dans le monde. Des faits avérés certes, aux conséquences souvent considérables, et qui sont pour la plupart condamnables à tout point de vue.
Mais gardons nous malgré tout ce ces visions qui font fi de la complexité. Et c’est à juste titre qu’Edgard Morin nous met en garde contre les pathologies de la pensée. Il écrit à ce propos que : « La pathologie de la raison est la rationalisation qui enferme le réel dans un système d’idées cohérent mais partiel et unilatéral, et qui ne sait ni qu’une partie du réel est irrationalisable, ni que la rationalité a pour mission de dialoguer avec l’irrationalisable ».
Autrement dit, lorsqu’on en a la possibilité, il est utile, et même salutaire, de travailler à ne pas se laisser aveugler par la complexité du réel. Or, Barack Obama incarne cette complexité. D’où la difficulté, pour certains, à comprendre son surgissement et les conséquences qui en découlent. Et ceux qui lui contestent aujourd’hui cette distinction, sont aussi parfois ceux qui doutent encore qu’il soit déjà rentré au Panthéon de l’humanité. Pour étayer leur argumentation, ils mettent en avant les difficultés actuelles d’Obama en matière de politique intérieure, ses initiatives inabouties pour la paix au Proche-Orient, la poursuite des conflits irakiens et afghans…
D’ailleurs, de la même manière, l’on ne peut pas se contenter, à l’inverse, d’évoquer ses succès, son « génie » dans la mobilisation des symboles, sa lutte contre la prolifération nucléaire, sa main tendue aux musulmans, à l’Iran, à la Russie… pour justifier son mérite réel ou supposé. Ces positionnements manichéens font oublier les mots de Pascal sur ce en quoi consiste la grandeur de certains hommes, et l’exemple qu’ils nous donnent : « On tient à eux par le bout par lequel ils tiennent au peuple ;(…) Ils ne sont pas suspendus en l’air, tout abstraits de notre société. Non, non ; s’ils sont plus grands que nous, c’est qu’ils ont la tête plus élevée ; mais ils ont les pieds aussi bas que les nôtres. Ils y sont tous à même niveau, et s’appuient sur la même terre ; et, par cette extrémité, ils sont aussi abaissés que nous, que les plus petits, que les bêtes ».
Christian Eboulé
( Titre original de l’article : Aux grands hommes l’Humanité reconnaissante)






(23) Commentaires
Je suis surpris qu’Alain, en tant qu’homme des lettres, ne dit rien a propos de l’avant propos ou la preface du livre de Sassou dont on disait etre redige par Mandela mais ne s’avere qu’etre une imposture. Je pense cela susciterai un vrai debat autour de la question de l’honnetete intellectuelle, du plagiat et de l’usurpation.
Pour quoi diable nous parler encore du Nobel d’Obama alors que ce n’est plus un sujet d’actualite, meme pas du cote des republicains et conservateurs americains.
Alain, aurais-tu peur de critiquer ton president de la republique?
Cher Monsieur,
L’article du Nobel d’Obama est écrit par un de nos intervenants les plus vigilants. En quoi est-il dépassé ? Pourquoi ne faut-il qu’évoquer l’actualité au moment où elle est “chaude” et ne pas prendre le temps de la réflexion comme le fait Christian ici ?
Au sujet de la préface de Mandela qui vous préoccupe personnellement plus que le sujet soulevé par Christian - les commentaires sont abondants dans les sites congolais d’information et d’opposition. Vous pouvez les trouver facilement.
Si par bonheur vous écriviez un texte de réflexion sur ce sujet il sera bien entendu publié ici.
Bien à vous
Chacun son point de vue: contents, pas contents.
La critique est toujours constructive si l’on prend le temps d’analyse ...
D’aucuns disent il le mérite mais c’est très tôt.
ben na ta mal lu , il a mérité le prix nobel de la paix par la simple fait d avoir réussi a devenir président d un pays qui 50 ans avant avait du noir un sous hommes .. c est un peu comme si un juiv etait devenu président en rfa ...
quelque part oué j avoue il le merite pour ca ... fo reconnaitre , grace a lui y a plein de ptit enfant blackos qui peuvent rever en gardant les pied sur terre ...
mais la ou obama merite le nobel de la paix le clan mandela merite celui de la perfidie ...
Moi je pense qu’Obama le méritait, il a changé la face du monde en l’espace de quelques temps seulement. On parle moins de terrorisme,il a fermé Guantanamo, il a tendu la main à l’Iran et lui a manifesté un réel désir de paix..., il a annulé le projet de bouclier anti missile américain...Mais chacun son point de vue…
puis grace a lui on voit l ampleur du malaise racial au usa , j ai peur que ca fasse un peu comme blum en france apres le front populaire la république de vichy ... enfin pour les usa av et( apres ..
obama sera une parenthese , l exception ou les usa nous auront parus un peu moins con que d habitude , ces rare moment d espoir qui precede un nouvo desastre , les usa devrait faire session ... on peut pas faire vivre sur le meme pays ce genre d extreme a vrai dire ... il est temps de mettre fin a l ere des etats nations ..!
Le Nobel d’Obama c’est tres tot mais ça peut etre aussi une façon de l’encourager dans ces efforts de paix, n’oublions pas qu’il est à la tete d’un Etat qui souffrait déjà économiquement. Il doit faire face aux graves erreurs commises par son satanique prédecesseur (des dossiers compliqués comme l’Afganistan) et faire face aux conservateurs qui veulent sa tete. Je pense qu’il est dans la merde jusqu’au cou et qu’il a besoin de soutien, d’etre encourager. On change pas le monde avec un yes we can.
Arretez tous de raconter des conneries…
Obama ne merite en aucun cas ce prix Nobel...La guerre en Irak,en afghanistan,en Palestine sont toujours la pour prouver que ce prix la c’est du n’importe quoi...Toute l’Afrique a danse quand il a ete elu,mais qu’a t-il fait pour elle?
De toute facon nous Africain on attend toujours les autres pour nous venir en aide,alors qu’on ferait bien de s’entraider.
A bon entendeur salut
Et si on lui laissait le temps de mettre en place son programme… Ce n’est pas avec 8 ans de politique Bush qui a ruiné le pays que l’on peut changer la donne du jour au lendemain ni les mentalités !!! Obama ne pourra jamais arrêter à lui tout seul la guerre en irak, en afghanistan ou en palestine. Les alliés ont leur part de responsabilités...Il est toujours plus facile de rentrer en guerre que d’en arrêter une comme il est plus facile de critiquer que d’agir. Et tant qu’il y aura des hommes… il y aura des guerres. Hélas !
Qu’a fait Obama pour l’Afrique ? Qu’a fait Obama tout court pour qui que ce soit… Je n’ai jamais eu de réponse satisfaisante à cette question. On me dit souvent qu’il est un modèle pour les jeunes. Quels jeunes ? Les jeunes américains ou arabes qui se font tuer en Afghanistan ? J’en doute. Les jeunes noirs américains et les jeunes africains: je pensent que ce sont d’eux dont on parle. En effet, depuis qu’il est président les jeunes des ghettos aux États-Unis ont plus d’opportunités pour s’en sortir et les jeunes africains cherchent moins à prendre le risque de mourir en pirogue pour atteindre l’Occident et avoir de quoi nourrir la famille au pays… C’est cela… C’est facile de s’imposer en modèle quand on a été élevé par une mère qui a fait l’université et des grands-parents qui ont toujours été là pour soi… Enfin, chacun son point de vue. De mon côté, je trouve que quand quelqu’un est dans la misère et qu’on n’a pas l’intention de l’aider de façon directe, il vaut mieux le laisser en paix. Je suis jeune, je suis noire, je suis africaine et Obama n’est certainement pas mon modèle. Ma propre mère le sera avant lui. J’admire son audace en tant que stratège politique, mais c’est autre chose que d’être un modèle. Car Sarkozy aussi a des talents en politique.
Parfaitement d’accord avec ça. Qu’on lui laisse le temps. Seulement si on lui laisse le temps avant de le critiquer, il faut aussi lui laisser le temps avant de l’ovationner, de l’idolâtrer, de le vénérer, de lui remettre des prix et d’en faire un modèle. C’est-à-dire allons jusqu’au bout dans ce que nous faisons, ou ne le faisons pas du tout. Car il y a des vies en jeu dans tout ça, puisque nous parlons de guerres et du président d’un pays qui a une histoire impérialiste.
Il sera jugé sur ses actions et non pas sur son prix. Pourquoi vouloir toujours donner des prix, des récompenses. ??!!!! Je préfère juger quelqu’un sur ses actes que sur ses paroles, un prix ou une récompense. La tâche sera ardue pour lui, son élection à redonner un espoir à une partie des américains et pour l’autre partie, espérons que les mentaliités évoluent. Qu’on le laisse travailler. J’espère qu’un jour on arrêtera de regarder la couleur de peau de l’autre et qu’on ne verra que ce que les gens ont dans leur coeur et dans leur tête.
PS : personne ne devrait être dans la misère...mais c’est un moyen pour certains pays d’avoir le pouvoir sur d’autres pays. l’Homme a encore beaucoup de chemin à parcourir..
« ”Il sera jugé sur ses actions et non pas sur son prix. Pourquoi vouloir toujours donner des prix, des récompenses. ??!!!! Je préfère juger quelqu’un sur ses actes que sur ses paroles, un prix ou une récompense.”
C’est sûr ce sont les actes qui comptent. Et Obama en a quelques uns a son actif, quelques uns qui ont permis qu’on aie, du moins sur les grands conflits et les grandes tensions mondiales notamment sur les tensions avec l’Iran, un apaisement… Alors même que d’aucuns le critiquaient, et j’étais de ceux aussi qui étaient un peu inquiétée quand même , il a tendu la main à l’Iran...De même le fait même d’entamer la fermeture de Guantanamo parce que ce n’est plus seulement au stade de projet, est un geste fort de paix envers le monde musulman, ce qui je crois a permis d’atténuer les menaces de terrorisme en Occident et permis d’améliorer l’image d’omnipotence américaine qu’on a toujours connu, tout en permettant un certain équilibre dans les rapports de force au niveau des grandes puissances internationales.Il a en plus de cela permis de lever le voile sur le secret des tortures de Guantanamo toujours en signe d’apaisement… Pour ce qui est de l’Afrique je pense que c’était aussi un geste fort pour l’avenir de la démocratie et donc de la stabilité en Afrique, à l’encontre de nos présidents mafieux qu’il n’aie visité que le Ghana...Souvenez vous du pourquoi… Mais il reste le président des américains et il faudra bien garder une certaine pôle position pour les Etats Unis...Pas facile tout ça. Mais qui d’autre aurait mérité ce prix Nobel de la Paix? Bon… mais ce n’est que mon point de vue… »
Arretez tous de raconter des conneries…
Obama ne merite en aucun cas ce prix Nobel...La guerre en Irak,en afghanistan,en Palestine sont toujours la pour prouver que ce prix la c’est du n’importe quoi...Toute l’Afrique a danse quand il a ete elu,mais qu’a t-il fait pour elle?
c est pas le messie qui va regler tout ... c est simpliste de lui reprocher de pas resoudre les probleme que bush pere et fils ont semer pendant presk a eux deux 20 ans de politique guerriere .. a la suite de reagan et nixon ... c est a eux de reprocher l impasse dans laquel ils ont plongé l amérique pas a obama de pas résoudre ce terrain miné
qui est assez court d esprit pour croire qu obama est la réincarnation de jesus ? il n est meme pas pasteur ...
par contre le nobel peut lui offrir un poid de plus pendant les negociation , c est une sorte de “cadeau” utile que lui fait on la communauté du nobel ... le comic de l histoire c est une rencontre rabin obama .. deu xnobel de la paix pour trouver une solution a la palestine ...
et puis c est une facon de couronner son accession a la plus haute marche social du pays ! .. c est un noir qui est le chef des armées , une facon de dire a l amérique qu ils ont fait un pas , quelque soit la suite c est un peu comme le premier pas d amstrong , on va pas le remettre en cause a cause de la guerre froide ... l humanité a besoin de symbole ..
audience71
J’hallucine sur les africains qui attendent quoi que ce soit d’Obama. Vous l’avez supporté mais c’est pas vous qui avez voté pour lui !
A titre de rappel, il est le président des USA, c’est donc pour eux et pour leurs intérêts qu’il doit et qu’il va se battre.
Il a des projets sociaux pour son pays, il a un programme d’énergie propre pour son pays. En outre, il fait engager les USA pour la première fois au protocole de Kyoto, il a désamorcé la tension avec la Russie, tendu la main avec l’Irak, et le monde arabe. Il a lancé un programme pour dénucléariser la planète en commençant par lui même.
Maintenant il est l’homme le plus puissant du monde, et il vote pour le dialogue et la paix, on estime qu’il a le pouvoir d’améliorer les choses, c’est pourquoi on lui donne ce prix, c’est pour l’y inciter, voire l’y contraindre moralement.
Est ce qu’il le mérite ? NON (il n’a pas le bilan suffisant)
A t-on bien fait de le lui remettre ? OUI, il est une concentration d’espoir d’amélioration, il faut le motiver.
Maintenant, nous les africains, arrêtons d’attendre qu’il vienne nous sauver, il a une circonscription. Il n’est pas Jésus Christ !
Salutations
“ Et comment oublier Alain Manbanckou dont on peut se demander jusquou il n’ira pas?” Eloges proferees par l’eminent professeur Dominique Ngoie Ngala dans son blog (reflexions-actuelles-dnn.blogspot.com)sous l’intitule d’un article brillant;Ecriture et Conscience Citoyenne.Bon vent Alain surtout ne t’arretes point d’aussitot.
“Qu’a fait Obama pour l’Afrique ? Qu’a fait Obama tout court pour qui que ce soit… Je n’ai jamais eu de réponse satisfaisante à cette question. On me dit souvent qu’il est un modèle pour les jeunes. Quels jeunes ?”
Ce sont les propos de Ndack au post. Comment peut-on au moment ou l’Afrique est indépendante depuis plus de quatre décennies? A-t-elle besoin d’attendre Obama pour contribuer au bien être de son peuple? Obama est américain et agi dans le champs d’action traaditionnel des américains, bien qu’il conduise sa politique étrangère avec beaucoup de prudence. Espérons seulement qu’il sortira brillament du bourbier afghan.
Pour continuer sur la lancée de l’article que nous commentons,ma réaction à l’attribution du Nobel de la paix à Mr Obama a été un sourire. Sourire approbateur, sourire contempteur? N’étant président que depuis une année environ, ce prix n’est certainement pas fondé sur son activité en tant que Président des USA, mais plutôt sur l’espoir qu’apporte cet homme surgi d’ailleurs dans les relations internationales: une politique apaisée, de loin différente de celle agressive, peu pragmatique et fondée sur une idéologie barbare, de son prédécesseur.
Outre le fait politique, la personnalité de Mr Obama a pesé de beaucoup pour sa récompense. Un jeune homme “mixed raced”, sachant ce que cela représente dans une amérique qu’on croit devenue post-raciale post raciale, ayant assez tôt forgé une forte notion d’espoir, espoir qu’il entrevoyait dans la pratique assidue du “métier d’homme”. Obama est notre nouvel humaniste. Parangon des notions complexes de différence et d’identité,il exprime et applique ce qu’elles recèlent de bon, et oriente à les embrasser appaisé et sans crispations.
Pour les africains qui attendent quoi que ce soit d’Obama, il devraient ne serait-ce que s’en servir comme modèle d’homme d’Etat pour la direction des affaires dans les pays de ce continent désarticulé en fait de politique et bien autre chose aussi. Les politiques africains auxquels je pense, il s’agit des plus médiocres, ne sont brillants que lorsqu’il s’agit d’élaborer des stratégies de maintien au pouvoir. Peu nombreux parmi eux sont ceux qui maintiennent l’espoir que leur arrivée au pouvoir avait suscité. A croire que rester continuellement au pouvoir est le projet de société de ces hommes. Malheureux, nous leur “accordons nous suffrages” lorsque des élections sont tenues, sachant d’emblée qu’ils se moqueront davantage de nous.
Qu’Obama se casse la gueule, ce n’est pas grave!
Que l’assassinat de Jules César par Brutus et ses complices n’ait sauvé la République, ce qui importe c’est le refus de la tyrannie et des injustices de toutes sortes.
Par quel gri-gri avait-il donc pu obtenir une telle distinction ? Alors qu’il continuait de se prendre les pieds dans le tapis de son projet de réforme de la santé, et que, le CIO venait de lui infliger un sérieux revers, en préférant Rio à sa belle ville de Chicago, pour l’organisation des Jeux olympiques d’été de 2016. Pour tous ces contempteurs, c’était à ne rien y comprendre.
Merci à Monsieur Eboulé de m’avoir permis de prendre conscience de l’importance de l’attribution de ce prix à Barack Obama. En lisant ses lignes, je réalise à quel point ce symbole est fort et va bien au-delà de nos considérations intellectuelles.
C’est la première fois de toute l’histoire de l’humanité qu’un homme métis est élu président du pays le plus puissant au monde et c’est aussi la première fois qu’on lui décerne un tel prix.
Alors merci, oui l’espoir est immense et sachons l’apprécier quand un pas aussi important que celui-ci s’inscrit dans l’histoire de l’humanité.
d un coté kissinger aussi a eu le nobel de la paix ,pour le meurtre d allende , c est tjr ambigue avec les yankee le mot paix ...
Plus le temps passe, plus je m’aperçois que j’ai horreur des choses banales. Et au fur et à mesure que s’accroît cette haine anti-banalités se renforce ma facilité à les dénicher.
Depuis 4 ans j’ai arrêté de suivre le journal de tf1, trop plein de banalités à mon goût. Je suis passé chez Pujadas, blanc beau nez, beau nez blond me diriez-vous. Au début ça allait couci couça. J’ai aussi arrêter pujadas il y a 2 ans. J’en ai eu marre de ses “nous allons vous montrer pour la première fois...” Alors qu’il s’agit de choses qu’on sait depuis au moins 4000 ans.J’ai appris à faire moi-même mon journal avec des infos un peu marginales mais plus informatives à mon avis.
Pourquoi j’en suis arrivé là? A cause de mon aigreur sans doute, je ne supporte pas qu’on fasse étinceler des choses sans intérêt.
Par exemple:
MUBAKLA:
Qu’est-ce qu’on en a à cirer? Franchement même si cela était vrai ton histoire, le plagiat ça date d’hier?
DIANA:
Tu vois je pense que c’est ta face qu’il faudrait changer au lieu de me faire lire des choses pareilles.
STEVE:
Je ne sais pas si c’est l’aigreur ou l’ingénuité. Dans un cas comme dans l’autre toi tu dois être plus atteint que moi.
MIREILLE:
Merci pour la nouvelle! fais-nous signe quand tu auras découvert le beurre à filer la coupe de vin.
WILLY:
Au lieu d’halluciner sur les Africains, tu ferais mieux d’halluciner sur toi-même. Tu n’as pas discuté avec “les Africains” et ne connais pas leurs intérêts, tu ne sais rien de ce que demain sera fait, tu ne sais même pas ce qu’est un intérêt. Alors remballe coco, allez oust les banalités.
CLAIRE M:
Vos considérations intellectuelles doivent être assez modestes pour attendre qu’un article daté de 2009 vous apprennent que la Terre est ronde.
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