Littérature sans frontières
Posté dans: Général | Par Alain Mabanckou | le 03 Jul 2009 à 18h13 | Lu 2119 fois
C’est la première fois que je mets les pieds en Algérie. L’aéroport International Boumedienne grouille de monde. On me dit qu’il y a un charter qui vient d’atterrir et qui a transporté plusieurs ressortissants d’autres pays africains pour le Festival panafricain auquel nous avons été plusieurs à être invités : Sami Tchak, Louis-Philippe Dalembert, Yahia Belaskri, Anouar Benmalek… C’est le deuxième Congrès de ce genre en Algérie. Le premier a eu lieu il y a quarante ans. Comment ne pas applaudir l’initiative des éditions APIC – une maison algérienne – qui a eu l’idée de demander l’impression de nos livres en poche en Algérie. Ce qui permet une diffusion plus large et à un prix abordable. C’est toujours ce paradoxe : l’Afrique qui écrit des livres qui n’arrivent pas aux Africains. Des écrivains qui ne rencontrent pas ceux que certains appellent « les lecteurs naturels ». Cette expression m’horripile. Il n’y a pas de lectorat naturel. Autrement c’est la mort de la littérature. Nous avons rêvé des univers lointains, nous avons voyagé grâce aux livres. Cela n’aurait pas été possible si nous nous étions cantonnés à cette notion nationaliste et grégaire de « lecteurs naturels ». Nous ne lirions alors que les auteurs de notre espace et gâcherions nos chances de devenir des “écrivains japonais”. Il s’agit de rendre la littérature sans frontières. Ces frontières sont infranchissables à cause de l’écart entre le Nord et le Sud. Mais aussi du monopole de l’Hexagone sur l’édition - les grandes maisons d’éditions sont basées dans les capitales des anciens pays colonisateurs et aucun pays d’Afrique noire francophone n’arrive jusqu’à présent à installer une maison d’édition de référence dans le continent.
Les Institutions ne bougent pas ? A nous de renoncer à nos droits sur les livres destinés au Sud et donc de permettre aux éditeurs locaux de réimprimer les ouvrages parus en France et de les écouler sur place. C’est ce que nous avons fait en Algérie. Sans regrets. Nous l’avions déjà fait pour Haiti - et nous le referons pour ce pays l’année prochaine. Notre verre est petit, mais nous buvons dans notre verre. Et s’il faut vider la mer à l’aide d’une fourchette pour que les livres arrivent en Afrique ou dans les autres pays du Sud, nous le ferons. Sans geindre. Parce qu’il s’agit d’une question vitale…






(42) Commentaires
Géniale alors cette initiative de rendre accessible les livres à moindre coût aux personnes qui habitent sur le Continent africain.
Il est vrai qu’aujourd’hui le rayonnement du livre est doublement difficile en Afrique de par les auteurs qui n’arrivent pas à sortir du “milieu naturel” et aussi de leurs livres qui ne se feront parfois jamais connaître à l’extérieur.
Vivement une organisation au niveau des éditeurs africains. Les co-éditions seraient déjà des initiatives intéressantes pour commencer.
Cher Alain,
Je partage tout à fait votre vision des choses.Je trouve que l’expression “lecteurs naturels” est un peu creuse et presque discriminatoire sans parler du fait qu’elle met à tout prix les lecteurs dans des “cases”.
Je voudrais saluer l’initiative que vous même et les autres écrivains avez eue.Renoncer aux droits sur vos livres pour rendre la culture,la littérature plus accessible dans certains coins du monde,je trouve ça très noble.C’est d’une grandeur!
Je voudrais vous souhaiter de belles rencontres en Algérie,pas avec les “lecteurs naturels” mais avec le public tout simplement.
La rémunération des auteurs (+ ou - 10%),
ajoutée à celle des imprimeurs, ne représente que 20% du prix public du livre.
Ce sont les distributeurs et les libraires qui prennent ensemble plus de 65%. C’est à eux surtout de faire des efforts pour mettre le livre à la portée d’un lectorat désargenté.
La générosité “naturelle” des artistes, leur désir désintéressé d’être lu par le plus grand nombre, est trop souvent sollicitée mais en réalité elle profite peu aux lecteurs…
C’est une initiative tout à fait méritoire dont il convient de se réjouir, il n’est pas normal que les plus grands écrivains africains ne soient pas connus sur la terre qui les a vu naître. On parle souvent de l’universalité de la littérature, de sa vocation à franchir les frontières les plus lointaines or elle obéit à l’heure actuelle à une espèce de logique géographico-économique. Il faut donc sortir du cadre théorique qui consiste à affirmer avec solennité le caractère universel de la littérature et faire en sorte que, avec la coopération des différentes associations d’écrivains ainsi que des ministres de la culture, l’accès à la littérature ou plutôt à la culture au sens large se démocratise. C’est peut-être plus facile à dire qu’à faire mais bon, avec cette excellente initiative prise par des écrivains de renom, le combat en faveur d’une diffusion plus large des oeuvres littéraires africaines est bien engagé. Je m’interroge également sur la place de la littérature dans les sociétés africaines d’aujourd’hui, sur l’importance qui lui est conférée et le rôle qu’elle joue dans la transmission des idées.
Je suis toujours surpris de voir que chaque fois il faut toujours demander aux écrivains de faire des efforts. Comme si c’était leur faute sir les Africains ne recevaient pas les livres. Ces éditeurs français envoient des livres aux français en Australie, partout, y compris dans les pays anglophones. Ils ont l’aide des bureaux du livre et des Centres cuulturels ? Pourquoi alor ne pas généraliser cela ? En vérité on veut tout gérer, faire de sorte que l’Afrique reste dépendant des la littérature française. En effet il est plus facile de trouver un livre de Bernard Henry Lévy chez moi au Bénin qu’un livre Florent Couao-Zotti. Est-ce normal ?
Cher Alain,
C’est avec beaucoup d eplaisir que j’ai lu ton message. Tu n’as pas changé et l’epression de ton militantisme culturel n’a pas pris de ride.
Bravo !
Quand je t’ai lu, j’ai égalemnt pensé à mes dernières échanges avec l’autre ami, Eugene EBODE qui pense la même chose.
Il y a ce que le système impose au lecteur d’un côté et ce qu’un citoyen conscient de son utilité sociale veut apporter comme contribution pour un monde plus ouvert, pour un esprit plus ouvert, une culture partagée…
Les Africains écrivent et se font publier dans les capitales littéraires aux ambitions que nous pouvons comprendre pas acquises au réveil de ceux qui ont droit à avoir un livre à la main.
L’Afrique qui ne publie pas ou pas assez est une Afrique ne veut lire.
Alors comment fait-on ?
Renoncer aux droits et offrir aux éditeurs africains cette possibilité de diffuser plus facilement.
J’ai personnellemnt renoncé à mes droits sur trois ouvrages en direction du Sud notamment :
- L’Afrique à l’épreuve du développement durable
- Le hasard qui fait du bien
- Le Noir errant
Nous pouvons facilement le faire parce que nous sommes nombreux à croire que l’accès au livre est une des clés. Quiconce fouille dans les pages d’un livre s’offre la possibilité de s’éveiller.
Le “non dit” dans la diffusion du livre, c’est la culture qu’on souhaite dominante dans l’avenir. Les réferences à péreniser et l’impact qu’on souhaite sur le lecteur, le jeune lecteur, l’homme de demain puisque celui d’aujourd’hui est bien maîtrisé.
Il nous revient de sensibiliser les acteurs de chez nous.
Les livres qui débarquent d’ailleurs n’éclairent jamais le continent. Cela se saurait.
Pour le reste, bravo pour ce que tu fais.
J’espère encore t’inviter à un de mes café littéraires quand tu es de passage en France et cetet fois avec Eugene EBODE
Monsieur Mabanckou,
Je fais partie d’un réseau de distributeurs de livres à Libreville. Nous nous battons pour que les livres soient accessibles, mais ce n’est pas un combat facile. Il arrive que nous obtenions des marges conséquentes pour la circulation du livre ici mais certains libraires alourdissent encore le prix de vente - car ici il n’y a pas de prix unique comme en France. C’est un travail de conscience collective. Vous pouvez avoir des bonnes initiatives en tant qu’auteurs, mais à la fin certains les sapent sur le terrain puisqu’ils en profitent pour faire des bénéfices exceptionnels.
Nous souhaitons vraiment vous inviter à Libreville pour parler de cette question. Je sais que vous n’avez jamais visité notre beau pays. Je vous ai donc envoyé un email sur l’adresse contact du blog et j’espère que vous nous répondrez favorablement.
Enfin je souhaite saluer votre travail d’écrivain qui honore le continent. Bravo aussi pour les efforts que vous faites sur ce Blog qui est lu jusqu’ici.
Bien à vous.
Constant Mba
Kidi,
je parle sous le contrôle du fatiguologue, celui qui distribue les permis de “fatiguer” et “de pas fatiguer”. Nous y sommes, ceci est un vrai sujet. L’on ne peut pas continuer à parler d’aider l’Afrique au développement durable sans se poser la question de ce qu’est véritablement le développement que l’on croit apporter aux Africains, sans leur demander ce que sont leurs interdits de développement comme on parlerait des interdits alimentaires. Je me réjouis de voir que les Africains se mêlent de plus en plus de leurs affaires. Et tant mieux ! N’en déplaise au fatiguologue. La question fondamentale, la question primordiale dis-je c’est la culture, l’éducation dont le livre est une des faces visibles. Tant que nous n’aurons pas accès à la culture et au savoir nous seront les dindons de la farce dans la marche des affaires du monde. Nous ne ferons pas partie du Tut-Monde!
Les dicateurs l’ont comprisqui cassent les écolesdétruisent les bibliothèques, ferment les sallesde cinéma…
Combien y a-t-il de bibliothèques,de sallesde cinéma, d’auditorium par tête d’habitant en Afrique Subsaharienne ?
Ce n’est pas toujours la faute aux dictateurscertains intellectuels qui ont occupé des postes ministériels n’ont jamais été capables de s’occuper de la culture dans leurs pays !
je dis chiche ! je prposoe une idée folle : créons une fondation du livre et de la culture pour tous en Afrique. Quiconque veut voir le petit bamiléké, le bantu, le pygmée… avoir accès à la lecture doit adhérer à cette fondation dont le but sera de créer des maisons de la culture dans les pays d’Afrique doté d’une bibliothèque, d’une salle de cinéma et des toilettes et des douches pour apprendre à être propre et pas faire caca partout hein ! Walaï-faforo les noirs-là ils ont des problèmes avec les cabinets-là hein !
Kidi,
merci d’avoir mentionné Bruno. Je n’ai jamais rencontré quelqu’un ayant un sens de l’Autre si aigü et une haute opinion de la dignité profonde de l’Homme au-delà de la couleur de la peau comme Bruno OSSEBI.
Je suis parfois étonné de voir la fébrilité avec laquelle nous n’osons pas appeler les choses par leur nom. Le mal de l’Afrique s’appelle avant tout l’Homme Africain et la peur qui l’habite. Et surtout sa culture du “manger-faire caca”. Ils sont nombreux les hommes africains qui auront vécu pour manger. Ils n’auront rien laissé aux générations futures. Il ne faut pas oublier que quand on se bat pour une cause noble elle finit par se savoir. SHERPA se bat pour l’HOMME comme MADIBA s’est battu pour la dignité HUMAINE tout comme PAPA CESAIRE se battait pour la dignité Humaine. Vous savez le nombre de pauvres que Papa CESAIRE a sorti de la misère avec l’argent de la vente de ses livres ? J’ai encore en mémoire l’image saisissante d’un MANDELA sortant de l’abbaye de Winsmenster. Tout l’or de ce bel édifice m’était apparu soudain d’un pâle et d’un ridicule inouïes à côté de la beauté du combat de cet homme !
Nous ne sommes pas capables de nous aimer, de nous respecter et d’habiter notre vocation humaine de manière responsable. A chaque fois qu’il y en a un qui est exposé sous la lumière c’est pour montrer ses toilettes, jamais pour défendre une cause juste. Il prend la grosse tête et regarde ses frères de haut !
Le jour où les Africains comprendront qu’ils doivent mériter leur place dans le Tout-Monde de Papa GLISSANT vous verrez comment la face du monde aura pris un sacré lifting.
J’attends le discours d’OBAMA à ACCRA.
Nous sommes assidus sur les blogs que ne sommes nous pas capables de créer une véritable synergie, une communauté humaine pour changer la face du monde. C’est à travers et à partir du net que l’Amérique vient de s’offir un nouveau départ. Pourquoi pas en Afrique. Nous palabrons sans cesse, et nous ne sommes pas capables d’agir !
Kidi,
rien ne sert de serrer ses fesses après avoir fait caca ! Le défi africain de demain c’est l’éducation et le livre en est le plus grand symbole. Tant que nous ne serons pas capables de faire le bilan et l’inventaire de nos indépendances, toutes nos initiatives seront vouées à l’échec. Il nous faut une véritable LIANATION pour un nouveau départ. Nous avons essayé, le capitalisme, nous avons fait une orgie de dictature, nous avons mangé du coup d’état à la suace piquante du marxisme à l’aloko,…
Voici venu le temps du Kimunutu, celui de la RELATION. Le Kimuntu implique l’investissement de notre vocation humaine de manière responsable. C’est le refus de faire petitement humain.
Alors essayons le Kimuntu !
P.S. chez les bantu on ne peurt pas on change de domicile. Taty-Loutard a chagé de domicile. Il habite désormais dans le coeur de ceux qui l’aiment.
Kidi,
il fallait lire chez bantu, on ne meurt pas on change de domicile. Taty-Loutard habite désormais dans le coeur de tous ceux qui l’aime.
Mon B-K
Lorsqu’on est pas capable de donner à boire et à manger à son prochain, il est illusoire de prétendre faire du bien à l’humanité anonyme.
Mon cher B-K, tu as promis plein de choses aux jeunes innocents sur CP qui, dans leur galère avaient trouvé leur messie en ta personne et tes belles paroles, ces jeunes attendent toujours tes promesses.
Exploiter la misère des jeunes pour promettre monts et merveilles pour quelqu’un qui n’a jamais oeuvré dans le caritatif, c’est faire preuve d’une indigence intellectuelle. Quelle différence entre toi et les autres? Mêmes promesses même désillusions.
Dans le contexte actuel, voilà en effet une belle initiative. Il faut saluer les éditions APIC, et tous les auteurs qui ont bien voulu s’associer au projet.
Toutefois pour moi, d’une part, ce sont là des solutions très louables, mais insuffisantes, voire biaisées (je vais expliquer pourquoi), et d’autre part, on ne s’attaque ainsi qu’à une partie du problème, l’autre demeurant entière.
Je m’explique:
- Ce sont là des solutions biaisées parce qu’elles reposent sur un postulat dangereux : elles présupposent en effet, que les auteurs africains soient obligés dans un premier temps d’être publiés ailleurs. Là où existe un vivier suffisant de lecteurs potentiels, et où la force des réseaux de distribution peuvent leur garantir des revenus sinon confortables, du moins satisfaisants. Et c’est seulement parce qu’ils ont déjà par ailleurs, une certaine garantie de revenus, qu’ils peuvent donc envisager de renoncer à leurs droits pour s’insérer dans ce genre de dispositifs.
Or, si nous sommes d’accord pour dire que ce que nous appelons de tous nos voeux, c’est une Afrique avec un secteur de l’édition autonome, alors de tels schémas ne peuvent nous satisfaire. Ce que nous souhaitons, c’est que les conditions existent pour qu’en réalité, ce soient des maisons d’édition africains qui fassent vivre nos écrivains; qui leur offrent l’essentiel et le principal de leurs revenus.
- Par ailleurs, je disais qu’il ne s’agit ici que d’une partie du problème. Car on admettra aisément que la problématique de l’accès au livre en Afrique a deux facettes : d’abord en effet le prix élevé des ouvrages, face à l’extrême modestie des revenus (c’est à ceci que s’attaquent les éditions APIC). Mais par ailleurs, on sait bien que le niveau scolaire général est assez faible chez nous; que les taux d’alphabétisation sont partout très bas. Et que rien n’est fait pour accroître le goût de la lecture. Or cela est capital, parce que donnez autant d’argent que nécessaire à un type qui ne sait pas lire, vendez, à un prix même très abordable, un livre à une jeune personne qui n’aime pas lire, ou qui n’en a pas la capacité, ces personnes ne voudront quand même pas de l’ouvrage qui est pourtant à leur portée.
Il y a donc là une autre difficulté qu’on ne peut ignorer. Un problème autrement plus complexe, et qui réclame une forme d’engagement, disons, plus impliquante.
POTAL,
je n’ai pas souvenir d’avoir cultivé le mensonge et l’insulte avec vous !
Il y a tromperie sur la personne. Respirez profondément ça va vous passer. Je vous embrasse avec mo rouge à lèvre shalom !
Dommage que vous insultez POTAL, ce poto-poto tant chanté par Wendo quelle tristesse vous faites. Je vous aime au creux de vos blessures.
OK, Alain, suis d’avis avec toi pour une littérature sans frontières . Car, la littérature-monde là, qu’à cela ne tienne, présuppose ou suppose implicitement l’existence des frontières héritées de la colonisation, sous sa forme masquée .
Pour ma part, je salue l’initiative, ô combien bien pensante, des éditions APIC . Mais, y a du chemin à faire encore, et encore… On achète pas un livre pour le décor, on l’achète pour le lire, et donc acheter veut dire que le prix du livre soit à la hauteur de toutes les bourses et encore, celui qui l’achète doit avoir ce truc-là, ce côté-là du goût de la lecture; auquel cas, il aura pour ordre de préférences que son “griffé vestimentaire”.
Pour revenir à la littérature sans frontières, terme que j’apprécie, le livre quant à lui, se doit d’avoir l’ubiquité de se mouvoir dans l’espace et dans le temps en tous lieux de la planète . Ce serait dommage quand même qu’il ne le soit pas dans sa terre natale, fût-ce lobbylisée ou ghettoïsée? On est pas seulement auteurs pour l’Occident, on ne l’est pas seulement pour l’Afrique, on est auteurs pour l’universalité, on est auteurs pour une littérature sans frontières !!
Kidi,
tout simplement croustillant ton Fellag !
Quel grand esprit !
Walaï-faforo qui avait dit que le rire est le thermomètre de la paix du coeur ?
Salut Alain,
Peux tu faire un papier sue l’illustre écrivain congolais Taty Loutard décédé il y a quelques jours???
Kidi,
l’homme à la tête de choux, je veux bien être.
je préfère le nègre blanc façon Toulousain made in Nougayork : voila pourquoi ma tête est oiseau !
yéyé yéyé je suis le grand sorcier !
Désolé, je n’ai pas de veste de chez smalto pour porter un sac de riz sur l’épaule.
Mabyr a raison d’autant plus qu’Alain avait collaboré il y a quelques temps à un numéro d’une revue entièrement consacrée à Tchicaya U’Tamsi, revue dans laquelle J.-B. Taty-Loutard avait signé un ou deux textes, si ma mémoire est bonne.
Kidi,
comment oses-tu douter de l’authenticité de mon rouge à lèvre shalom et de son pouvoir à semer la paix avec l’humanité toute entière. Tu sais la beauté c’est ce qui sauvera la paix ! Edouard Saïd et Barenbaum nous ont après savourer le shalom assaisonné avec la sauce salam alekoum en ré mineur. Encore faut-il qu’ils soient précédés par les préludes de Bach ! Que ma joie demeure à l’heure où Jean-Baptiste Taty-Loutard vient de faire son changement de domicile. Il a choisi d’habiter tout auf ond de nos coeurs. Alors faisons le menage dans nos coeurs, semons un parfum d’ambiance de paix pour qu’il y soit à son aise !
C’est peut être une bonne idée de renoncer à vos droits d’auteurs Alain Mabanckou. Vous avez la notoriété et le porte-feuille. Je n’espère que cela signifie pas que les auteurs africains qui résident sur le continent doivent écrire pour 0 CFA en renonçant aux droits d’auteurs. La production intellectuelle demande un certain effort.
Le problème du livre en Afrique subsaharienne celle que je connais un peu est: l’absence de la culture du “livre”. Lire est encore associé pour certains à une activité de paresseux,et d’occidentalisé. J’ai eu la chance d’avoir une mère qui m’a initié très tôt à la lecture. Ce n’est pas le cas dans bon nombre de famille.
Je n’adhère pas à la thèse selon laquelle les occidentaux voudraient qu’on ne lise que leur littérature. Je l’ai déjà dit, si je dois apprécier une oeuvre de la France en Afrique: c’est la promotion de la culture du terroir. C’est au Centre Culturel Français que je j’ai lu les oeuvres de divers auteurs africains: Fanon(mon préféré), Kourouma, Sow Fall et etc.
A.M. avez vous écouté le groupe de musique X Maleya à Alger? On se régale à écouter leur musique.
Les vacances au Cameroun, une partie de la jeunesse s’en va au village. Et une fois là bas le programme ressemble schématiquement à ça: travaux champêtres, football, fête etc. Il n’y a pas beaucoup de place pour le divertissement en solo, et cela peut etre mal vu de s’isoler dans son coin. C’est bien en lisant que le pauvre peut cependant voyager, connaître le monde.
Kidi tu wanda sur quoi? L’affaire des BMA chauffe au Cameroun. Une ONG a écrit 3 pages sur la suspicion qui pèse sur le président Paul Biya. La conséquence a été une riposte disproportionnelle à ce complot de l’Occident: les marches et les motions de soutien n’en finissent pas, les ministres écument les radios pour crier au retour du colonialisme et etc. Je vais finir par croire qu’il est interdit à un occidental de critiquer un noir africain sans être taxé de raciste.
Merci pour le lien nous donnant l’accès à la littérature en ligne low cost. Internet est une petite révolution pour les exclus de la marche du monde. Il suffit d’avoir une connection pour avoir les infos du monde, une petite connaissance.
Je crois à mon avis qu’il y a eu deux grands succès au Cameroun ces dernières années. Les paradoxes du pays organisateur d’Ateba Eyene, et le Code Biya de François Mattéi. Il n’y aucun roman parmi eux. Peut être bien que les africains veulent lire autre chose que la poésie.
KTR6 ton poulain Camara le guinéen a des sautes d’humeur. Tu as vu comment il a traité l’ambassadeur d’Allemagne?
Walaï-faforo ! Kidi tu me fais tourner la tête comme dans une fête foraine.Ngnagna, Biya and C0 c’est La fête au bouc. Nos commandeurs de zizis nationaux, puisque c’est les seuls qui croient bander, étant donné que le peuple ne bande plus, oublient souvent une chose : la vraie opposition en Afrique à l’heure actuelle s’appelle le TEMPS. Quand il reprendra tous les mandats, walaï-faforo, il va y avoir du vide. Quand je pense qu’il y a beaucoup de ces papas nationaux qui ont passé leur vie à manger et faire caca pour toute ambition pour leur pays, c’est une honte pour le GENRE HUMAIN !
Notre verre est petit, mais nous buvons dans notre verre.
Bluffé!
Obambé GAKOSSO
B-K Comme ça on se refait une santé sur le blog d’Alain que tu avais abondamment critiqué pour le succès qui accompagnait un non titulaire de BAC+10 comme toi. De la jalousie pour sa popularité. Car ta devise: tous les honneurs pour toi et rien pour les autres. Sa notoriété te génait et te faisait de l’ombre. Et maintenant? Le monde est petit!!! A. Césaire, N. Mandela, etc.. et tant d’autres ont donné une signification, du sens, à leur passage sur cette terre. Qu’elle en est la tienne (à presque 50 ans)? Que de critiques puériles révélatrices de frustrations personnelles.
Merci Alain d’avoir accepté B-K sur ton blog après tant de haines et de jalousies à ton encontre. C’est ça la grandeur de l’Individu.
Potal,
respirez cher ami. Je ne vois pas en quoi je pourrais jalouser Alain hier, aujourd’hui ou demain. Croyez moi s’il vous vient un moment de lucidité vous vous trompez énormément sur mon compte. Si j’ai bien compris vous êtes maître dans l’art de la frustration et vous devez en vendre au kilo apparemment ! Je ne suis pas le bon client sur lequel vous ferez votre transfert. Ayez le courage de garder vos frustrations pour vous. Je ne viens pas sur ce site pour rechercher une quelconque reconnaissance. Et je crois savoir qu’Alain est assez grand pour répondre tout seul aux attaques de qui lui chercherait les poux sur la tête. Soyez rassuré cher monsieur, je n’ai aucune animosité, pas même l’once d’une jalousie envers Alain si vous voulez le savoir. Ceux qui m’ont cotoyé le savent et sauront me rendre justice sur ce point en toute honnêteté. J’ai peur que si vous creusez bien, il vous trouverez un respect mutuel entre Alain et moi. Bien des amis assidus du zing vous le diront, je n’ai pas le culte du diplôme comme vous le cultivez même si je dois reconnaître humblement être titulaire de deux bacs: un bac à sable dont j’ai guéri totalement et un bac d’eau chaude, car je crains l’eau froide après avoir été échaudé par des comme vous. Je n’ai pas de temps à perdre avec vous. Allez droit au but, si vous avez quelques services à demander à Alain faites le ouvertement, plutôt que de vous cacher derrière le petit doigt.
Cher monsieur, j’ai bien peur que vous vous trompez largement sur mon compte. C’est vous qui êtes jaloux d’Alain et de son succès.
J’aimerai savoir si Alain partage les insultes et le tutoiement que vous m’adressez. Et je crois savoir que Alain est quelqu’un de très courtois. Jusqu’ici avec bac plus zéro ou 100, je vous interdit de me tutoyer nous n’avons pas élevé les cochons ensemble. Je ne répondrai plus à vos vomissures.
Kidi, walï-faforo ! C’est qui ce monsieur-là qui parle la bouche pleine où l’on voit ses quenottes quand il est en pleine mandication-là hein ?
Au fait donnez moi une bonne raison pour laquelle, je dois être jaloux d’Alain ?
Au juste Kidi le thermomètre de la paix-là on le met où pour quelqu’un qui vous crache du venin gratuit sur la tronche ? Qu’est-ce qu’il est remonté. On aurait dit une Kalachnikov qui crache la haine.
Shalom sur la bouche !
Dites moi monsieur Potal,
ne seriez-vous pas un peu crotal comme reptile non ?
Pourquoi donc ne parlez-vous de littérature. Au fait combien de romans de Alain avez-vous déjà acheté ? Lequel avez-vous lu intégralement ?
Au fait puisque vous avez suffisamment de temps au lieu de vous adonner à votre sport favori pour ne faites pas un texte sur J.-B. Taty-Loutard par exemple hein ?
Monsieur B-K
Que de malhonnêteté et de mensonges. Tous les fidèles de Congopage vous ont lu et connaissent ce que vous avez dit de diffamant envers ......... (je ne cite pas les noms car la liste serait trop longue et pour le respect que je porte envers ces personnes).
Heureusement que Alain vous donne l’occasion de vous refaire une virginité. Chacun de nous a droit à une chance faudrait-il encore avoir le courage et l’honnêteté de reconnaitre ses égarements intellectuels. Ce qui n’est pas toujours facile et à la portée de tous.
Les CP te lisent sur ce blog, alors, un peu de courage et bonne chance dans votre nouvelle peau (une mue de vipère ne transforme pas celle-ci en couleuvre). A bon entendeur....
Cher Potal,
Je viens de lire avec attention vos échanges avec B-K. Je vous prie de bien vouloir respecter la courtoisie qui règne dans notre village collectif. Je ne comprends pas vos attaques - et pourtant je viens de relire le fil des posts en me disant que j’avais certainement raté quelque chose. A ma connaissance B-K ne s’est jamais illustré en personnage haineux. Il ne faut pas voir de jaloux partout. Les contributions de B-K ont toujours enrichi ce Blog. Je ne le connais pas personnellement – et je ne connais pas la plupart des intervenants ici. Vous vous trompez sans doute de personnage.
Nous avons un sujet grave : la diffusion du livre en Afrique. Pensez-vous que c’est le moment de dilapider du temps dans ces querelles insignifiantes et qui n’honorent personne ?
Bien à vous
A M
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