“Nihilisme et Négritude” le nouvel essai de Célestin Monga. Achille Mbembe l’a lu pour nous
Posté dans: Événements | Par Alain Mabanckou | le 12 Fév 2009 à 14h12 | Lu 4558 fois
Achille Mbembe a lu le prochain livre de Célestin Monga - Nihilisme et négritude. Les arts de vivre en Afrique (Paris, Presses Universitaires de France, 2009).
Dans les lignes qui suivent, il célèbre la naissance d’un véritable critique.
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L’Afrique ne regorge guère de penseurs. Le dire, ce n’est en rien diminuer la qualité de notre production culturelle. Nous avons quelques bons écrivains, quatre ou cinq grands philosophes, un certain nombre d’hommes et de femmes de savoir, quelques producteurs d’œuvres d’art, quelques centaines de milliers d’universitaires et de diplômés et – ce n’est pas le trait le moins baroque - presqu’autant de marabouts, pasteurs, bricoleurs et mystiques. Mais tout cela réuni ne fait pas encore une véritable tradition de la pensée critique.
Plus grave encore – on évoquera volontiers Alexandrie et Tombouctou. Mais par-delà le génie verbal et les arabesques du langage, avons-nous vraiment jamais su, au long de notre histoire, stocker nos savoirs ? Où sont, aujourd’hui, nos gigantesques bibliothèques, nos archives du son et de la photographie, nos musées d’art et d’artisanat ? Qu’est-ce donc que cette prétendue civilisation qui n’est pas convaincue d’etre un objet digne d’etre su, d’etre pensé et d’etre préservé ?
Ce qui manque pourtant le moins, c’est le trop-plein de réalité. Ceux d’entre nous qui vivons sur place, en Afrique, n’avons aucune peine à le constater. La vie quotidienne est une vraie scène de théâtre. Que de personnages réels et allégoriques. Que de figurines. Baroque des mots, baroque des images, des religions et des sons. Partout le spectacle, partout le grouillement, sur fonds de ce drame profane et tragico-comique qu’exprime bien le tryptique du dictateur luxurieux, de ses courtisans et de ses fous.
Qui nous donnera donc une idée de ce dont il retourne ici, quand les mendiants s’avancent en haillons et costumes méchants ? Regardant la dictature droit dans les yeux, verrons-nous plus qu’un porc souillé, plus qu’une chair pourrie, plus qu’une horrible niche de poux ? Et si toute chose a son langage, qui fera parler la chose notre en ses qualités et ses sonorités propres, dans un langage qui exprime à la fois le jeu de la joie et l’enflure du temps ? Sans la connaissance du signe, l’esprit n’est-il pas muet ? Mais si, malgré tout, l’esprit se met à parler en toute ignorance du signe, de quelle parole s’agira-t-il et de quel coté de sa bouche sortira-t-elle? Du coté cynique ou du coté nihiliste ?
C’est à ce genre d’interrogations que s’efforce de répondre Célestin Monga dans un livre rafraichissant qui parait dans quelques jours dans la collection « Perspectives critiques » des Presses Universitaires de France. Monga ne se pose pas ces questions à un tel niveau d’abstraction et c’est en partie l’un des mérites de cet ouvrage qui mêle avec bonheur de nombreuses anecdotes et observations directes, des éléments autobiographiques, des réflexions philosophiques et des analyses sociologiques.
Le livre foisonne de thèmes puisés dans la vie quotidienne et arrangés à la manière de scènes, fresques et tableaux d’autant plus saisissants qu’ils font toujours l’objet de vivants récits et de descriptions tantôt caustiques, tantôt ironiques, moqueurs et persifleurs. Les lieux ne sont pas en reste. L’on passe allègrement de l’aéroport de Douala à une pharmacie à Yaoundé, d’un marché de fruits à Ouagadougou à une salle des fêtes à Toronto. Les temps de la vie font également l’objet de pénétrantes analyses. Ainsi en est-il notamment des deux chapitres sur « l’économie politique du mariage » et sur la « philosophie de la table ». Mais l’on retrouve également de nombreuses références à la musique, au corps, à la danse, aux arts de manger et d’aimer, à la violence de tous les jours.
Il n’y a pas une thèse unique à ce livre qui, d’ailleurs, épouse la structure d’un voyage. Le lecteur est invité à suivre l’auteur au détour de ses déambulations. Monga n’est cependant pas un flâneur. Ses sujets, ce sont les « Africains » - ou précisément l’énigme ouvert que représentent leurs « arts de vivre ». Mais dans la réflexion de Monga, aussi bien l’idée de l’Afrique que le terme « Africain » restent suffisamment ouverts pour laisser place à une multitude de déterminations.
Prenant le contre-pied du faux débat sur « l’afropessimisme », Monga porte carrément son regard sur ce qu’il nous faut bien appeler l’enflure du temps. Et cela me semble bien etre l’objet final de ce livre. Cette enflure n’est pas simplement une attitude du langage.
Il y a bel et bien, dans le fourmillement de la vie décrite par l’auteur, quelque chose de relativement vertigineux. Manifestement, les « arts de vivre » qu’il examine font un appel indéniable à la luxure qui, à son tour, s’accompagne d’un désir de violence. Au détour d’un passage concernant la circulation automobile dans les rues défoncées de Douala, Monga observe par exemple qu’ici, « on se déshumanise avec joie ». Peut-être ce temps de la déshumanisation gaie et joyeuse n’ouvre pas nécessairement sur le gouffre ou sur l’abime. Peut-être ne s’agit-il après tout que d’une sorte de sonorité enivrante. Mais l’ivresse est bel et bien là – dans les chansons, dans les danses, les insultes, les colères, le viol verbal, les relations entre les hommes et les femmes, les citoyens et le pouvoir et, surtout, dans le rapport à soi, à la nourriture et aux plaisirs, au temps et au monde.
À mes yeux, c’est donc la terrible question du pouvoir nu et de l’homme ivre qui est bel et bien posée dans ce livre. Cette question dépasse-t-elle les forces de la pensée ? Non, répond Monga. Le roc massif de la signification est-il en train de se fendre ? Monga semble dire que le travail de production des significations se poursuit. Mais le contexte dans lequel ce travail a cours est bien celui de l’homme ivre face au pouvoir nu et du pouvoir ivre face à l’homme dévêtu que l’on s’efforce de discipliner par le fouet. L’espace à partir duquel nous sommes appelés à penser est bien celui de la mère qui, au marché, est prête non seulement à vendre des fruits, mais encore à « louer » sa fille au passant le plus offrant ; celui du parent défiguré que l’on est appelé à dévisager à la morgue, au milieu de la rouille devenue, à l’occasion, le signifiant absolu d’une vie dont ne subsiste plus ni nom, ni emblème, ni costume – une choséité morte. Significatif, à cet égard, est le fait que ce livre se conclue sur une scène dramatique – l’annonce d’un décès et la préparation de funérailles.
C’est cette double condition d’ivresse et de nudité dans un contexte où l’on est disposé à tout louer qui octroie au thème du nihilisme tout son poids d’ambigüité. Si, contrairement à ce que laissa croire la négritude, l’Afrique n’est pas qu’un simple ornement verbal, alors il faut se poser de nouveau la question de savoir quelle sorte de parole est de nature à exorciser le reste invaincu de la vie. C’est justement l’exercice auquel se consacre Monga. Dans les conditions africaines contemporaines, le nihilisme, semble dire Monga, est une manière de conduire sa vie dans la claire conscience du caractère éphémère des choses, de leur fugacité – la vie elle-même y compris. En l’absence de toute sensibilité religieuse – ce qui semble etre le cas de l’auteur – le nihilisme s’apparente également à un refus radical aussi bien de la culpabilité que de la tristesse.
Car la culpabilité empêche que la vie trouve en elle-même l’accomplissement de sa signification. Quant à la tristesse, elle tend vers le mutisme et mutile toute capacité de communiquer. Ne reste alors que l’imagination poétique et l’adoration esthétique. Afin de ne pas etre indéfiniment condamné au travail qui consiste à ensevelir des cadavres dans des statues de bois, Célestin Monga postule une sorte de nihilisme poétique – une pratique d’ouverture à l’art, mais un art dont la fonction est de donner forme à la vie.
« Ce n’est que dans l’au-delà que les bienheureux pouvaient recevoir en partage un corps incorruptible et jouir réciproquement de sa beauté en toute pureté », affirmait Saint Augustin. Monga, qui ne croit guère en l’au-delà, jette son dévolu sur l’ici-bas. Cette figure de l’art qui donne forme et beauté à la vie et toute sa voix à la plus légère émotion, c’est chez Richard Bona et Lokua Kanza qu’il s’en va la chercher.
Achille Mbembe






(36) Commentaires
NJ STP,
Rien que dans le titre j’ai un probleme, le meme prix que celui que tu fais a stela, je veux bien un petit rattrapage du style le nihilisme pour les nuls.
Pendant que tu y seras, stp, tu veux bien me traduire ca, “L’Afrique ne regorge guère de penseurs.” parce que figures toi que je n’ai aucune idee de ce que c’est qu’un penseur, je crois pas que ce soit aussi simple que tout simlement un homme qui pense, non ?
Très beau texte d’A. Mbembe, qui donne vraiment envie de lire le nouveau bouquin de Célestin Monga. Mais je ne comprends pas le commentaire précédent qui dit avoir un problème avec le titre. L’auteur du livre aurait-il dû soumettre son texte aux blogistes de l’Internet pour leur demander un titre ? Ne faut-il pas d’abord lire un ouvrage pour s’en faire une opinion ? Il y a une infinité d’interprétations possibles du nihilisme et de la négritude. Avant de proférer des jugements définitifs, il est peut-être utile de lire le livre. J’ai demandé à la FNAC et il paraît que le bouquin n’est pas encore disponible.
Très beau texte — je confirme et j’en déduis (c’est un espoir) que le livre qui l’inspire est aussi beau et stimulant. J’achète donc
!
hi !:!!
ben j ai pas saisi le gars commence par dire qu en afrique y a pas assez de penseur et apres nous dit qu y a pas assez de place pour stocké le savoir des africain ,mais comme il parle du postulat qu en afrique y a pas assez de penseur ceci expliquant pourkoi on n a pas fait la place necessiare pour un savoir qui n existe puisqu il y a pas assez de penseur donc de production de ses dit penseur : !: ... et si en afrique y a pas assez penseur parcque ils n arrete pas de s exilé , c est comme si quelqu un te disait ben dans les equipe afriquaine y a pas de bon joueur de foot ben vi cé normal il jouent tous en europe et offre leur talent a des spectateur qui d ailleur le leur rende bien ... ?? ou vie celestin monga ? ou vie mabanckou ou vie ebodé ou vie mbembe .?
c est lourdinge c est exilé qui n arrete de pleurer sur le manque de penseur en afrique confortablement installé a miami ou a bruge : ..
bon je lis la suite et je te dis com moi g compris !
bon en gros cé la meme histoire en afrique y a pas de penseur on fé pas comme en europe on a pas l ina on pas de raphel entoven ni de bernard henri lermite ni de gluskman ni de adler pas de max gallo etc etc ..
et au final cé tant mieux !
qu est ce qu on apporter les penseur en europe et tout se savoir ? prenons l exemple de allemange qui pendant des siecle a fourni les plus grand philosophe des kant des nietzsche des freud des einstein des planck dans tout les domaine des génie ! des poete des romancier des essayiste qui on retourner la terre mille fois pour trouve une table des signification a offrir au peuple .
.c est un des mastodonte de la pensée en europe a toute l europe et meme aujourd hui toute la philosophie c est en gros pour beaucoup médité sur heiddeger husser hegel . les dit trois Hache qui divaguais au dela du rhin
tout cela a fini comme on le sait en bain de sang et carnage a n en plus finir .. et l europe c en est sortit parcque la colonisation leur a permis de déplacé les guerre et dans le meme temps de se devlopper pepere ... la guerre froide cé la meme ! donc je vois pas le rapport entre le devlop de l afrique et sa quantité de penseur , je veux bien des chercheur dans les science positive , medecin biologiste , des penseur de la matiere et non de lueur spirituel qui d ailleur n ont pas fait leur preuve ailleur !
par contre .; qu est ce qu un penseur ??? alors la donne ma langue a la tite chatte ! mais c est certainement un penseur de la “lead economist” de la la Banque Mondiale à Washington qui va nous faire des lecon sur le nihilisme !!
bon j exagere un peu ..
Nihilisme et lettre inachevée venez ici !!!
Le Nhilisme
fiche 6
pour aborder le nihilisme il faut que tu es en mémoire un episode de la peinture .. ces ligne brisé ces destruction des formes et leur recomposition anarchique inconsciente style picasso et compagnie !! et au final le rejet du determinisme et ouverture a l arbitraire a l incoherence ...
pour bien saisir il faut remonter un peu dans le passé !! au bucher de giordano . la premiere etapt a été de penser l infini mais en gardant un sens , un signification ! puis debut 20eme avec guerre et ce constat que c etait le bordel est né autre chose dans la tite des penseur d europe !!
il n y a pas de sens a tout ce bordel ces guerre massacre a grand echelle juste la loi du plus fort l arbitraire decide de votre poid dans ce monde , nous ne somme rien n avons aucun moyen de penser le futur de poser devant un nous un but !!!
et la paf nietzsche surgit et lui nous dit et repond par la meme occasion a celestin monga .. je cite mon grd papa “ il n y a de culture que par l Etat” ...
c est a dire que les penseur sont des construction administrative ! ..
mais attention il rajoute plus loin “ quand l etat n atteind pas son but il devient l ennmie de la culture”
lé malin le ti loup
en gros l etat c est une fonction type f(b) ... soit il eleve soit il nivele
peu importe la quantité de penseur mais necessaire est l exigence intelectuel .. ou la par contre cé no comment !!!
etre nihiliste c est engagé sa vie dans la pensée ca ne s apprend pas ca ne s imite pas et c est difficle dans les epoque de grand naufrage !!
c est le cas de l afrique ! ... l afrique manque de nihiliste c est a dire de gens qui ebranle l afrique jusqu a ses base les plus profonde qui vont chavirer définitevement ce masque tragique , c est un cri
cé ca voila , le nihilisme c est un cri quand sous ses pied le sol se déroble et nul lieu fixe au posé son esprit !! ce sont des penseur de la rupture des limite !! nommer ce n est pas connaitre !!
nietzsche a fait naitre un dieu puissant ! le nihilisme c est une errance sans fin ou la seul pause kitkat permise c est la mort
la mort vous entendez ?:::!!!
un exemple de ni-hiliste pour bien saisir tout mon propose .. 10 euros me la fé pas a l envers sinon je te croc
(1)… karl jasper , jeanne hersh remasterisé par la reine des nouille et dj mc taraceboulba
sinon cé fort .. chanteur de rock popstar massacré vos compagne a coup de poing dans la gueule vous ne risquez rien ... 4 ans de prison et hop dehors .. quel honte non pas le verdict 20 ans cé le minimum mais que les pop star on des privilege , c est comme un grd penseur francais althuser qui a etrangler sa femme ...
cé ca aussi le racisme n appliquer la loi que pour les indigenes de la république !!
c est un peu comme ce teste en allemange pour les immigré ... dans tout les cas de figure on la dans le q ..!!
vous avez raison les big penseur continuez prendre l europe pour exemple et vous semerez le chaos en afrique ..
l amérique j en parle meme pas .. le mec ferme guantanamo mais ne libere pas les prisonnier !! jolie tour de passe passe et les type applaudissent .. bravo !!
premier point: il est evident qu’il faudrait lire cet ouvrage pour en discourir correctement
Voici mon regard sur certain point evoqués, Il peut etre interessant deja, pouisk il vient d’un tier.
second point: serait il faux de dire que l’Afrique s’est developpée d’une façon differente qu’en Europe? Qu’une partie de sa culture, de son savoir fut tributaire de la transmission orale. Ce qui explique peut être la moindre foisonnance des ecrits. Pour l’instand. Ce qui ne présage en rien d’une moindre qualité.
Quid de Tombouctou, des babylone et autres bibliotheques millenaires ? Quid de tous ces écrits de toutes ces fourmis a lunettes couchant leur encephals sur du blanc papier depuis au moins deux siecles.
troisieme point: j’acquiesce,ce que dit N_J . Quel interet d’avoir des grands penseurs ? On peut se poser la question. L’existence d’un grd nombres de penseurs n’implique pas l’acces au developpement d’une civisation. Il faudrait preciser ce que l’on entend par civisation developpée.
L’Europe ne s’est pas élevée à la hauteur de la lumiere que ses penseurs ont essayé de propager, au sein des tenebres de l’âme humaine. La barbarie est y est tjrs une seconde nature. Ce desir d’aller “emboucaner” (un terme de par chez moi = faire chier) son voisin, de faire se faire plier l’autre face a son desir expansionniste, et d’imposer sa verité. Ce penible syndrome du precheur.
Et que dire de ce desir fratricide seculaire, dont on peut se demander s’il n’est pas soumi à un de nos genes com notre station de bipede? Gene que je baptiserai gene de Caen.
Pourquoi l’Europe est incapable d’appliquer les precept de ses penseurs ?
Pour la simple raison que le commun des mortels, ne pensent pas, ne discute pas philo au café de Flore…
La preocupation de la plupart d’entre nous est de manger, defequer, baiser, prendre sa place au soleil, s’enrichir, vivre, profiter au , de convoiter les biens de son voisin quand ce n’est pas sa femme, le dernier portab a la mode, les dernieres lunettes Dior…
Sur un guichet de retrait ds ma ville, un jour j’ai lu gravé au cutter ds son metal gris ” je consome donc je suis” Voilà la pensée accouchée ds la souffrance, de not temps.
L’hom est plus proche d’un parasite, que d’une creature pensante. Me rappelle la tirade l’agent Smith ds Matrix (eh voui bonjour la culture) où l’hom est comparé à un virus ni plus ni moins. Puisant ses nutriments de façon inconsiderée ds son milieu hote, se multipliant, contaminant sa propre maison de sa noiceur, de ses dechets....
Le nihilisme est un etat de conscience du monde qui nous entoure, une lucidite aveuglante, au combien douloureuse et mortifère. Mais qui pourrait nous eviter l’horrible souffrance d’une deception éternele qt au salut de l’humanité
4iem point pardon pour le pavé (ds la marre)
order79 mouais ...the new order
hé mon kat en parlent de l agent smith ti kado
matrix reloaded !!
premier point: il est evident qu’il faudrait lire cet ouvrage pour en discourir correctement
je pense que le titre suffit” Nihilisme et négritude” ca sent le reglement de compte avec des existentialiste le résume de mr mbembe a l avantage de tres bien eclairé le propos
”second point: serait il faux de dire que l’Afrique s’est developpée d’une façon differente qu’en Europe? Qu’une partie de sa culture, de son savoir fut tributaire de la transmission orale. Ce qui explique peut être la moindre foisonnance des ecrits. Pour l’instand. Ce qui ne présage en rien d’une moindre qualité.”
nan ca fé travaillé la mémoire et je pense a ce moment au druide et au celte ou l ecrit etait proscrit car le mystere devait etre preserver , donc tout le monde apprenait par coeur les formule , darwin social , le livre fait perdre la mémoire a l espece humaine ! ... d ailleur c est pas un hasard si les premier ecrit sont des livre de compte ... et des mythe ! ///
”L’Europe ne s’est pas élevée à la hauteur de la lumiere que ses penseurs ont essayé de propager, au sein des tenebres de l’âme humaine. La barbarie est y est tjrs une seconde nature.”
l europe c est elevé a la hauteur de ses penseur economiste amoral !! d ou mon sourire quand un type qui a trainé a la banque mondial vient faire des lecon a l afrique !! ...
bon j arrete j ai la rage , putain de cantat cé mangé 8 ans de sursis et 4 ans ferme on va meme jusqu a l excuser dabs certain article , me rappelle du chirurgien qui comparait les blessure de marie trintignat a celle d un accident de la route !!
cé kler que les pakpak on interet a se tenir a carro ! un vol de pizza et hop 3 ans ferme !! ...
Daniel Cohn-Bendit inculpé à l’instant pour recel de stupéfiants :
http://frenchcarcan.wordpress.com/2009/02/13/dealers-dopinion-version-courte/
On nous dit au début:
“La vie quotidienne est une vraie scène de théâtre. Que de personnages réels et allégoriques. Que de figurines. Baroque des mots, baroque des images, des religions et des sons. Partout le spectacle, partout le grouillement”
Très bien!
Et si c’était cela l’état normal du monde?
Et si le baroque est véritablement l’universel ?
Navrant. Pour ceux qui s’intéressent réellement aux questions mêlées de la création littéraire, des structures de discours, des langues et identités plurielles, il y a, heureusement, bien d’autres voix que celles-là.
Celle, en anglais, de Grada Kilomba,psychologue, chercheuse, écrivain qui dans Plantation Memories, procède à une magistrale analyse des discours(la fameuse absence de tradition critique...un effet de votre incuriosité, peut-être?), mais fait aussi parler des voix qu’on presse de se taire…
Celle, en français, de Patrick Chamoiseau, avec, pour n’en citer qu’un Ecrire en pays dominé : “ Les Dominants avaient appelé “Universel” une clarification du monde au tamis de leur seul déchiffrage. Beaucoup de nos créateurs s’y sont assujettis. Je veux dire: se sont auto-dissous dans cet “Universel” jusqu’à la transparence. Pensant toucher ainsi à l’ensemble des hommes, ils acquiéscaient, mimétiques, aux ordonnances des Territoires occidentaux… Ces écrivains-doudous pratiquaient une muséographie d’eux-mêmes. Costumes. Traditions. Manières. Descriptions pittoresques. Ce regard sur eux-mêmes reproduisait celui des voyageurs occidentaux. “
Voilà qui répond à un essentialisme primaire(la “négritude”, je croyais qu’Adotévi avait une bonne fois pour toutes enterré cette impasse conceptuelle… en 1972) au fond très proche des âneries du discours de Dakar.
Il est déjà suffisamment difficile de penser, parler, partager, écrire dans les brumes rances d’un racisme institutionnalisé. Mais un “je suis noir et je n’aime pas le manioc” suffit largement à combler les crétins, merci.
Un mot de Chamoiseau pour la fin :"parlant du colonisé, Fanon me disait: Il est dominé, mais non domestiqué. il est infériorisé, mais non convaincu de son infériorité. je pouvais dire maintenant du dominé: il est domestiqué par autodépréciation, infériorisé par auto-infériorisation.”
Post 14 Stellaspotlight,
En quoi presserait-on de se taire la voix de Patrick Chamoiseau?
Il me semble qu’il a jusque-là largement bénéficié de la promotion éditoriale au point de remporter le Goncourt il y a une dizaine d’années non?
S’agissant d’Adotévi, il avait simplement tenté de faire quelques années plus tôt ce que les écrivains créolistes ont accompli plusieurs années après contre Césaire. Le Dr Freud appelerait çà: “le meurtre contre le père”.
C’est une problématique aussi vieille que le monde.
En son temps, Auguste César, victime de la même situation, s’était déjà exclamé avec la célèbre phrase: “tu quoque fili?"= “toi aussi mon fils?”
Par ailleurs, la similitude (si j’ai bien compris) que vous tenter d’établir entre la négritude et les “âneries du discous de Dakar”, me paraissent relever d’une véritable acrobatie intellectuelle.
Enfin, s’il est vrai qu’une partie des colonisés finssent par intérioriser les schèmes identificatoires dévalorisants produits à leur intention par le colonisateur (voir les travaux d’Albert Memmi), il me paraît abusif d’en faire une généralité comme semble le suggérer Chamoiseau.
Oui, il y a un “macoutisme” latent dans la société martiniquaise» ?
http://www.liberation.fr/societe/0101320210-pouvons-nous-encore-esperer-nous-antillais
#3)Allez calme ta joie Jeremie, c’est vrai qu’il y’a un gros bleu devant chaque debut de commmentaire qui empeche de lire les premiers mots et donc qui me t’ont pas permis de lire que je pose mes questions directement a mon professeur de philosophie. Vu ton depart en trombe sur le suffrage des bloggueurs pour un titre, je crois qu’il vaut mieux revenir a l’est d’eden donc au sens de mes questions que le destinataire a bien compris, comme quoi il n’y a pas de miracle.
Alors JEREMIE faut que tu comprennes que CK donc moi a un QI d’un ver de terre du coup, plutot que de faire comme si, ou de me terre dans mon coin, j’apprends dans la top classe, the Mabanckou Academy et donc NJ est mon prof particulier.
Si j’avais dis au lieu de j’ai un probleme, je ne comprends pas le titre, je me demande si tu aurais percute quand meme sur mon ignorance qui ne demande qu’a se reduire ???
#5)OUI NJ, n’est pas prof qui veut, des que tu te pointes, ca me parait tout de suite moins nebuleux. OK, je vois, enfin je crois voir qu’il ya comme un serpent qui se mort la queue.
Oui t’exageres un petit peu, meme un pois chiche comme moi s’en rend compte, mais en meme temps, je sais pas trop si t’e pas plutot genre dans l’anticipation du pire qu’on croit pas possible et qui vlan nous la coupe ?
#6) euh la pepere, c’est du lourd, donc j’imprime et je te dis, ce que j’ai compris, non rien a l’envers NJ, vu la face b bidon que j’ai, je reste a l’endroit, ca va mieux.
Résilience plutôt que nihilisme
Le danger avec les comptes rendus d’ouvrages est qu’ils ouvrent chez le lecteur potentiel un « horizon d’attente », qui peut se révéler contre-productif. Ils peuvent amener le lecteur à aborder l’œuvre avec des préjugés (négatifs ou positifs) en raison du ton adopté par le chroniqueur.
Je lirai sans doute ce livre même si j’éprouve déjà un sentiment de malaise dans la contradiction que je vois transparaître entre les mots « nihilisme » et « arts de vivre » - sous-titre de l’ouvrage. Bien sûr, les mots recouvrent toujours des significations multiples. Mais il me semble que le « nihilisme », au sens général, se définit comme une attitude de négation de la vie, une forme de « dégoût de la vie », ainsi que l’écrivait Nietzsche dans sa critique acerbe (et peut-être excessive) de la morale chrétienne. La transvaluation nietzschéenne, que symbolise son Zarathoustra, n’était rien d’autre qu’un mouvement vers la célébration des valeurs dionysiennes, un élan vers l’exaltation de la vie, l’ici-bas contre l’au-delà chrétien.
L’Afrique intellectuelle, sociale, politique, économique va mal. Qui l’ignore ? Mais comment se fait-il que, malgré l’opprobre dont elle est couverte, l’Afrique soit le continent où l’indice d’optimisme est le plus élevé ? Le continent où les gens manifestent le plus une immense joie de vivre ? Sans doute une telle attitude est –elle perçue par nos philosophes émigrés comme une forme de nihilisme.
Achille Mbembe a une belle plume. Et quand on maîtrise l’art de l’écriture, il arrive que les mots perdent substance et consistance et ne valent plus que par eux-mêmes. On entre dans la jonglerie pure. Ce qu’on appelait « l’art pour l’art ». Cela est perceptible dans cet article où l’accumulation des termes et l’emphase ne révèlent pas leur utilité, et se réduisent à un simple jeu rhétorique, qui donne un « avant mauvais goût » du livre dont il rend compte.
La plume seule ne suffit pas pour bâtir des mondes. Il est un temps où il faut déposer la plume et plonger les mains dans le cambouis. Peut-être est-ce la situation de la plupart des diplômés qui ont choisi de repartir en Afrique. Beaucoup se « servent » au lieu de servir, d’autres essaient tant bien que mal de faire bouger les choses. Ceux-là n’ont pas de temps à consacrer à la contemplation philosophique. Ils doivent répondre à d’autres urgences !
Il est maladroit de juger comme « nihiliste » — d’après ce j’ai cru comprendre de ce compte rendu, le quotidien d’une humanité africaine qui, face à des difficultés inouïes, essaie de se réinventer, de transcender à sa manière la misère de sa condition. Certains le font en embrassant la religion, la philosophie, d’autres la littérature, la musique, la danse, etc. Toute chose qui s’inscrit comme rituels pour neutraliser notre « condition misérable ». L’inventivité africaine, dans laquelle on croit déceler une forme de nihilisme, constitue le salut de ce continent. Tout comme le chant religieux, le blues, le jazz ont, en partie, aidé les Noirs américains à faire face à l’oppression blanche. Il y a une immense richesse dans le quotidien africain. Plutôt que le nihilisme, j’y vois surtout, chaque fois que je suis au Gabon, l’expression d’une extraordinaire « force vitale », une manière d’exaltation de la vie dont Senghor disait à juste titre qu’elle était à la base des « pratiques esthétiques » nègres.
Dans une collection de nouvelles intitulée Eight Men, Richard Wright met en scène un Blanc qui, en voyage en Afrique, avoue à son camarade qu’ « il se suiciderait s’il était noir ». Voilà qui semble se rapprocher du nihilisme. Tout le contraire de l’attitude des Africains, qui, malgré la dureté du sort, refusent la capitulation, la résignation. Là où certains voient le nihilisme, moi je perçois plutôt une forme de résilience qui a permis, par exemple aux Noirs, de faire face à des siècles d’oppression en Amérique.
On l’aurait compris, ma réaction se rattache au compte rendu et non à l’œuvre elle-même que je m’empresserai de lire dès sa sortie.
pourtant le sjet me paraissait interessant
il ya peu de reactions finalement
Nihilisme
Sarkozy dans son discours de Dakar disait “l’Afrique n’est pas assez entrée dans l’histoire”.
Bien qu’étant africain cela ne m’a pas choqué. J’ai juste eu un petit titillement, le même genre que l’on ressent lorsque l’on nous dit une vérité qui blesse.
Pour cause, et c’est un fait, l’Afrique n’est pas assez entrée dans l’histoire “récente” du monde! Et il faudrait bien que nous l’admettions une bonne fois pour toute.
Ainsi je trouve très intéressant que l’auteur “ose” dire que “l’Afrique ne regorge guère de penseurs”. N’en déplaise aux “négritudionistes intégristes” !
Post 22 Leuk_Le_Lievre
Cher ami,
Vous êtes l’une des rares personnes à partager la thèse de Sarko avec Gaieno (son “nègre").
Tout est question du sens qu’on accorde à l’expression “entrer dans l’histoire”.
Je trouve pour ma part que monsieur Gaieno, le nègre de Sarkozy, n’est pas “assez entré dans l’histoire de la philosophie” pour se rendre compte que les africains sont tout à fait capables de découvrir la véritable source de son plagiat.
En celà, il aurait dû verser ses émoluments de conseiller du Président aux descendants du grand philosophe dont il a indélicatement emprunté la pensée.
André Gide avait coutume de dire que “moins un blanc est intelligent, plus il pense que le noir est bête”
Cette reflexion devrait s’appliquer à Sarko et son nègre.
Malgré toutes les qualités d’Achille Mbembé, il me paraît indispensable de rappeler ici que les termes de “penseur” ou “intellectuel” dont on fait abondamment usage ici, présentent des contours flous.
Jusque-là, personne n’a mis au point une échelle métrique fiable d’évaluation de l’importance numérique des “penseurs” en Afrique.
A l’évidence, nos vieux penseurs traditionnels et analphabètes africains n’en font pas partie: ceux auxquels faisait allusion l’historien Ki-Zerbo en affirmant que lorque l’un d’entre eux disparaissait, c’était toute une bibliothèque qui brûlait…
Cette forme de pensée philosophique traditionnelle orale qu’a magnifiée Hamidou Ampaté Ba dans son oeuvre paraît complêtement déconsidérée ou exclue au profit des oeuvres de nos “penseurs” ou “intellectuels” modernes.
Pourtant, si on peut trouver quelques penseurs de renom au sein de nos intellectuels modernes, cette catégorie récelle surtout, à mon sens, beaucoup de scrito-élucubrateurs professionnels souvent victimes, dans leur démarche, d’une forme d’orthopédie mentale qui les conduit à produire une forme de pensée en kit, sans grande originalité.
J’y trouve souvent, du placage d’idées à peine remalaxées et souvent décontextualisées.
A celà il faudrait ajouter un biais dû à la balkanisation mentale des disciplines: chaque penseur semble assujetti à une forme d’attachement oeudipien à sa discipline universitaire d’appartenance au détriment des possibilités d’esquisse d’une véritable approche intégrative susceptible d’aborder la complexité du phénomène étudié: un intellectuel juriste raisonnera en juriste tout en négligeant de fait les aspects sociologiques, économiques, etc… Il en sera de même du physicien… du psychologue… de l’économiste…
Enfin, si on ne peut négliger l’importance de l’apport des analyses de nos penseurs dans le développement d’un pays, il n’a jamais été démontré un lien direct entre l’importance numérique de ces “penseurs” et l’efficacité d’un développement.
Dans certains cas, l’intervention des intellectuels peut même être contre productif.
J’ai cité une fois dans ce blog, l’exemple du passage aux affaires de Nicéphore Soglo, un de nos brillants intellectuels, penseurs énarques.
En effet, la prestation de Soglo en qualité de chef d’Etat du Benin a été d’une telle médiocrité qu’elle a fini par faire revenir au pouvoir démocratiquement par la voie des urnes, son prédécesseur, le général Kérékou, un habitué des coups de force militaires.
Tout ceci me conduit à penser que l’importance numérique des penseurs dans un pays n’augure en rien une prédictivité fiable de l’efficacité de son développement.
Post 23
Il fallait lire: “scripto-élucubrateur”
J’ai vécu en Afrique, aux antilles, j’ai vu la misère au SOLEIL, je suis fier pour révendiquer la libération, je soutiens les antillais pour la libération, INDEPENDANCE POUR LES DOM ET TOM.
IDEPENDANCE CHA CHA
Prof.tongo etani
Tongo étani na liboumou ya tata toko koufa lissoussou na nzala té oooo !
Je suis oldaire walaï-faforo avec les frères des antilles. Lianation kontre la profitation !
Walaï-faforo !
Pendant que nous sommes en train de manger l’atiéké-là les autres-là eux y mangent aloko sur notre dos hein !
Tous les Centre culturels français qui permettaient à nos enfant d’apprendre à se défendre face aux invasion barbares ferment les uns après les autres sans faire trop de bruit. ersonne ne dit rien.
Quand Hitler a commencé fabriquer son crime, tonton Stéphane Sweig vous le dira qui a vu ses livres voler en fumée. Tout le monde sait comment ça finit par l’innommable : la shoah.
Comme un malheur n’arrive jamais seul le procès de Charles Taylor le boucher de Moronvia, risque de ne pas aller à son terme. Ce papa-là risque d’être libéré faute de moyens pour le CPI de le juger. En Afrique en ces temps de crise, il est plus facile d’avoir une kalachnikov et des munitions qui valent plusieurs milliards de tonnes de livres que d’avoir un livre.
Cherchez l’erreur !
Walaï-faforo !
les pygmées de chez Alain Mabanckou disent, on ne regarde pas la bouche de celui décortiqueles cacahouettes, mais quand même. Total-là façon y dcortique nos cacachouettes-là c’est façon y mange tout le sac hein !
Lianation kontre AssassiNation ekonomik
walaï-faforo tous les damnés de la terre doivent demander une véritable RELATION pour que tout mun sé moun !
Papa Glissant, ils sont devenus fous de l’argent-là !
walaï-faforo,
la terre-là ne tourne pas bien hein ! Un ami de 50 ans de papa Bongo lui attrapé les bourses par huissier interposé. Tout ça pour une histoire de poisson !
Saisie de comptes bancaires en France du président gabonais Bongo
2009-02-26 15:40:12
BORDEAUX (AFP)
© AFP
Omar Bongo le 14 mars 2008 à Dakar
Des comptes bancaires en France du président Omar Bongo ont été saisis récemment, après une condamnation à Bordeaux du président gabonais à restituer une somme versée par le fils d’un Français pour faire libérer son père détenu.
Un huissier a procédé le 13 février à une saisie-exécution sur des “comptes détenus par Omar Bongo dans deux banques françaises”. “Il s’agit du Crédit Lyonnais -dans lequel le président gabonais possède deux comptes de dépôt, deux comptes sur livret et un compte-titre- et de comptes à la BNP, où il possède deux comptes-chèque, un compte-épargne et un compte-titre”, a indiqué jeudi Me Jean-Philippe Le Bail, l’avocat du chef d’entreprise René Cardona.
Me Le Bail a précisé que l’ensemble de ces comptes représente “un peu plus de 4 millions d’euros, sous réserve des opérations en cours”.
Selon l’avocat, le 29 septembre, la cour d’appel de Bordeaux avait condamné Omar Bongo à verser 457.347 EUR au fils d’un chef d’entreprise français qui avait dû verser cette somme (ndlr: 300 millions de francs CFA) sur le compte personnel d’Omar Bongo pour faire libérer son père détenu à Libreville.
Cette somme a atteint, avec les intérêts qui courent depuis août 1996, plus d’un million d’euros, a précisé l’avocat, confirmant une information révélée jeudi par le quotidien régional Sud Ouest.
En 1996, René Cardona avait été emprisonné à Libreville, suite à un différend avec le chef de l’Etat gabonais à qui il avait vendu sa société d’armement et de pêche.
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