Où sont les intellectuels d’Afrique et des diasporas ? Texte de Christian EBOULE, journaliste, TV5
Posté dans: Général | Par Alain Mabanckou | le 29 Avr 2008 à 23h56 | Lu 2738 fois
La nouvelle était attendue. Cette fois-ci, depuis son hospitalisation à l’hôpital de Fort-de-France, l’issue fatale ne semblait plus être qu’une question de jours. Aimé Césaire s’est donc éteint le 17 avril dernier dans sa Martinique natale, cette île chère à son cœur, et qui lui avait inspiré l’une de ses œuvres majeures : « Cahier d’un retour au pays natal ». Avec cette disparition, le monde perd un homme au souffle intellectuel et spirituel immense, un homme politique véritablement au service du peuple et surtout, un phare pour tous les peuples opprimés. Après Mongo Beti en 2001, c’est l’une des dernières grandes figures intellectuelles noires qui disparaît à son tour ; rendant encore un peu plus orphelins, tous ceux qui au sein des diasporas, en Afrique, aux Etats-Unis et un peu partout ailleurs, s’enrichissent de ces nourritures de l’âme et de l’esprit, et ont besoin de repaires, voire de référents de la stature d’Aimé Césaire, de Franz Fanon, de Mongo Beti ou encore de Cheikh Anta Diop. D’ailleurs, outre leur envergure, l’une des principales caractéristiques de ces intellectuels était leur engagement. Aujourd’hui, si l’époque est moins fournie sous tous les cieux en intellectuels démiurges, l’Afrique et ses diasporas semblent les plus mal loties.
Pourtant, en Afrique, dans la Caraïbe, aux Etats-Unis…, il n’y a jamais eu autant d’universitaires, d’écrivains, d’auteurs, d’artistes, bref, d’hommes et de femmes dotés de savoirs très pointus et de culture. Certes, quelques figures comme celles du Nigérian Wole Soyinka ou de l’Américaine Toni Morisson sont mondialement connues et respectées. L’on ne peut cependant pas dire que leur influence et leur aura soient exactement à la hauteur de celles d’un Césaire ou d’un Mongo Beti. Pourquoi donc un tel « vide » ?
Alors que paraît ces jours-ci, dans la très controversée collection Continents noirs des éditions Gallimard, le troisième et dernier tome d’une trilogie consacrée à la vie Mongo Beti et intitulé « Le rebelle III », l’on est tenté de se demander où sont les rebelles de notre temps ?
A l’heure où, en Afrique et ailleurs, les peuples sont confrontés aux pires difficultés politiques, sociales et économiques, il y a lieu de s’interroger sur le rôle des intellectuels, dans leurs espaces nationaux et bien sûr au-delà de ces derniers. Pourtant, régulièrement, notamment lorsque l’actualité du continent l’exige, des voix s’élèvent en Afrique et ailleurs. Ce fut le cas avant, pendant et après le génocide rwandais – malgré les effets nuls ou presque - , et ce fut encore le cas plus récemment, après le discours de Nicolas Sarkozy à Dakar, sous l’impulsion de l’historienne malienne Adame Ba Konaré, qui est aussi l’épouse de l’ancien président malien Alpha Oumar Konaré. Dans le même ordre d’idée il y a eu aussi, le manifeste pour une littérature-monde, dont la publication dans le journal Le Monde, a abouti à un livre éponyme paru chez Galimard, avec des auteurs comme Edoiuard Glissant, Maryse Condé, Alain Mabanckou, Danny Laferrière, Boualem Sansal, Lyonel Trouillot…
Pourquoi malgré tout, ce sentiment diffus qu’en dehors d’une figure mythique comme celle de Nelson Mandela, dont la stature est aujourd’hui plus proche d’une divinité que d’un humain, l’Afrique et ses différentes diasporas ne disposent plus de figures tutélaires. Certes, il n’y a pas que la notoriété, fut-ce-t-elle mondiale, qui peut faire d’un homme ou d’une femme un être d’exception. D’ailleurs à cet égard, il y a certainement un peu partout dans le monde, des « anonymes » qui sont des modèles de vertu. Mais, l’on ne peut s’empêcher de se demander où sont les phares d’aujourd’hui, surtout dans les régions du monde où les combats pour les droits les plus élémentaires sont encore nombreux.
Evidemment, nul ne peut nier la présence sur les territoires nationaux de personnalités importantes, qui mènent des luttes courageuses actuellement, parfois au péril de leur vie, pour faire triompher les causes les plus diverses. Ce fut notamment le cas pour l’écrivain nigérian Ken Saro-Wiwa, assassiné par le gouvernement du dictateur Sani Abacha en 1995 ; ce fut encore le cas pour le camerounais Célestin Monga, embastillé par les autorités de Paul Biya au début de la décénnie 1990, et qui a été exilé depuis à la banque Mondiale à Washington.
On pourrait ainsi multiplier les exemples. Mais le constat reste le même : toutes ces personnalités sont très loin des sommets auxquels se sont hissés certains de leurs aînés. Des sommets auxquels certains comme Wole soyinka se sont parfois très violemment attaqués, dans une volonté sinon d’abattre des icônes, du moins de passer à autre chose.
En affirmant, en référence au concept fondateur de négritude, que le tigre ne revendique pas sa tigritude, Wole Soyinka a fait croire à beaucoup – ce qui est encore parfois vrai à l’heure actuelle - que la négritude était un archaïsme. Or, ceux qui adhèrent à cette vision, qui n’est d’ailleurs pas tout à fait celle de Wole Soyinka, s’attachent à l’évidence à la dimension strictement « raciale » de la négritude, en oubliant le fond qui réside dans l’être profond.
On touche là à la dimension spirituelle et donc universelle de la négritude, qui est moins la fierté de l’homme noir, que la nécessité pour chacun, quel qu’il soit, de renouer avec son être profond. Autre polémique, celle menée par les promoteurs de la créolité comme Patrick Chamoiseau et Raphaël Confiant, dont l’objectif à l’origine était de la substituer à la négritude. Pour les tenants de la créolité, présentée comme une critique « radicale » de la négritude, il s’agissait pour le spécialiste de la grammaire créole Jean Barnabé de « remplir les promesses et le programme de la négritude mieux que ne l’avait fait la négritude elle-même ». Si ces controverses s’inscrivent dans le cycle « normal » des générations qui se succèdent, elles révèlent aussi la difficulté pour certains de se hisser au niveau de leur prédécesseurs, afin d’aller encore plus loin, encore plus haut.
Il y a trois ans se tenait à Dakar, la première Conférence des Intellectuels d’Afrique et de la Diaspora, sur le thème suivant : « L’Afrique au 21ème siècle : intégration et renaissance ». Presque un demi siècle après le fameux Congrès des écrivains et artistes noirs, qui se tint à la Sorbonne en septembre 1956, - notamment à l’initiative du Sénégalais Alioune Diop, fondateur de la revue Présence africaine en 1946 et de la maison d’édition du même nom quelques années plus tard -, un événement d’envergure internationale rassemblait à nouveau les intellectuels d’Afrique et de la diaspora.
Dans les deux cas, un dénominateur commun : la mise en exergue et les interrogations sur le rôle des intellectuels. A l’instar des combats contre le colonialisme, ou encore des luttes contre les régimes autoritaires des années 1960 et 1970, les mutations démocratiques du début des années 1990 ont cristallisé les interrogations sur le rôle des intellectuels africains. Mais ce sont là des circonstances historiques particulières. Or hier comme aujourd’hui, les questions sur le rôle des intellectuels sont quotidiennes. D’où cette impression diffuse, mais réelle, que les intellectuels africains sont aujourd’hui plus inaudibles que jamais, voire absents de l’espace public international. Pis, certains raillent de plus en plus l’absence d’engagement chez nombre d’intellectuels, leur facilité à céder aux attraits du pouvoir et de l’argent, leur conformisme…
Rappelons toutefois qu’en Afrique comme ailleurs, les intellectuels ne forment pas un ensemble homogène. D’autant plus qu’il ne s’agit pas ici de restreindre le statut de l’intellectuel à la fréquentation d’une université et à la production de savoirs. Car, dans un monde de plus en plus mondialisé, la production des savoirs s’est atomisée et les capacités d’analyse critique de l’ordre politique, économique ou social se trouvent aussi en dehors des structures institutionnelles.
De plus, comme l’a souligné Raymond Aron dans « L’opium des intellectuels », la qualité d’intellectuel varie dans le temps et l’espace. Alors que l’engagement politique fut pendant longtemps au centre de l’activité des intellectuels africains, la génération actuelle ne s’inscrit pas tout à fait dans la même démarche. En effet, pour les intellectuels de la période d’avant les indépendances, jusque dans les années 1970, la lutte contre la colonisation, tout comme l’affirmation et la reconnaissance de l’identité africaine étaient au cœur de leur engagement. Outre les circonstances historiques particulières de cette époque, l’une des raisons du grand écho rencontré par ces intellectuels réside dans ce combat commun qu’ils menaient contre la domination. D’où l’émergence d’une immense solidarité fondée certes sur l’idée d’une identité africaine conçue comme « monolithique » et sacrée, alors qu’il est admis aujourd’hui que comme toutes les identités collectives, cette identité africaine s’inscrit dans des dynamiques complexes, qui la rendent très diverse, voire éclatée.
D’une certaine manière, les combats contre la colonisation et les luttes politiques de la période qui a immédiatement succédé aux indépendances étaient beaucoup plus fédératrices et mobilisatrices. Les grandes figures intellectuelles de cette époque – Cheikh Anta Diop, Léopold Sédar Senghor, Alioune Diop, Mongo Beti… - avaient en effet un rayonnement et une audience considérables. Force est de constater que la situation a beaucoup évolué de nos jours.
En matière littéraire par exemple, l’on constate que la littérature de combat de l’époque coloniale a « débouché » sur un immense désenchantement, dès le milieu des années 1960. Dès cette époque, dans « Le devoir de violence », le malien Yambo Ouologuem remet en cause les indépendances et la critique anticoloniale. D’autres comme les Nigérians Chinua Achebe et Wole Soyinka, les Kenyans Tabah Lo Lyong et N’gugi Wa Thiongo, ou encore le Somalien Nurruddin Farah écrivent aussi sur cette désillusion. D’où le sentiment d’une littérature qui se déclinait à l’intérieur d’un tryptique constitué par la colonisation, les indépendances et le désenchantement. La jeune génération qui a émergé dans les années 1980-1990 se caractérise d’abord par son cosmopolitisme et son individualisme. Même si l’on peut noter ici ou là des dénominateurs communs, tels que la critique des dictatures et des régimes antidémocratiques, l’on constate surtout une multiplication et une atomisation des voix. Par ailleurs, nombre de ces écrivains revendiquent des identités métisses.
Mais comme l’affirme Mongo Beti, dans le tome II de la collection posthume intitulée « Le rebelle », le combat social est l’une des premières missions de l’écrivain, mais ce n’est pas la seule. « La littérature doit pouvoir satisfaire ce besoin d’émotion comme tous les arts, car le propre de l’art est de nous émouvoir, pas seulement de nous envoyer des messages ou des idées » précise-t-il. De là à penser que les écrivains en particulier et les intellectuels en général ont totalement déserté le terrain des idées et des grandes causes il n’y a qu’un pas.
Prenons par exemple les controverses autour du discours du président Nicolas Sarkozy à Dakar. Certains ont eu l’impression que c’était le prétexte pour les intellectuels de donner de la voix dans l’espace public international et de sortir d’une léthargie mortifiante. Alors que des personnalités comme Boubacar Boris Diop ou encore Achille Mbembe s’employaient à démontrer que ce discours était historiquement daté, d’autres comme le Camerounais Célestin Monga estimaient qu’il y avait mieux à faire que de se pencher sur ce qu’ils considèrent plutôt comme « un épiphénomène ». D’autres encore comme le Togolais Sami Tchak s’interrogent sur la légitimité et la crédibilité de certains intellectuels qui critiquent ce discours, alors même qu’ils sont financés directement ou indirectement par le gouvernement français.
Cependant, cette controverse n’est-elle pas l’arbre qui cache la forêt ? Car à côté de la plus ou moins grande vigueur des milieux intellectuels sur le continent, et ce parfois au péril de leur vie, l’on peut s’interroger sur l’atonie des intellectuels africains sur la scène internationale. Une situation que connaissent aussi les milieux intellectuels de la diaspora. Certes, la notoriété et la présence médiatique ne sont pas une fin en soi, ni même un objectif premier. Mais, face aux maux qui minent le continent, l’on constate en plus comme le souligne le sociologue sénégalais Babacar Sall dans sa préface à l’ouvrage de son compatriote Abdoulaye Gueye « Les intellectuels africains en France », un affaiblissement de l’engagement militant, l’absence de cadres organisationnels chez les intellectuels africains… Et à cet égard, la Conférence de Dakar n’a pas tenu ses promesses. Mais depuis le tournant du début des années 1990, certains intellectuels qui sont restés sur le continent ont choisi de résister. A cet égard, nous pouvons citer le Congolais Dieudonné Tsokini, le Burkinabé Shérif Sy, le Gabonais Guy Rossatanga Rignault, le cardinal Christian Tumi au Cameroun, et certains de ses compatriotes comme Abel Eyinga ou Fabien Eboussi Boulaga.
Ces résistants ont d’autant plus de mérite, qu’aujourd’hui plus qu’hier, l’exigence du passage des discours aux actes est plus forte, avec comme conséquence bien souvent, la dévalorisation du travail intellectuel, au bénéfice de la condition matérielle considérée comme le meilleur moyen d’exister socialement.
Toutefois, à l’extérieur du continent, quelques « frémissements » sont à signaler. C’est le cas avec la parution récente de l’ouvrage collectif intitulé « Intellectuels africains face à la mondialisation », malgré un contenu à la qualité très inégale. Dans le même ordre d’idée, il y a également l’appel lancé par un groupe d’écrivains africains et européens – Wole Soyinka, Chimamanda Ngozi Adichier, Nadine Gordimer, Günter Grass, Vaclav Havel…- à l’occasion du sommet Union européeenne-Afrique, pour « critiquer l’absence de courage politique » face au drame du Darfour et à la tragédie que vit une grande partie du peuple zimbabwéen. Il ne reste plus qu’à espérer que de véritables dynamiques collectives essaimeront ça et là. Les jeunesses d’Afrique et d’ailleurs en ont besoin.
Christian Eboulé

(89) Commentaires
Alain M,
de quel exil tu parles au sujet de Célestin MONGA? Exil personnel comme toute personne qui décide pour telle ou telle raison d’aller vivre à l’étranger ou exil politique? A ma connaissance M.MONGA vit à l’étranger comme des milliers de Camerounais désespérés et exaspérés par la faillite du système en place chez eux. Faut faire attention aux mots que certains “exilés” utilisent et qui pourraient tromper vos lecteurs. J’ai bien de la sysmpathie pour MONGA mais ne nous excitons pas trop non plus.
too22...exil c’est vraiment too much
Que ressentent les sans-papiers… les étudiants expulsés… les immigrés carbonisés dans des hôtels insalubres… les peuples ruinés d’Afrique… ceux qui fuient l’Afrique sur des embarcations de fortune ?.... autant de problèmes sociaux, politiques et existentiels qui peuvent faire le lit d’une épopée africaine moderne. Il y a un roman qui est sorti au Cameroun qui traite des aspects sociologiques du SIDA il s’intitule J’ai le SIDA de Blaise Ngomé. Il y a un roman dont le titre m’échappe qui aborde la question de l’immigration clandestine et etc. C’est juste pour dire une fois de plus que des choses se passent, même si cela est à l’échelle microscopique.
On ne connaît que les anciens écrivains parce que l’histoire de la littérature s’est comme arrêtée dans beaucoup d’esprit. Je ne sais pas combien d’entre vous ont lu Sous la cendre le feu d’Evelyne Mpoudi Ngollé. Je te le conseille Bahia, toi qui réussit l’impensable: charmer des blogueurs derrière un pseudo.
Il y a des écrivains sur le continent qui ne sont pas lus. Il n’y a pas beaucoup de chemin pour découvrir les écrivains d’aujourd’hui, il faut prendre le risque d’acheter les bouquins d’auteur inconnu en absence de catalyseur que sont les prix littéraires.
J’ai fréquenté les Centre Culturels Français dans divers pays et je peux vous dire que la production intellectuelle est active. Sortir la chicotte pour la fessée continentale est ce qui se fait depuis. Il faut parfois sortir des sentiers battus: “l’autoflagellation” et montrer autre chose qui suscite l’espoir, qui revalorise.
Le travail que Claudy Siar fait pour la promotion de musique des africains, personne ne le fait pour la littérature.
Je ne sais pas si Alain Mabanckou et d’autres pourraient avoir le temps malgré leur occupation de commenter l’actualité littéraire africaine.
La culture, s’il est vrai qu’elle représente la part de l’homme dans cet univers de diversité, il faut admettre qu’elle ne se revendique pas. Entièrement d’accord Djamal sur ce point, elle ne doit pas non pluis être exhibée ostensiblement. La culture on la vit, on ne la montre pas. En communiquant avec ma grand mère en langue maternelle, en bouffant l’atchéké je vis la culture et je fais vivre la culture.
L’africain n’a rien à prouver, à demontrer à qui que ce soit. Le défi qui se pose s’est de rendre la vie meilleure.
Le défi qui se pose s’est de rendre la vie meilleure en Afrique.
Je crois qu’une chaîne continentale ambitieuse est ce qu’il y aurait de mieux pour tenir la diaspora de ce qui se passe en bien comme en mal dans tous les domaines sans trop de passions. Faudrait-il encore qu’elle soit vue! Le label africain est presque synonyme de médiocrité pour beaucoup d’africains.
Mes respects et mes hommages Claudy Siarr! May God bless you!
Quel débat intéressant, vif, passionné, voire par moment passionnel ! Vous me permettrez donc de vous remercier tous pour ces échanges, tel que je le disais déjà à notre très cher ami Tango. Afin de le poursuivre avec vous, je vais vous faire part de quelques réflexions, dont la plupart sont nées de la lecture de vos écrits. Mais avant tout, j’aimerais apporter des précisions à quelques unes des remarques, critiques… qui m’ont été faites par les uns et les autres. Je veux à cet égard remercier Mère Evé de Paris, de nous rappeler l’importance de Théophile Obenga. Si mon dessein n’était pas de faire un catalogues à la Prevert, des hommes et des femmes, connus ou « anonymes », qui nous fournissent des nourritures spirituelles, je dois aussi préciser que Théophile Obenga fait partie des ces rares intellectuels encore vivants, qui sont des phares pour les Africains et les diasporas. Mais, vous l’aurez compris, autant nous pouvons les uns et les autres, répondre à la question volontairement polémique du titre de mon article, autant il est nécessaire de garder à l’esprit les impératifs qui fondent nos interrogations, nos réflexions… J’en profite pour dire à notre ami Monofila que je ne suis pas un déçu, et je suis encore moins triste et amer. Et l’enthousiasme et la joie que j’éprouve à échanger avec vous en sont l’une des preuves. Par ailleurs, si je vous ai bien compris Monofila, j’ai laissé entendre ou sous-entendu que les vrais intellectuels africains avaient tous disparus. Ce n’est pas tout à fait le sens de mon propos ; j’ai simplement tenté de susciter un débat en plaçant au cœur de ma réflexion, la stature de certains intellectuels, que vous qualifiez vous-même de baobabs, et leur rôle en général et en Afrique en particulier, comme au sein des diasporas. Au passage, je m’interroge sur la dernière phrase de votre texte et surtout l’exclamation : « Quels idiots ! » dites-vous en parlant visiblement des intellectuels d’aujourd’hui. Est-ce à prendre au premier ou au deuxième, voire au troisième degré ? Si c’est à prendre au premier degré, alors c’est vous qui êtes véritablement un déçu. Pis, si c’est vraiment le cas, alors votre exclamation s’apparente plus à l’insulte, qui non seulement peut blesser, mais qui en plus clôt le débat plus qu’elle ne le nourrit.
J’aimerais également dire à Tango que dorénavant, je serai un acteur je l’espère régulier de ce grand et beau village, mais que si je l’ai souvent visité en simple lecteur, je n’y ai jamais écrit sous un pseudo. Du reste, je ne me cacherai pas pour écrire, c’est promis ! Dernière remarque, je veux dire à DOW que je l’ai lu comme tous les autres très attentivement, et que je veux lui apporter quelques précisions au sujet de Yambo Ouologuem. D’abord, je vous remercie d’avoir mis le doigt sur l’une des faiblesses ou des insuffisances d’un exercice comme celui auquel je me suis livré. Ceci permet non seulement d’approfondir la réflexion, de travailler encore plus, mais aussi de compléter son propos. En effet, l’objet de l’article n’était pas de faire une exégèse de l’excellent ouvrage de Ouologuem (Le devoir de violence) ; mais plutôt d’en donner une idée, forcément subjective, mais qui ne trahisse pas le cœur de son propos. En l’occurrence, la remise en cause des indépendances, résulte notamment du contexte de parution de cet ouvrage. Nous sommes à peine une décennie après les indépendances, quelques pays d’Afrique australe sont encore sous le joug colonial, et un jeune auteur presque inconnu jusque là, écrit un livre qui va à l’encontre de la manière dont l’Histoire de notre continent était racontée alors, pour mieux l’aider à s’affranchir de la domination coloniale. Bien entendu, il ne s’agit là que de l’un des aspects de l’ouvrage. Mais il est important. Tout comme il est important et utile de savoir que l’Afrique précoloniale que dépeint en partie Ouologuem, n’avait rien d’un Eden. Et justement, derrière cette grande fresque, Ouologuem nous a livré une immense métaphore, qui est non seulement très intemporelle, mais qui offre aussi à chacun des significations très diverses. D’où l’idée que vous soutenez, qui est aussi juste, qu’on peut également voir dans cet ouvrage, une critique de ce que nos dirigeants ont fait des indépendances. C’est d’ailleurs ça la force des grands récits ! Par dévoilement successif, ils nous offrent des richesses incalculables.
Finalement ce n’est pas tout à fait la dernière remarque. Je veux dire à Ngagna, que je suis d’accord avec lui. Il y a des tas de choses qui se font en Afrique et en dehors. Et c’est justement parce que beaucoup de choses se font qu’il est important d’échanger ! André Breton n’a-t-il pas découvert au hasard d’une course dans une mercerie, les écrits de Césaire ? je suis donc évidemment d’accord avec vous. Je vous signale au passage que si je n’ai pas lu Blaise Ngomé (qui peut d’ailleurs prétendre avoir tout lu, et est-ce vraiment nécessaire, voire suffisant ?), je connais en revanche très bien Evelyne Mpoudi Ngolle, qui n’est autre que ma cousine, et ceci au sens propre du terme, non pas comme le « définissent » souvent certains Européens un peu pareusseux. Décidément, le monde est petit. McLuhan avait décidément raison de parler du village planétaire. Je rajouterai que dans mon esprit à moi, il n’y a pas que les auteurs anciens, mon univers intellectuel en général et littéraire en particulier n’exclut pas mes contemporains. J’apprécie tout autant la poésie de damas que celle du Tchadien Koulsy Lamko. Je signale au passage concernant ce dernier que ceux qui n’ont pas vu « Bintou Were, un opéra du Sahel », dont koulsy à signer le livret, de courrir voir ce spectacle si jamais il est programmé près de chez vous. Toute sa poésie tient notamment au génie de Koulsy. Sans oublier évidemment tous les autres : Wassis Diop, Ze manel, Jean-Pierre Leurs, Germaine Acogny, Flora Théfaine, Oumou Sy, tous les artistes… je pourrai aussi citer ici le journaliste ivoirien venance Konan, qui a publié en 2005 un excellent recueil de nouvelles intitulé « Robert et les catapila » ; c’est simplement ce que j’ai lu de plus lumineux jusqu’à présent sur certaines réalités de la société ivoirienne. Je ne pense donc pas que je sois enfermé dans un carcan quelconque. Bien au contraire. Quant au travail de Claudy Siar, je conviens avec vous qu’il est vraiment salutaire et que la musique africaine en particulier lui doit plus qu’une fière chandelle. Je déplore aussi comme vous, que cette émission n’ait pas un équivalent en littérature par exemple. Mais sachez aussi qu’il n’est pas aisé, quel que soit le média du reste, de rendre la littérature populaire. En France par exemple, rien n’a aujourd’hui remplacé le célèbre Apostrophe de B. Pivot, qui n’était d’ailleurs pas tout à fait une émission populaire. C’était surtout une émission qui avait du succès dans son créneau. Et pour rester dans le domaine des médias, je dois dire que j’appelle aussi de mes vœux, la création de médias panafricains d’envergure internationale. J’ai encore tant et tant à dire. Mais il faut aussi savoir s’arrêter, malgré la passion, l’enthousiasme…
“Le Devoir de violence” de Ouologuem, est en effet une immense métaphore sur les temporalités africaines. Je n’ai fait un commentaire que sur l’aspect que vous aviez évoqué dans votre texte. Et sur cet aspect-là, peut-être bien que les chroniqueurs formulent les choses comme vous. Pour ma part, la lecture que j’ai de l’ouvrage, m’interdit d’adhérer à une telle formulation. Il faut dire que je n’ai jamais lu d’interview de l’auteur, et que je ne connais de lui que ce que l’oeuvre m’a révélé. Mais pour tout le reste, je vous rejoins plutôt, et je crois bien que nous faisons la même lecture de cet ouvrage...à une exception près donc!
On focalise sur les auteurs africains...mais com cela est d’ailleurs avancé, le phenomene de perte d’amplitude ds l’epaisseur litteraire est peut etre globale, reflet d’une atonie d’une anesthesie progressive de nos temps. Serions nous entré ds le siecle de la “fadeur” au sortir des “lumieres” ? J’aurai tendance à le croire. Mais, com phenomene mondial.
L’argument(cite ds un post) de pensés éparpillées, plutôt que focalisées est intelligent. On se repend, plus que l’on ne s’épanche finalement. Tout com le manque de recul.
Visiblement bcps considere l’engagement com critere de qualite. Il en est d’autres au talent.
Considerons que le sujet de l’article est un marqueur, un reflet d’une crise d’inspiration de l’humanite. Ds le sens littérature “inspirée”
De nos jours, tout converge vers l’unite ds la dilution, vers l’étouffement de velléité créatives ds un uniformisme ambiant stérile assujetti à un realisme economique pessimiste pendemique et dictatorial ! Malgré une recrudescence de conflits sociaux, d’une croissance exponentielle de la misère humaine et de l’injustice.
Les choses négatives sont elles un substratum plus créatif ?? Donnent elles naissance au genie, à l’inspiration abritant en leur giron l’élite ?? Je me pose svt la question.
Ces auteurs magnifiés, n’ont de talent que celui qu’on leur donne. Tjrs cette foutue tendance nostalgiq à trouver qu’avant, c’était mieux, que les anciens etaient plus brillants.
On peut dire pareils de tout appareils electroniques, ou des voitures. On ne construit plus pour durer… C’est idem pour les auteurs alors? C’est l’ere de la litterature jettable, ou plutot putrescible. C’est vraiment une tendance actuelle. Mais je ne m’y connais pas assez pour l’affirmer.
Peut etre plutot un manque d’ambition general. Le monde actuel se plie à un joug economique, à une logique monaitaire implacable. Sont ce des conditions pour creer ? M’est avis que nous sommes entre ds un siecle de “briseur de reves”, de sterilisateurs d’espoirs, d’abetissement des masses, et de fossoyeurs d’illusions et de no capacités imaginatives. Les heros sont ils fatigués ?
Je retiens de ce texte le constat sur l’absence de cadre réunissant les intellectuels africains de France et d’ailleurs en occident.Il faut le savoir, dans ce milieu, ceux qui tiennent le haut du pavé de par leur notoriété médiatique et même scientifique, pour ceux d’entre eux qui ont la double casquette d’intellectuel et de scientifique (sociologues, chimistes, historiens, anthrpologues,philosophes, etc.)reproduisent ce qu’on déplore le plus en Afrique, une sorte d’occultisme, de sectarisme. Il faut garantir et maintenir cette notoriété et l’accès à certains réseaux garantissant l’influence. Le monde a beaucoup changé, hélas. Il ne faut pas donner l’opportunité à un autre qu’on pressent comme un potentiel “concurrent” de briller comme moi. A ce rythme on ne risque pas de connaître l’essor intellectuel que fut la Renaissance d’Harlem des Langston Hughes et des Zora Neale Hurston.On reconnait bien là l4afrique des ancêtres, où les connaissances et les savoirs jugés important doivent être gardés secrêts.La divulgation seule favorise l’essor, le secrêt, trop bien gardé finit par mourir. Aussi faut il reconnaître que les africains n’encouragent pas leurs intellos, pour preuve interrogez quelques personnes au sujet de leurs lectures ou des auteurs ayant leurs faveurs, peu nombreux d’entre eux vous parlerons de la plume classique et de l’engagement de Mongo Beti ou de Alex Laguma.
Nous devons cesser d’être complaisants avec nous mêmes et nous regarder tels que nous sommes.Pour terminer, je souhaiterai ajouter que rien n’est perdu. Il reste de nombreux intellectuels en Afrique, mais c’est de l’Afrique qu’ils doivent répandre leur soif de justice, la France n’est plus le bon relai.
Mon cher Catharsis, vous avez tout à raison de souligner que le continent africain et ses diasporas ne sont pas seuls à déplorer une certaine atonie de la vie intellectuelle, et que le phénomène est sinon mondial, du moins très répandu. De plus, il y a effectivement un phénomène d’atomisa tion, qui accompagne la mondialisation et qui rend les choses à la fois plus complexes et plus « ouvertes ». Cependant, contrairement à ce que vous avancez, il ne s’agit pas pour moi d’exprimer d’abord une nostalgie ou des regrets larmoyants sur un « passé intellectuel plus glorieux ». Non ! Il s’agit d’un constat qui se veut le plus lucide possible sur la vie intellectuelle du continent et de ses diasporas, tout en interrogeant les possibles, à la lumière de ce qu’ont fait quelques-uns de nos aînés. Et à cet égard, ce n’est pas faire injure aux intellectuels africains contemporains, que de rappeler à quelle hauteur se sont hissés leurs prédécesseurs. Au contraire ! Car comme vous savez, il n’y a pas de génération spontanée, il y a des filiations, des héritages… et même lorsqu’il y a des ruptures, elles s’inscrivent toujours dans une certaine continuité. Je rajouterai sur ce plan que votre argument sur le talent me paraît à bien des égards spécieux. Oseriez-vous dire que l’immense C. Anta Diop n’a que le talent qu’on veut bien lui prêter, ou que nous autres voulons bien lui reconnaître ? Voyons, tout ça n’est pas très sérieux, même s’il faut éviter de se prendre au sérieux.
Quant à vous Black Shady, il me semble que l’expression des égoïsmes est plus un trait de caractère de tous les êtres humains, qu’une spécificité des Africains et des membres des diasporas. Je ne peux donc pas vous suivre sur le terrain d’un procès en sorcellerie contre un supposé sectarisme des intellectuels. Et puis je dois dire que ce blog est justement un exemple d’espace de dialogue et de rencontre virtuelle. Je ne vous rejoins pas non plus sur le terrain des secrets. De nombreuses traditions initiatiques porteuses d’une grande sagesse préconisent le respect de formes diverses de progressivité dans la transmission des savoirs. D’ailleurs, sur le plan intellectuel, l’on est pas toujours prêt à tout lire à tout âge. En revanche, je vous rejoins lorsque vous dites qu’il nous faut collectivement être moins complaisants et donc plus exigeants avec nous-mêmes. Et puis, il y a en effet de nombreux intellectuels en Afrique, et mon propos c’était justement de susciter l’échange afin que l’information circule, car pour l’heure, nous n’avons pas le don d’ubiquité.
Senghor et Césaire l’avaient compris : la conscience d’être nègre sans action n’est que ru
ine de la Négritude. D’où leur engagement politique et des actions culturelles menées pour montrer « ce que l’homme noir apporte au monde » (texte de Senghor).
l homme noir concretement n apporte rien au monde tout comme l homme blanc , c est le monde qui les apporte a la vie , les dépose et puis les reprend le temps d une valse , je sé pas ou vous halluciner qu il y a des gens noirs sur cette terre ?? le mot noir n a de sens que pour un blanc , et le mot blanc pour un noir , la négritude n existe que la par la blanchitude attitude , elle est une réaction épidemrik a l etre blanc venue surgir dans son etre là , pardon sans antre là ; l Afrique devenu pompe a fric !!
ma negritutude est une maladie , c est a dire la réaction a un intrusion ! un virus inconnu a penetrer l etre noir en profondeur !! comme tout bon Etre vivant le noir réagit a cette douleur qui lui fé tré mal ! le genre de douleur qui te met a plat ventre , le corps doit donc réagir ! et la maladie est la réaction , c est a dire la volonté de vivre du corps , .. voila donc la négritude comme une maladie lié a l esclavalge qui s entremele avec le colonialisme mais est distincte , car y a des noir qui furent vicitme d esclavage , les Créole ou afro américain , et des Africain noir qui ont subit le colonialisme et c est pas les meme devenir noir !! .. ! la negritude c est comme mai 68 ou la décolonisation , un commencement , pas une fin ni un but en soi !! ...
y a deux vision un tronc commun pour des racine multiple ou l inverse une racine commune et des branche qui partent dans toute les direction , c est irréversible et c est le principe meme de la vie !! evoluer
sinon eboulé confond le rebelle le resistant le leader l intello le/la penseur le/la journaliste le/la syndicaliste lola et et puis voila , c est n importe quoi de voir un intello ecrire une lettre pour s interoger sur l absence d intello et de rebelle !! donnez nous de l espoir bordel de m..... vous nous foutez le blues !!!
sinon moi j ai une page blanche si quelqu un est interesser hesiter pas !! ..
j’ai lu un text ds des chiottes d’un bar presque squat en Belgique. Ecrit à la griffe sur un crépi blanc sale, les narines baignant ds des relan d’urine, entre “titi encule la société” et “punk not dead” . Ce text apocriphe comparait le mode de développement de l’être humain sur terre, dans l’histoire de l’humanité, au mode de developpement des particules virale. L’etre humain est un virus.
J’vais voir si je trouve un lien sur google
c est dans matrix
Va chercher Lycos
Tirade de l’agent Smith ds “Matrix” lorsqu’il interroge Morpheus:
“I’d like to share a revelation that I’ve had, during my time here. It came to me when I tried to classify your species and I realized that you aren’t actually mammals. Every mammal on this planet instinctively develops a natural equilibrium with its surrounding environment, but you humans do not. You move to an area and you multiply, and multiply until every natural resource is consumed. The only way you can survive is to spread to another area. There is another organism on this planet that follows the same pattern. Do you know what it is? A virus. Human beings are a disease, a cancer of this planet. You are a plague, and we… are the cure. “
c est aussi dans un autre truc me rapelle plus , ha oui la bible !! .
lost88
Arf… le fameux “Croissez et multilez “ euh non “Croissez et multipliez” voilà un lien qui donne le vertige.
post 43 : je n’affirme rien. je ne connais pas bien C A Diop. Je posai le question à propos du talent
Que vaut il s’il n’est pas reconnu? N’y t il pas une certaine relativité ds la definition du talent. Selon les epoques, selon l’espace. Je note que vous n’etes pas ds la contemplation beate des anciens, mais plutot à encourager les ecrivains presents rappelant les lettre de noblesses de ces anciens. Et que vous amenates ce sujet pour reflexion.
Je me demande, à koi sert il d’etre un ecrivain talentueux si personne ne s’extasie à la lecture de vos textes ?
Les ecrivains, com les artistes realisent ils une oeuvres pour eux, ou pour partager. Pour assurer leur subsistance matérielle, ou pour elever le niveau de l’humanité ?? Ou un mix de tout çà ?
Ouaf, ouaf… La négritude perçue comme un virus, c’est « trop drôle ». Je crois qu’il faut impérativement que Nietzsche_junior aille revoir “Matrix” et “Rue case nègre” d’Euzhan Palcy. C’est peut-être ce qui lui donnera de l’espoir et peut-être un peu de lucidité pour ne plus confondre négritude et « négreries ». Et surtout, comme l’a souligné catharsis, on peut s’extasier devant la pertinence, l’intelligence… d’un texte. Mais il faut éviter d’être extatique. Sinon, on passe sous influence, et là, il y a danger ! J’aime trop la vie pour être esclave de quoi que ce soit ou de qui que ce soit. En tout cas, j’y travaille tous les jours ! Car comme l’a écrit le Béninois Stanislas Atotevi dans son essai « Négritude et négrologues » paru il y a plus de 30 ans, « « Le nègre qui prend conscience de sa race est un bon nègre, mais s’il perd la mémoire de notre chute, s’il s’oublie, s’il s’évanouit dans une extase mystique, s’il voit nègre quand il faut voir juste, il se perd, il perd le nègre en perdant la vue. » Mais continuons à nous marrer, car décidément, le vie est vraiment très belle.
et avec vous elle devient drole ... le virus n est pas la maladie ! le virus est l intrusion colonial la maladie est la reaction au virus , spa la peine d aller chercher des intello si vous etes incapable de faire la distinction entre lire un texte et le comprendre . zete pas pret de les trouver lol !! perdre la vue c est pas vraiment une tare !! etre sourd oui !!
“« Négritude et négrologues » paru il y a plus de 30 ans, « « Le nègre qui prend conscience de sa race est un bon nègre, mais s’il perd la mémoire de notre chute, s’il s’oublie, s’il s’évanouit dans une extase mystique, s’il voit nègre quand il faut voir juste, il se perd, il perd le nègre en perdant la vue. »”
quand a votre introduction a la pensée banania vous pouvez la garder , la race n est pas primordial pour un negre …
Négritude et négrologues » paru il y a plus de 30 ans, « « Le nègre qui prend conscience de sa race est un bon nègre, mais s’il perd la mémoire de notre chute,
deja le “notre” sous entend qu il y a un continuum , un fil qui relie les africain d y a 5 siecle avec ceux d aujourd hui .. la chute , vous avez trop lu baudelaire mon ami ; arretez votre romantisme et songer plutot a eviter de croire que l individu doit emerger au monde “ exister” en posant sa race comme fondement et sa mémoire comme ciment , ces avec ces annerie que l europe a passer des siecle a s entretuer !!
tsss . serieux a vous lire j ai du mal a saisir en quoi vous avez la prétention de porter des jugement sur qui ou non est a la hauteur des ambition de l afrique , pourqui vous vous etes pris sérieux ? le mec vient nous donner le classement des leader potentiel raté de second ordre !! si cé un messie que tu cherche t a qu aller dans le desert
Quand l’échange devient difficile à tenir, on passe à l’invective, voire à l’insulte. Pas d’excitation cher Nietzsche_junior. Restons zen, et surtout élevons le débat. Nature quand tu nous tiens ! Décidément…
Et surtout, comme l’a souligné catharsis, on peut s’extasier devant la pertinence, l’intelligence… d’un texte. Mais il faut éviter d’être extatique. Sinon, on passe sous influence, et là, il y a danger
l extase qu est ce donc µ? : .. Ravissement d’esprit qui, par une contemplation intense, transporte un être hors de la vie des sens.
que pronez vous mr eboulé , je vous cite ..
”ce qui est encore parfois vrai à l’heure actuelle - que la négritude était un archaïsme. Or, ceux qui adhèrent à cette vision, qui n’est d’ailleurs pas tout à fait celle de Wole Soyinka, s’attachent à l’évidence à la dimension strictement « raciale » de la négritude, en oubliant le fond qui réside dans l’être profond.
On touche là à la dimension spirituelle et donc universelle de la négritude, qui est moins la fierté de l’homme noir, que la nécessité pour chacun, quel qu’il soit, de renouer avec son être profond.
renouer avec son etre profond c est un domaine hors des sens mr Eboulé alors arretez de nous inviter a l extase comtemplative d une chimere negre qui aurait a renuer avec un truc quasi mystique , on peut pas faire plus mystique d ailleur , l ETRE PROFOND ! , et d ailleur expliciter ce concept d etre profond s il vous plait ;, keske donc ?? un gouffre inachevé ou le noir cherche un eventuel echo a son trouble obscur ???
autre chose , pour elever le debat bien sur .. vous dite cela ,
”La jeune génération qui a émergé dans les années 1980-1990 se caractérise d’abord par son cosmopolitisme et son individualisme. Même si l’on peut noter ici ou là des dénominateurs communs, tels que la critique des dictatures et des régimes antidémocratiques, l’on constate surtout une multiplication et une atomisation des voix. Par ailleurs, nombre de ces écrivains revendiquent des identités métisses”
deja fo eviter de confondre cosmopolitisme et metissage , l un depasse le concept de nation refermer sur soi sans necessairement metisser sa culture , on peut etre basque et etre cosmopolite !! . se sentir basque et vivre en corse !! tout en préservant sa particularité alors eviter de dire qu ils tendent au cosmopolitisme d un coté et au métissage de l autre etant donner que ces deux chose differente , voir meme je pense antitététik !! ...
d autre part vous me faite rire avec votre ..
”La jeune génération qui a émergé dans les années 1980-1990 se caractérise d’abord par son cosmopolitisme et son individualisme
zete un vieux aigri qui aime faire des distinction subtil avec le mot negritude et autre néologisme mais qui n hesite pas enoncer une absurdité qui n hésite pas a réduire toute la génératoin qui a emerger en 80 90 par deux trait grossier et ridicule , cosmopolitisme et individualisme , certain font cela avec une race d autre avec des génération , encore la querelle des anciens et des moderne version 4.12 , !! les jeunes sont individualiste , la belle affaire tout est dit !! atomisé ! puis globaliser et digerer dans une bouillie metisser au manio mac do et autre jambon beurre !! ..
vous attendez quoi exactement ? un leader cé ca ? mefiez vous d autre aussi a la recherche d un leader capable d ouvrir les porte de l etre profond on fini par desespoir a n esperer leur salut qu en un leader de preference charismatik et talentueux , c est a dire habile :!:!
je sens qu entre nous la com passe pas bien cé pas gentil de me reprocher a moi de rechercher mon etre extatique en m elevant dans le débat plutot que de l elever
De plus, comme l’a souligné Raymond Aron dans « L’opium des intellectuels », la qualité d’intellectuel varie dans le temps et l’espace.
quand vous aurez trouvez l instrument de mesure pour la qualité d un intellectuel vous nous ferez signe je crois qu en lisant certain le signal vire au rouge !! depuis quand peut on mesurer la qualité a travers les epok , aron n a pas dit que des chose intelligente , parfois il a dit des grosse betise , quand a lui on peut justement mesurer la qualité de son oeuvre et son engagement politque ...!!
Alors que l’engagement politique fut pendant longtemps au centre de l’activité des intellectuels africains, la génération actuelle ne s’inscrit pas tout à fait dans la même démarche.
je crois que l engagement politique prend diverse forme mais que certain aveuglé par leur certitude ne sont pas sensible ou on du mal a decrypter cet engagement politique qui peut prendre la forme d une moral d un fable , d un bestiaire ! l engagement politique ce n est pas s affilier a un partis ou une théorie politique a la mode ::
Built34 , voila j ai constuit mon mur anti eboulement :: chui a l abri des attak au 34 eme etage !! enfin j espere !! aux armes citoyen du monde !!
bon voila en gros pour elever la bete bien sur !!
En effet, pour les intellectuels de la période d’avant les indépendances, jusque dans les années 1970, la lutte contre la colonisation, tout comme l’affirmation et la reconnaissance de l’identité africaine étaient au cœur de leur engagement.
non , il etait au coeur meme du peuple , c est l epoque qui impose au intello le coeur de leur engaghement , aujourd hui les defi sont different donc l engagement doit etre different , les forme de domination on changer la facon de s y opposer aussi
Le leader de demain devra avoir une approche plus féminine. Il devra “convaincre de faire” plutôt que donner des ordres?
Charles Handy
et puis meme si on accrédite la these que les génération des 80 90 sont individualiste elle le sont surtout pour les blanc d europe , c est eux qui un gros probleme et sont tomber dans un desert culturel , y a qu avoir la politique en europe comme ca vire au brun et les querelle d académicien nevroser
je trouve que comme pour les foot grace a l apport des africain ca comble un peu le déficit des elits local !! .. moi je vous donne le point d une européenne !! vous reprocher au noir de manquer de leader moi je constate que l occident en produit des débile a la masse !! si vous en voulez n hesiter pas , si vous voulez je vous envoi les deux dernier en date , sarko et berlu , en prime ta les jumeaux polonais !: 2 pour le prix d un cé la promo de l anné !! ..
en gros mr ebolé je trouve qu au lieu de vous attacher a reprocher au africain leur manque de leader charismatique je vous invite a leur dire de se mefier de hydre facsiste qui reprend vie et corps aussi bien dans l engagement politique qu intellectuel en occident !:! car c est vous le ciment de leur discours !! .. les africain les bougnoul les negres tout ce qui vient de l autre coté !!
tin ca soulage !! ouaff merci !!
Je trouve qu’il y a une discordance, certes pas énorme, entre le fait de soutenir qu’il n’y a pas un fil qui lie les Africains d’il y a 5 siècles et ceux d’aujourd’hui, et soutenir en même temps qu’il existe une particularité basque. Si on peut conserver sa particularité basque même en vivant en corse, on doit pouvoir conserver sa particularité africaine au-delà des siècles. Bien entendu je relève juste cette incohérence dans tes propos, loin de moi l’idée de soutenir ce type de position. Il n’existe pas de particularité inscrite dans nos gènes et que nous trimbalerions du pays basque au pays corse sans conséquence aucune. A partir du moment où on sort de son cocon culturel, la chaîne de froid est rompue et nous ne sommes plus les mêmes. Par ailleurs les outils de la modernité font que même en restant en “autarcie” dans ton petit patelin tu subis les changements du monde autour de toi. Aujourd’hui quand un Black met un magnifique costume “italien” ou “français” on lui dit qu’il est habillé à l’européenne. Pourtant la veste que nous mettons est à l’origine de tradition vestimentaire asiatique et que les Européens mettaient leur kilt qu’ils ont d’ailleurs abandonné depuis. Donc les particularités, les particularismes, les irrédentismes, les racialismes, les identités etc sont de petites perles de connerie.
Quant à la caste très sélecte des intellos africains, européens, asiatiques etc ils ont le droit de faire ce qui leur plaît. Déjà c’est pas un droit, ils vivent simplement leur temps, et le temps d’un intellectuel n’est pas le temps d’un...non intellectuel (trop fort le gars). J’ai commis la sottise une fois (c’en était ma énième) de reprocher à mon cher et vrai frère MBEMBE Achille de refuser de retourner au Cameroun continuer le combat du mpodol. Faut pas charrier. Un intellectuel c’est une personne qui a la liberté de vivre où et comme il lui plaît, de dire et de ne pas dire ce qu’il veut ou pas, de fumer du shit s’il en a envie. Individualistes les intellos africains? Mais par rapport à quoi? à qui? Que voulez-vous qu’un intello “non individualiste” dise aujourd’hui pour l’Afrique qui soit extraordinaire? Qu’il aille se faire emprisonner au Cameroun pour faire le martyr et montrer qu’il n’est pas individualiste? Vous allez élever ses enfants après et faire l’amour à sa femme ou à son mari? Moi je n’attends rien de personne, surtout pas d’un “intellectuel africain altruiste”. Si les intellectuels étaient la panacée pour l’Afrique le Bénin serait déjà un paradis. Je relève que le Nigeria et l’Afrique du sud n’ont jamais eu de gros intellectuels au pouvoir mais l’économie y tourne assez bien, du moins mieux que dans d’autres pays d’Afrique.
Je vais peut être aller plus loin.
Avoir de grands hom de lettre n’est plus à la page .
Com le suggerait N-J, le combat a changé, le visage de l’ennemi aussi. Il faut adapter sa technik de combat.
D’abord préciser son but. Si c’est pour faire émerger l’Afriq, cette Atlantide, l’h n’est plus à la réflexion, à la dispenses de pensées sages et éclairantes au seins des ténèbres d’une humanité décadente. Non!
Un pays, pour émerger de nos jours, en ce monde consumériste et capitaliste a plutot besoin de grands économistes, avocats, financiers, dopés à Machiavel. De matières premieres, de scientifiques eventuellments. D’une armée dissuasive. Le leader charismatik c’est un peu la cerise sur le gateau, le gombo ds la sauce. Ah j’oubliais, kkes homs de mains pour faire les basses besognes.... Ya tjrs kkes opposants au régime, à dessouder.
Tien, l’ironie des mots :
un régime politique met son peuple au régime forcé !!
Ca m’évoque un mot de mon ami Tello, Alain de son prénom qui me disait que de nos jours, pour arriver, il vaut mieux s’assoir sur ses principes, deconnecter son encephal, bander ses muscles et sortir les crocs.
L’ideal serait que le salut pour cette nouvelle Atlantide, vienne de son peuple. Sans forcement espérer d’un leader, d’un grand chef. Le probleme des messies et autre prophetes, c’est leur perception tres relative du temps. Que le peuple se démerde à forger ses propres démiurges, car ceux ci pourraient ne jamais venir.
Merci à vous Nietzsche_junior car on va continuer au moins à nous marrer, même si grâce à votre mur anti-éboulement – un peu facile le jeu de mot, mais bon vous faites peut-être avec les moyens du bord – vous êtes monté au 34ème étage ! C’est plus de la hauteur, c’est l’hyper-élévation. Mais même en étant aux abris à cette « altitude », personne n’est pas à l’abri des « trous d’air ». Alors mysticisme dites vous à propos de l’être profond. Assurément ! Mais point de mystification ici. Car en effet, lorsque Césaire parlait du NEGRE FONDAMENTAL avec lequel il renouait en « descendant » au fond de lui, il exprimait effectivement quelque chose qui est au-delà de la dualité rationnel/irrationnel. Nous sommes là dans le registre de la spiritualité, non pas celle du vulgaire, mais celle qui est au fondement des grands mysticismes animistes, chrétiens, juifs, musulmans, bouddhistes… Et ces grandes voies de sagesses antiques ne sont accessibles que par l’expérience vécue. Ce qui conduit nécessairement à prendre conscience l’Etre qui est au fond de chaque Humain. Quand au cosmopolitisme, je l’entends ici au sens où Diogène l’a défini, à savoir, la possibilité que l’on se donne à soi-même de tendre vers l’universalité, tout en étant né dans un lieu précis, et surtout sans renier sa particularité. Ainsi, le cosmopolitisme est donc une « sorte » de synthèse des identités, du moins un mélange de ces dernières, et le sentiment que l’on est un citoyen du monde. D’ailleurs le Petit Robert définit le cosmopolite comme « celui qui s’accommode de tous les pays, de mœurs nationales variées. ». Quant au métissage des identités, il s’agit du métissage culturel, qui ne se confond évidemment pas avec le cosmopolitisme, car ils s’agit ici du choix conscient et volontaire de mélanger plusieurs cultures. Et ces identités métisses revendiquées au plan culturel concernent bien souvent les membres des diasporas. L’on peut donc en effet être cosmopolite, individualiste et métisse culturel ! Et faire ce constat global à grands traits, sans « enfermer » qui que ce soit derrière une étiquette, peut par exemple contribuer à soulever un débat, comme celui que nous avons. C’est déjà pas si mal ! Au lieu de rester chacun derrière son abri anti-éboulement. Par ailleurs, être un phare pour une génération comme peut l’être Nelson Mandela ne veut pas dire que l’on se transforme en gourou ou je ne sais quel leader de pacotille. Et des « anonymes » peuvent aussi être des phares ! L’essentiel étant dans l’élévation qui en résulte. Pour le reste, que OS se rassure, les Africains et les membres des diasporas – intellectuels ou pas - ne nous ont pas attendu pour faire ce qu’ils veulent. Et le constat de l’individualisme de certains intellectuels n’est pas destiné à contraindre qui que ce soit, ni à convaincre à tout prix. Il s’agit plutôt d’une interrogation, que certains partagent et d’autres pas. Il faut de tout « pour faire un monde » et donc aussi de gens comme vous qui n’attendent rien de personne. Et à cet égard, personne n’a prétendu que les intellectuels étaient une panacée, pas plus que les avocats, économistes et autres financiers. L’Afrique en besoin certes, mais elle a besoin également de bien d’autres choses. Le développement économique n’est pas une fin en soi, ça se saurait !
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