SITUATIONS DE LA DÉMOCRATIE EN AFRIQUE, Achille Mbembe s’exprime au “Courrier International”
Posté dans: Général | Par Alain Mabanckou | le 28 Jun 2008 à 15h03 | Lu 3008 fois
Au début des années 90, l’Afrique semblait etre à son tour atteint par la grande vague de démocratisation du dernier quart du vingtième siècle. Celle-ci avait commencé avec la fin des dictatures du Sud de l’Europe (Espagne, Portugal) avant d’atteindre l’Amérique du Sud. La chute du Mur de Berlin, la fin de l’Union soviétique et le démantèlement de l’apartheid en Afrique du Sud avaient accéléré ce processus. Près de quinze ans plus tard, quelle est la situation de la démocratie en Afrique ? Quel sens faudrait-il accorder au regain de violence politique au Kenya, au Zimbabwe et dans d’autres pays du continent ? Dans cet entretien accordé au Courrier International, Achille Mbembe brosse un tableau contrasté de la situation et esquisse des perspectives inédites.
Dans l’une de ses éditions récentes, le Wall Street Journal consacrait une grande enquête à la progression de la démocratie en Afrique. Est-ce une réalité ou un fantasme ?
Le paysage est très contrasté. Restauration autoritaire par-ci, multipartisme administratif par là, ailleurs maigres avancées au demeurant réversibles et, à peu près partout, niveaux très élevés de violence sociale, voire situations d’enkystement, de conflit larvé ou de guerre ouverte, sur fonds d’une économie d’extraction qui, dans le droit fil de la logique mercantiliste coloniale, continue de faire la part belle à la prédation – voilà, je dirais, le paysage d’ensemble.
Dans la plupart des cas, les Africains ne sont toujours pas à même de choisir librement leurs dirigeants. Trop de pays sont toujours à la merci de satrapes dont l’objectif unique est de rester au pouvoir à vie. Du coup, la plupart des élections sont truquées. On sacrifie aux aspects procéduraux les plus élémentaires de la concurrence, mais l’on garde le contrôle sur les principaux leviers de la bureaucratie, de l’économie, et surtout de l’armée. La possibilité de renverser le gouvernement par la voie des urnes n’existant pratiquement pas, seul l’assassinat, la rébellion ou le soulèvement armé peuvent contredire le principe de la continuation indéfinie au pouvoir. Globalement, les choses sont donc plutôt bloquées, y compris en Afrique du Sud où, le système électoral aidant, l’on peut dire que le pays vit, de facto, sous un régime de parti unique.
Quatre tendances lourdes me frappent par contre. La première est l’absence d’un réel projet démocratique, d’une pensée de la démocratie qui constituerait une véritable alternative au modèle prédateur en vigueur dans la plupart des pays. La deuxième est le recul de toute perspective de révolution sociale radicale sur le continent. La troisième est la sénilité croissante des pouvoirs nègres – le fait que plus ils sont vieillissants, plus ils deviennent hystériques et carnassiers. La quatrième, c’est l’enkystement que l’on voit à l’œuvre y compris là où une certaine alternance a effectivement eu lieu. À ces dynamiques structurelles vient s’ajouter une autre – l’émergence d’une culture du racket, de l’émeute sanglante et sans lendemain et qui, à l’occasion, tourne carrémment à la guerre de pillage. Cette sorte de lumpen-radicalisme, à la vérité violence sans projet politique alternatif, est porté par les « cadets sociaux ». Et « l’enfant-soldat » et le « sans-travail » des bidonvilles en sont les tragiques symboles.
Il faut craindre que cette violence sans projet politique alternatif ne se généralise. Elle provoquerait en retour le raidissement d’un État qui, bien qu’illégitime, bénéficie du soutien d’une classe qui en a fait l’instrument de son enrichissement personnel ou, simplement, une ressource privée ou encore une source de rackets, dans le contexte de la lutte quotidienne pour la survie. Quitte à détruire l’État, l’économie et les institutions, cette classe est prête à tout pour conserver le pouvoir, la politique n’étant d’ailleurs à ses yeux qu’une manière de conduire la guerre civile ou la guerre ethnique par d’autres moyens.
Plutôt que de pérorer sur les avancées de la démocratie en Afrique, la réflexion devrait donc, à mon avis, porter sur ces tendances lourdes, nourries qu’elles sont par les structures historiques de la violence et de la prédation que favorisent désormais les politiques néolibérales, voire les pieuses injonctions sur « la bonne gouvernance », pour ne pas parler des effets pervers du Bon Samaritanisme et de l’humanitaire.
Pourquoi cet ancrage de la démocratie en Afrique ?
Il s’agit justement de tout sauf d’ancrage de la démocratie en Afrique. Il y a, certes, un désir manifeste de liberté et de bien-être. Mais ce désir peine à trouver un langage, des pratiques effectives, et surtout une traduction dans une culture politique neuve, où le pouvoir n’est plus un jeu à somme nulle.
Pour que la démocratie puisse s’enraciner en Afrique, il faudrait qu’elle soit portée par une Idée dont elle serait la métaphore vivante et absolue. Ainsi, en réarticulant par exemple le politique et le pouvoir autour de la critique des formes de vie, ou plus précisément de l’impératif du « laisser vivre », on ouvrirait la voie à une nouvelle pensée de la démocratie dans un continent où le pouvoir de tuer reste plus ou moins illimité. Pour etre crédible, cette nouvelle pensée de la démocratie devrait cependant se situer au-delà des catéchismes qui ont colonisé notre regard sur l’Afrique – qu’il s’agisse de la « bonne gouvernance », de la rhétorique des « droits de l’homme » ou encore du Bon Samaritanisme qui se cache derrière les oripeaux de l’humanitaire.
Au fond, une telle pensée devrait etre, de nécessité, une pensée de l’émergence et du soulèvement. Mais ce soulèvement devrait aller bien au-delà de l’héritage anti-colonialiste et anti-impérialiste dont les limites, dans le contexte de la mondialisation et au regard de ce qui s’est passé depuis les indépendances, sont désormais flagrantes.
Quels sont les freins à une démocratisation plus rapide du Continent ?
Deux facteurs parmi plusieurs autres. D’abord une certaine économie politique. Ensuite un certain imaginaire du pouvoir, de la culture et de la vie.
D’une part, la brutalité des contraintes économiques dont les pays africains ont fait l’expérience au cours du dernier quart du XXe siècle - et qui se poursuit sous la férule du néo-libéralisme – a contribué à la fabrication d’une multitude de « gens sans-part » dont l’apparition sur la scène publique s’effectue de plus en plus sur le mode de la tuerie lors de bouffées xénophobes ou à l’occasion de luttes ethniques, surtout au lendemain d’élections truquées ou encore dans le contexte des protestations contre la vie chère.
Ce sont des gens qui n’ont strictement rien à perdre, qui de surcroit sont totalement livrés à l’abandon – condition de laquelle ils ne peuvent souvent échapper que par la migration, la criminalité et toutes sortes d’illégalismes. C’est une classe de « superflus » dont l’État (là où il existe), voire le marché lui-meme, ne savent que faire. Ce sont des gens que l’on ne peut guère vendre en esclavage comme aux débuts du capitalisme moderne, ni réduire aux travaux forcés comme à l’époque coloniale et sous l’apartheid. Du point de vue du capitalisme tel qu’il fonctionne dans ces régions du monde, ils sont complètement inutiles - des rebuts humains livrés à la violence, à la maladie, à l’évangélisme nord-américain, aux croisés de l’Islam et à toutes sortes de phénomènes d’illumination.
D’autre part, la brutalité des contraintes économiques a aussi vidé de tout contenu le projet démocratique en réduisant celui-ci à une simple formalité – un rituel sans contenu ni symbolique, et plus grave encore sans conséquence réelle sur la vie quotidienne des gens ordinaires. Puis, comme je le suggérais à l’instant, l’incapacité à sortir du cycle de l’extraction et de la prédation dont l’histoire, d’ailleurs, prédate la colonisation – cette incapacité pèse énormément sur les formes que prend le politique dans nos pays.
À ces données fondamentales s’ajoute l’événement qu’aura été la grande diffraction sociale commencée au milieu des années 80. Cette diffraction de la société a conduit à peu près partout à une informalisation des rapports sociaux et économiques, à une fragmentation sans précédent du champ des règles et des normes, et à un processus de dés-institutionalisation qui n’a pas épargné l’État lui-même.
Cette diffraction a également provoqué un grand mouvement de défection de la part de nombreux acteurs sociaux, ouvrant dès lors la voie à de nouvelles formes formes de la lutte sociale – une lutte sans pitié pour la survie centrée autour de l’accès aux ressources. Aujourd’hui, le bidonville est devenu le lieu névralgique de ces nouvelles formes d’affrontements souvent sans tete apparente. Il s’agit d’affrontements de type moléculaire et cellulaire qui combinent des éléments de la lutte des classes, de la luttes des races, de la lutte ethnique, des millénarismes religieux et des luttes en sorcellerie.
Pour le reste, la faiblesse des oppositions est connue. Pouvoir et opposition opèrent en fonction d’un temps court marqué par l’improvisation, les arrangements ponctuels et informels, les compromis et compromissions diverses, les impératifs de conquête immédiate du pouvoir ou la nécessité de le conserver à tout prix. Les alliances se nouent et se dénouent constamment. Mais surtout, l’imaginaire du pouvoir ne s’est guère transformée. L’imaginaire structurant de la politique en Afrique reste celui de la guerre civile permanente. Et tant que l’on ne découplera pas la politique et la guerre, le potentiel de violence restera explosif.
La France accepte-t-elle cette démocratisation ou est-elle encore un frein à ce processus ?
Elle ne l’accepte que du bout des lèvres. Dans son pré-carré, elle s’y oppose farouchement et avec ténacité depuis 1960, n’hésitant pas, le cas échéant, à recourir à l’assassinat et à la corruption.
La France est connue pour son soutien le plus retors et le plus indéfectible aux satrapies les plus corrompues du continent et aux régimes qui, justement, ont tourné le dos à la cause africaine.
Il y a une raison simple à tout cela – les conditions historiques dans lesquelles s’est effectuée la décolonisation et le régime des capitations qu’ont cimenté les accords inégaux « de coopération et de défense » signés dans les années 1960.
On ne le sait peut-etre pas assez, l’objet de ces accords secrets, ce fut non pas de liquider le rapport colonial, mais justement de le contractualiser. C’est au nom de cette contractualisation des vieux rapports coloniaux que la France continue, de facto, d’exercer un droit de propriété sur le sol, le sous-sol et l’espace aérien de ses anciennes colonies. C’est également en son nom qu’elle protège les régimes corrompus de l’Afrique francophone.
Voilà pourquoi près de 50 ans après qu’ils aient été signés, il faut continuer de dénoncer ces accords, d’exiger qu’ils soient rendus publics et d’appeler à ce qu’ils soient résiliés. Tant qu’ils ne le seront pas, les pays africains liés par ces accords ne seront jamais souverains, et encore moins des démocraties.
L’influence croissante de la Chine sur le continent noir risque-t-elle d’empêcher cette démocratisation ?
La présence de la Chine en Afrique est un contrepoids à l’échange inégal si caractéristique des relations que le Continent entretient avec les puissances occidentales et les institutions financières internationales. Il est vrai que pour le moment, la relation avec la Chine ne sort pas du modèle de l’économie d’extraction. Or, je viens de suggérer que cette économie d’extraction, ajoutée à la prédation, constitue la base matérielle des tyrannies nègres.
Et celle de l’Inde ?
L’influence indienne en Afrique est, pour l’instant, marginale.
Considérez-vous que l’Afrique du Sud joue un rôle suffisant pour la promotion de la démocratie, notamment au Zimbabwe ?
L’Afrique du Sud n’est pas responsable de la crise zimbabwéenne. Les responsables de la crise zimbabwéenne, ce sont les Zimbabwéens et, dans une certaine mesure, leur ancien maitre colonial, le Royaume-Uni.
L’Afrique du Sud ne peut pas, à elle toute seule, promouvoir la démocratie en Afrique. Elle n’en a ni les moyens, ni la volonté. Du reste, elle doit d’abord approfondir la démocratie chez elle avant de penser à la promouvoir chez d’autres. Il est dommage que des forces externes continuent de faire pression sur elle pour qu’elle exerce sur le Continent un role de gendarme qui ne lui convient pas du tout et pour lequel elle est si mal équipée.
Ce à quoi il faudrait arriver, c’est à une sorte de « New Deal » continental, librement et collectivement négocié par les différents États africains – un « New Deal » en faveur de la démocratie qui viendrait compléter et clore une fois pour toutes le chapitre de la décolonisation.
Survenant plus d’un siècle après la fameuse Conférence de Berlin qui inaugura la partition de l’Afrique, ce « New Deal » pourrait faire l’objet de garanties par les grandes puissances mondiales. Ces garanties seraient assorties d’une prime économique sous des formes qu’il faudrait imaginer – une sorte de « Plan Marshall » pour la reconstruction du continent par exemple. Mais elles comporteraient également un volet pénal, des mécanismes de sanction, voire de mise au ban, dont la mise en oeuvre serait nécessairement multilatérale. Ceci impliquerait qu’à l’occasion, des régimes coupables de crimes et d’atrocités contre leurs peuples pourraient légitimement etre déposés par la force.
C’est à ce niveau de profondeur historique qu’il importe désormais d’envisager la question de la démocratisation du continent. Celle-ci doit est d’abord une question africaine, certes. Mais elle a aussi des dimensions internationales qui exigent des garanties internationales, des accords qui ne sauraient relever d’une seule puissance.
Quel rôle peuvent jouer les sociétés civiles africaines dans la démocratisation ?
Leur rôle est crucial, là où elles existent – ce qui n’est guère le cas partout. Une partie de leur role serait justement d’aider à « internationaliser » la question de la démocratisation de l’Afrique, dans le droit fil des efforts des dernières années visant à mutualiser le droit international et qui ont vu l’apparition d’instances juridictionnelles supra-étatiques.
Je crois que s’agissant de l’Afrique, il faut aller au-delà de la conception traditionnelle de la société civile, celle qui est étroitement dérivée de l’histoire des démocraties capitalistes. D’une part, il faut tenir compte du facteur objectif qu’est la multiplicité sociale – multiplicité des identités, des allégeances, des autorités et des normes – et, à partir d’elle, imaginer de nouvelles formes de mobilisation et de leadership.
D’autre part, le besoin de création d’une plus-value intellectuelle n’a jamais été aussi pressant. Cette plus-value doit etre réinvestie dans un projet de transformation radicale du continent. La création de cette plus-value ne sera pas l’oeuvre de l’État. Elle est, à mes yeux, la nouvelle tache des sociétés civiles africaines. Pour y parvenir, il faudra à tout prix sortir de la logique de l’urgence et de la logique des besoins immédiats qui a, jusqu’à présent, colonisé le débat sur l’Afrique.
Les pays qui possèdent d’importantes ressources en matières premières – notamment le pétrole – sont-ils condamnés à rester à la traine de la démocratisation ?
Oui, tant que la logique de l’extraction et de la prédation qui caractérise l’économie politique des matières premières en Afrique n’est pas brisée. D’ailleurs, dans la plupart des cas, ces pays ne sont pas seulement à la traine de la démocratisation. Ils font également l’expérience de conflits meurtriers liés, en partie, à un mode d’exploitation des richesses du sous-sol africain qui allie fort bien mercantilisme, désordres politiques et militarisme. Cette sorte de capitalisme, on en voit déjà les prémisses à l’époque coloniale, avec le régime des sociétés concessionnaires. Tout ce dont il a besoin pour fonctionner, ce sont des enclaves fortifiées, des complicités au coeur de l’État local, et un minimum de garanties juridiques internationales.
Les grandes puissances font-elles tout leur possible pour empêcher la démocratisation de l’Afrique ?
La France, oui. Elle est un vrai facteur de nuisance et il faut souhaiter que faute de réformer radicalement sa politique africaine, elle se désengage véritablement du Continent.
Les autres (les États-Unis notamment) ne s’y opposent peut-être pas activement. Cynisme et hypocrisie suffisent largement – encore que de nombreuses institutions privées américaines apportent une aide multiforme à la consolidation des sociétés civiles africaines. C’est par exemple le cas des nombreuses fondations américaines.
Ceci dit, si les Africains veulent la démocratie, c’est à eux d’en payer le prix. Personne ne le paiera à leur place. Ils ne l’obtiendront pas non plus à crédit. Ils auront néanmoins besoin de s’appuyer sur de nouveaux réseaux de solidarité internationale, une grande coalition morale en dehors des États - pas la coalition des faiseurs de charité, mais celle de tous ceux qui croient que sans sa part africaine, notre monde décidément sera plus pauvre encore en esprit et en humanité.
Achille Mbembe interviewé par Pierre Cherruau du Courrier International




(72) Commentaires
non mais je crois que t a toujours pas capté que la richesse ce mesure au nombre de porte avion et sous marin nucléaire pas au reserve de pétrole ou d or ! ..
l amérique etait riche tellement que contrairement a l afrique les colon on carrement preferer s installer définitivement
vous savez les africain le projet initial des colons etait de vous exterminer tous jusqu au dernier , je sais meme comment les africain du sud peuvent encore supporter des colons chez eux , fo vraiment avoir un probleme dans sa tete ou etre nostalgique de sa situation d esclave !!
bem belly cabinda shaptidé shivalonga kalimba cabinda bim balla !
Mission humanitaire , un circuit en afrique reserver dès maintenant ...
La démocratie au fond est peut être voulu par une petite poignée d’illuminés qui vivent en zone urbaine sur le continent. Les gros de la pop est située en zone rurale elle n’a que faire de la démocratie. Elle est à moitié sous le joug des chefs traditionnels chouchoutés par les gouvernements en place, à moitié plié sous le joug des fils de “paysans évolués” Des élections libres et transparentes ne seraient pas absolument une garantie de changement.
Je me suis un peu plongé dans l’histoire récemment et j’ai vu à quel point même les Nations Unies étaient peu disposées à accorder l’indépendance aux pays africains. NJ l’histoire peut donner des envies de meurtres je t’assure.
Je suis pour une politique au service de l’économie locale et non pour une économie au service de la politique.
Je suis contre le tout politique, pas besoin d’avoir la carte du parti ou des bras long pour avoi run job.
“ La démocratie au fond est peut être voulu par une petite poignée d’illuminés qui vivent en zone urbaine sur le continent.”
exactemen on appelle ca des petit bourgois a la con qui détourne le regard sur la propre misere de leur pays pour s emerveilles des lumiere venue d occident en s imaginant que confier l avenir de l afrique a un peuple qui a pour préoccupation son ventre que sa liberté peut améliorer l avenir !!
vive mugabe on le dira jamais assez !! l un des rare politicien africain a avoir assez de couille pour lutter contre le pire ennemie de l Afrique ...
vous savez les africain le projet initial des colons etait de vous exterminer tous jusqu au dernier pourquoi ont-ils changé d’avis sista? Vois tu des freins à la démocratisation des société africaines NJ? Faut-il bouter hors du continent les multinationales ou partager fifty fifty les benefs pour limiter les intrusions?
Plan Marshall? noooooooooooon! il y a le NEPAD ou NE PA developper.
Salut NJ It is nice to meet U.
Je pense qu’on peut appuyer où ça fait vraiment mal, non pour se venger mais pour les biens des pop africaines
Trop de contrats mal négociés, trop d’assistants techniques, trop d’ONG!
Le problème posé par AM est celui de la démocratisation des pop africaines. La société africaine a tendance à la verticalisation, pour l’horizontaliser il faut que ce “poteau” tombe ou se casse. Est ce qu’on veut ou ce qu’on craint? Catharsis tu sembles percevoir la chose avec l’oeil d’un lynx.
NJ comment se porte la démocratie en Asie? autre coin de la misère en continu. J’ai tendance à croire que la misère plus que la culture induit certains comportements.
Catharsis ça chauffe dur à Abidjan, la cacao est devenu plus toxique que les déchets du “Probo Koala”.
Ya des avis carrément intéressant là, à mon avis. Mais nous manquons d’impertinence. Non je voulais dire de pertinence. (Tien je me demande: la pertinence est elle svt impertinente ?)
Qui a une idée concrète pour une gouvernance adaptée aux pays africains ?
Un système découlant de la chefferie traditionnelle est trop hasardeux, utopiq, car il repose sur une seule personne, et son intégrité. C’est le cas actuel, mais la personne en question, est de bien mauvaise fréquentation la plupart du temps. (sourire mélancolique)
Le communisme disait N-J la croqueuse, c’est beau ds l’utopie. Cà a planté en occident en tous cas. Pourrait il reussir en Afrique ? Ou la solidarité fraternelle, familiale a encore quelques vestiges ?
L‘anarchie, le must, mais là aussi en occident en tous cas les gens ne sont pas prêts.
La dictature, bon là je passe. Car çà pourrait marcher, si elle était saine. Voilà un bel antinomisme. C’est koi deja le nom de la figure de style litteraire qui associe deux mots de sens opposés ?
Il faut un individu à poigne, charismatique, pétri d’une probité à toute épreuve, aimant son peuple, aimant sa culture, ouvert malgrès tout au progrès, ne craignant pas les reformes, gardien malgrès tout de son passé identitaire. Sachant exploiter pour le peuple les richesses naturelles du pays, tout en évitant une otarcie mortifere. Enfin vous voyez, le genre de truc impossib quoi. Com disait fort justement Ngnagna “la politiq au service de l’economie et non l’inverse, que l’on voit sur tout les terrains de jeux du monde, de ces puissants, qui n’ont de puissance que l’absurdité de leur illusions.
fire74 yep !!! le feu purificateur !!
”Catharsis ça chauffe dur à Abidjan, la cacao est devenu plus toxique que les déchets du “Probo Koala”.” Ah ! Mais c’est kel affaire çà !?
Un koala nucléaire accro au cacao radioactif ???
Une gouvernance qui pourrait marcher ? En Afriq et ailleurs.
Un systeme qui allierait les avantages/atouts des autres systemes de gouvernance.
L’interaction peuple/pouvoir décisionnel de ce que devrait être de vraies démocraties.
La fermeté, l’absence de doute d’une dictature(une fois que les bonnes et saines décisions ont ete prises).
Le sens du partages des ressources du communisme.
Avec le dynamisme interelationnel d’un système impérialiste !
Contradiction.(que l’on me pardonne, ce gout malsain à trouver de la beauté, de la pertinence, ds la contradiction, l’ambivalence et le flou artistique...)
Enfin je reve eveillé, spa la premiere fois.
je voudrais vous parler de l Oréal non pas de mon nouvo contoure d’ yeux demais de son fondateur idéologue d extreme droit et grand ami d un dénommé Bettencourt lui aussi fil d un illustre navigateur et occasionnalement d un socialiste francais pro algérie francaise pro vichyste et président de la france pendant 14 ans .. ca vous laisse imaginer a quel droite on a affaire
je voudrais aussi vous parler de la propagande des média sur les farcs qui dans le fond au imge qu on voit s occupe mieux de leur captif que la police francaise des sans papier ou l armée amércaine de tout opposant notoire a l etat Facsite des Etats unis d amérique et des ses leche boule d europe !! a noter qu ingrid bettencourt reconnais avoir eu des nlle de sa famille , en gros les farcs sont humain comme geolier contrairement a la cia par exemple ou la police francaise
je vous drais vous cité un court article lié au syndicat américain et leur White label tel un made in france devenu pour la circonstance on lutte contre le Made in china sous entendu fabrique par une race inférieure
je voudrais aussi remercier Ingrid bettencourt qui remerci elle meme israel les usa et la france en habit militaire et vient a la garden party des sarkosy nous démontrer toute la manipulation médiatik qui coincide avec cette farce sur les Farcs , ou sont les vrai gangster , uribe sarko and bush
je voudrais si j avais les moyen acheter plein de buldozzer pour que Tshaal la grand putain ne puisse plus détruire les maison dans palestinien qui on porté en elle des gens qui refuse d etre exterminé sans combattre !!
si defendre sa patrie c est etre Terroriste alos vive le terrorisme comme dirait l autre
5 juillet 1187 Saladin prend Tibériade (la Galilé)
5 juillet 1811 : Déclaration d’indépendance du Venezuela de l’Espagne.
5juillet 1830 : prise d’Alger par l’armée française, début de la colonisation en Algérie.
5 juillet 1962 .. naissance d un myte
5 juillet 1975 : indépendance du Cap-Vert, ancienne colonie portugaise.
5 juillet 1975 : Arthur Ashe devient le premier noir à remporter la finale du simple-messieurs à Wimbledon.
5 juillet 1980 : la Mauritanie, dernier pays esclavagiste, abolit l’esclavage.
5 juillet 1853 naissance Cecil John Rhodes , homme d affaire et batisseur d empire commercial a travers l empire colonial
5 juillet 1966 naissance de Laurence Ferrari, journaliste française , celle qui renversa le dit PPDA
non c est l inverse pour Rhodes il a batit lui et d autre l empire colonial avec un empire commercial .. et non l inverse . dsl confusion matinal me fo un kawa et du sum
square55 .. oui je sais l’eternel enfant cé moi
au passage y a deux femme noir en demi final a wimbledon donc une sera sur en final mais je vois que tous le monde s en fou , les amateur prefere les tsonga et gravé dans les histoire le role des male comme d hab koi !!!
spécial dédicace a tite boule noir qui glissait sur la glace comme un continent sur l océan !!
door18
on peut meme sentir a travers les commentaire des journaliste sur canal que qqe part il s en branle mais d une force !
ce qui est un evenement ou il est rare de voir des joueuse noir , deux soeur exceptionnel , sportive unique dans l histoire !! ben a vrai dire ils vont meme chercher a minimiser l evenment , le rendre sans interet
rendez vous compte de soeur deux femme deux noir 6 fois en final de grd chelem mais jamais un seul article pour eux ! .. on va parler de tsonga alors que le type sort a peine de ventre de sa mere il a rien gagner rien prouver mais deja il est aduler !! .. pfff bande de sexiste !!!
y a deux femme noir en demi final a wimbledon donc une sera sur en final mais je vois que tous le monde s en fou femme, américaine 100% et noire en plus! Il ne manquait plus que ça. Rien d’excitant en somme pour les journalistes français, rien de bon pour exalter la fibre patriotique.
NJ j’étais au stade ce soir voir un match de football feminin pour me changer les idées. J’ai été agréablement surpris. Il y a la technique!! Je n’ai pas vu beaucoup de brutalité.
je voudrais si j avais les moyen acheter plein de buldozzer pour que Tshaal la grand putain les choses se passent comme si la terre entière devait payer éternellement pour la folie d’Hitler en supportant Israel.
Je ne sais non plus ce qu’il faut comme système. Il faut de la fermeté, la culture du mérite, l’humilité, une administration publique efficace.
Ain’t Got No...I’ve Got Life
within83
http://fr.youtube.com/watch?v=WJpY-F52rMA&feature=related
lecture d’achille,comme toujours rafraîchissante pour l’intellect,on s’y délasse.parmi les facteurs rendant ardus l’ancrage de la démocratie en afrique,il cite ,à juste titre,la politique économique et l’imaginaire du pouvoir ,de la culture et de la vie.si pour le premier facteur son exposé décrit à merveille la déliquescence de notre espace socio-politique résultant pour une grande part de notre incapacité à sortir des ornières d’une économie de prédation dans laquelle se plaît à nous maintenir,quoiqu’elles en disent,les puisssances du libéralisme mondial,sur le deuxième il semble être passé à pieds joints.
or il me semble que celui-ci reste le plus important,tant la manière de nous représenter le monde et nous dans celui-ci,pour parler plus simplement:le fait spirituel détermine notre potentialité à la révolte.et de révolte ,il en faut pour sortir de notre sommeil.
Catharsis je n’ai pas pu voir le singe jouer à tarzan, je suis encore à l’ultralent.
Nnagna mon ami, c’est la musik qui est sympa, un message de tolerance et d’ouverture… spa grave juste untruc qur la toile qui m’a amusé et que je vouais partager
Certains commentateurs n’aiment pas la démocratie et surtout la pense inadaptée pour l’Afrique. La majorité des hommes ne font pas de la démocratie une priorité : la guerre est prioritaire, le profit est prioritaire, le confort est prioritaire, manger et dormir sont prioritaire, la sécurité est prioritaire. Et pourtant quelle satisfaction de vivre dans un pays où les hommes et les femmes qui veulent exprimer une opinion politique peuvent le faire librement.
Certains commentateurs n’aiment pas la démocratie et surtout la pense inadaptée pour l’Afrique. La majorité des hommes ne font pas de la démocratie une priorité : la guerre est prioritaire, le profit est prioritaire, le confort est prioritaire, manger et dormir sont prioritaire, la sécurité est prioritaire. Et pourtant quelle satisfaction de vivre dans un pays où les hommes et les femmes qui veulent exprimer une opinion politique peuvent le faire librement.
la démocratie c est pas exprimer une opinion politique mais faire en sorte que tous puissions manger dormir et avoir un minimum de confort , sauf pour les ptit intello bobo pseudo revolutionnaire qui ne reve que d exprimer la vacuité de leur esprit en quete d un je ne sais quoi qui pourrait donner un sens a leur vie sans souci du lendemain fut que pour eux manger dormir et le confort n est plus un probleme ! ...
l inconveniant des cérise c est qu elles ont un noyau indigeste
peace53
bientot si ca continue les atlantiste francophone vont nous ressortir Aron et compagnie
cerise et d autre nous disent cela ...”Certains commentateurs n’aiment pas la démocratie et surtout la pense inadaptée pour l’Afrique.
la democratie est inadapté a l afrique a l europe a la chine aux amériques comment aller vivre sur marx .. pardons mars ! l europe elle meme n a fait que basculer de la demcoratie au Facsime et jusqu a aujourd hui la majeur partis des gouvernement européens obtiennent une majorité avec l appuis des partis d extreme droite , voir juste leur idée pour les plus “politiquement correct” , pour exemple , la fameuse loi sur la détention des Sans papier qui nie le fondement meme de tout principe democratique et démontre bien que le concept democratique lié a l europe n est pas une réalité mais un concours de circonstance ... l avenement de sarko en france berlu en italie le danemark completement Raciste , l hallucinante expansion des Blood and Honneurs a travers leur site les connexion international , tout cela demontre bien que pour l europe Facisme et démocratie ne sont pas antagoniste bien au contraire ...
La majorité des hommes ne font pas de la démocratie une priorité : la guerre est prioritaire, le profit est prioritaire, le confort est prioritaire
il est rappeller que les democratie d occident on toujours cumuler l expérience démocratique avec le colonialisme , que toute démocratie pour etre démocratie doit deja avoir les moyens de ses ambitions ! et que j ai bien l impression que le colonialisme et l esclavage c est en quelque sort le mode de financement des démocratie d europe et des usa !
la pauvreté les difficulté ne serait ce que pour chercher de l eau ne favorise pas le coté sauvage mais débrouillard de l humain qui pose des priorité terre a terre ..
si la démocratie ne marche pas en afrique c est en premier a cause de voisin européens voleur comme pas deux ! et par extansion logique les usa et bientot de la chine travers ces concept abstrait de nation une personne moral multiniational ! .
c est pas sur les africain qu il faut s interroger mais bien sur cette notion suréaliste qu est la démocratie !! .. et comment y acceder , les differente etapt , fo penser organique pas en logicien comme l autre tache d aristote
”l inconveniant des cérise c est qu elles ont un noyau indigeste”
c’est une maxime ?? le sens caché est qu’en fait la vie est une cerise à la chair pleine de promesses, mais tot ou tard on se casse les dents sur le noyau…
Ou serait ce un parallele avec les femmes ?? Avec leur chair juteuse et sucrée ?? Qu’il n’est que trop conseillé de mordre à pleine dents ??
Me rappelle cette histoire d’un chimpanzé ds un zoo; un quidam arrive et lui jette des cacahouètes. Le primate prend consciencieusement chacune des cahouètes et les introduits ds son anus, avant de les manger. Etonné le badeau va acheter des cerises et lui lance. Même topo.
Intrigué notre ami va demander ce qu’il en est au gardien du zoo.
“-Il est fou vot singe ! Il se met ds le cul tout ce qu’il mange
-Detrompez vous mon brave il est tres intelligent au contraire. Hier un gars lui a jeté une mangue, il a avalé et il a eu un mal fou à chier le noyau !! “
NJ “grande prêtresse vaudou” cesse de bizuter les nouveaux venus dans le blog.
Catharsis on va finir par me prendre pour un fou en me voyant rire dans le cybercafé avec ton histoire de noyau.
NJ si je te suis bien la démocratie ne marche pas en Afrique à cause de l’Occident. C’est selon toi l’obstacle majeur?
A.Mbembe a raison de dire “si les africains veulent la democratie c’est à eux d’en payer le prix.”
Au regard de l’Afrique qui vient voici mon commentaire:
Quel avenir pour l’Afrique?
Une chose est certaine, l’Afrique ancestrale s’efface sous nos yeux écarquillés. Et celle d’aujourd’hui affiche une analyse bilancielle consternante: la multiplication de guerres, la soustraction des populations et l’addition de la dette. Ces maux gangrènent outrageusement ce continent noir déjà chloroformé. Et délaissé par ceux qui l’ont inculqué un mode de vie, une culture…à contrario de son modèle originel ancré dans ses traditions englouties dans les marigots dans la modernité obsédante et de la démocratie imposée.
C’est la déstructuration sociale et la désarticulation politique du continent africain. Peut-on continuer les perfusions de la doctrine occidentale paternaliste ? Et arrêter la contagion et l’hémorragie d’un peuple léthargique impuissant à se réveiller de la domination extérieure ? Sauver l’Afrique de ce traitement asphyxiant devient alors le leitmotiv de l’élitaire et du populo lui-même appelé au chevet des malades à guérir pour retrouver le chemin de la liberté et de l’indépendance reconquise.
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Quel avenir pour l’Afrique décongestionnée du chaos de l’immobilisme rampant ? Et de l’autarcie perpétrée par le refus délibéré de ses agissements endogènes perturbateurs et de ses volontés motrices voireses stratégies tatillonnes ? Continuera-t-elle à se laisser plastronner, guider, régenter par les autres, ces nantis retrempés en manteau de bourreau profiteurs et destructeurs ? En effet, l’européanisme effréné dans ce continent a dévasté tout. Et changé le visage même du peuple arrimé dans son idéal antique de « l’homme nature » guidé par les esprits et attaché aux valeurs conviviales traditionnelles basées sur la solidarité, le partage, la fraternité. Cette vision sénile, héritée des royaumes anciens, fondée sur l’échange, le respect et la gentillesse, a toujours été le ciment familier de l’Afrique dans son âme belle, riche et différente. Ces vertus ont été balayées et remplacées par l’envahisseur étranger. Cette occidentalisation croissante, envahissant le monde africain, a éclaboussé et terni ces phares d’hier qui rayonnaient son antériorité enfouie. Et l’histoire du peuple atypique visiblement attaché à son identité propre et authentique.
Le passé colonial n’a pas fait que des heureux. Et laissé des richesses morales, politiques et économiques au peuple africain desserré de son étreinte. Loin d’avoir acquis l’indépendance, elle reste accrocher au berceau de l’assistanat aliénant et aux basques du colonisateur qui pérennise ses actes d’assujettissements, de pillage, de corruption. Car, ces frontières demeurent encore sous l’empire du dominateur, ces administrations fonctionnent sous les registres de ce potentat de même que ses politiques toujours régentées par cette puissance herculéenne imposant partout le changement des leaders de ses choix et contrôlant impunément les richesses nationaux par le biais des firmes transnationales d’essence européenne voire américaine. L’Afrique dans la maille de ce filet occidental continue d’être sillonné dans ses rivages et pêché dans ses océans par ce cargo capitaliste commandé par ces états riches. Dans ce sillage, l’arrivée de la chine perpétue cette lignée tenancière et colonisatrice.
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