SITUATIONS DE LA DÉMOCRATIE EN AFRIQUE, Achille Mbembe s’exprime au “Courrier International”
Posté dans: Général | Par Alain Mabanckou | le 28 Jun 2008 à 15h03 | Lu 3006 fois
Au début des années 90, l’Afrique semblait etre à son tour atteint par la grande vague de démocratisation du dernier quart du vingtième siècle. Celle-ci avait commencé avec la fin des dictatures du Sud de l’Europe (Espagne, Portugal) avant d’atteindre l’Amérique du Sud. La chute du Mur de Berlin, la fin de l’Union soviétique et le démantèlement de l’apartheid en Afrique du Sud avaient accéléré ce processus. Près de quinze ans plus tard, quelle est la situation de la démocratie en Afrique ? Quel sens faudrait-il accorder au regain de violence politique au Kenya, au Zimbabwe et dans d’autres pays du continent ? Dans cet entretien accordé au Courrier International, Achille Mbembe brosse un tableau contrasté de la situation et esquisse des perspectives inédites.
Dans l’une de ses éditions récentes, le Wall Street Journal consacrait une grande enquête à la progression de la démocratie en Afrique. Est-ce une réalité ou un fantasme ?
Le paysage est très contrasté. Restauration autoritaire par-ci, multipartisme administratif par là, ailleurs maigres avancées au demeurant réversibles et, à peu près partout, niveaux très élevés de violence sociale, voire situations d’enkystement, de conflit larvé ou de guerre ouverte, sur fonds d’une économie d’extraction qui, dans le droit fil de la logique mercantiliste coloniale, continue de faire la part belle à la prédation – voilà, je dirais, le paysage d’ensemble.
Dans la plupart des cas, les Africains ne sont toujours pas à même de choisir librement leurs dirigeants. Trop de pays sont toujours à la merci de satrapes dont l’objectif unique est de rester au pouvoir à vie. Du coup, la plupart des élections sont truquées. On sacrifie aux aspects procéduraux les plus élémentaires de la concurrence, mais l’on garde le contrôle sur les principaux leviers de la bureaucratie, de l’économie, et surtout de l’armée. La possibilité de renverser le gouvernement par la voie des urnes n’existant pratiquement pas, seul l’assassinat, la rébellion ou le soulèvement armé peuvent contredire le principe de la continuation indéfinie au pouvoir. Globalement, les choses sont donc plutôt bloquées, y compris en Afrique du Sud où, le système électoral aidant, l’on peut dire que le pays vit, de facto, sous un régime de parti unique.
Quatre tendances lourdes me frappent par contre. La première est l’absence d’un réel projet démocratique, d’une pensée de la démocratie qui constituerait une véritable alternative au modèle prédateur en vigueur dans la plupart des pays. La deuxième est le recul de toute perspective de révolution sociale radicale sur le continent. La troisième est la sénilité croissante des pouvoirs nègres – le fait que plus ils sont vieillissants, plus ils deviennent hystériques et carnassiers. La quatrième, c’est l’enkystement que l’on voit à l’œuvre y compris là où une certaine alternance a effectivement eu lieu. À ces dynamiques structurelles vient s’ajouter une autre – l’émergence d’une culture du racket, de l’émeute sanglante et sans lendemain et qui, à l’occasion, tourne carrémment à la guerre de pillage. Cette sorte de lumpen-radicalisme, à la vérité violence sans projet politique alternatif, est porté par les « cadets sociaux ». Et « l’enfant-soldat » et le « sans-travail » des bidonvilles en sont les tragiques symboles.
Il faut craindre que cette violence sans projet politique alternatif ne se généralise. Elle provoquerait en retour le raidissement d’un État qui, bien qu’illégitime, bénéficie du soutien d’une classe qui en a fait l’instrument de son enrichissement personnel ou, simplement, une ressource privée ou encore une source de rackets, dans le contexte de la lutte quotidienne pour la survie. Quitte à détruire l’État, l’économie et les institutions, cette classe est prête à tout pour conserver le pouvoir, la politique n’étant d’ailleurs à ses yeux qu’une manière de conduire la guerre civile ou la guerre ethnique par d’autres moyens.
Plutôt que de pérorer sur les avancées de la démocratie en Afrique, la réflexion devrait donc, à mon avis, porter sur ces tendances lourdes, nourries qu’elles sont par les structures historiques de la violence et de la prédation que favorisent désormais les politiques néolibérales, voire les pieuses injonctions sur « la bonne gouvernance », pour ne pas parler des effets pervers du Bon Samaritanisme et de l’humanitaire.
Pourquoi cet ancrage de la démocratie en Afrique ?
Il s’agit justement de tout sauf d’ancrage de la démocratie en Afrique. Il y a, certes, un désir manifeste de liberté et de bien-être. Mais ce désir peine à trouver un langage, des pratiques effectives, et surtout une traduction dans une culture politique neuve, où le pouvoir n’est plus un jeu à somme nulle.
Pour que la démocratie puisse s’enraciner en Afrique, il faudrait qu’elle soit portée par une Idée dont elle serait la métaphore vivante et absolue. Ainsi, en réarticulant par exemple le politique et le pouvoir autour de la critique des formes de vie, ou plus précisément de l’impératif du « laisser vivre », on ouvrirait la voie à une nouvelle pensée de la démocratie dans un continent où le pouvoir de tuer reste plus ou moins illimité. Pour etre crédible, cette nouvelle pensée de la démocratie devrait cependant se situer au-delà des catéchismes qui ont colonisé notre regard sur l’Afrique – qu’il s’agisse de la « bonne gouvernance », de la rhétorique des « droits de l’homme » ou encore du Bon Samaritanisme qui se cache derrière les oripeaux de l’humanitaire.
Au fond, une telle pensée devrait etre, de nécessité, une pensée de l’émergence et du soulèvement. Mais ce soulèvement devrait aller bien au-delà de l’héritage anti-colonialiste et anti-impérialiste dont les limites, dans le contexte de la mondialisation et au regard de ce qui s’est passé depuis les indépendances, sont désormais flagrantes.
Quels sont les freins à une démocratisation plus rapide du Continent ?
Deux facteurs parmi plusieurs autres. D’abord une certaine économie politique. Ensuite un certain imaginaire du pouvoir, de la culture et de la vie.
D’une part, la brutalité des contraintes économiques dont les pays africains ont fait l’expérience au cours du dernier quart du XXe siècle - et qui se poursuit sous la férule du néo-libéralisme – a contribué à la fabrication d’une multitude de « gens sans-part » dont l’apparition sur la scène publique s’effectue de plus en plus sur le mode de la tuerie lors de bouffées xénophobes ou à l’occasion de luttes ethniques, surtout au lendemain d’élections truquées ou encore dans le contexte des protestations contre la vie chère.
Ce sont des gens qui n’ont strictement rien à perdre, qui de surcroit sont totalement livrés à l’abandon – condition de laquelle ils ne peuvent souvent échapper que par la migration, la criminalité et toutes sortes d’illégalismes. C’est une classe de « superflus » dont l’État (là où il existe), voire le marché lui-meme, ne savent que faire. Ce sont des gens que l’on ne peut guère vendre en esclavage comme aux débuts du capitalisme moderne, ni réduire aux travaux forcés comme à l’époque coloniale et sous l’apartheid. Du point de vue du capitalisme tel qu’il fonctionne dans ces régions du monde, ils sont complètement inutiles - des rebuts humains livrés à la violence, à la maladie, à l’évangélisme nord-américain, aux croisés de l’Islam et à toutes sortes de phénomènes d’illumination.
D’autre part, la brutalité des contraintes économiques a aussi vidé de tout contenu le projet démocratique en réduisant celui-ci à une simple formalité – un rituel sans contenu ni symbolique, et plus grave encore sans conséquence réelle sur la vie quotidienne des gens ordinaires. Puis, comme je le suggérais à l’instant, l’incapacité à sortir du cycle de l’extraction et de la prédation dont l’histoire, d’ailleurs, prédate la colonisation – cette incapacité pèse énormément sur les formes que prend le politique dans nos pays.
À ces données fondamentales s’ajoute l’événement qu’aura été la grande diffraction sociale commencée au milieu des années 80. Cette diffraction de la société a conduit à peu près partout à une informalisation des rapports sociaux et économiques, à une fragmentation sans précédent du champ des règles et des normes, et à un processus de dés-institutionalisation qui n’a pas épargné l’État lui-même.
Cette diffraction a également provoqué un grand mouvement de défection de la part de nombreux acteurs sociaux, ouvrant dès lors la voie à de nouvelles formes formes de la lutte sociale – une lutte sans pitié pour la survie centrée autour de l’accès aux ressources. Aujourd’hui, le bidonville est devenu le lieu névralgique de ces nouvelles formes d’affrontements souvent sans tete apparente. Il s’agit d’affrontements de type moléculaire et cellulaire qui combinent des éléments de la lutte des classes, de la luttes des races, de la lutte ethnique, des millénarismes religieux et des luttes en sorcellerie.
Pour le reste, la faiblesse des oppositions est connue. Pouvoir et opposition opèrent en fonction d’un temps court marqué par l’improvisation, les arrangements ponctuels et informels, les compromis et compromissions diverses, les impératifs de conquête immédiate du pouvoir ou la nécessité de le conserver à tout prix. Les alliances se nouent et se dénouent constamment. Mais surtout, l’imaginaire du pouvoir ne s’est guère transformée. L’imaginaire structurant de la politique en Afrique reste celui de la guerre civile permanente. Et tant que l’on ne découplera pas la politique et la guerre, le potentiel de violence restera explosif.
La France accepte-t-elle cette démocratisation ou est-elle encore un frein à ce processus ?
Elle ne l’accepte que du bout des lèvres. Dans son pré-carré, elle s’y oppose farouchement et avec ténacité depuis 1960, n’hésitant pas, le cas échéant, à recourir à l’assassinat et à la corruption.
La France est connue pour son soutien le plus retors et le plus indéfectible aux satrapies les plus corrompues du continent et aux régimes qui, justement, ont tourné le dos à la cause africaine.
Il y a une raison simple à tout cela – les conditions historiques dans lesquelles s’est effectuée la décolonisation et le régime des capitations qu’ont cimenté les accords inégaux « de coopération et de défense » signés dans les années 1960.
On ne le sait peut-etre pas assez, l’objet de ces accords secrets, ce fut non pas de liquider le rapport colonial, mais justement de le contractualiser. C’est au nom de cette contractualisation des vieux rapports coloniaux que la France continue, de facto, d’exercer un droit de propriété sur le sol, le sous-sol et l’espace aérien de ses anciennes colonies. C’est également en son nom qu’elle protège les régimes corrompus de l’Afrique francophone.
Voilà pourquoi près de 50 ans après qu’ils aient été signés, il faut continuer de dénoncer ces accords, d’exiger qu’ils soient rendus publics et d’appeler à ce qu’ils soient résiliés. Tant qu’ils ne le seront pas, les pays africains liés par ces accords ne seront jamais souverains, et encore moins des démocraties.
L’influence croissante de la Chine sur le continent noir risque-t-elle d’empêcher cette démocratisation ?
La présence de la Chine en Afrique est un contrepoids à l’échange inégal si caractéristique des relations que le Continent entretient avec les puissances occidentales et les institutions financières internationales. Il est vrai que pour le moment, la relation avec la Chine ne sort pas du modèle de l’économie d’extraction. Or, je viens de suggérer que cette économie d’extraction, ajoutée à la prédation, constitue la base matérielle des tyrannies nègres.
Et celle de l’Inde ?
L’influence indienne en Afrique est, pour l’instant, marginale.
Considérez-vous que l’Afrique du Sud joue un rôle suffisant pour la promotion de la démocratie, notamment au Zimbabwe ?
L’Afrique du Sud n’est pas responsable de la crise zimbabwéenne. Les responsables de la crise zimbabwéenne, ce sont les Zimbabwéens et, dans une certaine mesure, leur ancien maitre colonial, le Royaume-Uni.
L’Afrique du Sud ne peut pas, à elle toute seule, promouvoir la démocratie en Afrique. Elle n’en a ni les moyens, ni la volonté. Du reste, elle doit d’abord approfondir la démocratie chez elle avant de penser à la promouvoir chez d’autres. Il est dommage que des forces externes continuent de faire pression sur elle pour qu’elle exerce sur le Continent un role de gendarme qui ne lui convient pas du tout et pour lequel elle est si mal équipée.
Ce à quoi il faudrait arriver, c’est à une sorte de « New Deal » continental, librement et collectivement négocié par les différents États africains – un « New Deal » en faveur de la démocratie qui viendrait compléter et clore une fois pour toutes le chapitre de la décolonisation.
Survenant plus d’un siècle après la fameuse Conférence de Berlin qui inaugura la partition de l’Afrique, ce « New Deal » pourrait faire l’objet de garanties par les grandes puissances mondiales. Ces garanties seraient assorties d’une prime économique sous des formes qu’il faudrait imaginer – une sorte de « Plan Marshall » pour la reconstruction du continent par exemple. Mais elles comporteraient également un volet pénal, des mécanismes de sanction, voire de mise au ban, dont la mise en oeuvre serait nécessairement multilatérale. Ceci impliquerait qu’à l’occasion, des régimes coupables de crimes et d’atrocités contre leurs peuples pourraient légitimement etre déposés par la force.
C’est à ce niveau de profondeur historique qu’il importe désormais d’envisager la question de la démocratisation du continent. Celle-ci doit est d’abord une question africaine, certes. Mais elle a aussi des dimensions internationales qui exigent des garanties internationales, des accords qui ne sauraient relever d’une seule puissance.
Quel rôle peuvent jouer les sociétés civiles africaines dans la démocratisation ?
Leur rôle est crucial, là où elles existent – ce qui n’est guère le cas partout. Une partie de leur role serait justement d’aider à « internationaliser » la question de la démocratisation de l’Afrique, dans le droit fil des efforts des dernières années visant à mutualiser le droit international et qui ont vu l’apparition d’instances juridictionnelles supra-étatiques.
Je crois que s’agissant de l’Afrique, il faut aller au-delà de la conception traditionnelle de la société civile, celle qui est étroitement dérivée de l’histoire des démocraties capitalistes. D’une part, il faut tenir compte du facteur objectif qu’est la multiplicité sociale – multiplicité des identités, des allégeances, des autorités et des normes – et, à partir d’elle, imaginer de nouvelles formes de mobilisation et de leadership.
D’autre part, le besoin de création d’une plus-value intellectuelle n’a jamais été aussi pressant. Cette plus-value doit etre réinvestie dans un projet de transformation radicale du continent. La création de cette plus-value ne sera pas l’oeuvre de l’État. Elle est, à mes yeux, la nouvelle tache des sociétés civiles africaines. Pour y parvenir, il faudra à tout prix sortir de la logique de l’urgence et de la logique des besoins immédiats qui a, jusqu’à présent, colonisé le débat sur l’Afrique.
Les pays qui possèdent d’importantes ressources en matières premières – notamment le pétrole – sont-ils condamnés à rester à la traine de la démocratisation ?
Oui, tant que la logique de l’extraction et de la prédation qui caractérise l’économie politique des matières premières en Afrique n’est pas brisée. D’ailleurs, dans la plupart des cas, ces pays ne sont pas seulement à la traine de la démocratisation. Ils font également l’expérience de conflits meurtriers liés, en partie, à un mode d’exploitation des richesses du sous-sol africain qui allie fort bien mercantilisme, désordres politiques et militarisme. Cette sorte de capitalisme, on en voit déjà les prémisses à l’époque coloniale, avec le régime des sociétés concessionnaires. Tout ce dont il a besoin pour fonctionner, ce sont des enclaves fortifiées, des complicités au coeur de l’État local, et un minimum de garanties juridiques internationales.
Les grandes puissances font-elles tout leur possible pour empêcher la démocratisation de l’Afrique ?
La France, oui. Elle est un vrai facteur de nuisance et il faut souhaiter que faute de réformer radicalement sa politique africaine, elle se désengage véritablement du Continent.
Les autres (les États-Unis notamment) ne s’y opposent peut-être pas activement. Cynisme et hypocrisie suffisent largement – encore que de nombreuses institutions privées américaines apportent une aide multiforme à la consolidation des sociétés civiles africaines. C’est par exemple le cas des nombreuses fondations américaines.
Ceci dit, si les Africains veulent la démocratie, c’est à eux d’en payer le prix. Personne ne le paiera à leur place. Ils ne l’obtiendront pas non plus à crédit. Ils auront néanmoins besoin de s’appuyer sur de nouveaux réseaux de solidarité internationale, une grande coalition morale en dehors des États - pas la coalition des faiseurs de charité, mais celle de tous ceux qui croient que sans sa part africaine, notre monde décidément sera plus pauvre encore en esprit et en humanité.
Achille Mbembe interviewé par Pierre Cherruau du Courrier International




(72) Commentaires
“si les africains veulent la democratie c’est à eux d’en payer le prix”. Bravo! A.Mbembe
Quel avenir pour l’Afrique?
Une chose est certaine, l’Afrique ancestrale s’efface sous nos yeux écarquillés. Et celle d’aujourd’hui affiche une analyse bilancielle consternante: la multiplication de guerres, la soustraction des populations et l’addition de la dette. Ces maux gangrènent outrageusement ce continent noir déjà chloroformé. Et délaissé par ceux qui l’ont inculqué un mode de vie, une culture…à contrario de son modèle originel ancré dans ses traditions englouties dans les marigots dans la modernité obsédante et de la démocratie imposée.
C’est la déstructuration sociale et la désarticulation politique du continent africain. Peut-on continuer les perfusions de la doctrine occidentale paternaliste ? Et arrêter la contagion et l’hémorragie d’un peuple léthargique impuissant à se réveiller de la domination extérieure ? Sauver l’Afrique de ce traitement asphyxiant devient alors le leitmotiv de l’élitaire et du populo lui-même appelé au chevet des malades à guérir pour retrouver le chemin de la liberté et de l’indépendance reconquise.
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Quel avenir pour l’Afrique décongestionnée du chaos de l’immobilisme rampant ? Et de l’autarcie perpétrée par le refus délibéré de ses agissements endogènes perturbateurs et de ses volontés motrices voire ses stratégies tatillonnes ? Continuera-t-elle à se laisser plastronner, guider, régenter par les autres, ces nantis retrempés en manteau de bourreau profiteurs et destructeurs ? En effet, l’européanisme effréné dans ce continent a dévasté tout. Et changé le visage même du peuple arrimé dans son idéal antique de « l’homme nature » guidé par les esprits et attaché aux valeurs conviviales traditionnelles basées sur la solidarité, le partage, la fraternité. Cette vision sénile, héritée des royaumes anciens, fondée sur l’échange, le respect et la gentillesse, a toujours été le ciment familier de l’Afrique dans son âme belle, riche et différente. Ces vertus ont été balayées et remplacées par l’envahisseur étranger. Cette occidentalisation croissante, envahissant le monde africain, a éclaboussé et terni ces phares d’hier qui rayonnaient son antériorité enfouie. Et l’histoire du peuple atypique visiblement attaché à son identité propre et authentique.
Le passé colonial n’a pas fait que des heureux. Et laissé des richesses morales, politiques et économiques au peuple africain desserré de son étreinte. Loin d’avoir acquis l’indépendance, elle reste accrocher au berceau de l’assistanat aliénant et aux basques du colonisateur qui pérennise ses actes d’assujettissements, de pillage, de corruption. Car, ces frontières demeurent encore sous l’empire du dominateur, ces administrations fonctionnent sous les registres de ce potentat de même que ses politiques toujours régentées par cette puissance herculéenne imposant partout le changement des leaders de ses choix et contrôlant impunément les richesses nationaux par le biais des firmes transnationales d’essence européenne voire américaine. L’Afrique dans la maille de ce filet occidental continue d’être sillonné dans ses rivages et pêché dans ses océans par ce cargo capitaliste commandé par ces états riches. Dans ce sillage, l’arrivée de la chine perpétue cette lignée tenancière et colonisatrice.
Suite et fin du commentaire: quel avenir pour l’Afrique?
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Dans cette poussée irrésistible dominante, l’Afrique malade se refait une santé précaire. Et reste, malgré tout, orphelin de son modèle perdu. Seul, et avec lui-même, il se cherche dans le long chemin de la solitude des nations pauvres imposée par la mondialisation outrancière et sauvage qui l’assène des coups violents de la concurrence déloyale culbutant son marché intérieur encore embryonnaire. Et l’élimine de la course triomphale de l’économie libérale par manque des moyens financiers, de réalisme débridé de ses dirigeants et du réveil éclairant de l’entreprenariats efficaces. Et sociétés privées concurrentielles.
Même si certains pays à fort taux de croissance redressent les têtes dans ce naufrage collectif, leurs économies libérées, fragilisées par le mal congénital africain - paresse, indolence, manque d’initiative – traversent des passes difficiles. Bon gré malgré leurs efforts d’ouverture encourageante, Ils se laissent influencer foncièrement par les fragiles institutions et par les multiples conflits religieux et des guerres fratricides ébranlant leurs fondations démocratiques encore fragiles.
Le rêve d’un continent noir sorti du capharnaüm social et des misères intérieures du peuple n’est pas encore en phase d’aboutissement. Car les dinosaures n’ont jamais quitté ces terres morcelées, spoliées, sacrifiées sur l’autel des têtes pensantes d’une jeunesse aveuglée et drainée dans la boue malséante de l’illusion déçue. Il est pris au collet par ses chefs archaïques frappés par l’incurie totale et les excentricités qui les enchaînent dans la folle course de garder délibérément leur pouvoir sans partage.
Entre cette Afrique, d’aujourd’hui, qui va en s’engloutissant sous le sable émouvant des crises multiformes et celle d’hier tenace et vivace dans ses viviers ancestraux rayonnants, l’écart est fort considérable. « L’Afrique de demain s’édifiera sous l’égide de l’architecte africain lui-même ». Tout résidera dans la redéfinition de ses propres stratégies économiques, politiques, sociales qui valorisent les talents locaux confirmés et exaltent ses valeurs intrinsèques remplacées. Et qui rejettent le plan importé et l’image défigurée par ce miroir extérieur.
« L’Afrique de demain s’édifiera sous l’égide de l’architecte africain lui-même ». On peut donc comprendre la position de l’UA qui s’oppose à la démocratie imposée et veut une démocratie choisie au Zimbabwe ou au Soudan.
fragilisées par le mal congénital africain - paresse, indolence, manque d’initiative traiter des chomeurs de paresseux n’est ce pas un peut trop fort? Vendre des arachides et autres friandises assis sous le soleil pendant 10 heures comment ça s’appele? les gens veulent s’en sortir sur le continent avec les armes qu’ils ont. Just walk on the street and open your eyes Les initiatives ne manquent pas, elles sont vite cassées quand manque la carte du parti, quand elles n’ont pas l’aval des élites attitrées.
Cette occidentalisation croissante, envahissant le monde africain, a éclaboussé et terni ces phares d’hier Il n’y a pas vraiment une occidentalisation mais plutôt une copie qui ne dit pas son nom. Si le systéme de santé universitaire anglais ou français avait été copié dans son inteegralité je vous laisse déviner ce qui se passerait en ce moment dans certaines univ. Le même raisonnement peut être appliqué à la santé, la justice et
l’économie.
NJ j’ai vu et écouté Amy Winehouse elle m’a fait penser à toi. Comment tu l’as trouve?
Cette vision sénile, héritée des royaumes anciens, fondée sur l’échange, le respect et la gentillesse, a toujours été le ciment familier de l’Afrique dans son âme belle, riche et différente.
Cette vision de l’Afrique si pure si douce si jolie si elle n’est pas sénile semble juvénile. L’histoire la vraie histoire de l’Afrique n’est pas un roman d’amour.
Dekodia l’européannisme effrené n’a pas tout dévasté et n’est pour rien dans l’hyperpolitisation de la vie dans certains coins en Afrique. Pour avoir même l’emploi d’éboueur il faut etre du village d’un tel qui est au pouvoir, connaitre un tel. C’est l’inverse de l’européannisme. La compétence n’est pas une garantie de survie, c’est pourquoi des diplomés foutent le quand.
Tout résidera dans la redéfinition de ses propres stratégies économiques, politiques, sociales qui valorisent les talents locaux confirmés et exaltent ses valeurs intrinsèques remplacées. Une Afrique qui compte sur les talents locaux et talents d’ailleurs.
Lundi sera un grand jour dans l’histoire de la Cour Pénale Internationale. On verra mieux à quoi ça ressemble.
Il me semble avoir entendu, à la volée lors d’un flash radiophonique, qu’il y avait eu condamnation pour un dirigeant du Soudan.
Cette vision de l’Afrique si pure si douce si jolie si elle n’est pas sénile semble juvénile. L’histoire la vraie histoire de l’Afrique n’est pas un roman d’amour.
n est pas un roman tout court qui cours sur le bout des levres d etranger dont on ne sait plus trop si ils sont en exil ou en fuite vers cet ailleur d ou il se pense plus apte a papoter !
le roman est mort définitivement mort ! on est passez de guttenber a la photocpieuse epson stylus color 770 , c est de la (censure) ne l achetez pas !!
une arnaque le roman au 20eme siecle une farce au 21eme !! vous savez que ca a foutre bande d egoiste de vous enfermer dans votre tour d ebene apres l obtention de vos diplome ; un paysans colombien est plus utile a toute l humanité que tout ces roman qu on arrete pas de nous pondre !! mais putain de bordel de merde y reste deja plus beaucoup d arbres alors pitier ecrivez vos roman dans vos tete silence !!!
center41
imaginons que les Fasciste prennent le pouvoir au usa et en france ben les romancier court aucun risque leur livre seront jamais bruler au contraire le pouvoir invitera le peuple a s en gaver encore plus !! mais allez y lisez vous genez surtout pas ces grace a ce formatage culturel que nous avons pris le pouvoir !!
de la star ac en roman mais pas de probleme du mac do en papier toilette pas de souci vous aimez ? y en plein en reserve plein !! servez vous c est chez tout les bon libraire ! du labélisé du remasterisé du fémina du gongourt du noble y a tout pas de souci !!! libertaire par profession style Art deco revisté par warol avec un cornichon dans le fion !! du baise moi du cyber gay a la crete en gelée !!
bah oui ecrire est l art politique par excellence non ? c est vous les maitres du monde vous comprenz tout vous connaissez tout vous savez tout mais vous dans le fond vous dite pas grd chose .. aucune action collective sauf pour s inscrire dans un débat faussé d avance , aucun romancier a la plume plein de tendresse et de noble sentiement la ou l action politique le reclame , nan ca voyage ca papote sa juge sa joue sa ecrit sur tout et n importe quoi sur un délire ! c est génial quel avenir a part la mort ?
out73
Walai N_J, tu es colère ce soir.
Tes avis toujours a l’emporte piece m’interpelle bien souvent.
Catharsis il parait que le président soudanais dansait le coupé décalé d’après ce que j’ai suivit à la radio.
A qui le tour à Georges Bush? il a foutu le bordel en Irak. Il y a bien plus de mort qu’à l’époque de Sadam.
On a besoin de quoi pour monter un dossier en béton comme on dit sur Bush?
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