“Verre Cassé” au Théatre de Poche à Paris du 25 au 27 Octobre 2007 (communiqué de presse )
Posté dans: Événements | Par Alain Mabanckou | le 20 Oct 2007 à 6h59 | Lu 2103 fois
Début novembre 2006, le Théâtre de Poche de Bruxelles présentait en création mondiale à Kinshasa et à Brazzaville l’adaptation théâtrale de Verre Cassé, le célèbre et truculent roman de l’auteur congolais Alain Mabanckou, qui s’est vu décerner le Prix Renaudot l’année dernière. A deux reprises au cours de la saison écoulée, Verre Cassé a été joué avec succès au Théâtre de Poche avant d’entamer une tournée congolaise de grande envergure. C’est devant des salles combles et un public enthousiaste que le Poche a présenté, cette saison, Verre Cassé aux 4 coins de la Belgique et de la Suisse. Cette adaptation du Belge Roland Mahauden - jouée par des comédiens congolais - sera enfin présentée au public parisien.
Echos de la presse :
« Le Théâtre de Poche de Bruxelles, l’une des scènes les plus innovantes de la capitale belge, réussit en ce moment un pari difficile : adapter pour le théâtre l’un des romans francophones les plus truculents de ces dernières années ». Le Monde
« Tant de bonne humeur vous donne envie d’acheter le livre à la sortie… » RTBF La Première
« Une oeuvre truculente, exubérante, drôle, mêlant le grotesque au sublime ... » La Libre Belgique
Verre Cassé
de Alain Mabanckou, Editions du Seuil, 2005
Adaptation et mise en scène :
Roland Mahauden, assisté d’ Arnaud Bourgis.
Avec :
Gaston Mufunda Koffi Kuaya
Jean-Marie Ngaki Kosi Basak
Edmond Massambia Nzumbu
Musique & chant de Ne Nkamu Luyindula
Scénographie d’ Olivier Wiame,
Lumières de Xavier Lauwers
Les 3 Dates Parisiennes:
Jeudi 25 OCTOBRE, 20h00
Vendredi 26 OCTOBRE, 20h00
Samedi 27 0CTOBRE, 20h00
Lieu :
Centre Wallonie-Bruxelles de Paris
46, Rue Quincampoix
75004 Paris
Renseignements et Réservations : 01 53 01 96 96.
Tarif : 15 euros.




(48) Commentaires
Lolll… Je suis obligée de répondre à NB sur le new blog, vu qu’on ne peut plus commenter l’autre, zut… Mais NB j’ai bien ri de lire ton intervention style “les africains ne s’offusquent pas de ça, ils en ont vu d’autres” etc. Alors si ça ne t’offusque pas, pourquoi me répondre comme si je t’avais attaqué ? Pdrrrr ! La contradiction à l’état pur… lol. ^^ Allez remets-toi, c’était une correction pour info ! Susceptible !!!!
Be cool ! Biz (mdr ah oui, et a propos, je comprends vraiment pas ceux qui râlent lorsqu’on les corrige ! C’est justement enrichissant d’être corrigé lorsqu’on est dans l’erreur ou que l’on attribue des propos d’une personne qui ne les a que repris d’une autre ! Par pur amour de la justesse et de la culture générale je ne sais pas, mais en tous les cas, je n’y verrais jamais une attaque ! Plutôt une mise au point, une précision, une aide à la compréhension ! C’est étrange on dirait que ceux là voient dans la correction de leur propos un rabaissement de leur personne, ce qui n’est vraiment pas le cas… En tout cas je ne vois pas du tout les choses sous cet angle...C’est un complexe d’infériorité ou quoi ? Lol… Personne n’est omniscient que je sache) Ciao ^^
Longonia Richard et Alain, c’est un beau site, ce “Crédit a Voyagé”.
Et je suis allée visiter l’autre, ce soir au centre Wallonie-Bruxelles, que je n’avais pas pu voir lors de mon équipée sur le festival Yambi à Bruxelles dernièrement, mais où j’avais déjà rencontré deux des excellents comédiens que sont Koffi et Jean-Marie, je me suis régalée ! J’étais impatiente de comparer avec la version brazzavilloise de Fortuné Batéza, allez-y chers villageois, si vous le pouvez, il reste demain et samedi ! En outre, samedi, le chanteur Jean Goubald, surnommé le Gainsbourg congolais offrira un concert à l’issue de la pièce. Honnêtement, je n’ai pas craqué sur le griot, j’imaginais le personnage de Verre Cassé un peu plus ivre, mais il passe bien, et le duo qui joue l’Homme aux Pampers et surtout l’Imprimeur vous tire des larmes de rire. J’espère vraiment que la pièce aura une vie en France avec une tournée dans un avenir proche, je suis convaincue de son succès.
Bon, et salutations aux amis du Village, enfin, du nouveau nganda, je n’ai plus assez de temps pour participer aux grandes causeries, mais je reviendrai prochainement…
hey N-J, tu crois que ch’t’ai pas vu poster en douce sur l’article de M’Bembe dans l’ancien site? Juste avant la cloture des post, bravo!
J’aime assez ce flux métaphorique findumondiesque.
Autre événement
Baldwin au théâtre de l’Epée de bois à Paris XII les 4 et 5 novembre avec Le coin des “Amen”.
http://www.grioo.com/info11936.html
Bonjour chère Mère Evé,
Comment vas-tu depuis l’été dernier ?
Tu es beaucoup moins prolixe sur ce spectacle que sur Africare qui t’avait complètement enthousiasmée et transportée, je m’en souviens encore.
Tu as omis une chose importante, pour ne pas dire essentielle à mes yeux : le spectacle a commencé en lingala (ou en kikongo ?) pendant quelques instants, on ne comprenait pas, la majorité des spectateurs en tout cas, mais on a pu savourer la beauté de cette langue. Puis on a eu droit à un sous-titrage en français pendant que le griot continuait tranquillement à s’exprimer dans sa langue. Au bout d’un moment, pas si court que ça, il nous a dit qu’il allait poursuivre en français pour ne pas nous fatiguer davantage les yeux. Il nous a dit qu’il avait pu venir jusqu’ici, en France, nous faire vivre ce spectacle parce qu’il avait brillamment “réussi” les tests ADN. Rires et applaudissements dans la salle ! Moi, tu t’en doutes bien, j’ai applaudi de mes deux mains et de mes deux pieds…
Oui, on rit beaucoup, très beau spectacle, excellents comédiens, adaptation très réussie, du très bon travail, un grand bravo au metteur en scène Roland Mahauden, un Belge, je crois.
Je ne sais pas si tu connais Kassi de la librairie Anibwe mais Verre cassé me faisait penser à lui.
Au fait, pourquoi Jean Goubald est-il surnommé le Gainsbourg congolais ? Une vraie réjouissance, ce mini-concert qui a suivi le spectacle ! Bref, une soirée plus que réussie.
Mbote chère Bahia ! Salut le Village, euh… je veux dire, le nganda, oups !
C’est vrai, je ne me suis pas étendue comme pour Africare concernant cette pièce, mais Africare était un vrai coup de cœur et le reste au-delà des pièces que j’ai vues récemment, comme - encore au Tarmac, mais c’est fini - La Comédie Indigène, de Lotfi Achour, qui revisitait avec pertinence ces horreurs dites ou écrites il y a une centaine d’années sur les hommes et femmes colonisés par la France. D’ailleurs, l’auteur raconte qu’il a été inspiré pour la partie sur la taille du sexe des Noirs par une réaction sur un blog ayant chroniqué le livre de Serge Bilé… Suivez mon regard !
Bref, Africare est ma pièce préférée de ces derniers temps, et je suis même allée la revoir au Poche à Bruxelles début octobre, c’est dire !
Pour ce qui est de Verre Cassé, j’au eu la chance d’y retourner samedi, et donc nous nous sommes à nouveau croisées sans nous voir, Sista ! Enfin, vues sans nous reconnaitre peut-être ? J’avais bien mon kitambala sur la tête, et mon skateur de fils accroché à mon bras…
Oui, le griot chante d’abord en kikongo, puis il se met à parler en lingala, quelle perspicacité, ndeko na ngai ! Et comme toi, j’ai trouvé l’introduction un peu longue, d’autant que je ne suis pas fan des grimaces à tout va. Cette partie est peut-être plus appréciée par un public lingalaphone ? C’est comme quand Roland m’expliquait qu’il n’avait pas repris le terme de Pampers pour ce personnage, parce que ça ne dit rien à personne au Congo… En fait, je ne sais pas non plus comment les scènes du griot intéressent les personnes qui n’ont pas lu le roman. Mon fils, lui, a réagi quand il a évoqué Robinette, il n’a pas lu le livre mais avait assisté à la version de Fortuné Bateza à Brazzaville, qu’il a déclaré préférer… En fait, tu as raison, il y a un petit air de ressemblance entre Edmond et “Mister Anibwé”, mais ce qui me fait le plus fondre, c’est sa voix ! Une belle voix grave et profonde.
Je n’ai pas pu rester jusqu’à la fin du concert de Jean Goubald, je ne sais pas pourquoi on le surnomme ainsi, je lui trouve plus des petites images de Brassens ou Brel quand il chante en français. Honnêtement, j’apprécie plus le guitariste que le chanteur en lui. Mais j’ai son disque Bombe anatomique. Plus d’infos sur le site du Festival Yambi qui vient de se terminer. : http://www.yambi.be/programme/musique/goubald.php
Pour revenir sur Yambi, c’était un festival magnifique et unique ! 150 artistes plasticiens, musiciens, comédiens, danseurs… Lors de mon week-end en Belgique, j’ai accompagné une journée la Fanfare La Confiance, 26 musiciens amateurs et talentueux qui usuellement animent les veillées mortuaires à Kinshasa. Dans l’après-midi, ils allaient jouer pour l’inauguration d’une statue de Freddy Tsimba, offerte à Matongé (le quartier congolais de Bruxelles) et qui remplace définitivement la toile de Chéri Samba exposée là pendant plusieurs années. Cette statue, comme les ouvres récentes de Tsimba, est particulièrement émouvante comme elle est constituée d’une assemblage de douilles usagées que le sculpteur est allé ramasser à l’Est du pays. Récupération d’un cynisme absolu, c’est Mme Kabila qui est là pour dévoiler l’œuvre, et bien entendu, la présence policière est considérable. Derrière les barrières isolant les trottoirs de la chaussée, du monde et bien entendu des opposabnts au régime. Une femme qui demande où sont les salaires des enseignants. Mais la plupart des opposants ont été isolés à l’extrémité de la rue où il n’y a plus de barrières. Furie à la fin de la cérémonie, comme ils ne peuvent exprimer leur colère à la première dame congolaise, ils s’en prennent aux musiciens, croyant sans doute qu’ils sont venus exprès pour elle. Lacrymo, quatre des musiciens sont bien atteints, puis nous sommes coursés en remontant précipitamment dans le bus, la police n’arrive pas à retenir les opposants. Dès que tout le monde est à bord, le bue démarre, tout d’un coup, un gro “Bang !”, un pavé est venu briser la vitre, heureusement que personne n’est blessé, puis ils crèvent un pneu. Nous avançons jusqu’à être un peu éloignés de Matonge, puis attendons un autre véhicule pour poursuivre les déplacements comme la fanfare doit se produire à Liège. Les musiciens sont vraiment en état de choc, ils s’étonnent de se faire attaquer par leurs propres compatriotes en venant en Europe. C’est vrai que c’est leur première visite, nous passons une partie du trajet à parler des conditions de vie en Occident et des raisons de la migration économique ou politique…
Suite, apparement on est limité à 5000 caractères !
Au Centre Wallonie-Bruxelles de Paris, j’ai assisté aussi à d’autres bonnes manifestations de Yambi, les concerts de PNB, Pensée Nègre Brut, un trio de hip-hop excellent mené par Lexxus qui n’a pas sa langue dans sa poche, Ya Congo, une formation de huit musiciens de jazz, les meilleurs des groupes du pays qui ont mis en commun leurs talents pour cette tournée - il y a un vrai jazz congolais ! Puis une autre soir, j’ai assisté à deux productions de danse contemporaine congolaise, des artistes issus des studios Kabako de Faustin Linyekula (dont vient aussi David Kazembe qui joue dans Africare). Je regrette juste de n’avoir pas assisté à à Lire en Fête avec Yoka Lye Mudaba, qui écrit à la fois en français et en lingala, qui a participé à l’organisation de Yambi et qui est l’ancien directeur de l’INA (Institut National des Arts - qui a formé une grande partie des artistes congolais toutes disciplines confondues) et Bibish Mumbu , conteuse et journaliste qui collabore d’ailleurs à Africultures.
Bon, voilà, je ne viens pas souvent, alors cette fois j’ai fait un long compte-rendu !
Naleki na ngai, à bientôt…
Bon, un dernier mot avant de partir, c’est jusqu’à la fin de la semaine (4 novembre) qu’on peut voir l’expo “Lelo Lobi” au Centre Wallonie-Bruxelles de Paris. Face à la Piazza Beaubourg. Et comme j’ai parlé de Freddy Tsimba, il y a une de ses sculptures exposées.
Pas eu le temps de te lire vraiment mais je te reconnais bien là, très chère… et je t’ai également reconnue samedi, je t’ai vue, oui, je t’ai vue !!!
Seul un aveugle ou un mal-voyant aurait pu te rater. Je ne te dirai pas ce que j’ai dit sur toi ce soir-là mais avoue que se placer là où tu t’es placée avec ce que tu avais sur la tête, ça s’appelle de la provocation, non ?
En tout cas, ravie d’avoir pu “rencontrer” la Belle dame en bleu.
Je dois filer car, comme tu le sais toi aussi, 24 heures de la vie d’une femme, c’est court, très court, trop court.
Très bonne journée, ndeko Mère Evé !
Et il est 08H26…
Comment ???? ndeko Bahia ?!?! Tu m’as vue et tu n’es pas venue me parler ?! Diantre, et pourquoi ? J’espère que la prochaine fois tu n’hésiteras pas !
Provocation ? Ah bon ? C’est pas moi qui ai choisi la place, c’est le jeune homme qui m’accompagnait… Et merci pour le “belle" dame en bleu
Oui, comme tu les dis, je ne refuserais pas que mes journées de femme soient ou moins chargées, parce qu’il arrive régulièrement qu’elles empiètent sur mes… soirées !
Bon Mister Ric, faut changer l’heure du site, on est à l’heure d’hiver, en France, vous savez pas ça, au Canada ?
sur ce, bonne nuit, assez longue, j’espère !
Mea Culpa Mère Évé, l’heure d’hiver au Canada c’est pour le week end prochain (le 4 Novembre)…
je vais apporter la modification pour les commentaires à venir.
Richard
Mbote na yo !
Pourquoi je ne suis pas venue te parler ? Tout simplement parce que je ne savais pas que c’était toi, pardi ! C’est ton post 8 qui m’a mis la puce à l’oreille. Par ailleurs, tu y étais déjà jeudi soir, je ne me suis donc pas imaginée, pas une seule seconde que ça pouvait être toi.
Quoi qu’il en soit, je ne suis pas sûre de te reconnaître si je te croise à Paris ou ailleurs sauf si tu as ton kitambala sur la tête alors pense à toujours sortir couverte, ok ?
Je reviendrai à mon retour sur ton intervention, ta très, très longue intervention. Le griot avait pitié de nos yeux mais toi, ça semble être le cadet de tes soucis.
J’ai moi aussi vu La comédie indigène au Tarmac mais je suis sûre que tu n’y étais pas ce soir-là car il n’y avait aucun kitambala en vue.
Naleki na ngaï, ndeko Mère Evé !
Mbote Ric, mbote ndeko Bahia, mbote le Nganda !
Merci Ric, oleki bango !
(c’est toi le plus fort)
Ma sœur, le festival Yambi est terminé (pour Paris, mais il y a la pièce Toréadors en Belgique), mais la culture congolaise et africaines sont bien vivantes dans Paris en ce moment.
Et ce soir je vais pointer mon kitambala à la Cigale chez un enfant de RDC et du Sénégal : Youssoupha. Le fils de Tabu Ley Rochereau est un chanteur de hip-hop engagé, avec de beaux textes : http://www.youssoupha.com/ .
Demain, Bloody Niggers au Tarmac, c’est complet, mais il y a encore quelques choses intéressantes à voir dans les Rencontres de la Villette.
A suivre…
Salut Mère Evé et Bahia
Puisque vous avez l’air de bien vous y connaître en actualité culturelle congolais, je vais vous demander un renseignement: j’ai trouvé hier par hasard sur Daily Motion ou You (quelque chose...). quelques clips vidéo d’un certain Rufin Hodjar.
Le garçon à l’air de très bien se débrouiller en salsa congolaise. En tout cas, c’est un digne successeur du regretté grand José Missamou à qui il rend hommage d’ailleurs.
L’un des clips du titre de “Brazzaville” m’a fichu le mal du pays…
On voyait notre fameux Hodjar se ballader, bien sapé, en vélo Solex (où a-t-il pu dénicher ça?) dans Brazza en commençant par les “Arcades et la mairie”.
Pas très modeste, notre Hodjar, quand il parle de lui-même (comme tout congolais qui se respecte avec un égo complêtement hypertrophié).
le bougre a tenu même à faire faire par le caméraman, un gros plan sur ses jolies pompes pendant qu’il était juché sur son vélo Solex. Mais on lui pardonne, parcequ’il a du talent, le frangin…
Vous pouvez retrouver ses clips en tapant son nom (Rufin Hodjar) sur google. Ne ratez pas celui qui a pour titre “Brazzaville”, chanté (parait-il en espagnole), si vous ne le connaissez pas déjà.
Alors, pour revenir à nos moutons, où peut-on trouver en région parisienne ce fameux CD DVD “single” de notre Hodjar qui contiendrait 4 morceaux. Il ne semble pas bien distribué en France.
Je mets à contribution vos connaissances culturelles et vos relations pour me renseigner là dessus.
Mbote Molekinzela na Bahia, et tout le nganda !
J’ai vu comme toi la vidéo de Rufin Hodjar il y a déjà un moment, j’étais tombée sur le lien dans un forum je crois. Sur Youtube, il y a le numéro de téléphone du producteur à Brazza, c’est peut-être un appel du pied pour un coup de main promotionnel ?
Ce que j’aime particulièrement dans le clip, c’est la balade dans Brazza…
Mboté na yo Mère Evé de Paris
Je te remercie pour ta réponse.
Comme toi,J’ai beaucoup apprécié également la ballade à Brazza,mais aussi le côté fanfaron du personnage et surtout le vélo Solex.
Celui-là est une vraie pièce de musée qui à l’air de très bien rouler.
Cet angin me rappelle ma mère.
Le vélo Solex est tout un symbole pour nos mamans.
C’est ce qu’on leur offrait quand elles étaient jeune fille ou jeune maman à la fin des années 60 et au début des année 70 quand la famille était un peu friquée.
Je me suis offert de belles ballades derière ma mère, sur ce “tuku-tuku”
A nos grand-mères, on offrait une machine à coudre “Singer” ou un vélo de marque “Touring” qui avait déjà un levier de vitesses, à la fin des années 50 et au début des années 60.
Je pense à mon cher Blaise Kibonzi qui doit pâlir d’envie en regardand çà…
meu nan zy etes pas du tout cé nawak je vous jure la ballade de brazza cé ca ...
ballade de brazza
oué j ai réussi a mettre un lien
!! tin je commence a maitriser ! aller hop :p ! je vais vous mettre la misere !
Ah oui, les Solex ! Mon meilleur souvenir date de Douala : j’habitais dans le seul “immeuble à étages” de la rue, et j’adorais me poster au balcon le matin pour regarder la ville se réveiller. Il y avait un atelier de fabrication de fauteuils et canapés en face. Et les Solex-taxis ! Et j’admirais les mamans, qui parfois avec le bébé au dos, tenant d’une main la cuvette sur la tête, soulevaient leur pagne pour enjamber le deux-roues derrière le “chauffeur” !
Une Singer ? J’en ai une de ma mère, des années 60, en métal laqué noir. D’ailleurs, elle a beau être magnifique, elle prend de la place pour rien dans mes placards, sauf quand une fois par an j’ouvre sa valise pour sentir l’odeur du temps passé. Avis à l’amateur !…
Comment vas-tu, très chère ?
Le temps, encore le temps, toujours le temps…
Le coin des Amen
James Baldwin
Première création française d’un grand classique du théâtre américain à l’occasion du 20ème anniversaire de la disparition en France de son auteur.
L’intrigue de la pièce tourne autour de la guerre que se livrent Soeur Margaret Alexander, prédicatrice d’une petite église noire improvisée de Harlem et son ex-mari Luke, musicien de jazz, pour l’âme de leur fils David.
Soeur Margaret, est une femme noire qui, voulant se protéger contre l’expérience cruelle du monde, s’est réfugiée au sein de l’église en abandonnant son mari derrière elle. Au cours de la pièce, elle se heurte, au retour après dix ans d’absence d’un mari musicien qui “ s’en va de la poitrine”, à la rébellion de la congrégation qu’elle dirige d’une main de fer et au départ dans le vaste monde de son fils. Elle sera finalement contrainte de réaliser que l’amour et la compassion pour les hommes sont plus importants qu’un énoncé sévère et strict de l’amour divin. Et c’est en retrouvant la fragilité humaine qu’elle se montrera, pour la première fois peut-être, véritablement apte à diriger une congrégation.
Avec Le coin des Amen, nous avons le fruit d’une collaboration unique entre deux des plus magnifiques intelligences du vingtième siècle (James Baldwin et Marguerite Yourcenar) - toutes deux également concernées par l’avenir du monde et qui ont oeuvré de concert à la traduction française d’un classique du théâtre mondial témoignant de la vivacité d’une culture afro-américaine.
La première visite de Marguerite Yourcenar, académicienne, juste après la cérémonie sous la Coupole sera à James Baldwin installé depuis 10 ans à Saint-Paul-de-Vence.
La grande écrivaine tient en effet - en plus de celles de nombreux Blues et Negro Spirituals – à assurer - avec l’aide de son auteur - la traduction la pièce de jeunesse de Jimmy, The Amen Corner (écrite lors du premier séjour de celui-ci en France entre 1948 et 1957) dont elle apprécie le mélange intime de souffrance, d’espérance et de poésie.
Un arbre sera même planté dans le jardin de la maison de Jimmy en présence de Yourcenar afin d’honorer cette rencontre exemplaire.
La production française de la pièce constitue de fait un double hommage puisque nous fêterons cette année le vingtième anniversaire de la disparition de ces deux géants de la littérature qui, étrangement, s’éteindront tous deux au mois de décembre 1987, à un peu plus de deux semaines d’intervalle. Et toujours dans le pays de l’autre.
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Extrait de l’introduction de la pièce Amen Corner par James Baldwin :
Je me souviens d’avoir écrit “Le Coin de Amen” comme d’un geste désespéré et un peu dément. Le geste fut en tout cas considéré comme dément par mon agent littéraire de l’époque(...) j’étais incapable de lui faire comprendre, ou de m’expliquer à moi-même pourquoi je perdais un temps si considérable à écrire une pièce. Je savais du reste que très peu de romanciers sont capables d’écrire des pièces et n’avais aucune raison pour me croire une exception à cette règle aussi vieille qu’inflexible. Je me rendais compte que ma pièce ne serait sans doute jamais représentée, et n’avais d’ailleurs aucune ambition de devenir dramaturge(...) Pourtant je n’ignorais pas, en écrivant le “Coin des Amen” que j’avais l’avantage d’être “ d’église”. Je savais que du rituel de l’église le théâtre est historiquement sorti, la communion en quoi le théâtre consiste. Je savais que mon désir était de recréer ces moments où l’on obtenait la participation des gens, même contre leur gré, où on les secouait ou, au mieux, on espérait les changer ; je me rendais compte qu’un romancier noir inconnu n’avait guère de chance de produire un tel effet sur son auditoire. Aussi, voulais-je devenir dramaturge, on aux conditions que le théâtre m’imposait, mais aux miennes. Et j’attendis.
Et le fait que “Le Coin des Amen” ait mis dix ans à être joué autrement que par des troupes d’amateurs en dit plus long sur l’état du théâtre américain que sur son auteur lui-même.
Auteur : James Baldwin - Marguerite Yourcenar
Artistes : Gladys Arnaud, Lima Fabien, Terry François, Paulinho B. Légitimus, Maggy Louis, Jean-Marc Lucret,Gary G. Moss, Marie Plateau, Raphaële Serreau
Metteur en scène : Samuel Légitimus
Quelques critiques de spectateurs :
Très émouvant
Joliment traduite et pleine de vérités, cette pièce de James Baldwin nous rappelle la précarité d’un statut social dans une vie ou chacun veut prendre le pouvoir, en arrière plan de drames familiaux toujours d’actualité. De bons acteurs, une mise en scène efficace, dommage qu’elle ne soit jouée que deux représentations !
Excellent
Très bonne pièce. Tous les tableaux sont sur la scène et s’éclairent au fur et à mesure. Les acteurs jouent très bien et l’histoire traite de sujets intéressants. Elle montre notamment de façon intéressante les limites de la religion et les excès qu’elle peut avoir.
Très bien!
Tout d’abord, J’ADORE déjà en soi l’espace et l’esprit convivial de la Cartoucherie de Vincennes. Ensuite, j’ai assisté à ce très bon spectacle de cet auteur que j’avoue, je ne connaissais pas hier soir. C’était une troupe invitée à l’Epee de BOis, les acteurs étaient très bons. J’ai particulièrement apprécié les personnalités d’Odessa et du mari Luke, mais tous étaient très bien. Tout tourne autour de la religion et de la raison profonde de l’engagement des fanatiques religieux, dans le cadre d’une église sectaire américaine des années 1960, ambiance Gospel. Il y a quelques longueurs (cela dure à peu près deux heures trente), mais il y a aussi de très belles scènes émouvantes, quand les masques tombent.
Spectable magnifique
Très vibrant, plein d’émotions avec une mise en scène dynamique et des comédiens à fond dans leur personnage.
Un sujet grave traité avec humour et des comédiens exceptionels. on ne s’ennuie pas pendant les 2h de spectacles. La mise en scène est très bien faite avec des jeux de lumières. Bravo à Odessa et à soeur moor pour leur prestation ainsi qu’à Margaret
Mbote ndeko na ngai Bahia !
Je suis comme toi, je cours après le temps ! J’ai vu à nouveau notre “ami commun” dimanche passé - il avait organisé une après-midi poésie dans un nouveau restaurant africain rue Quincampoix, La Fontaine de Miel.
Alors, tu as vu le Coin des Amen ? J’avais bien envie de faire un tour à la Cartoucherie, mais j’avais chez moi de la visite non francophone… J’espère que la pièce sera jouée à nouveau bientôt, 2 représentations à Paris, ce n’est pas beaucoup !
Par contre, j’ai finalement réussi à décrocher une place pour Bloody Niggers, de Dorcy Rugamba, qui joue aussi dans le Groupov, et c’est une gifle, même quand on est au courant de tous les génocides perpétrés. La colère, la rage, les phrases martelées et alternées avec le pilon, celui qui a parfois massacré des nouveaux-nés dans l’inhumanité la plus abominable, mais heureusement aussi l’humour, parfois grinçant, qui permet d’aller au-delà de la bêtise humaine. Mais je sais, Sista Bahia, que tu n’es pas fan des pièces qui évoquent trop la misère des Noirs.
Pour sortir de cette ambiance, j’ai poursuivi avec la soirée danse hip-hop des Rencontres de la Villette, et une troupe néo-calédonienne avec une chorégraphie sur Haendel, le très attachant champion de breakdance Salah Benlemqawanssa avec une pièce très attendrissante et magique où il interprète une sorte de marionnette vivante. Puis, une troupe brésilienne, évoquant la vie des enfants des rues, une violence très bien exprimée quand un des danseurs perd sa bouteille et boit l’eau qui s’est versée par terre, le mime d’un viol…
Allez, parlons plutôt de choses à venir ! Dimanche 11 après-midi de 16h à 23h, au New Morning, on pourra plonger dans une époque de la musique congolaise qui m’est chère avec La Musika Acte 2, un concert avec des anciens de Viva La Musica de Papa Wemba. Le “Kuru Yaka” ne sera pas là, mais on pourra aller fondre aux voix de Gloria le grand Bulukutu, Lidjo Kwempa, Styno l’As de la Chorale, Djuna Djanana - Mr “RTL écoute” -, Fafa de Molokaï, Luciana Demingongo et la guitare de Ping-Pong, pour ne citer qu’eux…
Mbote très chère,
Oui, j’ai bien vu la pièce Le coin des Amen qui a été précédée par un débat, une réflexion sur “le théâtre noir” en France mais comme je n’ai pas le temps de la raconter, j’ai préféré livrer la présentation de la pièce qui en a été faite ainsi que les critiques auxquels j’adhère totalement.
Pas de prison pour le vent sur Angela Davis est sans doute la prochaine pièce que j’irai voir au Lucernaire.
Mais, pour l’heure, voici mon dernier coup de coeur, un Congolais… encore !!! mais quel Congolais !!! Les Patson, Mamane, Eboué, Ngigol et Cie ont sans doute du souci à se faire !
Il s’agit de Phil Darwin avec Made in Africa qui se termine - est-ce un hasard ? - par le sublimissime Africa unite de Bob. Oh, my God !
http://www.myspace.com/phildarwin
Quand j’aurai un petit moment, je prendrai le temps de te relire très religieusement et de faire qqs remarques.
Au fait, as-tu déjà songé à créer ton propre blog ? Tu es tellement passionnée que tu sais donner envie et ça, ce n’est pas donné à tout le monde. Ce serait bien de pouvoir en faire profiter un maximum de personnes, non ? Je serai l’une de tes premières lectrices et des plus assidues.
Je ne comprends pas, je croyais que notre très cher jazzman adoré - tu vois, encore un Congolais - devait rentrer définitivement et il est encore là !!! Enfin…
Bye, ndeko Mère Evé !
Ouh la la, je crois que je vais reprendre un verre à crédit, parce que je n’en ai plus au regard du programme de mon dimanche, mais je me trouverai impolie de ne pas répondre, ndeko Bahia !
Oui, il faudra que je retourne voir Phil Darwin, je n’avais pas été transportée quand je l’avais vu il y a environ 3 ans au Moloko (je crois), mais il a peut-être bossé depuis ? Il y avait déjà quelques bonnes choses, mais il manquait ce petit truc qui fait qu’on se dit ”Yango !” (c’est ça !)
Mais revenons plutôt à ce concert de La Musika Acte 2. Je me suis ré-ga-lée ! Il faut dire que, comme peut-être toute une génération, et avec certaines autres affinités en plus, j’aime cette musique comme si c’était celle que j’écoutais depuis le ventre de ma mère. Ils n’ont pas changé, enfin pas complètement. Je suis arrivée à 17h30, je me disais que c’était raisonnable pour un début annoncé à 15 h, je connais les gars. Ils commençaient à peine la balance, la salle était ouverte sans public, la caisse même pas installée, j’ai passé la tête et demandé si mes potes étaient là, un type est allé m’annoncer dans les loges. C’est cette ambiance que j’aime et que je revivais, installée sur mon tabouret à côté du bar, à regarder s’affairer chacun, régler les retours, batterie, guitares, percus et micros-chant l’un après l’autre. C’est ainsi que chaque bout de partition s’enrichit petit à petit pour devenir finalement un morceau entier interprété par tous. Lidjo est arrivé en retard, un sachet rempli de pommes est carottes à croquer, il a foncé en courant vers la scène avec une à la main - égal à lui-même.
Retrouvailles avec certains pas vus depuis longue date, échange de nouvelles, et on se sépare puisque la concert ne commencera qu’à 20 heures, chacun va manger et revêtir sa tenue de scène.
Ah, le fameux “générique” de Viva la Musica, le premier morceau traditionnel, que de souvenirs !
C’est Fafa qui va attaquer un premier morceau, puis il est rejoint par Gloria, Lidjo et Djanana pour Beloti. Frissons dans la salle ! Il y a du monde. Quand Djuna dit ”Normal !” (une de ses expressions fétiches) entre deux morceaux, on a l’impression que tout le monde rit et pleure à la fois ! Ils attaquent aussi avec de nouvelles chansons, comme Lengo Lengo. Mais rien ne se perd, il y a toujours un chanteur pour crier “Balle de match !” pour signifier la fin du morceau. Speech pour une autre nouvelle chanson “Suka Liwa” - pour toujours ("la fin est la mort").
Nouvelle chanteuse, Diva la Marquise est annoncée par Djuna, marquise divine qui me fait rire, serrée dans son joli tailleur dont elle déborde, elle tire sans cesse sa courte jupe vers le bas mais elle est tellement serrée qu’elle remonte comme un ressort dès qu’elle la lâche. Je me demande comment sa poitrine n’a pas fait craquer le soutien-gorge juste couver d’une veste, mais c’est bien, elle chante correctement et ce sont ses “atouts” qui sont là pour donner un plus ambiance sur scène.
Le nouveau cri est présenté, il y en a toujours un accompagné d’un pas de danse pour chaque groupe à chaque époque, c’est désormais ”Bina na makolo, na loketo te” (Danse avec les jambes, pas avec les hanches) C’est marrant, c’est la “réponse” aux private-jokes entres groupes rivaux certainement, surtout sans doute avec les “loketo pete” (hanches souples) de certaines danseuses de certains concurrents…
Suite - comme il faut couper quand on est bavard…
Styno, accuilli par des salves d’applaudissement explique qu’on gardera l’usage du loketo pour l’intimité, tout le monde rit. La salle est remplie, les morceaux, anciens comme nouveaux s’enchainent. Styno, toujours fait frissonner tout le monde quand il entame MJ Ngoyi - la chanson dédiée à son épouse, celle qu’on appelle Mère Double puisqu’elle lui a donné des jumeaux. Elle viendra sur scène faire une bise chaste à son mari. Et comme à l’époque, les Congolais enthousiastes montent très nombreux sur scène pour passer un billet de 10 ou 20 euros sur le front de ceux qui les réjouissent le plus et les glisser dans leur main ou leur poche.
Styno, encore, prend la parole. Il remercie ce public de la maturité d’être venu, c’est vrai qu’il y a une génération qui était privée de ceux qui emportait son cœur pendant quelques années, qui a vécu pendant 20 ans ici en Europe en partageant plus ou moins les mêmes galères, et que tout ce monde-là était là réuni ce soir-là au New Morning. Tout ce monde qui est arrivé dans les années 80 en France avec le même rêve, qui a souffert, fait des enfants, et partage une même nostalgie. C’est le même Styno qui à l’époque chantait que dans Viva ”Okoti vilain, obimi beau gars” (tu es laid en entrant, tu es beau en sortant
)
Gloria est toujours en kilt, qu’il a porté par-dessus son costume, égal à lui-même, avec la même voix, la même gestuelle.
Lidjo danse toujours à se demander quand est-ce qu’il n’aura plus 20 ans alors qu’il en a dans pas loin 30 de plus.
Quelle fête !
Quelques “guests” monteront sur scène vers la fin, je m’étonne avec une voix familière dans le corps d’un petit jeune, c’est le fils de Dindo Yogo - la voix du père s’est réincarnée dans le fils.
C’est drôle de retrouver des têtes de gens que je n’ai pas vus pour certains depuis 15 ans !
Alors, nostalgiques de la belle époque et curieux de cett ambiance, La Musika jouera à nouveau au New Morning prochainement à deux reprises, à noter dans les agendas : le 22 et le 31 décembre.
Je pense que j’y serai.
Salut
Moi egalament j’ai vu le clip de rufin hodjar, mais je pense qu’au lien de frimeur, il faut plutôt lui donner le surnon d’allureux , car tout bon frimeur est allureux. Le gars m’ a donné envie de revenir en arrière pour vivre les bons moments de la sape. Je me rappelle en 1985, j’avais acheter mon premier velo solex en occasion chez un grand à moi “parisien”. Presque chaque dimanche, bien vêtu, j’allais à bacongo frimer dans les ngandas chauds du genre banco palladium, tony star,nzaba, bel air etc…
A cette epoque les gens ne pensaient pas aux armes ni à la violence, ils aimaient le bien vivre, et le bien vêtir. Helas,pour mon âge c’etait le bon vieux temps. maintenant le jeunes pensent malheueursement aux armes et à la violence, oubliant ainsi la sape qui dans une certaine mesure était un loisir, dans à bien des egard a empêcher bon nombre de jeunes à ne pas suivre la voie de la violence.
Il faut aussi se dire en tant que jeune artiste, rufin hodjar a utilisé ce velo pour se faire remarquer car comme il l’a dit lui même, “nombreux se reconnaitront dans ce velo”
Il frimait pour se faire remarquer, car vus conviendrez avec moi qu’il n’allait pas se presenter au clip avec les allures d’un “globo”
Le gars a le merite de vouloir suivre le Maestro José Missamou que noue regrettons tous la disparition. Il faut que les jeunes suivent l’exemple dans “Grands” pour que notre musique vive à jamais.
je me ferai le plaisir d’acheter son disque “Olomi” à sa sortie qui, parait-il ne saurait tarder.
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I take it that what all men are really after is some form or perhaps only some formula of peace.
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