Cher Dany,
Ce livre est sans doute le chant le plus bouleversant de ton parcours. Il y a dans chaque mot le poids du temps, les marques de l’espace, la fatigue de l’exil. Ici la littérature explose, avec des tentacules qui nous retiennent à la vie. Le lecteur voyage avec toi. Parce que le retour est toujours une énigme - “n’en déplaise” à Naipaul qui voit dans l’énigme une “arrivée”. Dans ton roman, il y a tous tes romans. Il y a Haiti, il y a l’Amérique, l’Europe, l’Afrique, la peinture, la musique, la politique. Bref, il y a la vie. C’est-à-dire ce que la plupart des romanciers omettent de graver.
Chapeau !!!
Alain M.
(7) Avis
Très pressée de lire ce nouveau Laferrière dont on parle tant et que certains (sic) ont eu déjà le privilège de découvrir en avant première, ça fait des envieux.
Il y a dans ce livre à demi de pages blanches l’écho solaire d’une intense vibration, le fossile en creux d’une brûlante mélopée. On est longtemps encore dans la lecture après en avoir - à regret - refermé les pages. On se prend à rêver d’un cercle des âmes fourbues, assises autour du feu au soir de leurs vies, réunies par la poésie si subtile de l’écrivain, qu’un Kayamb déroulerait aux étoiles. On s’endort avec lui dans un hamac tissé de feuilles songe pour laisser finalement, la place au silence…
Merci Monsieur Dany Laferrière
Dany Laferrière fait danser les mots dans la mémoire.
http://www.africultures.com/php/index.php?nav=article&no=8933
YC
tiens ETARCOS, kayamb, feuille songe, sa la Rényon sa , aou si i yème LAFERRIERE?
Je te sais tissérand, tissérand de mots.Conscient que le silence est devenu l’apanage des riches, tu écris ton silence qui est d’une éloquence.On croirait t’entendre hucher alors que tu ne fais que chuchoter des réalités dont la hauteur du verbe se saurait etre étouffé.Une fois de plus tu nous démontres que rien ne peut faiblir l’érection de ta plume.
Ben oui LONBRAJ !? la la littéraure est un vaste pays ! non ?
Et c’est peu dire que je l’aime ce Laferrière.
je n’avais pas eu pareil coup de foudre pour un écrivain depuis bien des pages sans sel !
Et j’apprends que Médicis est d’accord ! Alors ? quelle joie !
Dany a toujours ete a son comble lorsqu’il ecrit sur Haiti, sa terre natale. Se revele alors profondement la dexterite de son ecriture poetique (lui qui a deja dit ne pas aimer la poesie mais Dany etant un provocateur-ne, je ne prends jamais au serieux certaines de ses declarations comme lorsqu’il disait ne plus vouloir ecrire). Je n’ai pas ete seduite par son autobiographie americaine mais <<L’Odeur du cafe>>, <<Le charme des apres-midis sans fin>>, <<Le Cri des oiseaux fous>> et maintenant <<L’Enigme du retour>> revelent son grand talent de conteur et d’ecrivain.
Vivement qu’il nous revienne avec un autre chef-d’oeuvre sur son ile comme habituee au malheur mais toujours debout, lui qui a echappe de justesse au recent seisme. Haiti cherie, kembe fem.
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